Edward T.Welch QUAND LES HOMMES ONT PLUS D'IMPORTANCE QUE DIEU Surmonter la pre
Edward T.Welch QUAND LES HOMMES ONT PLUS D'IMPORTANCE QUE DIEU Surmonter la pression exercee par les pairs, la dependance affective et la crainte des hommes. p 4 Édition originale en anglais: When People Are Big and God Is Small Overcoming Peer Pressure, Codependency, and the Fear of Man © 1997 par Edward T. Welch Traduction par Shirley Asselin Traduit et publié avec permission © 2011: Publications chrétiennes inc. 230, rue Lupien Trois-Rivières (Québec) G8T 6W4 CANADA Tous droits réservés Dépôt légal – 4e trimestre 2011 ISBN: 978-2-89082-143-9 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada p 5 À mes filles, Lindsay et Lisa [TOC] p 7 Table des matières Remerciements 1. Réservoirs affectifs percés Partie 1: Le pourquoi et le comment de notre crainte des autres 2. « Les gens vont me découvrir » 3. « Les gens vont me rejeter » 4. « Les autres vont me faire du mal » 5. « Le monde veut que je craigne les gens » Partie 2: Surmonter la crainte des autres 6. Apprendre la crainte du Seigneur 7. Croître dans la crainte du Seigneur 8. Vos besoins ressentis examinés à la lumière de la Bible 9. Connaître ses besoins réels 10. Prendre plaisir en ce Dieu qui nous remplit 11. Aimer ses ennemis et son prochain 12. Aimer ses frères et ses sœurs 13. « Crains Dieu et observe ses commandements » [REM] p 8 Remerciements Ce livre est le résultat d’un travail d’équipe. Je suis particulièrement reconnaissant envers le personnel et les enseignants de la fondation d’assistance et d’éducation chrétiennes (Christian Counseling and Educational Foundation ou CCEF) à Philadelphie, aux États-Unis. Je n’aurais pas pu écrire ce livre sans leur dévouement, leurs prières et leurs mises au point spirituelles. Le directeur, John Bettler, de même que le directeur des études, Paul Tripp, ont été particulièrement coopérants en m’accordant un congé, mais l’ensemble de la communauté de la CCEF a participé à la réalisation de cet ouvrage. David Powlison et Susan Lutz ont généreusement offert leur temps et leurs talents en révisant minutieusement les premières versions du livre. Leurs commentaires me furent précieux. Quelques amis, notamment Beth Noble et Julie Vickers, ont révisé quelques parties du livre, certaines de manière partielle, d’autres dans leur intégralité. Ces deux femmes, ainsi que d’autres amis, ont beaucoup apporté à l’élaboration de mes conceptions bibliques. Ma femme, Sheri, fut le catalyseur de métamorphoses dans ma vie. Je n’aurais jamais pu expérimenter une grande partie de ces vérités bibliques sans son amour et sa patience. De plus, tandis que je travaillais sur le manuscrit, elle fut toujours disposée à interrompre ses activités pour lire ou m’aider à travailler une partie. Elle apporta des suggestions qui contribuèrent à épurer la grammaire et les idées bibliques. Elle sut également quand il était temps de m’emmener à la plage. [CH1] p 9 CHAPITRE 1 Réservoirs affectifs percés « J’ai longtemps vécu sans avoir une très haute opinion de moi- même, commente William. Le seul moment où je me sentais à l’aise, c’était lorsque je portais des chaussures à 100 $ ou un pull à 60 $. Faute de quoi, je ne voulais pas aller à l’école. » Qui aurait cru que derrière cette façade dure, cette image « cool », se cachait un égo susceptible d’être froissé par une simple paire de chaussures bon marché ou un pull de marque anodine ? Dommage que certains de ses rivaux n’en aient rien su, ils auraient pu éviter quelques ecchymoses, marques de libéralité des poings de William. Ils ignoraient que William était un Samson des temps modernes: sa force lui venait de ses chaussures. Il suffisait de les lui voler pour vaincre l’homme. Bien entendu, le problème de William ne concernait pas vraiment ses chaussures, mais bien sa réputation. C’était ce que les autres pensaient de ses chaussures et donc de lui. Appelez cela comme vous le voulez: réputation, pression de groupe, conformisme, dépendance affective. William était bel et bien p 10 contrôlé par le qu’en-dira-t-on, ce qui ne le différenciait pas tellement de la plupart des gens. J’ai moi-même pris conscience de ce problème au cours de ma dernière année au lycée. J’avais toujours été plutôt timide et complexé, contrôlé par ce que mes camarades pensaient de moi (ou auraient pu penser), mais je n’y avais jamais accordé beaucoup d’intérêt jusqu’au jour de la remise des distinctions honorifiques. J’étais nominé pour une distinction et j’avais terriblement peur de la recevoir ! Plus de deux mille lycéens étaient réunis dans l’auditorium. Du fond de