RESEAU LIBRE SAVOIR : DONNEUR UNIVERSEL DOCUMENT CONFECTIONNE PAR MONSIEUR NDOU

RESEAU LIBRE SAVOIR : DONNEUR UNIVERSEL DOCUMENT CONFECTIONNE PAR MONSIEUR NDOUR TEL : 77-621-80-97 METHODOLOGIE DE L’EXPLICATION DE TEXTE PHILOSOPHIQUE L’explication de texte philosophique comprend trois parties : une introduction, un développement et une conclusion. INTRODUCTION Présentation du texte : De qui est le texte ? De quel ouvrage est-il tiré ? De quoi traite celui-ci ? Sont les questions principales auxquelles vous devez répondre en premier lieu. Ex : Le texte que nous nous proposons d’étudier est extrait du Phédon de Platon, dans lequel l’auteur démontre et dénonce la servitude de l’homme vis-à-vis de son corps Etablissement de la problématique : A présent vous devez expliquer l’intérêt original du texte lui-même, c’est-à-dire en quoi il répond à un problème déterminé. Ex : Cependant à travers ce passage, c’est en fait le problème de la difficulté de l’âme d’accéder au vrai ou à l’Etre, et, éventuellement, le moyen d’y échapper qui est posé. Annonce du développement Evidemment vous n’avez pas besoin ici d’annoncer rigoureusement le plan de la première partie de votre développement puisque vous aller tout bonnement suivre celui de l’auteur. Cependant, cela ne nous dispense pas de faire une phrase de transition, qui annonce le passage à cette première partie, et surtout d’annoncer le problème que vous allez étudier dans la première partie. Ex : C’est ce que nous allons tenter de comprendre à travers l’analyse de ce texte que nous chercherons par la suite à interroger sur ses origines, son contenu et sa portée. DEVELOPPEMENT : PARTIE I Repérer la structure du texte Votre plan doit suivre précisément celui de l’auteur étudié. Vous devez donc opérer un découpage soigneux du texte, en vous aidant de tous les mots de liaisons, et particulièrement de ceux qui pourraient témoigner d’une rupture avec ce qui a été dit précédemment : Mais, cependant, pourtant, néanmoins, par contre etc.… Le passage que vous avez à souligner possède un commencement, une construction et une fin dont vous devez témoigner dans votre devoir. Il réclame à ce titre une attitude comparable à celle du biologiste qui s’apprête à disséquer un organisme pour en rechercher les principaux éléments ainsi que leurs rapports. Procéder à son étude ordonnée Une fois ce repérage effectué, vous pouvez commencer à vous atteler à l’étude proprement dite du texte. Mais attention, dégager l’intérêt philosophique du texte, ce n’est ni le résumer, ni le paraphraser, ni étaler tout ce que vous savez sur la vie ou sur la doctrine de son auteur. Vous devez étudier le texte pour ce qu’il vous livre de lui-même, en lui collant au plus près, et en gardant toujours à l’esprit qu’il désire résoudre un problème philosophique précis. Quel est ce problème et comment le texte y répond-il ? Sont les deux questions auxquelles vous devez impérativement avoir répondu avant de procéder à une analyse détaillée. Cette étude revient à repérer chaque unité de sens que l’on a précédemment isolée. Vous devez rendre pleinement le sens du texte, en expliquant les concepts utilisés, en développent les idées essentielles de l’auteur, aussi bien exprimées qu’implicites, et en vous gardant de toute interprétation personnelle. Le texte que vous avez à étudier n’est ni une poésie, ni un roman, et votre subjectivité doit être exclue de votre travail. De même, ne cherchez pas à éclairer la pensée de l’auteur concerné par d’autres philosophes : le texte doit se comprendre par lui-même, car il se suffit à lui-même. DEVELOPPEMENT : PARTIE II Dégagez l’intérêt philosophique : Le texte que vous venez de disséquer comporte un intérêt essentiel. A vous de vous en emparer (mais justifiez le) afin de le développer sur le mode d’une mini-dissertation, n’hésitez pas à critiquer le passage qui se trouve sous vos yeux, sans pour autant affirmer qu’il est tout à fait débile. Aidez-vous pour cela des auteurs qui ont émis un avis contraire au sien sans pour autant les caricaturer ou les parodier. C’est votre avis qui compte, et Descartes ou Platon ne sont que des outils à votre disposition pour faire valoir votre position. Le piège à éviter absolument est donc de faire un devoir sur le thème : « Rousseau a dit ceci, Hobbes cela et Kant autre chose », car votre professeur le sait encore mieux que vous. Ce qui l’intéresse, ce n’est donc pas uniquement votre culture, mais la manière dont vous savez l’utiliser, pour étoffer votre conviction propre. NB : Il se peut que vous soyez d’accord avec l’auteur du texte : ne paniquez pas. 1-) Mettez au contraire en valeur son judicieux raisonnement, rn démontrant que tous ses adversaires ont de faux arguments (sans pour autant les dévaloriser). 