Daces, Daco-Gètes, Gètes La Dacie et ses tribus (toutes n'étaient pas Daces : l
Daces, Daco-Gètes, Gètes La Dacie et ses tribus (toutes n'étaient pas Daces : les Iazyges étaient de souche scythique, les Bastarnes de souche celtique et germanique, les Britolages de souche celtique) Période Antiquité Ethnie Indo-européenne Langue(s) Daco-Gète Religion Polythéisme dace, zalmoxianisme Villes principales Sarmizégétuse, Apulum, Potaissa (en) Région d'origine Dacie Région actuelle Roumanie et Moldavie Rois/monarques Dromichaetes, Burebista, Décébale Frontière Pont Euxin à l'Est Daces Les Daces (en grec Δάϰοι (singulier Δάϰης), en latin Daci (singulier Dacus) est le nom donné par les Romains aux tribus ayant peuplé le bassin du Bas-Danube dans l'Antiquité. Dénominations Langue Cultes Société Agriculture et artisanat Armement, guerre Musique Les Daces et Rome La conquête de la Dacie par l'Empire romain Annexes Bibliographie Articles connexes Liens externes Notes et références Notes Références La similitude entre « Daces » et « Dahes », autre peuple indo-européen , a pu suggérer à l'historien David Gordon White (en), assitant de Mircea Eliade un lien entre ces eux peuples, sinon par les origines, au moins par l'étymologie , qui selon Bernard Sergent, proviendrait d'une racine indo-européenne, en phrygien dáos « loup » . Le lien entre « Daces » et « Gètes » est discuté. La plupart des historiens roumains et moldaves les dénomment « Gèto-Daces » ou « Gètodaces », arguant que « Gètes » est leur nom grec et « Daces » leur nom latin, mais une minorité considère qu'il s'agit de deux peuples distincts : les Daces à l'ouest des Carpates les Gètes à l'est Quoi qu'il en soit au sud de l'Hæmos les sources antiques ne parlent plus de Sommaire Dénominations 1 2 3 4 La place des Daces parmi les autres peuples paléo-balkaniques. Carpates, les Gètes à l'est. Quoi qu'il en soit, au sud de l'Hæmos, les sources antiques ne parlent plus de Daces ou de Gètes mais de Thraces sans autre précision, et là aussi les historiens débattent pour savoir si Daces, Gètes et Thraces formaient un même peuple ou des populations différentes . Quoi qu'il en soit, du nom des Daces dérive le nom romain de leur territoire, la Dacie . Le lexique thrace et géto-dace ancien parvenu jusqu'à nous (moins d'une centaine de mots - 250 autres mots roumains à l'origine incertaine sont également considérés comme possiblement daces) appartient aux langues indo-européennes et présentent des éléments communs avec l'ancien macédonien, l'illyrien, le latin, les langues baltes, le slave, les langues indo-iraniennes, l'arménien et le hittite. On regroupe en Langues paléo-balkaniques (aussi appelées « langues thraco-illyriennes ») l'ensemble des parlers à l'est de la plaine de Pannonie, depuis les rivages de la mer Adriatique et de la mer Égée jusqu'au nord des Carpates, au Pont- Euxin et au Tyras, mais il s'agit plus d'un regroupement géographique que linguistique . Pour l'écriture, on ne dispose que de quelques patronymes ou citations en grec et latin (voire les deux en traduction en même temps) ; le Rohonczi Codex est apocryphe. La religion des Daces est fort mal connue : selon Hérodote d'Halicarnasse, leur religion présentait des points communs avec l'orphisme et semble avoir été à base de divinations et d'initiations. Cette religion était polythéiste, le panthéon dace et thrace comprenant une bonne trentaine de divinités : Bendis, déesse des forêts, des herbes, des rythmes, et de la lune, Cotys ou Cottyto, la déesse-mère de la terre et des moissons, Derzis ou Derzelas, dieu de la santé, Dabatopienos, dieu de la métallurgie, Eitiosaros, de rôle inconnu, Gebeleizis ou Gabeleisos, le dieu-père des éclairs du ciel, Heros, dieu des morts, Sabazius, dieu des vins, Orphée, dieu du chant et des charmes, Zibelthiurdos, dieu de la mer et de la tempête. Au Ve siècle, un prophète nommé Zalmoxis, y avait en outre introduit le culte d'une divinité suprême, Gebeleizis, l'idée de l'immortalité de l'âme et un culte à mystères, d'inspiration pythagoricienne, volontiers adopté par les polistes et tarabostes (aristocrates) Daces mais Hérodote tenait ce culte pour une tromperie . Il ajoute que les Daces « ne reconnaissent d'autres dieux que les leurs ». Selon le philosophe Jamblique (333 apr. J.-C.), Zamolxis est considéré chez eux (les Daces) comme « la plus grande de toutes les divinités », mais Jamblique est tardif. D'autres auteurs affirmant qu'il s'agit d'un prince ou d'un roi divinisé (Platon, Strabon, Jordanès). Strabon (58 av. J.-C.) écrit que « le dieu suprême dacique est sans nom, sans qualification » et ajoute que « la pratique propre à Pythagore consistant à ne pas consommer de viande est parvenue chez eux sous la forme d'un commandement donné par Zamolxis ». 