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1 L Le es s m mé éd da ai il ll le es s p po ol li it ti iq qu ue es s & & s sa at ti ir ri iq qu ue es s d de e l la a R Ré év vo ol lu ut ti io on n d de e 1 18 84 48 8 e en n F Fr ra an nc ce e par Serge LE GALL Les illustrations et textes de ces médailles sont le réel reflet des évènements politiques et sociaux qui ont marqué la fin de la royauté en France et l'avènement de la Seconde République. Elles étaient fabriquées à des fins de propagande, vendues comme souvenirs par colportages, mais aussi comme jetons de clubs, commémoratifs de festivités, ou comme pièces pour des rassemblements officiels ou pas. Elles représentent en quelques sortes une " bande dessinée " historique. Un célèbre numismate, Félicien de Saulcy, disait même à l'époque : « En temps de révolution, les évènements marchent vite ; les hommes et les choses s'usent plus vite encore. Nous croyons donc rendre à l'histoire un véritable service en sauvant de l'oubli des monuments éphémères que des circonstances auront mis entre toutes les mains, pendant un seul jour peut-être, et qui auront disparu presque aussitôt que les faits qui les avaient engendrés ». Il s'attacha donc, dès cette fameuse année, à collationner toutes les médailles sortant, au jour le jour et relatant les soubresauts de cette période. De style naïf, satirique ou officiel, on en distingue plusieurs types : - des médailles gravées et frappées avec soin par des artistes professionnels dans les institutions officielles (généralement l'Hôtel des Monnaies), les moins nombreuses, - des médailles en étain ou en plomb, souvent multipliées par surmoulage, le plus souvent très satiriques, très naïves et spontanées, plus nombreuses que les précédentes, - des médailles gravées par des artistes sans notoriété, plus petites, très populaires et vendues au jour le jour dans la rue, principalement en cuivre, dorées ou blanchies et réalisées dans des ateliers privés, de loin les plus nombreuses, - et enfin des ornements destinés a être porter en décoration, en cocarde ou apposés sur divers objets, de formes de dimensions et de matières variées, et parfois détournés par moulage pour être recyclé en médaillon. Par extension on considère les fabrications des quatre années suivantes - 49, 50, 51 et 52 comme « médailles de la Révolution de 1848 ». Le nombre actuel recensé de tous ces objets représente pour la seule année de 1848 plus de 2000 éléments et plusieurs centaines les complèteront jusqu'en 1852. 2 22 Février 1848 - Banquet de la Réforme La campagne des Banquets fut le point de départ de la révolution de 1848. Depuis 1847, la question de la réforme électorale constituait le thème majeur des débats politiques. Il permettait en particulier à l'opposition républicaine à la monarchie de Juillet de se retrouver unie sur ce thème. François Guizot ayant interdit les réunions publiques, les chefs politiques offrirent des banquets (le 1er a lieu le 9 juillet 1847 à Paris, au Château rouge). Il réunit 1200 personnes, 85 députés, des journalistes, toutes les opinions du rose pâle au rouge vif. Pendant 6 mois les banquets vont se multiplier à Paris et en Province, Dijon, Macon, Rouen, Bordeaux, Lyon, … Au total 70 banquets, qui ont réuni 17000 personnes, au cours desquels on portait des toasts en faveur de la réforme — des toasts suffisamment longs pour ressembler assez furieusement à des discours. La campagne devait s'achever par un banquet gigantesque à Paris le 22 février 1848. Le 14 janvier, Guizot fit savoir au comité organisateur qu'il interdisait cette réunion. Le comité maintint dans un premier temps la manifestation ; puis, Guizot ayant le 21 février réitéré son interdiction et mobilisé la troupe, le comité voulut arrêter l'escalade. Trop tard : les manifestants (étudiants du Quartier latin et ouvriers des faubourgs) avaient déjà commencé à se rassembler, à l'appel des sociétés secrètes et avançaient vers la place de la Concorde. La troupe les repoussa ; mais l'ébullition demeurait. 