1 SOCIÉTÉ d’HISTOIRE NATURELLE DE LA MOSELLE FONDÉE EN 1835 SIÈGE : COMPLEXE MU
1 SOCIÉTÉ d’HISTOIRE NATURELLE DE LA MOSELLE FONDÉE EN 1835 SIÈGE : COMPLEXE MUNICIPAL DU SABLON 48, RUE SAINT BERNARD 57000 METZ CCP 1.045.03A STRASBOURG https://shnm.fr FEUILLET de LIAISON n° 695 décembre 2021 Réunion mensuelle : jeudi 16 décembre 2021 Soirée mensuelle avec plusieurs petites présentations (notamment une revue de presse naturaliste par H. Brulé) et examens d’objets divers. Les membres qui souhaitent présenter quelque chose peuvent encore se manifester. La soirée débutera à 20h30 mais la salle sera ouverte dès 19h30. Annonces : La SHNM est une association d’intérêt général. L’administration fiscale a confirmé, le 16 octobre 2017, sa capacité à recevoir des dons et à émettre des reçus fiscaux. Ainsi, si vous faites un don à la SHNM, 66 % du montant versé sera déductible de vos impôts (dans la limite de 20 % du revenu imposable). Notre trésorier vous fera parvenir alors le reçu fiscal CERFA n° 11580*03. Appel à manuscrits : le bureau a décidé, lors de sa réunion du jeudi 25 novembre dernier, de lancer le processus en vue de l’édition du 55e cahier des « Bulletins de la SHNM ». La date limite de dépôt des manuscrits est fixée au 31 mai 2022 (aucune rallonge ne sera acceptée). L’impression est prévue pour septembre-octobre 2022. Vous pouvez d’ores et déjà envoyer vos manuscrits à l’un des membres du comité de lecture (composé de H. Brulé, B. Feuga, Y. Gérard, V. Gueydan, B. Hamon, J. Meguin). Ils devront respecter scrupuleusement les instructions aux auteurs (disponibles à la fin du cahier 53, ou téléchargeables depuis notre site internet). Vous recevrez une réponse rapidement. Appel à communications : les membres sont invités à présenter des communications (pas forcément longues) en vue d’animer nos soirées. Il n’y a pas assez de conférenciers extérieurs pour remplir le planning ! Vous pouvez aussi transmettre cette proposition à vos proches qui ne sont pas membres mais auraient des choses à raconter. &&&&& 2 Compte rendu de la séance du Jeudi 21 octobre 2021, par B. Feuga (relu par G. Trichies) Membres présents : Mmes et MM., He. BRULÉ, Hu. BRULÉ, M. DURAND, An. FEUGA, B. FEUGA, V. GUEYDAN, T. HIRTZMANN, M. LEJARLE, J. MEGUIN, J.-L. OSWALD, C. PAUTROT, N. PAX, C. PRAUD, M. RENNER, Y. ROBET, D. TRICHIES, G. TRICHIES. Membres excusés : Mmes et MM., C. CUNIN, M.-B. DILIGENT, N. DILIGENT, Au. FEUGA, C. KELLER-DIDIER, J.-P. JOLAS, J.-Y. PICARD, G. ROLLET. Invité : Mme et MM., A. GROBELNY, D. JONVAUX, M.-O. ULRICH. -°-°-°-°- Petites annonces C. Pautrot présente les excuses de G. Rollet et de Nicole et Marie-Bernard Diligent qui ne peuvent assister à la réunion. G. Trichies fait de même pour J.-Y. Picard et H. Brulé pour Colette Keller-Didier et J.-P. Jolas, pris par l’AG des anciens de la faculté de Pharmacie de Nancy. Le président He. Brulé prend ensuite la parole pour diverses informations : • Tout d’abord le décès, le 17 septembre, de son père André Brulé, doyen d’ancienneté de la SHNM, dont il était devenu membre en 1955 à l’instigation d’André Bellard. A. Brulé est l’auteur de trois articles sur la préhistoire parus dans le bulletin de notre société. Cette dernière était représentée par plusieurs personnes à ses obsèques. • La SHNM, en la personne de He. Brulé et B. Feuga, a tenu un stand le 25 septembre aux Récollets à la fête de l’écologie organisée par Lorraine Nature Environnement. Divers contacts ont été pris à cette occasion, et le maire de Metz en personne a visité le stand où il s’est fait photographier. M. Lejarle signale avoir rencontré des gens de la médiathèque de Metz avec lesquels elle a évoqué des actions communes possibles avec la SHNM. • HB signale ensuite différents livres : -Une souscription pour un ouvrage sur les ronces du Nord-Est de la France, qui est édité par la Sté Botanique de Franche-Comté [NDLR : édition limitée : il n’en sera pas imprimé plus que le nombre d’exemplaires souscrits. Commander avant fin décembre]. -Un beau livre que lui a offert notre collègue Jacques Lagabrielle : Lichens foliacés de France, édité en 2021 par la Société mycologique, botanique et lichénologique d’Auvergne. Il contient des clés de détermination pour toutes les espèces foliacées, et des illustrations pour 80% environ d’entre elles. -L’adieu aux insectes ? Pourquoi ils disparaissent (1) acheté par HB en librairie, qui détaille de manière scientifique les causes de la disparition mondiale des insectes avec de belles illustrations concernant tous les continents. • HB rend ensuite compte de la rencontre qui a eu lieu le matin même entre C. Pautrot et lui- même avec M. Philippe Brunella, directeur du musée de la Cour d’Or et deux de ses adjointes (Anne ADRIAN et Maëlys SINNIG). Le musée a décidé de créer un Pavillon de la biodiversité pour illustrer, au moyen d’une scénographie moderne, les richesses naturelles de notre région et les menaces globales sur cette diversité. Une salle de 300 m2 y sera consacrée et l’on puisera dans les collections naturalistes, riches de plus de 20 000 « œuvres ». La SHNM sera intégrée au conseil scientifique. 