OÙ TROUVER L'ARGENT? START-UP ÉDITION SPÉCIALE Le premier Les meilleurs conseil
OÙ TROUVER L'ARGENT? START-UP ÉDITION SPÉCIALE Le premier Les meilleurs conseils répertoire des fonds pour réussir sa levée de fonds UNE PUBLICATION www.trends.be ISSN 0776-3395 - P509559 - € 5,00 Explore new markets WE ARE TRANSFORMING WALLONIA digitalwallonia.be/innovation Explore new markets WE ARE TRANSFORMING WALLONIA digitalwallonia.be/innovation AN INNOVATIVE, FORWARD-THINKING DIGITAL SECTOR Embark on a research partnership Reap the rewards of a creative working environment Fund your start-up Trends Guide Start-up 2018 3 www.trends.be/?????????? www.trends.be Dans les boîtes e-mails des journalistes spécialisés en technologie, les communiqués de presse an- nonçant une levée de fonds s’empilent. Chaque semaine…voire chaque jour ! Les start-up aiment communiquer sur le résultat d’une levée de fonds, qu’il s’agisse de quelques centaines de milliers d’euros ou de dizaines de millions. Elles sont fières d’annoncer que des investisseurs croient dans leur projet et décident de miser de l’argent sur leurs promesses de business. Les médias sont parfois accusés de «faire l’apo- logie des levées de fonds». Certains y voient une manière d’acheter du temps auprès d’investis- seurs. Voire une manière de vivre à crédit et de «brûler du cash qui n’est pas à soi». On n’est pas loin de la question du verre à moitié vide ou à moitié plein. Un verre sans fond ricanent (sans jeu de mots ! ) les plus critiques. Certes : la levée de fonds n’est pas un succès en soi. Ce n’est même souvent que le départ d’une nouvelle étape durant laquelle les entrepreneurs devront prou- ver que les partenaires financiers ont bien fait de les suivre. Il faudra délivrer et tenir les belles promesses. Dans certains cas, c’est vrai, la levée de fonds inaugure une période durant laquelle la start-up n’est, en fait, qu’une boîte sous perfu- sion qui rendra l’âme, une fois le cash épuisé... parce que le pari (osons le mot) n’a pas marché. Alors pourquoi les médias se plaisent-ils à relayer les levées de fonds de start-up ? D’abord, parce qu’elles constituent une étape importante dans la vie de la start-up. Ce qui, en soi, est une informa- tion : elles témoignent du crédit que certains in- vestisseurs, parfois très en vue, accordent à une idée innovante et disruptive. Ensuite, si elles n’em- pêchent nullement une start-up de se planter, elles valident néanmoins une partie des hypothèses de ces jeunes entreprises porteuses d’espoir. La levée de fonds souffle alors sur la start-up – et dans nos pages – un vent d’optimisme et de réussite poten- tielle. Ce qui, par les temps qui courent, ne peut pas faire de mal... www.trends.be ❘04❘ZOOM LE FINANCEMENT DES START-UP DÉCOLLE EN BELGIQUE, MAIS… ❘08❘BAROMÈTRE PORTRAIT-ROBOT DES START-UP WALLONNES ❘11❘INTERVIEW «QUAND LA LICORNE PERD SA CORNE, QUE RESTE-T-IL ? UN BEAU CHEVAL OU UN ÂNE ? » 12❘ZOOM LE DICO INDISPENSABLE DE LA LEVÉE DE FONDS 15❘INTERVIEW «UNE LEVÉE DE FONDS, C’EST COMME UN PLEIN D’ESSENCE À MI-PARCOURS » ❘16❘HOW TO... DANS LA TÊTE DES INVESTISSEURS ❘18❘AVIS D’EXPERT RÉUSSIR SA LEVÉE DE FONDS COMMENCE BIEN AVANT CELLE-CI ! ❘20❘HOW TO... L’APPEL DE FONDS FACILITÉ POUR LES ENTREPRISES ❘24❘AVIS D’EXPERT LA SCIENCE DU PITCH EN SEPT QUESTIONS ❘26❘HOW TO... ÊTES-VOUS PRÊTS À PARTIR EN VACANCES AVEC VOS INVESTISSEURS? ❘30❘HOW TO... DANS LES COULISSES DE LA LEVÉE DE FONDS ❘34 AVIS D’EXPERT TROIS APPROCHES POUR VALORISER SA START-UP ❘36❘HOW TO... LA DILUTION DES FONDS N’EST PAS INÉLUCTABLE ❘38❘HOW TO... LES CONSEILS DE 10 TOP INVESTISSEURS 44❘AVIS D’EXPERT QUAND START-UP ET ENTREPRISES TRADITIONNELLES SE RAPPROCHENT 46❘CARNET D’ADRESSES LES « BUSINESS ANGELS » BELGES À CONNAÎTRE 51❘FONDS OÙ TROUVER L’ARGENT? 74❘TRIBUNE LA BARRE SE REDRESSE Edition spéciale de Trends-Tendances VERRE À MOITIÉ PLEIN OU... VERRE SANS FOND(S) ? Rédacteur en chef : Amid Faljaoui Coordinateur : Christophe Charlot, Benny Debruyne Rédaction finale : Anne-Sophie Chevalier, Damien Bodart, François Hubert, Joëlle Simon. Maquette et graphisme : Christophe Erhat, Hans Robberechts Illustrateur : Pad’R Coordination mise en pages : Dirk Pille, Joost Vermeulen Editeur responsable : Sophie Van Iseghem, p/a Roularta Media Group NV, Meiboomlaan 33, 8800 Roeselare (sophie.van.iseghem@roularta.be) Cette édition spéciale est protégée par le droit d’auteur. Reproduction, scan ou stockage électronique interdits. Des questions ? Contactez Ann Van de Walle, ann.van.de.walle@roularta.be. Plus d’informations sur vos droits: www.presscopyrights.be. Société éditrice : ROULARTA MEDIA GROUP Siège social : Meiboomlaan 33, 8800 Roeselare Président : Rik De Nolf Administrateur délégué : Xavier Bouckaert Directeur magazines francophones : Amid Faljaoui Trends Guide Start-up 2018 4 www.trends.be/?????????? www.trends.be ZOOM / e financement des start-up consti- tue un enjeu important. Il est même l’un des éléments primor- diaux de toute stratégie publique