23 & 24 Février 1848 - Lutte et chute de la royauté Le 23, Guizot voulut une nouvelle fois faire appel, pour disperser les manifestants, à la garde nationale parisienne qui avait excellé dans ce rôle depuis 1830. Or, cette fois, la garde pactisa avec les manifestants et exigea à la fois la réforme et la démission de Guizot — que Louis-Philippe, surpris sans doute, accepta dans l'après-midi du 23. Louis Molé devint ainsi Premier ministre. Pour fêter cette victoire, les Parisiens sortirent les lampions et allèrent manifester leur joie sous les fenêtres du ministère des Affaires étrangères qu'occupait Guizot. Se sentant menacé et suite à un incident, la troupe tira, faisant plusieurs dizaines de morts qui furent immédiatement mis sur des charrettes et montrés dans tout Paris aux cris de « vengeance, vengeance, aux armes ». La «promenade des cadavres» déclencha la révolution. Le 24 février 1848, vers midi, le roi Louis-Philippe Ier abdique en faveur de son petit-fils, le comte de Paris « Louis-Philippe II » (son fils et héritier, le prince royal Ferdinand-Philippe, étant mort dans un accident quelques années auparavant). Craignant de subir le même sort que Louis XVI et Marie-Antoinette, il se déguisa et quitta Paris. Voyageant dans une voiture banale sous le nom de Mr Smith, il s’enfuit en Angleterre.. Les tentatives de la duchesse d'Orléans de faire reconnaître son fils comme nouveau roi échouent 3 devant l'hostilité de la Chambre des députés. Dans l'après- midi un nouveau gouvernement est mis en place : le gouvernement provisoire. Cependant l’Assemblée nationale, quoique prête, de prime abord, à accepter son petit-fils comme roi, changea d’avis et suivit l’opinion publique, décidant de proclamer la Deuxième République dans des circonstances controversées à l’Hôtel de Ville de Paris. 24 Février 1848 - Formation du Gouvernement Provisoire Le gouvernement provisoire de 1848 (24 février 1848 - 6 mai 1848) est un gouvernement de tendance républicaine, destiné à gérer provisoirement l'État français jusqu'à l'élection d'une assemblée nationale nouvelle, avec pouvoir constituant, qui établira un nouveau régime politique pour la France. Ce gouvernement est un compromis entre les différents partis qui ont renversé Louis-Philippe Ier. Un premier groupe est composé de républicains libéraux, liés au journal Le National, tels Marie, François Arago, Dupont de l'Eure, vétéran des assemblées révolutionnaires et du Premier Empire, Marrast, directeur du National, Garnier-Pagès, Ledru-Rollin, figure des républicains radicaux. Ce sont des républicains de la veille. S'y adjoignent Crémieux, député orléaniste mais défenseur des journaux, et Lamartine, poète célèbre, opposant à la Monarchie de Juillet, qui vient de faire paraître son Histoire des Girondins. Leurs noms ont été proposés par la chambre de députés. Ils veulent avant tout une révolution politique. Ils ont été contraints d'admettre parmi eux, et à égalité de pouvoir, des partisans de réformes sociales proposés par le journal La Réforme : Louis Blanc, théoricien du socialisme, Flocon rédacteur en chef de La Réforme, l’ouvrier (ou mécanicien) Albert, le seul ouvrier du gouvernement (de son vrai nom Alexandre Martin, dirigeant de société secrète dans les années 40). 25 Février 1848 - Proclamation de la République La Deuxième République ou Seconde République est la forme de gouvernement de la France du 24 février 1848 au 2 décembre 1851 (coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte). La Deuxième République est un régime original dans l'histoire de France d'abord par sa brièveté, ensuite car c'est le dernier régime à avoir été institué à la suite d'une révolution. Le 24 février, c'est quasiment par surprise que les républicains accèdent au pouvoir, grâce à l'insurrection parisienne. Ces "républicains de la veille" sont divisés. La plupart sont des modérés (Lamartine, François Arago) qui se contentent de réformes politiques. Le 25 février ils rétablissent le suffrage universel 4 masculin (aboli depuis 1795 par les notables). Ils mettent en oeuvre les "principes de 1789", comme la liberté individuelle, ainsi le 27 avril un décret met définitivement fin à l'esclavage dans les colonies françaises. Héritiers de cette Grande Révolution (celle de 1789), ils souhaitent que les peuples puissent librement choisir leur destin et ils sont partisans que la République soutienne les Polonais et les Italiens insurgés contre leurs souverains, ou les Autrichiens, mais certains, comme Lamartine, prônent la prudence en ce domaine. D'autres républicains sont partisans de réformes sociales (Louis Blanc). Pour eux l'État doit se doter de moyens de lutter contre le chômage. Ils obtiennent, difficilement, le 27 février la création des ateliers nationaux. Faute d'obtenir la création d'un ministère du travail, ils s'investissent dans les réunions de la Commission du Luxembourg, où on réfléchit à une nouvelle organisation du travail en vue d'améliorer le sort des classes "populaires". Sous leur pression, le 2 mars, le gouvernement diminue d'une heure la durée de la journée de travail qui est désormais de dix heures à Paris contre onze en province. 22, 23 & 34 Février 1848 - Commémoration des Journées de février 1574 barricades construites dans Paris et même dans les quartiers uploads/Politique/ medailles-politiques-et-satiriques-de-la-revolution-de-1848-en-france-bis.pdf

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