1 de V. Albouy, D. Richard & P.-O. Maquart, paru en 2020 aux Editions Ulmer (Paris), 192 pp. 3 • C. Pautrot a apporté un bulletin de Mémoires de l’Académie Nationale de Metz de 2020 (CCIe année, série VII, Tome XXXIII), qui comporte notamment un article de lui : « Argile et céramique, géologie et techniques des origines au XIXe siècle ». Soirée mycologie H. Brulé cède ensuite la parole à Albert Grobelny qui, en prélude à l’exposé qui va suivre de G. Trichies sur les mycènes, présente douze spécimens rapportés à ce genre de champignons qu’il a récoltés dans l’après-midi (G. Trichies précise qu’il existe environ 170 espèces de mycènes en France, dont près de la moitié sont présentes dans notre région). Les mycènes arrivent très tôt en saison (dès le mois d’avril, et même pendant la période hivernale si le temps est clément). Ce sont généralement de petites espèces grêles et peu charnues, et beaucoup d’entre elles se dessèchent très vite (on dit qu’elles sont hygrophanes, c’est-à-dire qu’elles changent d’aspect avec les variations de l’humidité ambiante qui modifie l’hydratation des tissus). C’est pourquoi il est recommandé de les décrire ou les prendre éventuellement en photo dès la récolte. Les mycènes peuvent avoir des odeurs très variées. Selon A. Grobelny, environ 50 espèces peuvent être identifiées sur le terrain mais G. Trichies tempère cet optimisme excessif : d’après sa propre expérience, seules 15 à 20 d’entre elles peuvent être identifiées avec une raisonnable certitude grâce à leurs seuls caractères macromorphologiques et organoleptiques. Quoi qu’il en soit, le dernier mot dans ce domaine revient au « juge de paix », à savoir l’indispensable microscope. Les récoltes présentées par A. Grobelny se rapportent aux espèces suivantes : • Mycena inclinata : lignicole ; odeur de bougie qu’on vient d’éteindre ; couleur changeante. Pousse en automne, en grosses touffes, surtout sous Quercus sp. • Mycena leptocephala : pousse sous les épicéas et sous divers feuillus ; couleur grise, odeur d’eau de Javel. • Mycena rosea : basidiome robuste, lames roses, odeur de rave. Toxique. • Mycena diosma : odeur de tabac froid puis raphanoïde (inde nomen). Change de couleur (noirâtre au départ, puis s’éclaircit en séchant). Sosie de M. pura. • Mycena pelianthina : également très voisin de Mycena pura, mais avec l’arête des lamelles pourpre foncé. • Mycena haematopus : latex rouge vineux, lignicole. • Mycena galericulata (mycène en casque) : a tendance à rosir en vieillissant. • Mycena vitilis (à ne pas confondre avec Mycena filopes) : présente toute la saison. Émet un petit bruit sec caractéristique quand on casse son pied. • Mycena flavescens : blanc au départ, devient jaunâtre. Odeur de rave. Sur feuilles mortes. • Mycena crocata : produit un latex. Couleur safran. Inféodé au hêtre. Rarement en touffe. • Mycena polygramma : pied strié de haut en bas. Il existe une forme blanche de cette espèce. • Mycena metata : petite espèce, qui colonise la litière de feuillus et de résineux. C’est ensuite Gérard Trichies qui prend la parole, pour un exposé intitulé : « Le genre Mycena en Lorraine… et à Neufchef ! » Le genre Mycena est très présent en Lorraine mais, comme tous les champignons, les mycènes y sont maltraitées, piétinées et même « tchernobylisées » (plus que les autres organismes vivants, les champignons ont le pouvoir d’absorber les métaux lourds et les substances radioactives comme l’ont montré les effets de l’accident de la centrale ukrainienne en 1986). G. Trichies prévient l’assistance que, vu tout ce qu’il a préparé, il n’aura peut-être pas le temps de terminer ce soir et qu’il faudra, dans ce cas, prévoir une rallonge lors d’une autre réunion. 4 1. Pour introduire son exposé, il rappelle quelques éléments caractérisant les champignons en général. Ceux-ci ne sont ni des plantes, ni des animaux. Ils constituent à eux seuls un règne spécifique : celui des Fungi. Contrairement aux plantes, ils ne sont pas autotrophes par rapport au uploads/Litterature/ shnm-fl-695-converti-copie.pdf
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- Publié le Aoû 08, 2022
- Catégorie Literature / Litté...
- Langue French
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