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,?j. LES ILES CANARJES FLORE DE L’ARCHIPEL PAR J. PITARD ET L. PROUST Docteur ès sciences. Doeleur en droit. PARIS LIBRAIRIE DES SCIENCES NATURELLES PAUL KLINCKSIECK 3, rue ornei11e, 3 $ LES ILES CANÂMES FLORE DE L’ARCHIPEL t LES ILES CAN4B IFS FLORE DE L’ARCHIPEL PAU J. PITARD ET L. PROUST Docteur ès sciences. Docteur pu droit. — y’ PABIS L1B1I½JRIE DES SCIECES \ T UREL LES PAUL KLINCKSJECK 3, rue Corneille. 3 AVANT-PROPOS L’annonce d’un mémoire sur la égétation des îles Canaries, de il. le professeur Schenk, nous force à devancer d’environ une année la •date de la publication de nos recherches sur la flore de cet archipel. ous aurions, en eflèt, préféré exposer dans un seul travail toutes les données que nous possédons sur cette question. Ealheureusement quelques chapitres seulement sont, à l’heure actuelle, terminés. Ils constituent les matières du présent tome, qui renferme 1° Phanérogames, par MM. Pitard et Proust; 2° Cryptogames vasculaires, par M. Pitard t Prrust 30 Mousses, par M. Pitarcl et M. le docteur Négri, de l’Université de Turin; ),o Hépatiques, par MM. Pitard et Corbière. Le troisième tome, qui sera terminé vers la fin de l’année, traitera ds grupes suivants: 10 Algues, par MM. les professeurs l3orzi, de Palerme, et de Toni, de Padoue; 2° Lichens, par MM. Pitard et l’abbé Ilarmand. ous adressons à nos collaborateurs nos remerciements les plus sin— cères, pour avoir bien voulu mettre, si gracieusement, leur grande compétence en ces diverses matières à notre disposition. Tous les matériaux, dont la longue nomenclature suit, ont été récoltés au cours de deux voyages dans les treize îles de l’archipel, de décembre à mai 19Oi-O5 et 19O-O6, avec l’aide de notre collaborateur M. Proust dans notre premier vo age, et du docteur Ilenri Iattrais, de Chinon, pendant le second. Qu’il nous soit aussi permis d’adresser l’expression (le notre plus 1 AVANT-PROPOS sincère gratitude à tous ceux qui ont bien voulu s’intéresser au succès de notre entreprise M. Cazarci, et M. le baron de Saint-Georges, consuls de France aux îles Canaries MM. José Péreyra Galbiati, d’Arrecife, le docteur Ciro Bencomo Fragoso dHermigua, M. Darias Padilla, le dévoué instituteur de Sau-Sébastiâii, M. Goudard du Golfo, qui, pendant nos deux séjours à Hierro, nous n offert une si cordiale hospitalité, grâce à laquelle il nous a été possible d’étudier la flore de cette île. Nous n’oublierons pas non plus l’accueil si sympathique de M. Padron Francisco Ayalez, curé de Valverde. C’est enfin avec une profonde tristesse que nous évoquons le souvenir de notre excellent ami Roger Blairzy, de Santa-Cruz de Ténérife. C’est avec lui que nous avons gravi deux fois le pic de Teyde et fait maintes excursions. La nouvelle de sa fin prématurée, il y a quelques mois, vient de nous frapper bien douloureusement. Nous ne saurions oublier enfin toute la sympathie qui nous a été sans cesse exprimée dans nos excursions par la population espagnole partout nous avons reçu la plus courtoise et la plus affable hospitalité, Que M. le Gouverneur des Canaries, qui a bien voulu nous honorer de sa protection, et M. Pérez dcl Toro, député de Las Palmas aux Cortès, qui nous a si aimablement accueilli dans sa charmante petite ville de San-Bartolomé de Tirajana, veuillent bien enfin recevoir l’assurance de notre plus profonde reconnaissance. Tow’s, mars 1908. INTRODUCTION I Le premier mémoire intéressant la flore des Canaries est l’oeuvre de L1oPoLD ua BUCH. Dans un voyage entrepris avec CIIR. SMITH qui, plus aventureux, trouva quelques mois plus tard la mort au Congo, il dressa le catalogue des plantes deTénérife. Dix ans après (1823), il était publié sous le titre de Physicalische Beschreibung dei’ Ganarischen Insein. II men tionnait l’existence de 378 espèces, se répartissant en 27 Fougères, 76 Monocotylédones et 458 Dicotylédones. ers la même époque. BAUDIN constituait un herbier de Ténérif e: ses ohservations, conservées au Muséum d’histoire naturelle (le Paris, ne furent pas publiées. Le catalogue de ses plantes fut rédigé par LDRU. J3ORY DE SA1NT-V1NCENT et BnoussoNa’r explorèrent aussi, au commen cernent du siècle, et ce dernier jusque vers 1840, les îles centrales des Canaries; ils réunirent d’importantes collections, où leurs successeurs puisèrent d’utiles renseignements. Ce furent WEBB et BERTHELOT qui, de 1836 à 1830, rédigèrent l’oeuvre capitale que nous possédons ur l’archipel des Canaries. Ils y décri virent 977 espèces. Peu après, BOURGEAU collectait ses Centuries. Après les recherches d’HARTUNG (1860) et d’HooKER (1878), le nombre des espèces était porté à 1.000 ; le catalogue des e Plantes des Canaries » de SADER (1880) mentionne 1.296 espèces et variétés. Depuis, l’archipelfut isité par MASFERRER (1881), HILLEBRANDT (1882), BOLLE, et enfin par M. BORNMtiLLER, qui