PICASSO TABLEAUX MAGIQUES EXPOSITION 01.10.2019 – 23.02.2020 MuséePicassoParis

PICASSO TABLEAUX MAGIQUES EXPOSITION 01.10.2019 – 23.02.2020 MuséePicassoParis Pablo Picasso, Femme dans un fauteuil [Figure], 1927. Huile sur toile, 128 × 97.8 cm - Fondation Beyeler, Riehen/Basel, Beyeler Collection. Inv.01.6 © Succession Picasso 2019 — Graphisme : Des Signes, Paris. DOSSIER DE PRESSE 2 1. PICASSO. TABLEAUX MAGIQUES p. 3 1. 1 LE PARCOURS DE L'EXPOSITION p. 4 1.2 LE COMMISSARIAT p. 12 1.3 LE CATALOGUE DE L'EXPOSITION p. 13 1.4 LA PROGRAMMATION CULTURELLE DE L'EXPOSITION p. 16 1.5 LA MÉDIATION AUTOUR DE L'EXPOSITION p. 20 2. LES PARTENAIRES DE L'EXPOSITION p. 28 2.1 LES INSTITUTIONS PARTENAIRES p. 28 2.2 LES PARTENAIRES MÉDIAS p. 28 3. LE MUSÉE NATIONAL PICASSO-PARIS p. 31 3.1 ACTUELLEMENT AU MUSÉE p. 31 3.2 LES EXPOSITIONS PRÉSENTÉES PROCHAINEMENT AU MUSÉE 3.3 DES ÉVÉNEMENTS D'EXCEPTION HORS LES MURS p. 33 3.4 LA PLUS IMPORTANTE COLLECTION AU MONDE D'ŒUVRES DE PICASSO p. 35 3.5 L'HÔTEL SALÉ : UN ÉCRIN UNIQUE p. 37 4. REPÈRES p. 39 4.1 CHRONOLOGIE p. 39 4.2 DATES ET CHIFFRES CLÉS p. 43 5. VISUELS DISPONIBLES POUR LA PRESSE p. 44 5.1 ŒUVRES EXPOSÉES p. 44 5.2 VUES DU MUSÉE NATIONAL PICASSO-PARIS p. 50 6. INFORMATIONS PRATIQUES p. 51 7. CONTACTS PRESSE p. 52 p. 32 3 1. PICASSO. TABLEAUX MAGIQUES Du 1er octobre 2019 au 23 février 2020 au Musée national Picasso-Paris Entre l’été 1926 et le printemps 1930, Pablo Picasso réalise un vaste ensemble de peintures que le critique d’art Christian Zervos nommera dès 1938 « tableaux magiques » dans sa revue Cahiers d'art. Avec ces œuvres aux figures si étranges, Picasso expéri- mente différentes formes plastiques et ouvre un nouveau chapitre de sa création. Ici s’annonce déjà la puissance de Guernica. L'exposition permettra la réunion exceptionnelle d’une grande partie de ces œuvres si singulières, aujourd’hui dispersées dans le monde entier, en les replaçant dans le contexte du surréalisme et des courants intellectuels contemporains. 4 1. TABLEAUX MAGIQUES À l’été 1926, à Juan-les-Pins, Pablo Picasso inaugure un nouveau cycle d’œuvres, qui s’achève à la fin du premier trimestre de l’année 1930. Cet ensemble d’environ cent cinquante peintures présente des caractéris- tiques plastiques et thématiques communes et a été identifié pour la première fois en 1938 par l’éditeur et critique Christian Zervos, dans un article de sa revue Cahiers d’art intitulé « Tableaux magiques de Picasso ». Ces peintures, mettant en scène principalement des têtes et des corps, montrant parfois le décor de l’atelier, se distinguent par une extrême for- malisation et l’élaboration d’un système de signes. Les figures, d’abord composées de plans et de lignes, puis au contraire d’étranges volumes monumentaux, semblent en perpétuelle métamorphose. L’extraordinaire imagination créative de l’artiste conduit Christian Zervos à voir en lui un magicien, capable d’inventer des formes inédites, susceptibles d’in- fluencer la pensée de celui qui les regarde. Radicales, ces nouvelles œuvres ont immédiatement suscité des interprétations passionnées, qui subsistent aujourd’hui. « Picasso. Tableaux magiques » est la première exposition exclusivement consacrée à cette nouvelle période picassienne, dont elle rassemble une sélection significative. Chronologie Picasso. 1926-1930 1926 15 juin Ouverture de l’exposition « Picasso » à la galerie Rosenberg à Paris, 21, rue La Boétie. 15 juillet-fin septembre Pablo Picasso, son épouse Olga et leur fils Paul résident à la villa La Haie blanche, à Juan-les-Pins. La quasi-totalité des œuvres exécutées par Picasso durant l’été seront volées sur le toit de sa voiture lors du trajet retour à Paris. Sept peintures restantes, une série de têtes, forment le premier groupe de ce qui deviendra les « tableaux magiques ». Novembre-décembre Pendant qu’il travaille sur la première des deux versions du Peintre et son modèle (1926, Musée national Picasso-Paris, MP96), Picasso réalise également plus de douze peintures de petit format, principalement des têtes. 1927 8 janvier Picasso rencontre Marie-Thérèse Walter et entame une relation amou- reuse avec elle. 1. 1 LE PARCOURS DE L'EXPOSITION 5 1. 1 LE PARCOURS DE L'EXPOSITION Janvier-mai De nouvelles peintures magiques développent les motifs de la tête d’Ar- lequin, de la femme assise dans un fauteuil et de la nature morte, parmi lesquelles certaines portent les initiales « MT ». 11 juillet-fin septembre Picasso et sa famille sont à Cannes au Châlet Madrid. L’artiste peint des figures debout à la silhouette changeante, ainsi que des têtes et des femmes assises qui forment le cœur du corpus des tableaux magiques. Début novembre Picasso présente une sculpture intitulée Métamorphose à la Société des amis d’Apollinaire, qui lui a commandé en 1921 un monument en hom- mage au poète mort en 1918. Ce projet est rejeté. De nouveaux développements plastiques radicaux surgissent d’un ensemble de têtes, ainsi que d’une série d’œuvres consacrées au thème de l’artiste et son modèle dans l’atelier. Au cours de l’année, les revues Cahiers d’art et La Révolution surréaliste commencent à publier des reproductions des tableaux magiques. 