2-) Etayez son raisonnement par d’autres démonstrations philosophiques, qui partagent son point de vue CONCLUSION A présent, vous devez rappeler la question fondamentale du texte, c’est-à-dire sa problématique. Ceci fait, vous pouvez récapituler : 1-) Les étapes décisives du raisonnement de l’auteur et sa conclusion. 2-) Le thème essentiel qui, d’après vous, s’en dégage. 3-) Les critiques ou objections que vous avez pu formuler à l’encontre du texte ou, au contraire, l’affinement de cette pertinente théorie. 4-) Les propositions de remplacement ou la confirmation des thèses du texte que vous avez énoncées, à l’aide d’auteurs qui abondent dans votre sens. SUPPORTS : TEXTES DOMAINE 1 : SERIE DE TEXTES PHILOSOPHIQUES TEXTE N° 1 Socrate n’enseigne pas, car il ne sait pas. Il ne possède pas la vérité. Celle-ci n’entend pas un savoir transmissible ; mais il démolit les fausses certitudes, de qui croit savoir et la rend ainsi disponible à la recherche, le questionnement, la réflexion. Mais c’est aussi le priver en quelque sorte des bénéfices secondaires de sa maladie ignorante d’elle-même, la tranquille souffrance de qui croit savoir, le conformisme secourable. Le conformisme ne cherche plus car il croit savoir ce qu’il en est et ce qu’il faut. Seul celui qui sait ne pas savoir sait. Vladimir GRIGORIEF, Philo de base ………………………………………………………………………………………………………. TEXTE N° 2 Le mot grec « Philosophe » désigne celui qui aime le savoir, par différence avec celui qui, possédant le savoir, se nomme savant. Ce sens persiste encore aujourd’hui ; l’essence de la philosophie, c’est la recherche de la vérité non sa possession, même si elle se trahit elle-même, comme il arrive souvent jusqu’ à dégénérer en dogmatisme, en un savoir mis en formule, définitif, complet, transmissible par l’enseignement. Faire de la philosophie c’est être en route, les questions en philosophie sont plus essentielles que les réponses, et chaque réponse devient une nouvelle question. Karl JASPERS, Introduction à la philosophie ………………………………………………………………………………………………………. TEXTE N° 3 La valeur de la philosophie doit être cherchée pour une bonne part dans son incertitude même. Celui qui n’a aucune teinture de philosophie traverse l’existence, emprisonné dans les préjugés qui lui viennent du sens commun, des croyances habituelles à son temps et son pays et des convictions qui se sont développées en lui sans la coopération ni le consentement de sa raison. Pour un tel individu, le monde est sujet à paraitre précis, fini, évident, les objets habituels ne lui posent aucune question et les possibilités non familières sont dédaigneusement rejetées. Dès que nous commençons à philosopher, au contraire, nous trouvons que même les choses les plus ordinaires de la vie quotidienne conduisent à des problèmes auxquels nous ne pouvons que donner des réponses très incomplètes. La philosophie, bien qu’elle ne soit en mesure de nous dire avec certitude quelle est la vraie réponse aux doutes qu’elle élève, peut néanmoins suggérer diverses possibilités qui élargissent le champ de nos pensées et les délivre de la tyrannie de la coutume. Tout en diminuant notre certitude à l’égard de ce que sont les choses, elle augmente beaucoup notre connaissance à l’égard de ce qu’elles peuvent être : elle repousse le dogmatisme quelque peu arrogant de ceux qui n’ont jamais pénétré dans la région du doute libérateur et garde vivace notre sens de l’étonnement en nous montrant des choses familières sous un aspect non familier. Bertrand RUSSEL Problème de la philosophie TEXTE N° 4 C’est, en effet, l’étonnement qui poussa, comme aujourd’hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. Au début, leur étonnement porta sur les difficultés qui se présentaient les premières à l’esprit ; puis, s’avançant ainsi peu à peu, ils étendirent leur exploration à des problèmes plus importants, tels que les phénomènes de la Lune, ceux du soleil et des Etoiles, enfin la genèse de l’Univers. Or apercevoir une difficulté et s’étonner, c’est reconnaitre sa propre ignorance ‘c’est pourquoi même l’amour des mythes est, en quelque manière amour de la sagesse, car le mythe est un assemblage de merveilleux). Ainsi donc, si ce fut bien pour échapper à l’ignorance que les premiers philosophes se livrèrent à la philosophie, c’est qu’évidemment ils poursuivaient le savoir en vue de la seule connaissance et non pour une fin utilitaire. Et ce qui s’est passé en réalité en fournit la preuve : presque toutes les nécessités de la vie, et les choses qui intéressent son bien-être et son agrément avaient reçu satisfaction quand on commença à rechercher une uploads/Philosophie/ commentaire-philosophie.pdf

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