publia ses recherches sur les 4 INTRODUCTION Phanérogames dans l’Engler’s bolanisehen Jahrbiichern (I9O), laissant à M. SCIHFFNER, de Prague, le soin d’étudier ses Muscinées. Leur liste fut connue la même année par un important mémoire de l’Hedwigia. II Il semble, d’après la longue énumération des botanistes qui furent successivement attirés par la flore canarienne, que sa connaissance dût être parfaite. Après tant d’investigations, l’inventaire aurait dû être clos. Or, il n’en est rien: nos deux voyages nous ont fourni un assez grand nombre de Muscinées et même de Phanérogames nouvelles et une quantité plus grande encore d’Algues et de Lichens. D’ailleurs, nous n’avions pas, en abordant à Ténérife, pour objectif principal d’ajouter à la flore déjà connue un nombre plus ou moins considérable de nouveautés. Nos efforts allaient être dirigés vers les divers buts suivants, plus importants, à notre avis: I. — Donne,’ un aperçu aussi complet que possible de la ue’gélalion de Ioules les îles Canaries. Deux îles seulement, et dans leurs parties facilement explorables, sont bien connues: Ténérife et Gran-CanarM. Ce sont elles qui ont fourni les échantillons décrits par Webb et Berthelot. Toutes les autres ont été très peu étudiées par ces auteurs, ou même absolument négli gées dans leur flore. Il est en effet infiniment plus agréable et plus facile d’explorer les environs de Santa-Cruz de Ténérife ou de Las Palmas que de séjourner au milieu des Riscos de Sabinosa à Hierro, ou d Rubicon à Lanzarote. Sans doute, Bolle a consacré un voyage à Fuerteventura et Lanzarote, et M. Bornmùller à Gomera et Hierro. Mais leurs notes, publiées par l’En gier’s bolanischen Jahrbiichern, qui contiennent d’utiles rensei gnements, sont susceptibles de longues additions, d’autant mieux que seule la partie phanérogamique y est traitée. Nos efforts devaient donc, tout d’abord, être dirigés vers l’un ificalion de Ioules les observalions fournies sur les îles centrales par Webb et llerthelot, orientales par Bolle et occidentales par M. Bornmtiller. ious nous trouvions, en effet, être les premiers botanistes qui explorions, et INTRODUCTION deux années de suite, les treize îles Canaries. Il nous était ainsi possible de comparer les échantillons de la même espèce cueillis à Alegranza et à Hierro (distantes de 8O kilomètres) et d’étudier dans toutes les îles, moyennes ou extrêmes de l’archipel, sa fixité ou l’étendue de ses varia tions. II. — Indiquer la durée de l’évolution des types annuels et l’époque des fonctions importantes, floraison et fructification, des types vivaces. Si l’on examine le volumineux travail de Webb et Berthelot et si l’on étudie une espèce quelconque à cet égard, les recherches restent vaines. Vaut-il mieux partir en hiver, au printemps ou en automne, pour se rendre aux Canaries en étudier la flore? On ite trouve aucun renseignement à cet égard. Sans doute, à ces latitudes, le début et la durée de la végéta tion d’une espèce, surtout annuelle, dépendent beaucoup de l’époque des pluies. Nous venons, durant deux voyages en Tunisie, et particulière ment au Sahara tunisien, de nous en rendre de nouveau compte. Mais si ces données perdent la fixité absolue qu’elles présentent sous nos climats, on peut tout au moins en enregistrer les variations. Sous ce rapport, nos deux voyages successifs nous ont permis de les apprécier: pendant notre premier séjour les pluies ayant eu lieu à l’époque ordi naire, nous avons assisté à l’évolution normale de l’espèce. L’année suivante. au contraire, les précipitations atmosphériques ayant subi un retard d’un mois environ, l’époque de la floraison de la plupart des types se modifia d’une manière analogue. Nous avons tenu compte de ces variations dans l’indication du cycle végétatif de chaque espèce. III. — Indiquer les localités très précises et les altitudes extrêmes de chaque espèce. Consultez encore à cet égard l’oeuvre de Webb et Berthelot: l’altitude n’y est jamais mentionnée. Quant à la loôalité où vous vous proposez d’aller revoir une espèce, vous trouvez bien souvent cette mention vague : in insu lis canariensibus ou bien in Ganaria I C’est manifesk ment insuffisant. Cependant ces deux données sont précieuses pour la géographie bota nique de cette région, si particulièrement intéressante, puisque bien des espèces méditerranéennes atteignent aux Canaries la latitude la plus o INTBODt CTION méridionale de leur aire de dispersion. Nous nous efforcerons donc d’être particulièrement précis à cet égard. IV. Déterminer très rigoureusement le type et les variations de chaque espèce. Le plus souvent encore, le grand travail de Webh et uploads/Sante/ les-iles-canaries-flore-de-l-archipel.pdf

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  • Publié le Aoû 10, 2022
  • Catégorie Health / Santé
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