Antenne Régionale des A.N.E de Tambacounda Mohamadou Lamine DIAWARA 2 INTRODUCT

Antenne Régionale des A.N.E de Tambacounda Mohamadou Lamine DIAWARA 2 INTRODUCTION A l’issue des phases de programmation du 9me FED, l’UE et le Gouvernement du Sénégal ont accepté d’initier un projet d’accompagnement spécifique des acteurs non étatiques dans le cadre plus vaste d’un Programme d’appui à la Bonne Gouvernance suivant les recommandations des Accords de Cotonou d’une part et sur la base d’autre part, de la reconnaissance de la société civile comme étant un des deux piliers d’un partenariat indispensable au développement économique et social du pays. (Une administration compétente et consciente de ses responsabilités étant le deuxième pilier). Il est attendu de manière générale des acteurs non étatiques une plus grande et meilleure implication dans la définition des politiques et stratégies de coopération ainsi que leur participation active dans la mise en œuvre et le suivi des projets et programmes de coopération. Dans le même sens, avec l’émergence des antennes régionales, la PF a voulu prendre en charge les préoccupations spécifiques locales et a mené un large processus de consultation qui a permis d’articuler les priorités régionales (il s’agit des 11 régions avant le dernier redécoupage administratif).Cette étude s’articule aux points suivant :  Le contexte  Le diagnostic  La planification et la mise en œuvre du plaidoyer  Les difficultés rencontrées et les enseignements tirés  Conclusion, recommandations, perspectives 1. Contexte Cette mission a été commanditée par l’UGP dans le cadre des activités déroulées par les ANE en vue de renforcer leur capacité. Suite à une série d’activités dont la formation sur la gestion du cycle de projet, le leadership, l’ERO pour le renforcement des capacités…il s’git pour clôturer le programme de mettre le focus sur le plaidoyer qui est une activité de tous les jours des ANE été la capitalisation des acquis afin de rendre les ANE plus performante. Le thème choisi au niveau de la région de Tambacounda a trait à la gestion du fonds social minier qui trouve toute sa pertinence en ce qu’il permet aux sociétés minières de prendre en charge certains investissements sociaux de base et participe par la même occasion à la réalisation des OMD et la DSRP dans sa contribution à lutte contre la pauvreté. 1.1. Objectif Renforcer la participation des A.N.E au dialogue politique, social, économique et culturel, à la définition, au suivi et à l’évaluation des politiques et stratégies de développement par la mobilisation et la systématisation des contributions techniques des membres au niveau local. 3 1.2 METHODOLOGIE Approche méthodologique globale La méthodologie utilisée pour l’élaboration de ce Plaidoyer est basée sur une démarche participative avec la collaboration des acteurs non étatiques dans la formulation du thème de plaidoyer, et de l’élaboration du plan d’action. Le processus d’élaboration du plaidoyer s’est essentiellement basé sur : la revue documentaire: Il s’agit de capitaliser les données disponibles dans les outils de planification (PLD, PAI et le programme social minier), au niveau des services de l’ETAT, des ONG et des sociétés minières. Cette phase a permis d’identifier tous les problèmes et de faire l’état des lieux du niveau d’exécution du fonds social minier. la collecte de données complémentaires : Elle s’est faite à travers les rencontre des autorités administratives déconcentrées (service régional des mines), des responsables des ONGs (La « Lumière » et KEO ) et l’entretien avec le responsable de la gestion du fonds social de EROMINE. Ces rencontres nous ont permis de connaître les véritables enjeux du fonds social minier et de cerner les contours du problème. Outils utilisés - La grille d’évaluation du thème de plaidoyer - Rencontre avec les décideurs - La grille de l’analyse des parties prenantes - Le tableau des messages clé 2 DIAGNOSTIC DE LA SITUATION 2.1 Présentation sommaire de la région La région de Kédougou est située à l’extrême sud-est du Sénégal. Elle est limitée au Nord par la région de Tambacounda, au sud par la République de Guinée, à l’Est par la République de Mali et à l’Ouest par les régions de Tambacounda et Kolda.Elle couvre une superficie de 16.896 Km² et représente 1/8 du territoire national. Au plan administratif, la région est divisée en 3 départements Kédougou, Saraya et Salémata ; 6 arrondissements. Le secteur minier connaît aujourd’hui une expansion remarquable par la mobilisation importante de capitaux dans la recherche et l'exploitation semi industrielle et industrielle dans la région de Kédougou. Ces efforts sont marqués par la présence d'un certain nombre de multinationales et de compagnies et/ou sociétés juniors sénégalaises. Malgré le dynamisme de ce secteur, on note encore une faible prise en charge de la demande sociale dans les zones d’exploitation bien qu’on ait pu noter des interventions faibles de l’Etat et de ses partenaires. En effet, on constate :  L’insuffisance de l’accès des populations aux services sociaux de base, comme l’éducation, la santé, l’emploi, l’eau potable et l’électrification rurale.  