Votre avis sur cette étude nous intéresse : Répondez au questionnaire en cliqua
Votre avis sur cette étude nous intéresse : Répondez au questionnaire en cliquant ici BPIFRANCE LE LAB EN QUELQUES MOTS Tout le monde doit en avoir conscience : les PME-ETI sont décisives pour l’économie française, en termes de croissance, d’emplois et d’ancrage local. Pour autant, confrontées à des défis spécifiques, celles-ci restent méconnues : il subsiste un déficit de savoirs sur nos PME-ETI qu’il est décisif de combler. Bpifrance Le Lab est le laboratoire d’idées des PME-ETI. Sa mission : stimuler les dirigeants pour faire face aux enjeux d’aujourd’hui et de demain. Concrètement, Bpifrance Le Lab travaille à : • tirer les meilleures idées de la recherche et du terrain ; • valoriser les expériences et les témoignages de dirigeants ; • relier les dirigeants-lecteurs au sein d’une communauté de recherche participative. Bpifrance Le Lab fait ainsi émerger des idées faites pour les PME-ETI. Son ambition : des dirigeants épanouis, pour des entreprises qui vont bien. Retrouvez nous sur bpifrance-lelab.fr LES DIRIGEANTS DE PME-ETI FACE À L’URGENCE CLIMATIQUE Bpifrance Le Lab 1 ÉDITO DE BPIFRANCE LE LAB Le climat et plus largement l’environnement font désormais très largement l’actualité. Le dérèglement climatique et ses effets ne sont pas un phénomène nouveau, mais la prise de conscience généralisée est récente, comme le montrent les marches pour le climat et la percée des Verts aux Européennes en 2019 ou encore ces derniers mois avec la crise du Covid-19 et les mesures de confinement révélant l’impact des activités humaines sur l’environnement (le quasi arrêt des activités humaines ayant entraîné une chute des émissions de carbone). On observe ainsi une forme d’alignement entre la société civile et le monde politique. Les dernières annonces du Président de la République à la suite de la Convention Citoyenne pour le Climat et les résultats aux élections municipales avec plusieurs métropoles gagnées par les Verts en sont une illustration. Mais qu’en est-il du monde économique, et en particulier des PME-ETI françaises ? C’est ce que nous avons voulu comprendre à travers cette étude. Nous partons de notre conviction que dans ces entreprises à taille humaine, le dirigeant est au cœur des transformations. C’est lui qui impulse, oriente ses équipes. Et il faut qu’il soit convaincu pour qu’un sujet avance. Alors que pensent les dirigeants du climat ? Comment l’intègrent-ils dans leur stratégie et leurs actions ? Pour répondre à ces questions, nous avons réalisé une enquête auprès de 1000 répondants de mi-janvier à mi-mars, complétée par des interviews d’experts et de dirigeants. Cette étude - qui porte sur l’entreprise - et non sur le citoyen est une première. Elle n’est ni incantatoire, ni naïve. Oui, le dirigeant est un citoyen comme les autres, et c’est aussi un chef d’entreprise qui doit garantir la rentabilité de son entreprise pour en assurer la pérennité et le développement. S’il ne fallait retenir qu’une seule idée de cette étude, c’est que le lien ne se fait pas entre la casquette citoyenne et la casquette dirigeante. Même si le chef d’entreprise sait qu’il doit agir, cela se traduit peu dans ses actions. Cette étude se veut didactique : le climat et l’environnement sont des domaines complexes à appréhender. C’est l’objet de la première partie. Elle est éclairante quant à la façon dont les entrepreneurs s’emparent du sujet climat. C’est l’objet des seconde et troisième parties. Enfin, elle est inspirante et pragmatique : nous proposons une méthode simple ne nécessitant pas de moyens financiers importants pour commencer à agir face aux enjeux liés au climat. C’est l’objet de la quatrième partie. Nous sommes passés d’un monde encore sceptique sur les effets à 5-10 ans des dérèglements climatiques et environnementaux à un monde convaincu des effets et s’interrogeant sur la meilleure façon d’y faire face. Nous savons que cela nécessitera plusieurs niveaux de réponse : au niveau des citoyens, des consommateurs, des pouvoirs publics et bien entendu du monde économique. Avec cette étude, nous comprenons que les entreprises sont à la fois déterminantes pour la transition écologique puisqu’elles sont au cœur du système de production, et en même temps elles ne peuvent porter à elles seules la responsabilité et le coût de cette transition. LES DIRIGEANTS DE PME-ETI FACE À L’URGENCE CLIMATIQUE Bpifrance Le Lab 3 1 LES DIRIGEANTS DE PME-ETI AFFICHENT UNE CONSCIENCE CITOYENNE FORTE, MAIS UN ENGAGEMENT PLUS LIMITÉ POUR LEUR ENTREPRISE 80 % des dirigeants interrogés considèrent que le changement climatique appelle à une réaction d’urgence et 86 % se sentent concernés par les objectifs mondiaux de baisse des émissions carbone (1). Mais cette réaction de citoyen ne se traduit pas dans l’entreprise où les enjeux climatiques arrivent en dernier dans les priorités des dirigeants. 