la salle, où j’aimais me tenir, j’avais l’impression qu’il y avait deux ou trois kilomètres jusqu’à l’estrade. La seule chose que j’avais en tête était ce que mes camarades penseraient de moi tandis que je me dirigerais vers l’avant de la salle. Aurais-je une démarche bizarre ? Manquerais-je de trébucher en montant les marches ? Quelqu’un (je priais pour que ce ne soit pas une fille à mon goût) allait-il me considérer comme un bon à rien ? Et que dire des autres nominés ou de ceux qui pensaient mériter la distinction ? Comment me jugeraient-ils si je recevais cette distinction honorifique ? Quel genre de discours pourrais-je prononcer en guise de remerciement ? Dieu, je t’en prie, fais en sorte que je ne reçoive pas cette distinction ! Telle fut ma prière. Après avoir remis d’autres distinctions moins importantes, le directeur adjoint est monté sur l’estrade pour annoncer le gagnant. Au préalable, il a présenté un bref aperçu biographique plutôt mystérieux. Sa description ne me ressemblait pas exactement, mais elle était assez générale pour convenir à ma personne. J’ai commencé à transpirer, mais je n’ai pas bougé de peur que l’on ne perçoive mon air intrigué. Finalement, l’annonce arriva: « Et le gagnant est… Rick Wilson ! » p 11 Rick Wilson ! Je n’en croyais pas mes oreilles ! Lui ! Personne n’était même au courant qu’il était sur la liste des nominés ! Imaginez ma réaction. Soulagement ? Jamais de la vie. Je me sentais comme un moins que rien. Qu’est-ce que les gens allaient penser de moi maintenant ? Ils savaient que j’étais sur la liste des gagnants potentiels, et quelqu’un d’autre avait été choisi. Quel perdant je faisais ! Mon esprit n’a pas tardé à se mettre en mode « justification ». Il aurait suffi que je fasse un peu d’effort pour gagner. J’en avais certainement la capacité, je n’avais tout simplement pas envie de gagner. Il me faut un peu plus de temps que les autres pour décoller; une fois à l’université, je leur montrerai bien de quoi je suis capable. J’avais honte de retourner en classe. Pitoyable, n’est-ce pas ? Plus tard, ce jour-là, je me suis remémoré l’événement. Quel beau gâchis ! Je me conduis comme un enfant effrayé. Je me laisse tellement contrôler par ce que les autres pensent ou pourraient penser de moi. Or, ce fut à peu près tout. J’ignorais vers où me tourner à partir de là. Je ne possédais pas suffisamment de ressources bibliques pour remédier à ce que je venais de découvrir à mon sujet. Pour autant que je sache, il n’y avait aucune issue à mon dilemme. Voilà en quoi consistait ma vie. Le manque d’assurance personnelle, le fait d’être contrôlé par l’opinion des autres, quel que soit le nom attribué à cette condition, on peut seulement la gérer, on ne peut en guérir. Mes réussites futures pourraient éventuellement s’avérer utiles. Ou (ce que je croyais plutôt intelligent) je pourrais sans doute enjoliver l’une des excuses qui avaient traversé mon esprit plus tôt dans la journée: j’étais capable de bien travailler, mais incapable de me dévouer totalement à une tâche particulière. Aussi, quand je ne réussissais pas bien et que mon estime personnelle était au plus bas, je rationalisais en prétextant que j’aurais pu faire mieux si j’avais travaillé plus dur. p 12 Ainsi, je pouvais me dire que j’étais acceptable, pour peu que mon opinion vaille quelque chose. Je n’avais certes pas de réponses, mais les événements de la journée m’avaient forcément poussé à réfléchir. Du moins, ils m’avaient réveillé. À l’université, j’ai bien essayé de combattre ce monstre avec quelques réussites partielles dans les études et dans le sport. Je justifiais toujours mes échecs en me disant que « j’aurais pu mieux faire si j’avais fourni plus d’efforts »; or cette chose était toujours présente. J’étais chrétien, mais le combat n’était pas pour autant facilité. Je la ressentais toujours. Chaque rejet, chaque échec perçu, chaque personne dont j’aurais aimé être remarqué et qui ne faisait aucun cas de moi me rappelaient toujours le garçon que j’avais été au lycée, assis à l’arrière de l’auditorium. [CH1.1] Approuvé en Christ Quelques changements ont eu lieu au cours de ma première année à l’institut biblique. Je dirigeais alors une étude biblique basée sur l’épître aux Romains. J’avais déjà étudié le thème de la justification par la foi, abordé dans Romains, mais il me semblait désormais plus pertinent que jamais parce que uploads/Litterature/ edward-t.pdf
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- Publié le Fev 08, 2021
- Catégorie Literature / Litté...
- Langue French
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