Master Etudes internationales et Droit international Exposé sous le Thème : Réa
Master Etudes internationales et Droit international Exposé sous le Thème : Réalisé par : EZZARZOURI Nisrine ELKHMARI Laila Soumis à l’appréciation de : PR. ELCADI Latifa Année universitaire : 2020-2021 Les relations internationales du Maroc sous le sultan Moulay Ismail Introduction Exacte réplique, à un siècle d’intervalle, de la montée des Sa’diens dans le sud du Maroc, l’ascension des ‘Alawites se déroula dans un même climat de troubles sociaux et religieux marqué par l’effacement du pouvoir central et l’aggravation de la pression européenne sur les régions du littoral. Originaires du Hedjaz comme leurs cousins sa’diens du Dra’, les ‘Alawites s’établirent au Tafilelt au milieu du XIIIe siècle à l’invitation des habitants qui subissaient les effets d’une sécheresse effroyable. La dynastie ‘alawite était née. Contrairement à celle des Sa’diens, elle arriva au pouvoir par ses propres moyens et sans l’aide des zawiyas dont elle « confisqua » les fonctions arbitrales au niveau local aussi bien que la légitimité politico-religieuse au niveau national. Une fois affermi dans ses fonctions, Moulay al-Rashid ne laissa aucun répit aux différents potentats locaux qui s’étaient partagé le pays après l’effondrement des Sa’diens. Il les défit un à un. Renouant les liens tissés par les Sa’diens avec le Soudan occidental, Moulay al-Rashid dépêcha à Tombouctou un émissaire spécial auquel les Arma firent acte d’allégeance le 17 septembre 1670 3. Une seule « force » locale fut épargnée par le sultan ‘alawite, celle des corsaires de Salé dont il allait se servir pour développer ses relations avec l’Europe. Comme tous ses prédécesseurs et malgré la brièveté de son règne, « qui fut époque heureuse pour la population au cours de laquelle les vivres étaient à vil prix 4 », Moulay al-Rashid tint à graver dans la pierre le souvenir de son passage au pouvoir. C’est pourtant dans l’ancienne capitale sa’dienne où il était venu pour réprimer une révolte locale qu’il trouva la mort, le deuxième jour de l’Aid el- Kebir (avril 1672), à la suite d’un accident de cheval dans les jardins de l’Aguedal. Il était âgé de quarante-deux ans seulement. Son frère Moulay Ismail, gouverneur de Meknès, lui succéda. Ce sujet revêt un intérêt juridique évident dans la mesure où la période de Moulay Ismail était marquée par la conclusion de plusieurs traités à savoir des traités à caractères commerciales et un intérêt politique, qui se manifeste au niveau de la place qu’occupe les relations internationales dans la politique de Molay Ismail. Notre problématique est la suivante : D ans qu’elle mesure, Moulay Ismail a réussi d’établir des relations fortes et significatives avec les puissances européennes ? Le plan Partie I : la fondation de dynastie alaouite. Chapitre 1 : l’unification du Maroc par Moulay Ismail Section 1 : Une nouvelle armée : les ‘Abid al-Bukhari Section 2 : Le Makhzen et l’administration du pays Paragraphe 1 : L’administration interne de makhzen Paragraphe 2 : L’administration des affaires étrangère sous Moulay Ismail Chapitre 2 : les batailles de Moulay Ismaïl contre la présence étrangère au Maroc Section 1 : les batailles contre la présence chrétienne Section 2 : les expéditions contre les ottomans Partie II : les relations diplomatiques durant le règne de Moulay Ismaïl Chapitre 1 : la captivité chrétienne sous Moulay Ismaïl Section1 : le rôle de la captivité dans la politique étrangère se Moulay Ismaïl Section 2 : la captivité comme sujet de négociation Chapitre 2 : les relations commerciales pendant le siècle de Moulay Ismail Section 1 : les échanges commerciaux Section 2 : Traité d’amitié franco-marocain de Saint-Germain Conclusion Bibliographie Webographie Partie I : la fondation de dynastie alaouite. Moulay Isma’il avait vingt-six ans lors de son intronisation à Meknès, où il reçut sur-le-champ la bay’a des populations du Gharb et de Fès. Aucun acte d’allégeance n’arriva en revanche du sud du pays, où le nouveau monarque allait avoir maille à partir, au cours des quinze années suivantes, avec deux de ses plus virulents rivaux, son neveu Moulay Ahmed b. Mahrez à Marrakech et son frère Moulay Harran dans le Tafilelt. Chapitre 1 : l’unification du Maroc par Moulay Ismail Comme Louis XIV avec lequel il engagea une étonnante correspondance, Moulay Isma’il eut la passion de construire. Détestant Fès aussi bien que Marrakech, il se choisit une nouvelle capitale, Meknès, qu’il allait redessiner à sa mesure : il y érigea une nouvelle cité impériale qui se présentait au premier abord comme une gigantesque forteresse militaire Les travaux de construction s’échelonnèrent sur toute la durée du règne de Moulay Isma’il. Des dizaines de milliers de