La perception des personnes Psychologie des premières rencontres Marie-France A
La perception des personnes Psychologie des premières rencontres Marie-France Agnoletti P S Y C H O S U P Illustration de couverture : Franco Novati © Dunod, 2016 11 rue Paul Bert, 92240 Malakoff www.dunod.com ISBN 978-2-10-076089-3 © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. Table des matières INTRODUCTION 1 CHAPITRE 1 L’ÈRE PRÉSCIENTIFIQUE : LA PHYSIOGNOMONIE ET SES DÉVELOPPEMENTS 5 1. Les origines de la physiognomonie 7 2. La renaissance de la physiognomonie 9 3. Le rayonnement de la physiognomonie dans la littérature et les arts 13 3.1 L’influence de la physiognomonie sur la littérature 13 3.2 Le rayonnement de la physiognomonie sur les arts graphiques 13 4. Les prolongements de la physiognomonie 14 4.1 La phénologie de F.-J Gall (1758-1828) 14 4.2 L’anthropologie criminelle 16 4.3 L’émergence de la psycho-physiognomonie 17 5. Les limites de l’ère pré-scientifique 18 CHAPITRE 2 LES MODÈLES DE LA PERCEPTION SOCIALE ET DE LA FORMATION D’IMPRESSION 21 1. L’émergence de corrélations entre traits et personnalité 23 1.1 L’absence de relation entre mesures anthropométriques et traits de caractère 24 1.2 La mise en évidence de l’effet de halo 24 2. Les modèles de la formation d’impression 25 2.1 Le modèle de la totalité de Asch 25 2.2 Le modèle par intégration algébrique d’Anderson 27 2.3 Les modèles mixtes 29 3. L’approche écologique de la perception sociale 31 La perception des personnes VIII CHAPITRE 3 LA PERCEPTION DE PERSONNES INCONNUES 37 1. Les études pionnières 39 2. Les rencontres à « connaissance nulle » 42 2.1 Le consensus dans les jugements de personnalité d’individus inconnus 43 2.2 L’accord soi-autrui pour certains facteurs de la personnalité 45 2.3 L’exactitude des jugements de personnalité 48 2.4 La stabilité des perceptions 49 3. Les processus en jeu : stéréotypes des personnes et prophéties auto-réalisatrices 49 3.1 Les stéréotypes de personnes 50 3.2 Quand la réalité ne concorde pas avec les stéréotypes… 50 CHAPITRE 4 LES IMPRESSIONS SUSCITÉES PAR LES VISAGES ATTIRANTS ET ENFANTINS 53 1. La mise en évidence d’un stéréotype « ce qui est beau est bon » 55 2. Les mesures physiques des visages attirants 57 2.1 Le visage attirant comme visage proche de la moyenne de la population 58 2.2 Le visage attirant suivant le modèle des aptitudes multiples 61 3. L’effet de halo associé aux visages attirants 63 4. L’impact des visages attirants sur la vie sociale, relationnelle et professionnelle 64 4.1 L’attrait et les relations interpersonnelles 64 4.2 Les effets de l’attrait dans le domaine professionnel 65 4.3 L’attrait dans le domaine judiciaire 66 4.4 L’attrait et le comportement d’aide 66 5. Les impressions émanant des visages enfantins 67 5.1 Mesures et traits associés aux visages enfantins 67 5.2 Les impressions suscitées par les visages enfantins 68 5.3 Évolution des impressions associées aux visages enfantins 69 5.4 Le stéréotype du visage enfantin ? 70 5.5 L’impact du stéréotype du visage enfantin dans la vie sociale 72 Table des matières © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. IX CHAPITRE 5 LA PERCEPTION DES EXPRESSIONS FACIALES ET DE LA VOIX DANS LES PREMIÈRES RENCONTRES 77 1. Le rôle de l’expression faciale dans la perception des personnes 79 1.1 L’approche analytique des expressions faciales 80 1.2 Les expressions faciales en contexte 82 2. La perception de la voix 84 2.1 Perception de la voix et traits de personnalité 85 2.2 Perception de la voix et expression faciale 87 2.3 L’expression vocale des émotions 87 CHAPITRE 6 PRÉSENTATION DE SOI ET GESTION DES IMPRESSIONS 91 1. L’origine des études relatives à la gestion des impressions 93 1.1 L’émergence de la notion de soi 94 1.2 La présentation de soi dans l’approche interactionniste de Goffman 94 2. Présentation de soi et gestion des impressions dans le champ de la psychologie sociale 96 2.1 Auto-présentation ou gestion des impressions ? 97 2.2 L’interprétation en termes d’auto-présentation 98 2.3 Les motivations qui président à l’auto-présentation 102 2.4 Le contenu de l’impression et ses déterminants 105 2.5 Variations interindividuelles dans l’auto-présentation 109 CHAPITRE 7 LES TACTIQUES DE GESTION DES IMPRESSIONS 113 1. Gestion des faces et procédés de figuration dans les interactions ordinaires 115 1.1 La face comme condition de l’interaction 116 1.2 Les procédés de figuration comme stratégies de maintien des faces 118 2. La politesse comme pratique langagière de gestion des faces 122 2.1 Face positive, face négative et actes menaçants pour la face 124 La perception des personnes X 2.2 Les stratégies de politesse de Brown et Levinson 125 2.3 La politesse linguistique de Kerbrat-Orecchioni 127 3. Les tactiques de gestion des impressions dans des situations porteuses d’enjeu 131 3.1 Les tactiques assertives 132 3.2 Les tactiques défensives 135 CHAPITRE 8 LE