PLAN INTRODUCTION I-DEFINITION CONCEPTUELLE 1-L’art 2-L’institution II-LES FORM

PLAN INTRODUCTION I-DEFINITION CONCEPTUELLE 1-L’art 2-L’institution II-LES FORMES D’ART III-LES INSTITUTIONS D’ART 1-Les institutions de production, distribution et vente des œuvres d’art 2-Les institutions professionnelles 3-Les institutions d’encadrement Iv-QUESTIONNER L’ART : QUEL INTERET POUR LA SOCIOLOGIE 1-L’art : un fait social et un « fait social total » 2-L’art : base des données et sources d’informations en sociologie 3-L’instrumentalisation des artistes par le politique : une problématique en sociologie politique CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE INTRODUCTION Une réflexion sur l’art à été déjà la préoccupation de la philosophie sociale dont des positions ont été prises ça et là par les philosophes grecs de l’Antiquité, ceux du Moyen Age en passant par la Renaissance jusqu’aux penseurs de notre temps. En commençant d’abord par réfléchir sur la nature et la culture, les premiers penseurs sociaux se sont intéressés sur la problématique de l’œuvre d’art en opposition avec les activités artisanales. Autrement dit, la thèse de l’émergence de l’œuvre d’art en rapport avec la première espèce humaine est réfutable par certains auteurs. L’autre interrogation porte sur la finalité de l’œuvre artistique. C’est la conception de ceux qui souhaitent que les œuvres d’art soient « isolées loin de la sphère des nécessités de la vie humaine » (HANNA Arendt). Il s’agit ici de l’existence des œuvres d’art « indépendamment de toute référence utilitaire et fonctionnelle». Jusqu’à là les pensées des philosophes sont teintées d’un aspect métaphysique et spéculatif à l’instar de la question de savoir : qu’est ce que le beau ? Mais lorsque d’autres disciplines ont commencées à prendre corps, d’autres centres d’intérêts ont été explorés par des chercheurs et donnants lieux à une spécialité en sociologie. L’étude de l’art placée sous la juridiction de la sociologie peut secréter plusieurs sujets de recherche dont l’une des thématiques à savoir : « l’art et les institutions d’art » est retenue dans le cadre de ce travail. Les recherches menées dans ce domaine peuvent avoir plusieurs orientations. Mais la préoccupation de ce travail est axée sur deux principales interrogations : Quelle est la nature des institutions qui se greffent autour de l’art ? Quelles sont leurs logiques fondatrices ? I-DEFINITION CONCEPTUELLE Le sujet auquel nous nous intéressons nécessite une connaissance des concepts qui en constituent l’essence. Cela nous permettra, non seulement, de mieux appréhender l’orientation de ce travail mais en plus d’être imprégné des notions qui se rapportent à un domaine certes particulier, mais dans le quel la sociologie trouve un champ fertile d’investigation. Deux concepts inducteurs de ce travail méritent une définition préalable. Il s’agit du concept d’art et celui de l’institution. 1-L’art Le terme « art » s’utilise dans des domaines qui semblent très éloignés les uns des autres. On parle aussi bien de l’art militaire, des arts martiaux que de l’art culinaire. Toutes ces expressions dérivent de son sens ancien, celui du mot latin « ars » et du terme grec « tchné », qui désignaient alors un savoir-faire, la maitrise accomplie d’une technique, en particulier celle des artisans. Ici, nous entendons par art, toute production de la beauté par les œuvres d’un être conscient. C’est l’activité humaine spécifique faisant appel à certaines facultés. Etudier l’art, c’est donc mener des recherches auprès du « producteur de l’œuvre d’art et la place que celui-ci occupe dans la société ; ou bien auprès des consommateurs et leur distribution dans une hiérarchie socio-économique ; ou encore auprès des institutions à l’origine des quelles on le retrouve » QUEIROZ. 2-L’institution La revue de la littérature de ce concept est abondante. Parler d’institution peut parfois prêter aux équivoques par son caractère ambigu. Les conceptions divergent d’une Ecole à une autre. D’une manière générique, l’institution sociale comprend toutes les activités régies par des anticipations stables et réciproques. Ce concept opérationnalisé en esthétique sociologique par Maurice HAURIOU est définit de la manière suivante : « Une institution est une idée d’œuvre ou d’entreprise qui se réalise et dure juridiquement dans le milieu social. Pour la réalisation de cette idée, un pouvoir s’organise et lui procure des organes ; d’autre part, entre les membres du groupe intéressé et la réalisation de l’idée, il se produit des manifestations de communion dirigées par les organes de pouvoir et réglées par des procédures ». Les institutions d’art embrassent l’ensemble des règles et des statuts qui expriment la situation juridique de tout ce qui de prés ou de loin, touche à un œuvre d’art. II-LES FORMES D’ART Roger BASTIDE fait remarquer que : « l’art fait partie de ce que l’on appelle le style de vie d’une époque, c’est-à-dire de sa conception