personnes y contribuèrent : des captifs européens, des prisonniers de droit commun, des esclaves noirs ainsi que des maçons, des menuisiers et des artisans spécialisés fournis, à tour de rôle, par les tribus de tout le pays. Section 1 : Une nouvelle armée : les ‘Abid al-Bukhari Roi guerrier, disent ses hagiographes, Moulay Ismâ’îl ne séjourna jamais une année entière dans son palais, passant ses cinquante-cinq années de règne à réprimer les incessantes rébellions de ses frères, neveux et fils, à organiser la libération des places tenues par les Européens sur le littoral et à harceler les positions turques dans la région de Tlemcen. Dans ce but, il mit sur pied une puissante et nombreuse armée de quelque 80 000 hommes dont 40 000 cavaliers éparpillés à travers le pays dans des dizaines de casbah ou forts miliaires chargés du maintien de l’ordre et de la levée des impôts. Une organisation militaire qui, ajoutée au charisme chérifien de Moulay Isma’il et à son caractère d’acier, allait permettre la réunification du Maroc et son retour aux frontières de l’époque mérinide. Mais la grande idée de Moulay Isma’il fut la constitution d’un corps de « janissaires » noirs, les ‘Abid, liés exclusivement à la personne du souverain par un serment de fidélité prêté sur un exemplaire du livre sacré de l’imam al- Bukhari, d’où leur nom de ‘Abid al-Bukhari : « Ils reçurent l’ordre de conserver précieusement cet exemplaire, de le transporter avec eux quand ils monteraient à cheval et de le porter en avant dans leurs guerres, comme l’arche d’alliance des fils d’Israël Le noyau de cette nouvelle armée fut constitué par les descendants des esclaves soudanais arrivés au Maroc après la conquête de Tombouctou en 1591 et qui étaient disséminés à Marrakech et dans le Sous, probablement autour des anciennes sucreries. On enrôla ensuite tous les esclaves noirs se trouvant aux mains de particuliers, jusque dans la région de Chinguetti, dans la Mauritanie actuelle, au point qu’il ne resta plus dans tout le Maroc « soit dans les villes, soit dans les campagnes, un seul nègre ni une seule négresse, même de condition libre ». Outre les ‘Abid et les tribus guish, Moulay Isma’il fit aussi ample usage de renégats d’origine chrétienne. Tout en évitant de leur confier des postes importants dans le Makhzen, comme cela avait été le cas sous les Mérinides et les Sa’diens, il les utilisa surtout dans l’artillerie et le génie ou encore comme que chirurgiens et médecins militaires. Section 2 : Le Makhzen et l’administration du pays Paragraphe 1 : L’administration interne de makhzen Hors de la maison royale, le plus grand dignitaire civil du royaume était le grand mufti, qui, en principe, avait la haute main sur l’ensemble des cadis du pays, des Hakim-s, des Muhtasib-s et des Muqaddim-s qui faisaient respecter l’ordre sur la voie publique et dans les marchés. En dehors des chérifs de toutes origines, principalement idrissides et filaliens, qui étaient nombreux dans les conseils du roi et disposaient de la plupart des charges de confiance non destinées aux princes et aux commandants militaires, un seul grand chef religieux put garder tout son prestige face à Moulay Isma’il : le chérif d’Ouezzane, dans le nord-ouest du pays, qui fut nommé gouverneur de sa ville et conserva ses fonctions pendant toute la durée du règne du monarque ‘alawite. Paragraphe 2 : L’administration des affaires étrangère sous Moulay Ismail Les caïds des régions frontalières avaient aussi pour fonction de lui envoyer des nouvelles de l’étranger. Ainsi les deux salétins ‘Abd el-Kader Perez et ‘Abd Allah b. ‘Aysha, qu’il envoya respectivement en Angleterre et en France, le renseignaient-ils régulièrement sur ces deux pays. De la même façon, son médecin particulier Mohammed al-Andalusi, un renégat originaire de Séville le tenait au courant des affaires espagnoles. Le poste de ministre des Affaires étrangères n’existait pas sous Moulay Isma’il et n’apparut pour la première fois au Maroc que sous son petit-fils Sidi Mohammed b. ‘Abd Allah (1757-1790) sous l’appellation de Wazir al-Bahr ou ministre de la Mer. Chapitre 2 : les batailles de Moulay Ismaïl contre la présence étrangère au Maroc Durant ses 55 ans de règne, il réussit à unifier son royaume malgré les nombreuses rébellions dont il est victime, à l’embellir et à en étendre le territoire. À force de batailles et de sacrifices humains, il parvient à évincer les étrangers des places fortes, n’hésitant pas à utiliser ceux faits prisonniers comme monnaie d’échange ou pour construire les imposants remparts et le palais uploads/Geographie/ moulay-ismail-expo-e.pdf
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- Publié le Apv 30, 2022
- Catégorie Geography / Geogra...
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