Échos d'Orient I. D. Stefanescu, I. L'évolution de la peinture religieuse en Bu

Échos d'Orient I. D. Stefanescu, I. L'évolution de la peinture religieuse en Bucovine et en Moldavie depuis les origines jusqu'au XIXe siècle. ; II. L'évolution de la peinture religieuse en Bucovine et en Moldavie depuis les origines jusqu'au XIXe siècle. Étude iconographique Venance Grumel Citer ce document / Cite this document : Grumel Venance. I. D. Stefanescu, I. L'évolution de la peinture religieuse en Bucovine et en Moldavie depuis les origines jusqu'au XIXe siècle. ; II. L'évolution de la peinture religieuse en Bucovine et en Moldavie depuis les origines jusqu'au XIXe siècle. Étude iconographique. In: Échos d'Orient, tome 34, n°180, 1935. pp. 495-499; http://www.persee.fr/doc/rebyz_1146-9447_1935_num_34_180_2850_t1_0495_0000_2 Document généré le 27/04/2016 BIBLIOGRAPHIE En terminant ce compte rendu, nous serions tentés d'émettre le vœu que l'auteur étende sa sollicitude aux époques non envisagées dans ce livre, surtout à celles, autrement troubles et confuses, de l'empire latin et de la pénétration ottomane. Mais l'exprimer serait superflu, car M. Honigmann, chargé par l'Université de Bruxelles de constituer l'Atlas typographique de l'Empire byzantin, y sera amené nécessairement (i). Souhaitons que cette monumentale et délicate entréprise soit rapidement terminée. V. Laurent. I. D. Stefanescu, I. L'évolution de la peinture religieuse en Bucovine et en Moldavie depuis les origines jusqu'au xix" siècle. Un volume de texte in-40 ds 338 pages. Plus un album de 96 planches. Paris, librairie orientaliste Paul Geuthner, 1928. — II. L'évolution de la peinture religieuse en Bucovine et en Moldavie depuis les origines jusqu'au xix* siècle. Nouvelles recherches. Etude iconographique. Un volume de texte in-4" de l92 pages. Plus un album de 60 planches. Même librairie 1929. (Ces deux ouvrages forment les volumes II et VI de la collection Orient et Byzance, dirigée par M. Gabriel Millet.) Après que Byzance eut expiré sous les coups de l'envahisseur, son art ne mourut pas avec elle. 11 continua, en des terres plus libres, à inspirer ou à marquer de son empreinte de nombreux édifices ou objets somptuaires. Les provinces qui subissaient l'emprise religieuse de Byzance ressentirent tout naturellement cette influence artistique. La Bucovine et la Moldavie sont de ces provinces tributaires de l'art byzantin. Leur éveil à la vie artistique ne s'aperçoit qu'assez tard, quand furent créées les circonstances extérieures nécessaires à une telle éclosion : à savoir l'indépendance politique et la prospérité publique. Alors, des princes, bâtisseurs magnifiques, tels que Stefan le Grand (1457-1504) et ses premiers successeurs, Bogdan (1504-1C117), Pierre Rares (i527-i538), plus tard, Alexandre Lapusneanu (i552-i56i), Jérémie Movila (iSçS-iooo), Basile Lupu (1 634-1053) firent surgir du sol toute une floraison d'édifices religieux qu'on peut encore admirer dans les capitales successives de la principauté moldave ou dans les monastères fortifiés, cachés dans le mystère des forêts. Ces derniers surtout, grâce à l'isolement qui les a préservés des guerres et des invasions, expriment puissamment l'âme byzantine . L'architecture de ces églises a fait l'objet d'études importantes, particulièrement de la part du regretté professeur G. Bals. L'étude de la décoration monumentale restait à faire. M. Stefanescu s'est consacré à cette tâche avec la conscience, le talent et la compétence qu'on lui reconnaît. Pèlerin de la science et de l'art, il a parcouru toutes ces contrées, visité toutes ces églises et ces monastères, examiné avec soin toutes ces peintures, examiné aussi d'autres objets d'art; il a recueilli de la sorte un matériel abondant, inexploré avant lui, dont il a fait la base de ses recherches et de ses conclusions. (1) Plan des travaux envisagés par l'auteur dans Γ Annuaire de l'Institut de philologie et d'Histoire orientales, III, 1935, 647-651. M. H. y annonce, p. 65i, n. 14, une carte montrant l'état de la géographie ecclésiastique d'après la Notitia dite des Iconoclastes. Mais il faudra d'abord en déterminer la valeur qui ne saurait ressortir, je pense, du livre récent de Konidaris. Certes, ce document est à sa manière un témoin d'un état à défLir, mais l'arbre touffu et chargé de parasites qu'il nous présente a besoin d'être, au préalable, soigneusement émondé. Je ne suis nullement de l'avis exprimé par l'auteur dans Byzantion, x, 1935, 736, les conclusions de sa source grecque ne reposant que sur l'arbitraire ou l'a peu près. Il y a en effet lieu de distinguer la date de la compilation, postérieure à Basile et celle des matériaux mis en oeuv re qui lui sont antérieurs. 4g6 ÉCHOS D ORIENT En histoire de l'art, le problème de la datation est capital. Sans doute, puisqu'il s'agit de peinture monumentale, on a un terme post quern que fournit le monument lui-même, mais plus ou moins de temps a pu s'écouler entre la construction et la décoration, et ce temps n'est pas toujours facile à estimer. 