2 LA MOTIVATION À AGIR DÉTERMINE LE NIVEAU D’AMBITION 67 % des dirigeants adapteraient leur entreprise aux enjeux climatiques et environnementaux par conviction, plutôt que par opportunité ou contrainte. Cette motivation est un indicateur fort pour comprendre le niveau d’ambition des dirigeants. Tous les dirigeants ont mis en place des mesures assez communes, telles que le recyclage ou le renouvellement d’équipements moins polluants. Mais « les convaincus » sont par exemple plus nombreux à sélectionner leurs fournisseurs sur des critères environnementaux ou à écoconcevoir leur offre. 3 LE NIVEAU D’INFORMATION INFLUE SUR LE NIVEAU DE CONSCIENCE ET D’ACTION DES DIRIGEANTS Plus les dirigeants de PME-ETI s’informent de façon active sur le climat et l’environnement, plus ils ont conscience des risques, et plus ils mènent des actions dans leur entreprise. À titre d’exemple, 65 % d’entre eux disent avoir intégré le climat dans leur stratégie contre 19 % pour ceux qui ne s’informent pas. CE QU’IL FAUT RETENIR 4 LES AVANTAGES À TIRER DE LA TRANSITION SONT PERÇUS PAR LES PLUS INFORMÉS ET CEUX QUI RÉALISENT DES ÉVALUATIONS DE RISQUES ET OPPORTUNITÉS 68 % des dirigeants qui s’informent ont déjà mis en place des mesures d’adaptation, contre 47 % pour ceux qui ne s’informent pas. De même, les dirigeants ayant déjà réalisé une évaluation des risques et opportunités sont presque deux fois plus nombreux à s’informer de manière active et également deux fois plus nombreux à avoir une perception plus aigüe des risques encourus. Il ressort donc que cette évaluation est incontournable pour une PME ou une ETI qui souhaite mettre davantage le climat au cœur de sa stratégie. (1) Tous ces chiffres sont issus de l’enquête « Climat des affaires ou affaire de climat » réalisée par Bpifrance Le Lab auprès de 1 006 dirigeants. LES DIRIGEANTS DE PME-ETI FACE À L’URGENCE CLIMATIQUE Bpifrance Le Lab 5 5 7 LES CLIENTS ET LES POUVOIRS PUBLICS DEVRAIENT ÊTRE EN PREMIÈRE LIGNE POUR PORTER L’ACTION ET L’EFFORT LA TECHNOLOGIE EST UNE SOLUTION ATTENDUE, MAIS PAS TOUJOURS DISPONIBLE Les dirigeants de PME-ETI placent les clients et consommateurs en première position pour porter l’action et l’effort en matière d’urgence climatique (54 %), et les pouvoirs publics en second (51 %). Les entreprises arrivent en troisième position (32 %). Ils attendent, en effet, beaucoup des clients, 29 % estiment que leurs actions sont limitées par le manque de reconnaissance de ces derniers. Les pouvoirs publics sont également très attendus en appui des dirigeants de PME-ETI, au travers de leurs actions législatives et budgétaires. Pour 59 % des dirigeants de PME-ETI, la science et la technologie sont « la » solution face aux problèmes climatiques et environnementaux. Cela s’illustre par des choix marqués. Pour ceux qui estiment pouvoir réduire leurs empreintes carbone et environnementale d’ici cinq ans, l’investissement dans de nouvelles technologies est largement plébiscité (71 % et 67 % respectivement). Cette approche technophile se heurte toutefois aux limites actuelles de la technologie. C’est en effet le deuxième frein avancé par les dirigeants estimant ne pas pouvoir réduire leurs empreintes carbone et environnementale. 6 LE PASSAGE À L’ACTE SE FAIT TRÈS MAJORITAIREMENT VIA DES PETITS GESTES, DES INVESTISSEMENTS ET DE L’EFFICIENCE Pour réduire les impacts de l’activité sur l’environnement, les dirigeants majoritairement recyclent, réduisent l’usage de papier ou de plastique sur site, mettent en place des systèmes d’extinction automatiques de la lumière et de la climatisation, et renouvellent leurs équipements pour des équipements plus efficients. 8 TROIS PRINCIPAUX FREINS EXPLIQUENT QUE LES DIRIGEANTS RESTENT PEU AMBITIEUX SUR LEUR RÉDUCTION D’ÉMISSIONS CARBONE 73 % des dirigeants affirment pouvoir réduire leurs émissions dans les cinq prochaines années, mais seulement 13 % le feraient de manière importante. Les trois principaux freins à l’action sont le manque de moyens financiers, l’absence de technologie et le manque de reconnaissance client. LES DIRIGEANTS DE PME-ETI FACE À L’URGENCE CLIMATIQUE Bpifrance Le Lab 7 4 idées reçues Une majorité d’entreprises a réduit leurs émissions carbone depuis cinq ans Il ressort que seulement 45 % des PME-ETI affirment avoir réduit leurs émissions ces dernières années. Le fait de percevoir l’urgence climatique ne joue pas fortement sur le passage à l’acte, puisque parmi ceux qui n’ont pas réduit leurs émissions carbone, les trois-quarts estiment qu’il y a quand même une urgence climatique. Idée reçue 1 Plus les entreprises sont internationales, moins elles sont sensibles aux objectifs mondiaux de réduction des émissions de carbone uploads/Finance/2020-07-08-bpifrance-le-lab-etude-climat.pdf
Documents similaires






-
40
-
0
-
0
Licence et utilisation
Gratuit pour un usage personnel Attribution requise- Détails
- Publié le Apv 09, 2021
- Catégorie Business / Finance
- Langue French
- Taille du fichier 5.9449MB