CHAPITRE I : QU'EST-CE-QUE LA SOCIOLOGIE ? INTRODUCTION – THEME D’ETUDE : UNE A
CHAPITRE I : QU'EST-CE-QUE LA SOCIOLOGIE ? INTRODUCTION – THEME D’ETUDE : UNE ANALYSE SOCIOLOGIQUE DE L’OBESITE EST ELLE POSSIBLE ? Ce thème s’inscrit dans la continuité du projet alimentation et développement durable engagé en seconde eten complémentr du cours de SVT ; Document 1 : http://www.curiosphere.tv/video-documentaire/5-vie-scolaire/106668-reportage-lobesite%C2%A0-un-vrai- probleme-de-sante-publique Questions : 1. Quel est le vocabulaire utilisé pour parler de l’obésité, que traduit-il ? 2. Quelles sont les déterminants de l’obésité présentés dans ce reportage , que pouvez vous en conclure ? SECTION I - ESSAI DE DEFINITION DE LA SOCIOLOGIE. I - LA SOCIOLOGIE, UN CHAMP D’ETUDE VASTE ET MAL DEFINI . Constat : • selon R.Aron , les sociologues ne sont d’accord que sur un point : la difficulté de définir la sociologie . • la sociologie traite d’éléments , de domaines très disparates , ce qui donne l’impression d’une absence de cohérence scientifique . Conséquences : La sociologie ne paraît pas avoir de champ d’études propre . Elle subit la concurrence d’autres sciences paraissant plus à même d’étudier les domaines sur lesquels elle se penche . Ainsi , par exemple : o le travail semble relever de l’économie o le suicide de la psychologie o l’évolution des manières de vivre de l’histoire II - DES DEFINITIONS CONCURRENTES. Alors qu’un accord majoritaire s’opère sur la définition de l’économie , au contraire les traditions sociologiques opposent au moins deux grandes conceptions , comme le montre les définitions comparées de Pareto et Duesenberry : - celle de Pareto qui oppose l’économie à la sociologie : o l’économie serait la science des actions logiques , c’est-à-dire des actions rationnelles : les individus agissent après avoir opéré un calcul coût–bénéfice ; ils n’entament cette action que si elle est profitable pour eux . L’individu de référence sur lequel sont construits les modèles économiques est l’H om o Oe co no mi cu s ( ou HO) c’est à dire un individu qui est : + naturellement égoiste c‘est à dire qui vise à satisfaire ses besoins matérielles même si ses actions doivent se faire au détriment des autres + naturellement rationnel c’est à dire qui définit des objectifs et qui se donnent les moyens de les atteindre en opérant une analyse coût bénéfice qui minimisent les efforts et maximisent les satisfactions. o la sociologie serait la science des actions non logiques , c’est-à-dire des actions individuelles qui apparaissent comme irrationnelles car les déterminants de l’action ne sont pas , a priori , compréhensibles . - celle explicitée par l’économiste Duesenberry : o l’économie est la science qui étudie la manière dont l’individu agit et cherche à atteindre ses objectifs o la sociologie est la discipline qui étudie les déterminismes sociaux qui influencent les actions individuelles : définition qui paraît correspondre à la démarche mise en œuvre par Durkheim . - ces deux définitions paraissent présenter des démarches antinomiques : o pour Pareto , l’individu , même s’il agit pour des raisons non logiques , agit : c’est un homo sociologicus actif (HSA) o pour Durkheim , l’individu n’ a aucune marge de manœuvre , il est déterminé par ses caractéristiques sociales : c’est un homo sociologicus passif (HSP). 1 SECTION II - LES GRANDS COURANTS SOCIOLOGIQUES . I – LES PREMIERS SOCIOLOGUES A -DURKHEIM : LA SOCIOLOGIE DU FAIT SOCIAL . Présentation de la démarche de Durkheim : Le fondement de l’analyse de Durkheim est l’étude du fait social - pour Durkheim , un fait social « se définit comme « les manières d’agir , de penser , de sentir qui présentent cette remarquable propriété qu’elles existent en dehors des consciences individuelles . Non seulement , ces types de conduite ou de pensée sont extérieurs à l’individu , mais ils sont doués d’une puissance impérative et coercitive » . - Cette définition conduit à opérer les remarques suivantes : Durkheim veut limiter son analyse aux faits qui relèvent du domaine de la sociologie . T out fait de société n’est pas un phénomène social : pour qu’il en soit un, il faut mettre en évidence des déterminismes sociaux, c'est-à-dire révéler l’influence de la société sur le fait étudié. il veut spécifier le champ d’études de la sociologie en le différenciant des autres disciplines qui s’intéressent aux mêmes domaines : + le fait social diffère du fait biologique : s’alimenter est un fait biologique ; la manière de s’alimenter un fait social + le fait social diffère du fait psychologique , puisqu’il est extérieur à l’individu cette définition met bien en évidence les caractéristiques du fait social : + les contraintes imposées par la société ou le groupe social influencent voir déterminent les comportements