Document sous licence libre Creative Commons 1 Livre du professeur - Philosophi

Document sous licence libre Creative Commons 1 Livre du professeur - Philosophie - Tle Chapitre 12 : L’État Introduction à la notion 2 Liens entre cette notion et les autres notions du programme 2 Contours de la notion 3 Choix des axes réflexifs 4 Ouverture du chapitre (p. 278) 4 Entrée en matière (p. 280-281) 5 Réflexion 1 : Avons-nous besoin d’être gouvernés ? (p. 282-285) 6 Texte 1 : La société politique n’est pas une grande famille (p. 282) 6 Texte 2 : Obéir aux lois pour ne pas servir un maître (p. 282) 7 Focus : Platon : l’intérêt des lois (p. 283) 7 Texte 3 : Gouverner n’est pas diriger les conduites (p. 283) 7 Corrigé de l’activité (p. 283) 8 Texte 4 : La réalisation de la liberté dans et par l’État (p. 284) 8 Compléments 9 Réflexion 2 : À quelles conditions l’État est-il légitime ? (p. 286-291) 10 Texte 5 : Le risque permanent de l’abus de pouvoir (p. 286) 10 Texte 6 : Ne servir que le bien du peuple (p. 286) 10 Focus : Le contractualisme (p. 287) 11 Texte 7 : L’État est un rempart contre la violence (p. 287) 11 Corrigé de l’activité (p. 287) 11 Texte 8 : La tutelle de l’État, nouvelle servitude ? (p. 289) 12 Texte complémentaire : Les régimes politiques et leur déviation (p. 289) 12 Texte 9 : La désobéissance civile est un acte civique (p. 290) 12 Texte 10 : La séparation des pouvoirs (p. 290) 13 Focus : La solidarité peut-elle être un délit ? (p. 291) 13 Texte 11 : Trois sources de légitimité (p. 291) 13 Corrigé de l’activité (p. 291) 14 Réflexion 3 : Qui peut gouverner ? (p. 292-293) 14 Texte 12 : Les deux aptitudes politiques (p. 292) 14 Texte 13 : Il existe un savoir politique (p. 292) 15 Texte 14 : L’équilibre de l’État exige des contre-pouvoirs (p. 293) 15 Corrigé de l’activité (p. 293) 16 Corrigé des exercices (p. 294-295) 16 L’art du détour (p. 296-297) 19 Bibliographie / Sitographie / Filmographie complémentaire 21 Livre du professeur - Philosophie Tle - Chapitre 12 : L’État Document sous licence libre Creative Commons 2 Introduction à la notion Proposition d’activité Il est possible de demander aux élèves, par groupes, d’énoncer la ou les différence(s) qu’ils font entre État et gouvernement, de chercher quels sont les différents types de gouvernement possibles, de donner leur avis quant au meilleur gouvernement et de justifier leur réponse. De nombreux films présentent des dystopies au sein desquelles l’État n’existe plus (Sa Majesté des mouches, Battle royale, Mad Max, etc.). À partir de l’un d’entre eux, il est également possible de demander aux élèves de faire le bilan de ce qui est gagné et perdu dans une telle situation. Connaissances issues d’autres disciplines mobilisables par l’élève Histoire : la cité antique. C’est dans la cité antique que l’on rencontre pour la première fois les différentes formes de gouvernement. L’étude de la Grèce antique et de Rome peut permettre d’appréhender les enjeux de l’idée d’État et de la constitution du politique comme tel. Histoire : la naissance de l’absolutisme en Europe. En France, en Espagne, en Angleterre, les monarchies absolues affirment la prééminence de l’État sur l’ordre féodal. Le premier à analyser ce processus est Nicolas Machiavel. Histoire : l’État totalitaire. Le XXᵉ siècle a vu l’émergence d’une nouvelle forme d'État, caractérisé par la domination totale du pouvoir politique, y compris dans la sphère privée, et qui semble donner raison aux craintes formulées par les anarchistes. Sciences économiques et sociales : l’intervention de l’État dans la vie sociale et économique. Cette discipline permet d’appréhender le rôle de l’État dans l’économie et l’importance d’un ordre juridique stable. Elle met également en évidence les rapports sociaux qui se jouent en son sein. Droit : la constitution de l’État. Le droit permet de comprendre l’ordonnancement de l’État, ainsi que le fonctionnement d’un ordre juridique. Géographie : le territoire. La géographie met en évidence les enjeux géopolitiques et « le dessous des cartes », tout en éclairant sur le caractère fondamentalement territorial de l’État, ce qui apparaît comme une distinction majeure des autres groupes humains (tribus, clans, etc.). Liens entre cette notion et les autres notions du programme Lien avec la raison La réflexion 3 du chapitre sur la raison La raison est-elle fondatrice de la politique ? et particulièrement le texte de Rousseau : « La république : un corps moral et collectif » viendront opportunément compléter la réflexion 2 