du monde et de sa liturgie d’action ». C’est dire que l’action de l’homme sur la nature, la transformation d’une matière extraite de la nature constitue plus ou moins une œuvre d’art. Ainsi il est donc difficile de situer avec exactitude les frontières de l’art et de surcroit procéder à une typologie ou une catégorisation des formes d’art. Il ya tout d’abord l’art classifié qui englobe : l’architecture, la sculpture, la peinture la sérigraphie, les dessins, les gravures, etc. Il ya ensuite les œuvres d’art relatives à la littérature : le roman, les fables, les contes, les pamphlets, les pièces théâtrales, etc. A cela s’ajoute l’art pour la musique, la danse, le cinéma, la poésie, etc. Et enfin, nous avons les œuvres d’art de la photographie, du cinéma, de la télévision, les bandes dessinées, etc. En effet, il faut noter que tous les secteurs de l’activité humaine sont marqués plus ou moins par une création artistique. C’est dire que l’art est un « fait social total », une réalité pluridimensionnelle, plurisectorielle et dont multiforme. III-LES INSTITUTIONS D’ART Pour QUEIROZ, « une sociologie de l’art aurait étudiée le conditionnement social des œuvres, ainsi, que celui des producteurs et des consommateurs, elle aurait rendu compte des institutions ayant influencé les œuvres et les institutions qui naissent parce que l’art existe ». Roger BASTIDE abonde dans le même sens lorsqu’il soutient que : « Non seulement l’art est lié à des institutions, mais il se crée ses propres institutions ». Parler donc d’institutions d’art revient à ressortir les modes d’organisations qui se greffent autour de l’art. Les institutions d’art embrassent l’ensemble des règles et des statuts qui expriment la situation juridique de tout ce qui de prés ou de loin touche un œuvre d’art. Ces institutions qui naissent parce que l’art existe sont de plusieurs ordres. 1-Les institutions de production, distribution et vente des œuvres d’art La production d’œuvre d’art se fait dans des milieux plus ou moins organisés regroupant parfois plusieurs acteurs. Il s’agit là des entreprises qui produisent des biens et services en observant un code de travail dont les termes sont régis par le droit des affaires. Au niveau de l’organisation interne, la hiérarchie s’installe et les taches sont parcellarisées. Au rang de ces institutions, on peut compter les Maisons d’éditions (L’Harmattan, CEPER), de production (Achille Production, Jean Pierre SAAH Production), de projection de cinéma, les imprimeries. Il ya les académies de peintures, de la sculpture, de sérigraphie, de dessins, les Banquets, l’Opéra, les troupes théâtrales, les festivals, etc. Les institutions comme les conservatoires, les musées, les librairies, les bibliothèques font leur apparition avec le développement des œuvres d’art. Il ya également des institutions des consommateurs à l’instar des FAN’S CLUB… 2-Les institutions professionnelles Les artistes s’organisent également en coopérations, en syndicats pour pouvoir défendre les intérêts qui sont les leurs compte tenus de leur métier de producteur d’œuvre d’art. A ce sujet, Roger BASTIDE écrit, « comme on le voit, le principe de la spécialisation y triomphe. C’est que chaque espèce d’artiste a des intérêts différents, l’un doit se défendre contre les éditeurs ou les directeurs de revues ou journaux, l’autre contre les directeurs de théâtre, etc. Mais au dessus de ces intérêts particuliers, tous ont un certain nombre de revendications très générales, et c’est pourquoi ils se groupent également en associations plus vastes comme la Fédération des artistes créateurs ou l’union corporative des artistes, et enfin, au-dessus encore, la confédération générale des intellectuels ». Ainsi donc émergent des institutions comme l’ordre des architectes, des structures contre la piraterie, les institutions d’assurances maladies des artistes, etc. 3-Les institutions d’encadrement Les institutions d’encadrement sont également des institutions dont leur existence est fonction des œuvres d’art. Ce sont des institutions chargées de promouvoir les œuvres d’art. Cette promotion d’œuvre d’art se fait à travers les financements, la création des structures, la formation des artistes et autres activités liés à l’art. Il ya également des institutions qui se sont spécialisées dans les mécanismes de règlement des litiges, des contentieux ou autre conflits au sujet de l’art. Ces institutions sont entres autres :l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle(OMPI), l‘Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), les ONG, les Associations, les Ministères et toutes structures publiques, parapubliques ou privées dont l’art est inscrit dans leur programme d’activité. Iv-QUESTIONNER L’ART : QUEL INTERET POUR LA SOCIOLOGIE 1-L’art : un fait social et un « fait social total » Emile DURKHEIM désigne par fait social, l’objet d’étude de la sociologie. Il uploads/s3/ art-et-societe.pdf

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