des individus + ces contraintes n’apparaissent pas en tant que telles à l’individu ; il a l’impression d’être libre . Car l’individu a intériorisé les normes et les modèles de comportement définis par la société : c’est le rôle de la socialisation ( cf. chapitre ultérieur ). - La démarche sociologique de Durkheim résulte alors de sa conception du fait social : L’analyse des opinions des individus ne permet pas de connaître les vrais déterminants de leurs actions : • les individus n’étant capables d’exprimer que des prénotions reflétant les croyances de la société, leurs réponses ne permettent pas aux sociologues de comprendre les véritables raisons qui ont guidé leur comportement , par contre elles sont utiles au sociologue pour démontrer l’intérêt d’une analyse sociologique qui dévoile les véritables déterminants des actions . • puisqu’ils ne connaissent pas les véritables raisons motivant leurs actes, les individus ont l’impression d’être libres, seulement influencés par des caractéristiques individuelles et naturelles, • comme ils ne sont pas conscients des contraintes sociales : les individus sont donc pour Durkheim des HSP il faut développer une méthode objectiviste, neutre : comme l’écrit Durkheim , « il faut étudier les faits sociaux comme des choses » . Il faut donc accumuler des données chiffrées, des statistiques qui mettent en évidence les faits et les contraintes sociales pesant sur les individus. Il faut alors opérer une démarche holiste : c'est-à-dire rechercher au niveau de la société les déterminants (normes, modèles de comportements) qui préexistent aux individus et qui s’imposent à eux Le sociologue après avoir analysé les données statistiques peut révéler les véritables raisons expliquant le comportement des individus et donc proposer des solutions aux maux auxquelles la société est confrontée . Exemple de compréhension permet de maîtriser la démarche de Durkheim : l’étude de l’obésité relève-elle d’une analyse sociologique ? 2 Introduction : Document 2 : A : L'obésité est un "état caractérisé par un excès de masse adipeuse répartie de façon généralisée dans les diverses zones grasses de l'organisme". Définition extraite du Dictionnaire de Médecine Flammarion. Le plus souvent, l'obésité est appréciée par le poids mais il faut noter qu'il n'y a pas de stricte équivalence entre poids et obésité puisque dans le poids interviennent, outre la masse grasse, le tissu osseux, l'eau et le muscle. L'obésité est devenue la première maladie non infectieuse de l'Histoire . C'est une véritable épidémie qui frappe aussi bien les pays industrialisés que les pays en voie de développement. L'Organisation Mondiale de la Santé place actuellement sa prévention et sa prise en charge comme une priorité dans le domaine de la pathologie nutritionnelle. Les causes de l'obésité 1 / les facteurs génétiques : ils ont un rôle indéniable mais ne sont pas les seuls responsables Un petit nombre de gènes aurait un impact important sur la corpulence et le pourcentage ou la distribution régionale de la masse grasse. Les enfants en surpoids âgés d'un dizaine d'années ayant au moins un parent obèse ont un risque de 80 % de devenir obèses à l'âge adulte contre 10 % de risque si les deux parents sont maigres. 2 / les facteurs endocrinologiques : dérèglements hormonaux, glandulaires 3 / les facteurs environnementaux et les modifications comportementales • la malbouffe avec une alimentation trop riche (nourriture à haute teneur en graisses). Les populations occidentales ont tendance à consommer moins de calories et moins de graisses qu'en 1960 alors qu'elles grossissent régulièrement. Cela s'explique par un changement du style de vie qui devient de plus en plus sédentaire. • manque d'activité physique : il existe un réel déséquilibre entre l'alimentation ingurgitée et celle dépensée. Les traitements de l'obésité : 1 / Régime associé à une activité physique 2 / Traitement médicamenteux 3 / La chirurgie esthétique 4/ Les procédés chirurgicaux qui sont souvent indiqués dans les cas d'obésité morbide. Source : http://www.caducee.net/dossierspecialises/genetique/obesite.asp#causes B : Source : T de Saint-Pol , L'obésité en France : les écarts entre catégories sociales s'accroissent , N° 1123 - FÉVRIER 2007 , INSEE Première Questions : 1. Expliquez la phrase soulignée , de quelle science relève l’étude de l’obésité ? 2. Après avoir défini l’IMC, indiquez pourquoi l’IMC est un meilleur indicateur de la corpulence que le poids . 3. Pourquoi peut-on dire que l’IMC est un indicateur neutre et d’ordre biologique et non pas un indicateur subjectif et d’ordre sociologique ? uploads/Philosophie/ chapitre-intro-premiere-2009-2010.pdf
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- Publié le Apv 24, 2022
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