5 6 Langue 7 Cultes 8 9 Allant largement au-delà de ces sources, les commentateurs ont librement brodé sur le thème d'une religion zalmoxienne monothéiste et initiatique promouvant l'immortalité de l'âme des « élus », les plus prolixes étant Nicolae Densuşianu, « père du protochronisme roumain » avec son ouvrage Dacie préhistorique, et Mircea Eliade, historien des religions. Des auteurs comme Harald Haarmann (linguiste ), Doru Todericiu (ingénieur) ou Napoleon Săvescu (médecin) ont abondamment contribué à populariser les thèses protochronistes, selon lesquelles la civilisation dace est la plus ancienne et l'une des plus élevées spirituellement du monde antique, les Latins n'étant qu'une tribu dace installée en Italie, de sorte que, plutôt que de parler de romanisation des Daces, il faudrait, selon eux, parler de « dacisation du monde méditerranéen » . De même, à partir de monuments comme celui, largement reconstruit, de Sarmizégétuse, les mêmes commentateurs ont imaginé un calendrier solaire et astral sacré très précis, rythmant les travaux agricoles et les fêtes religieuses en lien avec l'astronomie et l'astrologie, ainsi qu'une médecine de type holistique . Grâce aux sources grecques et romaines , l'organisation sociale des Daces est mieux connue que leur langue ou leur religion : elle illustre la « trifonctionnalité indo-européenne » définie par Georges Dumézil car les Daces avaient des prêtres (polistes), des cavaliers aristocrates (tarabostes) parmi lesquels se recrutaient leurs rois et des paysans-guerriers à pied (comates) . Les polistes progressent en connaissances par le biais d'initiations successives qui rappellent celles des orphistes et des pythagoriciens. Pour marquer leur appartenance, ils se couvrent la tête d'un bonnet de feutre blanc. Les tarabostes, propriétaires des terres et des troupeux, ne travaillent pas : leur fonction est de transmettre et d'exercer l'art de la guerre. Ils sont pileati (armés d'un pilum et forment la classe des cavaliers. Si les ressources diminuent, ils organisent des expéditions de pillage chez les peuples voisins. Pour marquer leur appartenance, ils se couvrent la tête d'un bonnet de feutre rouge (proche du bonnet phrygien). Les comates (de coma « crinière ») sont soldats, paysans ou artisans, et portent les cheveux longs (capillati). Ils restent tête nue l'été mais portent un bonnet de laine noire l'hiver. Tous sont des hommes libres. Les premiers habitats étaient formés de huttes en bois et en pisé regroupées en villages entourés d'une palissade. Plus tardivement, les Daces construisirent des forteresses aux tours coniques en pierre (toponymes finissant en -dava : Sarcidava, Cumidava, Capidava, Piroboridava, etc.) . Les Daces développèrent à l'âge du bronze une civilisation agricole. Ils connaissant le travail et le commerce de l'or, de l'argent et du sel alimentaire : les mines alors exploitées dans l'actuelle Transylvanie sont restées en exploitation jusqu'à nos jours. Les richesses des Daces étaient constituées d'importantes réserves d'or, de sel et de céréales. Le commerce extérieur était important, au vu du nombre de monnaies étrangères trouvées dans le pays. Ce commerce s'effectuait essentiellement avec la Grèce, puis avec l'Empire romain qui s'y intéressa de plus en plus jusqu'aux guerres daciques de Trajan dont l'objectif fut entre autres le contrôle des mines d'or des Monts Auranéens . Dès la fin du IIe siècle av. J.-C., les Daces ne se contentent plus d'utiliser les pièces venant des autres pays et commencent à frapper leurs propres pièces d'or, sans doute avec l'aide des colons grecs. La plupart sont des contrefaçons des pièces romaines. D'autres portent des inscriptions en alphabet grec, comme les pièces Koson, ainsi nommées à cause de l'inscription qu'elles portent, et que l'on suppose être le nom d'un chef dace local après l'assassinat de Jules César à Rome et de Burebista en Dacie. Sur une partie des pièces, on voit un consul romain considéré comme l'adversaire avec un « R » et « Koson » en alphabet grec. Sur le revers, on voit un vautour avec les ailes ouvertes, une serre sur un sceptre et, dans l'autre serre, une 10 11 12 Société 13 14 14 Agriculture et artisanat 14 15 couronne. 8,41 grammes or, 18 – 21 mm diamètre . Outils daces au musée d'histoire de Cluj. Bracelet dace au musée d'histoire de Cluj. Les Daces ont une stratégie militaire avec des points de défense séparés des lieux de vie. La construction des points de défense profite au maximum des caractéristiques géographiques de la région. Les structures militaires sont le résultat de l'union des tribus en cas de danger. Elles peuvent se focaliser sur un seul objectif, comme la construction d'un ensemble de défense. Pour la uploads/Geographie/ daces.pdf
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