11 faut tenir compte, en outre, des réfections ou des réparations qui compliquent encore les difficultés. Pour asseoir des conclusions certaines, l'auteur a fait appel à l'examen des œuvres d'art somptuaires, étoffes, broderies, miniatures, icoies. En beaucoup de ces objets, en dépit de la différence de la matière et de la technique, il a relevé une remarquable concordance stylistique avec la décoration monumentale, constituant pour la datation de celle-ci un élément d'appréciation très sûr et capital. L'étude iconographique, à cause de la rigidité des canons traditionnels, n'a fourni que peu d'éléments nouveaux; l'auteur cependant peut noter l'introduction dans l'iconographie byzantine de certains éléments d'origine locale. C'est qu'en effet l'art religieux de ces monuments n'est pas sans relations avec le milieu vivant et l'art populaire. S'il apparaît rarement et discrètement dans les motifs eux-mêmes, il se manifeste avec évidence dans le domaine de la technique. La technique, à savoir la réalisation pratique des motifs d'art (préparation des dessous, matière des couleurs et leur application), révèle chez les maîtres moldaves une conception et une pratique bien personnelles, selon des conditions données de climat, de matériaux, de résultats à obtenir. « Cette question de la technique, dit avec beaucoup de raisons M. Stefanescu, nous semble s'imposer dans l'étude des questions d'art; c'est par une telle étude que nous arrivons généralement à mieux nous rendre compte de la valeur des œuvres; pour ce qui est de l'art moldave et de la peinture monumentale en particulier, l'examen de la technique nous a presque toujours aidé à établir l'atelier auquel nous avions affaire, la parenté des œuvres et la date certaine de l'exécution, que souvent l'aspect extérieur de la décoration ne pouvait nous donner d'une manière suffisamment nette. > Après la technique, le style. L'examen minutieux de tous les ensembles et des plus petits fragments permet de caractériser l'évolution de l'art monumental des églises de Moldavie. De là et par là se pose le problème des origines de cet art, d'où il dérive et s'il comporte une part d'originalité. Tel est l'ensemble des problèmes que M. Stefanescu, dans son beau livre, examine et résout autant que le permettent les monuments eux-mêmes. Il le fait en six grands chapitres, animés comme des fresques. Dans le premier, l'auteur décrit le milieu historique du xve au xvme siècle : il y retrace à grands traits l'histoire politique de la principauté moldave et relève la coïncidence ou mieux la connexion entre les floraisons de l'art et les périodes de plus grande indépendance et prospérité; il y brosse aussi le tableau de l'activité littéraire qui offre le spectacle d'être absolument étrangère à l'âme populaire étant tout entière en langue slave : contraste frappant avec l'activité artistique, fonction, en partie, de l'âme populaire. Le chapitre n, intitulé L'art en Bucovine et en Moldavie, étudie les réalisations d'art en d'autres domaines que ceux de la peinture monumentale, et pour préparer à l'examen de celle-ci. A la suite de M. Bals, l'auteur retrace les caractères propres de l'architecture religieuse moldave, qui ont permis de parler de « style moldave ». Il passe ensuite à un long inventaire des objets d'art somptuaires — étoffes, tapis, broderies, manuscrits, miniatures, calligraphies, icônes. Cet art est apparenté de plus près à la peinture monumentale et offre avec elle des motifs et des traits décoratifs communs. « Cette étude permet d'affirmer, conclut l'auteur, l'existence d'un milieu de culture et d'art en Moldavie, dont l'activité s'étend du milieu du xve siècle au second ou dernier BIBLIOGRAPHIE 497 tiers du xvne. Elle nous a permis, en outre, de rattacher les œuvres des arts somptuaires à l'évolution de l'art monumental et d'affirmer leur dépendance vis-à-vis de la peinture des églises, <μιί a fait la loi. En vérité, c'est celle-ci qui a fourni ses thèmes, sa conception et sa technique aux arts somptuaires, et ce n'est que l'effet d'une loi et d'une évolution très logiques. Lorsque les arts somptuaires, les miniatures et les icônes en l'espèce, se substitueront à l'esthétique monumentale, ce sera d'abord l'effet d'une influence étrangère; cela amènera ensuite, avec la décadence de la peinture, leur propre décadence ». Le chapitre ni a pour titre Les monuments décorés. L'auteur y énumère d'abord, avec les dates de construction de l'édifice et de sa décoration (ou réfection des peintures), tous les monuments religieux de Bucovine et de Moldavie construits du xve au xvir3 siècle. Une carte très claire accompagne cet inventaire et permet au lecteur de se uploads/s3/ l-x27-evolution-de-la-peinture-religieuse-en-bucovine 1 .pdf

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