1928 Mars-juillet Les premières esquisses pour une sculpture en métal soudé apparaissent dans deux carnets, reflétant les débuts de la collaboration entre Picasso et son ami le sculpteur espagnol Julio González. En octobre, Picasso réalise la sculpture Tête (1928, Musée national Picasso-Paris, MP263), dont le motif est repris dans la série de dessins et de peintures sur l’atelier cette même année, et notamment dans Le Peintre et son modèle (1928, New York, MoMA). Vers le 7 juillet-5 septembre Picasso et sa famille passent deux mois à la villa Les Roches, à Dinard. Automne L’artiste soumet des maquettes de sculptures en fil de fer au comité Apollinaire, qui sont à nouveau rejetées. 1929 25 février 1929-12 janvier 1930 Un carnet réalisé à Paris inclut des études relatives aux tableaux magiques et une suite de dessins de crucifixions faits en mai-juin. Mai-juin Picasso peint une série de femmes assises et, avant son départ à Dinard pour l’été, de baigneuses (Grande Baigneuse, 26 mai 1929, Musée natio- nal Picasso-Paris, MP115). Plusieurs sont intitulées Métamorphoses dans les premières expositions. 6 Début août-fin septembre Picasso et sa famille séjournent à l’hôtel Gallic, puis à la villa Bel-Event, à Dinard. L’artiste y exécute une série de peintures de baisers à tête double. À son retour à Paris à la fin de l’été, Picasso se consacre à la sculpture. La revue Documents commence à publier des reproductions des tableaux magiques. 1930 Fin novembre 1929-mars 1930 Seize des derniers tableaux magiques de Picasso sont peints sur des panneaux de bois provenant d’une armoire démantelée. 2. FORMULES SECRÈTES Les peintures magiques de Pablo Picasso se définissent par leur puis- sance expressive. Caractérisées par des lignes sinueuses créant un double profil, ou par la modification et la permutation des traits anatomiques, ces œuvres constituent des séries et semblent s’être élaborées au fil de dessins dans un rythme soutenu évoquant une pratique incantatoire. Dans plusieurs compositions de figures assises et de têtes présentées dans cette salle, le déplacement des traits du visage, en particulier dans les figures endormies, renforce leur aspect dérangeant. Le mode opératoire de Picasso a la nature répétitive des sortilèges ou des formules magiques destinés à convoquer en des rites secrets des pouvoirs spirituels invisibles. 3. OBJETS MAGIQUES Pablo Picasso possède au milieu des années 1920 une importante col- lection d’œuvres extra-occidentales, constituée depuis le début du XXe siècle. La création des tableaux magiques est contemporaine d’un essor du goût pour ce type d’objets au sein des cercles artistiques. Entre 1926 et 1930, Picasso est ainsi en contact avec la deuxième génération de marchands parisiens d’art extra-occidental, parmi lesquels Louis Carré, André Level, Pierre Loeb et Charles Ratton. Auprès d’eux, l’artiste enri- chit sa collection. Le Musée national Picasso-Paris conserve onze pièces collectionnées par Picasso ou connues de lui en 1930. Ces œuvres sont diffusées dans les expositions et dans les revues d’art, particulièrement dans Cahiers d’art, où est reproduit un masque du détroit de Torrès (Christian Zervos, « L’Art nègre », Cahiers d’art, no 7-8, 1927). Elles inspirent le travail de Picasso. 4. MÉTAMORPHOSES Le processus de métamorphose – ou de recréation – est visible dans le déplacement des traits du visage et du corps auquel procède Pablo Picasso. Les compositions présentées dans cette salle, exécutées à Cannes pendant l’été 1927, montrent comment l’artiste transforme ses 1. 1 LE PARCOURS DE L'EXPOSITION 7 1. 1 LE PARCOURS DE L'EXPOSITION dessins de baigneuses sur la plage en ce qui semble être le projet de figures sculpturales, remarquables par l’exagération des parties du corps et des gestes. Dans Nu sur fond blanc (1927, Musée national Picasso- Paris, MP102), une baigneuse projette un long bras effilé vers le haut. L’intérêt que porte alors Picasso à la sculpture est lié à sa recherche d’une forme pour un monument à la mémoire du poète Guillaume Apollinaire, son ami intime mort en 1918. La petite maquette en plâtre, dénommée Métamorphose II (1928, Musée national Picasso-Paris, MP202), est un modèle pour une sculpture de dimensions plus importantes, qui ne vit jamais le jour. Jugeant la proposition scandaleuse pour un monument funéraire, le comité Apollinaire, à l’initiative de la commande, refusa le projet. 5. TRANSMUTATIONS Christian Zervos parlait de « transmutation » pour décrire les rapports des peintures uploads/s3/ exposition-picasso-tableaux-magiques-au-musee-picasso-paris.pdf

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