AUTOBIOGRAPHIE DE SAINTE GEMMA GALGANI AVANT PROPOS La vie de Gemma, telle qu’e

AUTOBIOGRAPHIE DE SAINTE GEMMA GALGANI AVANT PROPOS La vie de Gemma, telle qu’elle nous l’a révélée dans son autobiographie, semble être remplie de frustrations. Tous ses désirs, ses buts et ses plans furent contrariés et perdus. La frustration est cause de tellement de souffrance dans nos vies également. En cet âge de surmenage, nous sommes toujours en train d’aller quelque part, chargés de nos plans et de nos buts. Nous portons nos propres projets qui semblent être voués à l’échec dès le début par la vie. Pendant que nous tendons maladroitement de nous frayer un chemin à travers ces frustrations avec beaucoup de peines, Gemma, elle, reçue la grâce d’être enseignée par ses visiteurs célestes, comment utiliser ces contradictions comme les échelons d’une échelle, l’élevant lentement et toujours d’avantage vers le cœur de Jésus. Si nous lisons sa biographie avec un cœur attentif, nous aussi nous apprendrons le secret de sa joie dans les frustrations. La première locution qui fut donnée à Gemma à l’âge de sept ans, fut un message du Seigneur l’encourageant à accepter la mort de sa mère comme une offrande au Seigneur. La vie est une série de perte, et petit à petit, nous sommes délestés de toutes les choses auxquelles nous nous accrochions. Notre façon habituelle de composer avec de telles pertes consiste simplement à endurer la douleur avec un brin d’apitoiement sur soi-même. Mais le message de Gemma est le suivant : Ne laissons pas nos pertes nous être simplement arrachées, mais cédons-les volontairement, et de bon cœur, avec amour au Seigneur. Gemma a écrit : ’Je commence à ressentir un ardent désir, sans cesse grandissant de beaucoup aimer Jésus Crucifié, et en même temps, le désir de souffrir avec lui et l’aider dans ses souffrances.’1 Gemma voyait ses souffrances comme étant reliées à celles du Christ, et d’une certaine façon, centrées sur Lui. Quand elle se laissait aller à l’apitoiement, elle se faisait rappeler qu’elle pouvait choisir de prendre les choses d’un point de vue spirituel beaucoup plus profond. Souffrir centré sur soi-même est une véritable misère; mais centrer nos souffrances sur le Christ nous conduit à une union avec Lui, rempli d’amour et de paix. 1 ‘Ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair.’ (Épît. aux Col. 1:24) Quand Gemma s’est plainte de se sentir seule et abandonnée à cause de la mort de ses parents, Jésus lui dit : ‘Ma fille, je serai toujours avec toi; et elle (indiquant par là, sa Mère), sera toujours ta maman. Qui s’abandonne entre mes mains ne manquera jamais de soins paternels. Tu ne manqueras jamais de rien…’ La vie dans notre monde moderne est compliquée et déroutante. Notre expérience nous a enseigné à ne pas faire confiance à la technologie, aux politiciens, ni même à nos voisins. Le message de Gemma nous encourage plus que jamais à nous reposer avec confiance, entre les mains du Seigneur. Quand tout le reste nous fait soudainement défaut, il nous a promis de nous garder ‘dans le creux de ses mains.’ À travers la simple histoire de Gemma, nous racontant les mystérieuses interventions de Dieu dans sa vie, nous sommes encouragés à découvrir ses mêmes grâces dans notre propre vie. Cette autobiographie nous montre à quel point le ciel est proche de la terre. Les Saints et les Anges sont nos compagnons. Nous devons les écouter, leur parler et marcher avec eux durant notre voyage vers le Seigneur. Sœur Maria Grace, C.P. PRÉFACE DU TRADUCTEUR ‘La vue de Jésus crucifié nous console et nous soutient dans les souffrances.’ (St-Alphonse de Liguori) Quand l’opportunité de traduire en français la si édifiante biographie de Sainte Gemma Galgani, ce fut avec le sentiment d’un grand honneur que Dieu me faisait. J’y vis également un moyen de rendre à cette jeune sainte, un peu de tout le bien qu’elle a faite à mon âme. C’est dans un esprit de révérence et un grand soin de l’exactitude, que j’ai choisis chaque mot de cette traduction; en me basant, bien sûr, sur la traduction en anglais mais surtout au texte original Italien; ceci afin de prévenir tout appauvrissement du texte. C’est donc avec une grande minutie, et le sentiment d’une mission, que j’ai fait une traduction certaine de cette sainte autobiographie. S. Augustin a écrit : ‘Tout notre avenir est incertain hormis la mort.’ Et la crainte de la mort est pire que la mort… Mais comme les Saints savent mourir! Bien avant Gemma Galgani, la Bienheureuse Claire Gambacorti, près de mourir, disait dans ses souffrances: ‘Seigneur me voici en Croix avec Vous!’ 2 Heureuse donc, l’âme qui a l’amour de Jésus pour ami, car telle est la beauté de Dieu dans le ciel; telle est la beauté de cette âme sur la terre. En lisant la biographie de Gemma pour la troisième fois, des choses merveilleuses se sont produites en moi : j’ai réalisé l’excès de l’amour de Dieu; et le goût de ressembler à Jésus en sa vie, en ses souffrances et en sa mort. Le sens que Gemma a donné à ses propres souffrances durant la maladie et aux souffrances de sa mort, m’a transmit une paix profonde face à ce qui nous attend tous un jour. La mort n’est donc plus un passage effrayant mais une porte bénie vers Celui qui est L’Amour Éternel. Celui qui comprend la Croix, comprend tout. Amen Jocelyn ‘AMADEUS’, (laïc) 2 (1362-1419) AUTOBIOGRAPHIE À mon cher Père, qui la brûlera immédiatement après. Cher Père; En premier j’avais l’intention de faire la confession générale de mes péchés sans y ajouter quoi que ce soit mais mon Ange Gardien m’en a reproché et m’a dit d’obéir et de faire le résumé de tout ce qui m’est arrivée dans la vie; soit bon; soit mauvais. Comme il me pèse, cher Père, d’obéir en cela! Cependant, écoutez-moi bien : vous pouvez lire et relire ceci autant de fois que vous le désirez mais ne le montrez à personne d’autre, et quand vous aurez terminé, brûlez-le immédiatement. Vous me comprenez? L’Ange m’a promit de m’aider à ramener chaque chose à mon souvenir. Je l’en ai supplié et lui ai dit tout net que je ne voulais pas le faire. Je craignais à l’idée de devoir me rappeler de tout mais l’Ange m’a assuré qu’il m’aiderait. Cher Père, je pense que lorsque vous aurez découvert tous mes péchés, vous en serez bien outré et ne voudrez plus être mon Directeur spirituel. Mais j’espère que vous le voudrez toujours… Alors préparez-vous à découvrir en moi, des péchés de tout genre. Et vous, cher Père, êtes-vous d’accord avec l’Ange qui m’a dit que je devais parler de ma vie entière? Telles ont été ses ordres et j’espère que vous serez cordialement d’accord. En écrivant tout; autant le mal que le bien, vous pourrez comprendre combien j’ai été mauvaise et combien les autres ont été patients avec moi. Vous verrez combien ingrate je me suis montrai envers Jésus, et n’ai pas voulu écouter les bons conseils de mes parents et de mes maîtres. Alors je me mets à l’œuvre, cher Père. Que Jésus soit glorifié! PREMIERS SOUVENIRS - SA MÈRE La première chose dont je me rappelle, lorsque j’étais une petite fille d’à peine sept ans, ma mère avait l’habitude de me prendre dans ses bras, et souvent, quand elle le faisait, elle pleurait en me disant : ‘J’ai tellement prié pour que Jésus me donne une petite fille. Il m’a accordé cette consolation, il est vrai, mais trop tardivement. Je suis malade’, me disait-elle, ‘et je dois mourir. Je devrai te quitter. Oh, si je pouvais t’amener avec moi; viendraistu?’ Je n’y comprenais pas grand-chose mais je pleurais parce que je voyais ma mère pleurer. ‘Et où t’en vas-tu?’ Lui ai-je demandé. ‘En Paradis, avec Jésus et les anges’, me répondit-elle. Ce fut ma mère, cher Père, la première à me faire désirer d’aller au ciel quand je n’étais qu’une petite enfant. Et aujourd’hui que je montre encore ce désir, je suis réprimandé et je reçois un ‘non’ catégorique pour réponse.3 Mais quand ma mère me l’a demandé je lui ai dit oui. Et je me souviens qu’elle parlait si souvent de m’emmener au ciel avec elle que je ne voulais plus me séparer d’elle. Je ne sortais plus de sa chambre (…..). Le médecin me défendait de m’approcher même du lit de ma mère mais il était inutile de me donner un tel ordre; je n’obéissais pas. Chaque soir, avant d’aller au lit, je m’agenouillais à son chevet et nous disions nos prières. Un soir elle me fit ajouter un ‘De Profundis’ pour les âmes du purgatoire et cinq ‘Gloria’ aux Plaies de Jésus. Je disais les prières mais comme à l’accoutumé, je les fis négligemment et sans attention. (Toute ma vie je n’ai jamais prêté attention à mes prières.) Je faisais la capricieuse et me plaignais à ma mère qu’il y avait beaucoup trop de prières à dire et que je n’avais plus envi de les dire. uploads/Religion/ autobiographie-gemma.pdf

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  • Publié le Jan 07, 2022
  • Catégorie Religion
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