l’insuffisance des revenus des populations, 4  la faible prise en charge des besoins des femmes en terme d’équipements pour l’allégement des travaux, de renforcements des capacités  l’analphabétisme et l’ignorance,  la sous information des populations,  la faiblesse des productions agricoles très peu diversifiées malgré l’importance des potentialités et des ressources,  l’enclavement encore très important qui limite la mise en valeur des ressources et potentialités variées. La faiblesse des capacités techniques et financières des collectivités locales et leurs difficultés de mobilisation des fonds entravent la bonne exécution des lignes d’actions identifiées dans les documents de planification locaux. Face à ces contraintes, l’Etat a négocié, sur la base d’une convention avec les sociétés minières un fonds social pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations. Pour sa mise en œuvre, sur les instructions du Ministre chargé des mines, un comité a été mis en place sous la Présidence du Gouverneur de la région de Tambacounda pour l’élaboration d’un document de planification appelé Programme Social Minier. L’élaboration de ce programme s’inscrit dans une optique de respect des principes de bonne gouvernance et d’un souci de meilleure orientation du fonds. Il va permettre : 1. un meilleur maillage de l’exécution du fonds social sur toute la zone concernée, 2. une identification effective des véritables problèmes des populations, 3. une prise en compte des besoins spécifiques et prioritaires de toutes les couches sociales La zone d’étude est située dans la région de Kédougou. Elle couvre toutes les communautés rurales de l’arrondissement de Saraya plus celle de Médina Baffé dans l’Arrondissement de Fongolimbi. La zone s’étend sur une superficie de 7.803,2 km2 et comprend 132 établissements humains (78 villages et 54 hameaux). Elle est limitée à l’Est par la République du Mali, à l’Ouest par l’arrondissement de Bandafassi, au Nord par les CR de Sadatou et de Bani Israël (département de Bakel) et au Sud par la République de Guinée Conakry. La région possède d’importantes ressources minières dont certaines sont en cours d’exploitation. Les travaux de prospections minières et de cartographie géologique effectués ont permis de mettre en évidence les différents indices de minerais métalliques et non métalliques suivants : Nickel, Platine, Chrome, Argent, Etain, Diamant, Cuivre, Uranium, Manganèse, Phosphates, Wolfram, Colombite, Tantale, Molybdénite, Argiles Industrielles, Barytine, Pierres Ornementales et les Matériaux de Construction. 5 La population de la zone d’exploitation aurifère est évaluée à 30.937 habitants (RGPH 2002) pour une superficie de 7803,2 km² ; soit une densité de 3,9 habitants au km² (très faible par rapport à la densité régionale qui est de 12 habitants au km² et la densité nationale 35 habitants au km²). Le relief de la zone, est constitué d’un paysage de plateaux et de collines qui commande la répartition des sols. La typologie des sols dans la zone fait ressortir : des sols ferrugineux tropicaux peu ou pas lessivés (les caractères pédologiques varient en fonction de la roche mère et des conditions topographiques), des sols argilo -sableux (aptes à la culture d’arachide, de mil, de maïs, de coton etc.), des sols argilo - latéritiques. La typologie des sols fait ressortir une prédominance des sols ferrugineux tropicaux peu ou pas lessivés dont les caractéristiques pédologiques varient en fonction de la roche mère et des conditions topographiques. Les terres cultivables de la zone subissent une forte dégradation liée d’une part au ravinement (conséquence de la dégradation du couvert végétal) et d’autre part à la faible perméabilité des sols qui favorise le ruissellement. Cette érosion hydrique se manifeste par un amoncellement des particules fertiles des sols dans les zones encaissées. Le principal cours d’eau est la Falémé qui est un affluent du fleuve Sénégal. Elle sert de source d’approvisionnement en eau d’un grand nombre de villages. La zone compte également de nombreux marigots et mares généralement saisonniers. Toute cette zone est aurifère et les populations s’adonnent à l’exploitation artisanale (orpaillage) Les eaux souterraines sont constituées des nappes alimentées par les eaux de ruissellement à travers les fissures des roches et leur captage n’est possible que par forage. Il est difficile de trouver l’eau potable car les nappes sont souvent polluées par la présence des minerais. Le déficit pluviométrique de ces dernières décennies et le caractère uploads/Geographie/ pf-ane-rapport-th-matique-r-gionale-plaidoyer-tambacounda.pdf

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