CONTRAT DE COMMUNICATION COMME MODÈLE POUR L’ÉTUDE DE LA GESTION DES IMPRESSIONS 141 1. Le contrat de communication : une co-construction de la réalité 143 2. Les applications de la théorie du contrat de communication 146 2.1 Des contrats de communication validés 146 2.2 Les contrats impossibles ou renégociés 149 3. Théorie du contrat de communication et gestion des impressions 150 3.1 L’ouverture de l’espace interlocutoire dans la demande d’une faveur ou d’un service 151 3.2 Ouvrir un espace interlocutoire avec une flatterie 154 3.3 L’ouverture de l’espace interlocutoire dans la demande d’explication 158 CONCLUSION ET PERSPECTIVES 165 BIBLIOGRAPHIE 171 INDEX DES NOTIONS 195 © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. © Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit. Introduction À Fabrice, Jean-Baptiste et Adrien Dans la vie quotidienne, il arrive souvent, que l’on rencontre des personnes pour la première fois, que l’on se forge une impression et parfois même que l’on émette un jugement à leur sujet. Une première rencontre, c’est-à-dire la première fois que deux personnes inconnues sont en présence l’une de l’autre, est le moment privilégié pour avoir une première impression. Cependant, diverses circonstances, certaines banales, d’autres insolites, peuvent être à l’origine d’une première rencontre et affecter l’impression que l’on se forge à propos d’autrui. Il semble alors difficile de définir de manière univoque les premières rencontres compte tenu de leur diversité, des multiples informations qui sont transmises et peuvent modifier leur déroulement. Nous pouvons en proposer un clas- sement suivant différents critères : leur caractère, les faits qui en sont à l’origine et la nature de l’interaction sociale qu’elles supposent. Une première rencontre peut être imprévue, liée au hasard, comme le fait de se trouver avec une personne inconnue qui prend l’ascenseur en même temps que nous ou bien avec un voyageur qui vient s’asseoir sur un siège à côté de nous dans le train. À l’opposé, il y a les rencontres convenues, planifiées. Ainsi en va-t-il d’un premier rendez-vous entre un médecin et un patient, entre un employeur et un candidat au recru- tement ou entre un enseignant et un étudiant nouvellement inscrit dans une université. Pour ce qui est des faits qui initient la rencontre, nous pouvons distin- guer les rencontres ordinaires, banales, celles que nous faisons tous, dans une journée et qui ne perturbent pas le cours normal du quotidien. On oppose à ces rencontres celles qui sont engagées par un événement inattendu, inhabituel qui vient perturber ou rompre le cours paisible du quotidien donnant lieu à ce que Goffman (1961) appelle une eventful interaction1. Dans cette catégorie, on inclut les rencontres initiées par un incident (se faire bousculer et trébucher, se faire éclabousser par une voiture qui roule dans une flaque d’eau) ainsi que les rencontres initiées par des comportements illustrant des transgressions mineures (s’incruster dans une file d’attente, aller s’installer à la table d’un inconnu et envahir son espace personnel). 1. Nous reprenons ici la terminologie de Goffman qui avait classé les interactions en deux catégories : eventful ou riche en événements, et routine pour routinières. La perception des personnes 2 Le troisième critère concerne la nature de l’interaction entre les prota- gonistes impliqués. Ces derniers peuvent être simplement en situation de coprésence (Moscovici, 1984) ce que Goffman (1961) nomme unfocused interaction. Le fait de se trouver avec d’autres personnes dans une file d’attente ou dans une salle d’attente en présence d’autres patients illustre ce type d’interaction qui, par ailleurs, ne nécessite pas d’effort atten- tionnel particulier. On oppose à cela l’interaction effective (Moscovici, 1984), ou focused interaction (Goffman, 1961), qui mobilise une attention conjointe, mutuelle (Conein, 1998). Dans ces différentes rencontres, les individus ne se connaissant pas peuvent se former une impression à propos d’autrui en s’appuyant sur son apparence, les traits de son visage et/ou son expression faciale. Ils peuvent également utiliser des rituels, comme le rituel de salutation pour entrer en contact ou bien employer d’autres modèles culturels, pour se présenter à autrui. Toutes les rencontres ne mobilisent pas les mêmes sens et n’activent pas les mêmes processus et c’est en cela qu’il semble donc opportun de s’intéresser à ce qui se passe dans ces situations. Toutefois, la tâche s’avère délicate car on ne trouve pas, dans la littérature scientifique, de travaux ayant pour thème d’étude exclusif les premières uploads/Geographie/ la-perception-des-personnes-psychologie-des-premieres-rencontres-2017.pdf
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- Publié le Nov 29, 2022
- Catégorie Geography / Geogra...
- Langue French
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