du chapitre sur L’État À quelles conditions l’État est-il légitime ?, notamment le texte de Weber : « Trois sources de légitimité ». Livre du professeur - Philosophie Tle - Chapitre 12 : L’État Document sous licence libre Creative Commons 3 Lien avec le devoir Le texte de Thoreau « Nous avons le devoir moral de désobéir à des lois injustes » de la réflexion 3 du chapitre sur le devoir, qui évoque l’idée qu’il est légitime de désobéir à des lois injustes, peut venir compléter le texte de Rawls du chapitre sur l’État (texte n° 9), qui soutient l’idée que la désobéissance civile peut justement représenter l’obéissance à la loi au sens fort du terme. Lien avec la justice La deuxième réflexion, À quelles conditions l’État est-il légitime ?, peut entrer en résonance avec la réflexion 3 du chapitre sur la justice (Est-ce la loi qui décide de ce qui est juste ?). Le texte de John Locke intitulé « La justice suppose un État de droit » et celui de Hobbes, « L’État souverain est constitué en vue du maintien de la paix » notamment peuvent être complétés par celui de Montesquieu sur la séparation des pouvoirs dans le chapitre sur l’État. De même, le texte de Durkheim de la réflexion 3 (« Qui peut gouverner ? ») intitulé « L’équilibre de l’État exige des contre-pouvoirs » complétera cette réflexion. Lien avec la religion En affirmant que l’État doit tolérer les choix religieux (texte n° 3 du chapitre sur la religion), Locke met en évidence les prérogatives d’un État libéral, ce qu’il « confirme » dans le texte n° 6 intitulé « Ne servir que le bien du peuple » du chapitre sur l’État. Lien avec la liberté Le texte de Hegel que l’on trouve dans la réflexion 1 (Avons-nous besoin d’être gouvernés ?), intitulé « La réalisation de la liberté dans et par l’État » entre en écho avec la réflexion 1 du chapitre sur la liberté : Être citoyen, est-ce renoncer à une part de liberté ?. Dans ce texte, Hegel montre que la liberté ne peut être effective qu’au sein d’un État et reprend l’idée développée par Rousseau, selon laquelle la loi que l’on s’est prescrite est liberté (voir également le texte n° 2 de Rousseau dans le chapitre sur l’État : « Obéir aux lois pour ne pas servir un maître »). Lien avec le bonheur Le texte de Rousseau intitulé « Le contentement du peuple plutôt que le bonheur » de la réflexion 3 (Faut-il renoncer à l’idéal du bonheur ?) peut permettre de montrer que le rôle de l’État n’est pas d’assurer le bonheur des citoyens, mais d’en assurer les conditions et peut venir à l’appui du texte de John Stuart Mill : « Gouverner n’est pas diriger les conduites » (texte n° 3 du chapitre sur l’État). Contours de la notion La notion d’État appartient au champ politique, mais elle est d’un usage récent. Pendant longtemps, on a parlé de cités, de gouvernements ou d’autorité politique. L’État devient un objet de réflexion spécifique au XVIIIᵉ siècle, notamment avec Rousseau qui, dans Du Contrat social, en fait une théorie politique. Cette théorie est reprise au XIXᵉ siècle par Hegel d’un côté et les anarchistes de l’autre. Néanmoins, bien qu’ils n’emploient pas le terme d’État, mais utilisent les expressions d’état civil, par opposition à l’état de nature, de pouvoir souverain ou d’autorité politique, Hobbes, Locke et Spinoza au XVIIᵉ siècle doivent être considérés comme des penseurs de l’État. Au XIXᵉ siècle émerge l’idée d’un État rationnel, c’est-à-dire d’un État de droit qui devient une institution dont les gouvernants ne font qu’exercer la fonction. Le pouvoir politique n’est plus alors attaché à une personne, à une famille ou à un groupe d’hommes, mais devient l’incarnation du droit, dont il a le monopole de la production. Cela représente l’aboutissement d’un long processus historique qui trouve ses racines à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne, avec la montée des monarchies absolues analysée par Machiavel et Jean Bodin. La doctrine de l’État est au centre de la réflexion juridique, avec notamment des philosophes du XXᵉ siècle comme Hans Kelsen, philosophe du droit autrichien (1881-1973), qui a en particulier rédigé la constitution autrichienne de 1919 et imposé l’idée du droit comme pyramide des normes. Livre du professeur - Philosophie Tle - Chapitre 12 : L’État Document sous licence libre Creative Commons 4 Le rôle de l’État, la nécessité ou uploads/Politique/ chapitre-12-l-x27-etat-livre-du-professeur.pdf

  • 25
  • 0
  • 0
Afficher les détails des licences
Licence et utilisation
Gratuit pour un usage personnel Attribution requise
Partager