1 LACAN L’ étourdit 14-07-1972 2 Ce document de travail a pour sources principa
1 LACAN L’ étourdit 14-07-1972 2 Ce document de travail a pour sources principales : - L’étourdit, sur le site de l’E.L.P. - L’étourdit, sur le site de Patrick VALAS (1ère partie). - L’étourdit, (Lecture…) de Christian FIERENS. Ce texte nécessite l’installation d’une police de caractères spécifique, dite « Lacan », disponible ici : http://fr.ffonts.net/LACAN.font.download (placer le fichier Lacan.ttf dans le répertoire c:\windows\fonts) Les références bibliographiques privilégient les éditions les plus récentes. Les schémas sont refaits. N.B. - Ce qui s’inscrit entre crochets droits [ ] n’est pas de Jacques LACAN. - Les pages de l’édition Scilicet n° 4 (pp. 5-52) sont indiquées en bleu, en gras et entre crochets : [5] (haut de la page 5) [05] [06] [07] [08] [09] [10] [11] [12] [13] [14] [15] [16] [17] [18] [19] [20] [21] [22] [23] [24] [25] [26] [27] [28] [29] [30] [31] [32] [33] [34] [35] [36] [37] [38] [39] [40] [41] [42] [43] [44] [45] [46] [47] [48] [49] [50] [51] [52] Moebius_stip(video).flv 3 ; ! . ! : § / § 4 [05] En contribuant au 50 ème anniversaire de l’hôpital Henri-Rousselle pour la faveur que les miens et moi y avons reçue dans un travail dont j’indiquerai ce qu’il savait faire, soit passer la présentation 1, je rends hommage au Dr DAUMÉZON qui me l’a permis. Ce qui suit ne préjuge - selon ma coutume - rien de l’intérêt qu’y prendra son adresse : mon dire à Sainte-Anne fut vacuole - tout comme Henri-Rousselle et - l’imagine-t-on ? - depuis presque le même temps - y gardant en tout état de cause le prix de cette lettre que je dis parvenir toujours où elle doit [cf. « Écrits » p. 11]. Je pars de miettes, certes pas philosophiques [Cf. Kierkegaard], puisque c’est de mon séminaire de cette année (à Paris I [Panthéon-Sorbonne]) qu’elles font relief [Séminaire 1971-72 : « …Ou pire »]. J’y ai inscrit à deux reprises au tableau… une troisième à Milan où itinérant, j’en avais fait banderole pour un flash sur Le discours psychanalytique …ces deux phrases [les « miettes »] : – « Qu’on dise reste oublié derrière ce qui se dit dans ce qui s’entend. » – « Cet énoncé qui paraît d’assertion, pour se produire dans une forme universelle, est de fait modal 2, existentiel comme tel : le subjonctif dont se module son sujet, en témoignant. » Si le « bienvenu » - qui de mon auditoire me répond assez pour que le terme de « séminaire » ne soit pas trop indigne de ce que j’y porte de parole - ne m’avait, de ces phrases, détourné, j’eusse voulu de leur rapport de signification démontrer le sens qu’elles prennent du discours psychanalytique [discours A : a→S→/S1◊ S2]. L’opposition qu’ici j’évoque [signification-sens] devant être plus loin accentuée. Je rappelle que c’est de la logique que ce discours [psychanalytique] touche au réel à le rencontrer comme impossible, [la logique pose que du faux peut résulter le vrai (stoïciens). Ici que de l’impossible [a◊S : butée du discours M], puisse résulter une vérité sur S1→S2 : a↓◊ S ] en quoi c’est ce discours [06] qui la porte à sa puissance dernière [ronde des discours] : science - ai-je dit - du réel [« le réel c’est l’impossible »]. [Le discours analytique, par son absence de stabilité, provoque « la ronde des discours », → lui seul permet de montrer le « mur de l’impossible » sous ses quatre formes : Inconsistance (H), incomplétude (M), indémontrable (U), indécidable (A).] Qu’ici me pardonnent ceux qui d’y être intéressés, ne le savent pas. Les ménagerais-je encore, qu’ils l’apprendraient bientôt des événements. La signification, d’être grammaticale, entérine d’abord que la seconde phrase porte sur la première, à en faire son sujet sous forme d’un particulier. Elle dit : « cet énoncé », puis qualifie celui-ci de l’« assertif » de se poser comme vrai, l’en confirmant d’être sous forme de proposition dite universelle en logique : c’est en tout cas que le dire reste oublié derrière le dit. Mais d’antithèse - soit du même plan - en un second temps elle en dénonce le semblant : à l’affirmer du fait que son sujet soit modal, et à le prouver de ce qu’il se module grammaticalement comme : « qu’on dise… ». Ce qu’elle rappelle non pas tant à la mémoire que - comme on dit - à l’existence. La première phrase n’est donc pas de ce plan thétique de vérité que le premier temps de la seconde assure, comme d’ordinaire, au moyen de tautologies (ici