destinée à aider au développement d’un écosystème numérique fort. Avant même le grand mouvement FrenchTech et la «start-up nation» du président français Emmanuel Macron, les programmes d’investissements se sont mis en place, tant dans l’Hexa- gone qu’en Belgique. Et, le lancement du fonds W.IN.G., en 2016, doté de 50 millions d’euros à investir dans les start-up wallonnes, entre dans la même dynamique : sou- tenir les projets naissants, lever les freins financiers pour les jeunes entrepreneurs en espérant faire éclore un mar- ché, des nouveaux emplois et une création de valeur sur notre territoire. L’écosystème public s’est largement engouffré dans la brèche. Il est donc désormais admis que trouver des fonds quand on est une start-up n’est plus un réel souci. «Qu’il s’agisse de trouver des subsides, de convaincre des proches ou des business angels quand on est en train de développer une start-up n’est plus un pro- blème en Belgique, confirme Sam Sluismans, associé de services d’innovation chez Deloitte Belgique. Les bonnes LE FINANCEMENT DES START-UP DÉCOLLE EN BELGIQUE, MAIS… Trouver de l’argent pour les premiers développements d’une start-up ne serait plus un problème dans notre pays. Pour les stades suivants, les start- up parviennent à trouver des investisseurs. Mais rarement en Belgique. CHRISTOPHE CHARLOT CROISSANCE DU MARCHÉ DE LA START-UP idées n’ont plus aucun problème pour trouver de l’argent.» Mais qu’en est-il des investissements dans les phases suivantes, à savoir les levées de fonds de séries A, B ou C ? D’après une récente étude réalisée par Avolta Partners et Data.be pour le compte de l’association Fintech Belgium, ce marché-là augmente également. Cette ana- lyse, obtenue en exclusivité par Trends-Ten- dances, ne s’est pas penchée uniquement sur les fintechs mais bien sur l’ensemble du mar- ché belge des levées de fonds de venture ca- pitalists (VC). Selon Avolta Partners, ce dernier aurait augmenté de 53 % entre 2015 et 2017, passant de 135 millions d’euros à 206 millions d’euros. Pour un total, sur trois ans, de 514 mil- lions d’euros. Bien sûr, on trouve pas mal de chiffres différents sur le marché, selon que l’on intègre ou pas certaines entreprises à la croisée des secteurs de la tech et de la santé (biotech) qui intègrent des aspects numé- riques. Certains observateurs publient des chiffres plus (ou moins) élevés. Mais tous les si- gnaux sont au vert, tant dans les premières étapes de la vie des start-up (seed) que lors de leur crois- sance (séries A, B et C). PLUS D’ARGENT EN BELGIQUE Cela s’explique par une disponibilité accrue de l’argent pour les jeunes pousses. Il est vrai qu’en plus des solutions pu- bliques pour trouver des fonds, l’écosystème commence à se structu- rer. D’abord, les réseaux de business angels comme Be Angels et BAN Vlaanderen mul- tiplient les initiatives pour investir dans le numérique. A côté d’eux, certains business angels privés fortunés (anciens entrepreneurs à succès) émergent pro- gressivement et se mettent à investir dans de nouveaux projets. C’est évidemment le cas en Flandre avec les an- ciens de l’écosystème Clear2Pay ou Netlog ou des entre- preneurs à succès comme Pieter-Jan Bouten et Louis Jonckheere de Showpad, Jeroen Lemaire (In The Pocket) et d’autres. Ces derniers dirigent des scale-up en vue qui lèvent des sommes importantes et se développent forte- ment, mais investissent aussi à titre privé dans des jeunes pousses prometteuses. Côté francophone, cette évolution commence doucement à se mettre en place. Cela s’est vu ces dernières années autour d’entrepreneurs pionniers comme Jean-Guillaume Zurstrassen ou Grégoire de Streel (ex-Skynet, Keytrade, etc.). Mais le numérique attire aussi d’autres noms de l’investissement. C’est le cas de Pierre L’Hoest (ex-EVS) qui a développé le «studio» The Faktory, ou les anciens de la galaxie Ogone qui investissent à titre privé. Un nom comme celui de Pierre-Olivier Beckers, ancien CEO de Delhaize, apparaît également dans de plus en plus de dossiers numériques. Et puis, on voit doucement apparaître une nouvelle génération de business angels à la suite de ventes d’entreprises comme Immoweb et, à un autre niveau, de myShopi. On constate aussi que quelques serial entrepreneurs français regardent le marché belge pour y investir. C’est notamment le cas de Pierre-Edouard Sterin (fondateur des coffrets cadeau Smartbox) qui a créé le fonds Otium, de Thibaud Elzière (ex-Fotolia et co- fondateur de l’écosystème eFounders) ou de Pierre-An- toine Dusoulier qui, en plus de diriger Ibanfirst, l’une des fintechs les plus en vue sur la place bruxelloise, investit dans de nombreuses jeunes pousses. Enfin, au stade d’après, l’écosystème des fonds a commencé à se struc- uploads/Finance/ trends-tendances-n049-guide-start-up-pdf.pdf
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- Publié le Apv 25, 2021
- Catégorie Business / Finance
- Langue French
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