Margaux AFANYAN 1ère ES B FICHE DE LECTURE ETAPE 1 Nom et prénom de l’auteur :

Margaux AFANYAN 1ère ES B FICHE DE LECTURE ETAPE 1 Nom et prénom de l’auteur : Patrice BONNEWITZ, agrégé de sciences sociales Titre du livre : Classes sociales et inégalités Editeur : Bréal Collection : Thèmes & Débats (Sociologie) Nombre de pages : 127 Année d’édition : 2004 ISBN : 2 7495 0336 1 ETAPE 2 1. Stratification, mobilité sociale, inégalités sociales, inégalités économiques, inégalités de revenu, société, différences sociales, hiérarchie sociale, castes, injustices sociales, sociétés contemporaines, Karl Marx, marxisme contemporain, classifications sociales, Max Weber, Henri Mendras, Pierre Bourdieu, capital culturel, lutte des classes, moyennisation de la société, groupes sociaux, homogénéisation, individualisation des modes de vie, consommation, mutations culturelles, groupes en déclin, groupes en expansion, bourgeoisie, identités, groupes socioprofessionnels, société fluide/figée, famille et mobilité sociale, école et mobilité sociale 2. Le livre correspondrait aux niveaux de Première (chapitre du cours : l’organisation sociale, « Classes et stratification sociale » ; notions : holisme, individualisme, rapports sociaux, hiérarchie, domination, classes sociales) et Terminale (chapitre du cours : tout le chapitre 2-1 Stratification sociale et inégalités ; notions : inégalités, PCS, patrimoine, revenu, moyennisation/polarisation, mobilité/immobilité, justice sociale, équité, méritocratie, exploitation). Ayant fait le cours qui correspond au programme de première, je peux dire que certains passages du livres sont très enrichissants pour le cours sur la stratification sociale, mais il semble parfaitement convenir au cours de terminale « Stratification sociale et inégalités », puisque la notion d’inégalité est la notion fondamentale du livre. En termes de difficulté, je dirais qu’il correspond plus aux Terminales. Je pense que ce livre est un complément et un enrichissement du cours en particulier au niveau des démarches théoriques ou des analyses statistiques. En effet, il complète le chapitre sur les classes et la stratification sociale, en se concentrant sur a notion d’inégalités. Il permet donc de revoir des notions, de les étudier plus en profondeur. Il est très riche en analyses statistiques, mais aussi en démarches théoriques, tant holistes qu’individualistes, puisque l’auteur prend bien soin à chaque fois d’opposer ces deux démarches. ETAPE 3 1. Les principales problématiques sur lesquelles l’auteur s’interroge dans l’introduction sont : Que peut-on dire aujourd’hui de l’organisation sociale des inégalités ? Leur évolution révèle-t-elle une moyennisation ou une polarisation de la société ? Quels sont les groupes sociaux spécifiques de la société française ? L’adage « tel père tel fils » correspond-il aux résultats des recherches scientifiques ? (la société est-elle fluide ou figée ?) Il se propose d’y répondre en expliquant les notions (chapitre 1 consacré à l’explication des termes « stratification sociale » et « inégalités ») puis en opposant différentes démarches sociologiques pour approfondir ces notions sous différents points de vue, et enfin en répondant aux problématiques en s’appuyant sur des données, des statistiques… Il adopte un plan en 6 chapitres divisés en 2 ou 3 sous-parties, puis en 2 ou 3 sous-sous- parties. Le chapitre 1 est une explication des notions d’inégalité et de stratification sociale. Le chapitre 2 oppose les théories holiste et individualiste sur la stratification sociale. Le chapitre 3 répond à la question « Assiste-t-on à une moyennisation de la société ? » avec exclusivement des statistiques, graphiques… Le chapitre 4 est une présentation des différents groupes sociaux de la France contemporaine. Le chapitre 5 répond à la question « La société française : une société fluide ou figée ? », également grâce à des statistiques. Enfin le chapitre 6 cherche à expliquer la mobilité sociale par les facteurs traditionnels et les nouvelles approches. 2. Chapitre 1 : L’auteur analyse les différentes formes d’inégalités sociales et leurs origines. Il étudie le rapport entre différences et inégalités (il utilise l’exemple des sociétés africaines pour montrer comment une différence (âge, sexe) peut être muée en inégalité), puis entre inégalités et organisation sociale (castes, ordres, puis sociétés développées). Chapitre 2 : Présentation de plusieurs théories d’auteurs sur la stratification sociale : 2 analyses théoriques fondatrices : - Celle de Marx : deux classes opposées (dominante/dominée), lutte des classes - Celle de Weber : triple hiérarchisation (distinction entre classes (approche économique/groupes de statut (approche sociale)/partis (approche politique), pas de « communautés » car les individus ne sont pas liés entre eux et ils peuvent passer d’une classe à une autre. Puis 2 prolongements de ces analyses par des sociologues contemporains : - Celle d’Henri Mendras : analyse stratificationniste qui critique la représentation pyramidale de la société de Marx car elle ne prend pas en compte l’importance des classes moyennes dans les processus de changements sociaux. Il propose une « vision cosmographique de la société » avec des ensembles sociaux plutôt que des classes. Moyennisation de la société. - Celle de Pierre Bourdieu : refuse les oppositions scientifiques traditionnelles, souhaite faire une synthèse des différentes analyses. Société structurée par la distribution inégale du capital, distinction de trois classes : classe dominante/petite bourgeoisie/classes populaire + présentation des CSP Chapitre 3 : Constat empirique : amélioration des conditions d’existence depuis l’émergence de la société industrielle (courbe de Lorenz, courbe d’évolution des salaires). Mais ce constat est remis en cause, les inégalités salariales sont en aggravation, les inégalités de patrimoine persistent il existe des inégalités plus subtiles autour de la consommation et des modes de vie Chapitre 4 : Grace à des statistiques, la première partie de ce chapitre consacré aux groupes sociaux analyse les groupes en déclin (agriculteurs, ouvriers), les groupes en expansion (cadres et professions intellectuelles supérieures, professions intermédiaires, employés) et consacre une sous-partie à la bourgeoisie, qui n’est pas une PCS, mais qui semble disposer des propriétés sociologiques permettant de la définir comme une classe sociale. Ainsi même si les groupes qui la composent sont différents elle a des caractéristiques communes. La bourgeoisie est très importante dans notre société car elle cumule à la fois le capital économique, culturel, social et symbolique. La deuxième partie est une démarche qui cherche à démontrer que de nouveaux clivages, sans doute moins structurants que le statut socioprofessionnel viennent complexifier les principes de stratification et de hiérarchisation traditionnels (exemple : religion, culture, génération, région, genre, ethnie…). Chapitre 5 : Explication du concept de mobilité sociale, opposition entre plusieurs termes : - mobilité intragénérationnelle / intergénérationnelle - mobilité horizontale / verticale - mobilité structurelle / nette - mobilité individuelle / collective autres concepts : mobilité géographique ou spatiale, fluidité sociale Présentation des enjeux scientifiques, sociaux et politiques. Les instruments de mesure de la mobilité sociale : pour assurer les flux de mobilité, les sociologues se heurtent à un certain nombre de difficultés méthodologiques et fondent leurs approches sur des concepts spécifiques. Ils permettent ainsi de décrire les différentes composantes de la mobilité. Viennent ensuite 5 pages d’explication du fonctionnement des tables de mobilité (une table de mobilité est un tableau statistique à double entrée croisant la position sociale d’un individu à un moment donné à celle de son père. C’est donc un instrument de mesure permettant d’étudier la transmission ou le changement de statut social d’une génération à l’autre=mobilité intergénérationnelle), puis les tables de mobilité des groupes socioprofessionnels en France depuis 1950. Chapitre 6 : Prolongement des débats sur la définition et les enjeux de la mobilité sociale (chapitre 2), cette fois-ci pour les facteurs de la mobilité sociale. Analyse de deux facteurs explicatifs traditionnels : - les modifications structurelles : - fécondité différentielle : la courbe en U de l’évolution de structure sociale révèle que le nombre moyen d’enfants par femme est plus élevé dans les catégories sociales situées aux deux extrêmes de la hiérarchie, ce qui implique des modifications structurelles - immigration : l’occupation par des travailleurs immigrés des postes les plus dévalorisés socialement permet de « libérer » ceux qui auraient occupé cet emploi. - rôle des femmes dans la mobilité des hommes : compte tenu des inégalités d’accès aux emplois selon le sexe, la nature des emplois occupés par les femmes permet la mobilité sociale des hommes. De plus, à diplôme égal, les hommes mariés auraient un meilleur rendement de leur diplôme que les hommes célibataires. - la famille : la famille a un rôle très important dans la socialisation+transmission du capital économique et social selon P. Bourdieu 2ème partie consacrée au facteur école : rappel historique qui semble accréditer la thèse de la démocratisation de l’enseignement, puis statistiques montrant les inégalités persistantes entre les différents milieux sociaux concernant le niveau d’études Analyse théorique de l’inégalité des chances : - Bourdieu considère que la reproduction des inégalités traduit des différences de disposition vis-à-vis de l’école, de ses exigences et de son fonctionnement. L’école, qui se proclame neutre, est en fait au bénéfice de la classe dominante. - Pour Boudon, la reproduction des inégalités est le produit des décisions, différentes d’un milieu social à l’autre, faites par les familles à chaque étape du parcours scolaire (poursuivre/renoncer). Sa démarche consiste donc à montrer que l’inégalité des chances est le résultat de l’interaction des acteurs. 3. A la question « Que peut-on dire aujourd’hui de l’organisation sociale des inégalités ? », l’auteur répond en conclusion qu’il existe un fait universel, qui est celui uploads/Societe et culture/ fiche-de-lecture-1.pdf

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