deux). [le réel comme impossible n’est pas du registre de la vérité à laquelle il ex-siste ] Ce qui est rappelé c’est que son énonciation est moment d’ex-sistence, c’est que, située du discours, elle « ex-siste » à la vérité. Reconnaissons ici la voie par où advient le nécessaire - en bonne logique s’entend [« modale » donc] - celle qui ordonne ses modes de procéder d’où elle accède - soit cet impossible - modique sans doute, quoique dès lors incommode, que pour qu’un dit soit vrai, encore faut-il qu’on le dise, que dire il y en ait. En quoi la grammaire – mesure déjà forces et faiblesses des logiques qui s’en isolent, pour, de son subjonctif les cliver, – et s’indique en concentrer la puissance de toutes les frayer. 1 C’est à Henri-Rousselle - consultation ambulatoire de Sainte-Anne - que Lacan faisait ses « présentations de malades », où il s’agit de passer la « présentation » (1er tour du dit) pour la re-présentation (2ème tour du dit → les tours dits) et la coupure mœbienne en double boucle. 2 Proposition modale : Les logiciens appellent ainsi - par opposition aux propositions absolues ou catégoriques dans lesquelles l'attribution est simplement énoncée - celles dont l'attribut est modifié par une des quatre conditions suivantes : possible, impossible, contingent, nécessaire. La théorie des propositions modales, de leurs oppositions et des syllogismes qui en sont formés, a été développée par Aristote dans son traité de l'Interprétation et dans les chapitres 8-22 du premier livre des Premiers Analytiques . 5 Car, j’y reviens une fois de plus : il n’y a pas de métalangage tel qu’aucune des logiques, à s’intituler de la proposition, puisse s’en faire béquille, qu’à chacune reste son imbécillité [imbecillus : faible, Cf. Juvenal, Scolies de Leyde, 8, 28 : « quasi sine baculo », sans appui, sans béquille ] - et si l’on croit le retrouver dans ma référence, plus haut, au discours, je le réfute de ce que la phrase qui a l’air là de faire objet pour la seconde, ne s’en applique pas moins significativement à celle-ci. Car cette seconde, qu’on la dise, reste oublié derrière ce qu’elle dit. Et ceci de façon d’autant plus frappante qu’assertive, elle sans rémission, au point d’être tautologique en les preuves qu’elle avance [07] : à dénoncer dans la première son semblant, elle pose son propre dire comme inexistant, puisqu’en contestant celle-ci comme dit de vérité, c’est l’existence qu’elle fait répondre de son dire, ceci non pas de faire ce dire exister puisque seulement elle le dénomme, mais d’en nier la vérité, sans le dire. À étendre ce procès, naît la formule, mienne : qu’il n’y a pas d’« universelle » qui ne doive se contenir d’une existence qui la nie. [l’universelle [; !] ne permet la consistance qu’à exclure (ex-sistence) l’impossible qui y fait exception [: §] ] Tel le stéréotype que « tout homme soit mortel », ne s’énonce pas de nulle part. La logique qui le date, n’est que celle d’une philosophie qui feint cette nullibiquité, ce pour faire alibi à ce que je dénomme « discours du maître ». Or ce n’est pas de ce seul discours, mais de la place où font « tour » d’autres (d’autres discours) : celle que je désigne du semblant, qu’un dire prend son sens. Cette place n’est pas pour tous, mais elle leur ex-siste, et c’est de là que s’hommologue que tous soient mortels. Ils ne peuvent que l’être tous, parce qu’à la mort on les délègue de cette place, tous il faut bien, puisque c’est là qu’on veille à la merveille du bien de tous. Et particulièrement quand ce qui y veille y fait « semblant » du signifiant-maître [S1] ou du savoir [S2]. D’où la ritournelle de la logique philosophique. [De M : S1 →… à U : S2→…] Il n’y a donc pas d’universelle qui ne se réduise au possible [Cf. supra : … « qui ne doive se contenir d’une existence qui la nie »]. Même la mort -puisque c’est là la pointe dont seulement elle s’articule - si universelle qu’on la pose, elle ne reste jamais que possible. Que la loi s’allège [association libre] de s’affirmer comme formulée de nulle part, c’est-à-dire d’être sans raison [« sans rime ni raison », en A : productions de S1 sans lien avec S2 (S1◊ S2), → S1 « asémantique »], confirme encore d’où part son dire. uploads/Philosophie/ l-x27-etourdit.pdf
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- Publié le Nov 23, 2022
- Catégorie Philosophy / Philo...
- Langue French
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