UNIVERSITE D'ÉTAT DE MOLDAVA FACULTE DES LETTRES DEPARTEMENT DE TRADUCTION, INT

UNIVERSITE D'ÉTAT DE MOLDAVA FACULTE DES LETTRES DEPARTEMENT DE TRADUCTION, INTERPRETATION ET LINGUISTIQUE APPLIQUEE TRAVAIL INDIVIDUEL Éthique professionnelle Élaboré par : Ariadna Baciu, FE172TR Veronica Crețu, Fe171TR Vérifiée par : Natalia Mucershi Chișinău, 2020 1 Table des matières Qu'est-ce que la censure?........................................................................................................................................3 Censure en traduction..............................................................................................................................................3 Exemples de censure................................................................................................................................................4 Censure et le nazisme..............................................................................................................................................5 La censure politique au Québec et au Canada.........................................................................................................6 Entre censure et légitimation...................................................................................................................................6 La censure, toujours actuelle ?.................................................................................................................................7 Bibliographie............................................................................................................................................................8 2 Le parcours historique de la censure en traduction Qu'est-ce que la censure? La censure est la prévention de la diffusion d'informations au public par un groupe. Elle est généralement exercée par les gouvernements, les groupes religieux ou les médias, mais il existe d'autres formes de censure. La conservation des informations secrètes officielles, des secrets commerciaux, de la propriété intellectuelle et des communications privilégiées avocat-client n'est généralement pas qualifiée de censure, tant qu'elle reste dans des limites raisonnables. Par conséquent, le terme censure porte souvent un signe de répression en sécrétant des informations. La censure fait partie intégrante de tout État qui met en œuvre un système d'interdictions et de restrictions, ainsi qu'un mécanisme de propagande. La censure est un acte de volonté forcé qui contrôle l'interaction interculturelle de diverses manières. Censure en traduction Dans la traduction du texte la censure a été utilisée lorsque les couches supérieures de la société ont tenté de priver le lecteur du choix, de cacher et de modifier le texte source. En Europe, la censure était nécessaire pour protéger la culture nationale des influences extérieures, de la propagande de l'idéologie politique.La censure est effectuée conformément à un ensemble de valeurs et de critères spécifiques établis par l'organisme de réglementation. Ces derniers peuvent être identifiés avec l'État, l'église ou les conventions sociales qui réglementent la liberté de choix aux niveaux social et personnel. La traduction est l'un des domaines les plus censurés, seulement après la littérature. Dans le processus de traduction, plusieurs obstacles, de différents niveaux, sont rencontrés. La censure est l’un des eux. Partons ensemble pour un petit tour d’horizon de quelques cas de censure recensés en traduction et pour une analyse du parcours historique du traducteur au fil des siècles. Tout d’abord, la traduction est aujourd'hui omniprésente et indispensable pour permettre la communication entre les peuples et les cultures. C'est pourtant une activité multimillénaire, qui n’a pas toujours revêtu les mêmes formes ni connu les mêmes enjeux. L’histoire de la traduction permet de mieux cerner les contextes culturels où évolue la traduction. 3 Exemples de censure L’histoire regorge d’exemples de censure des traductions, et ses objets sont devenus des textes de divers genres - textes canoniques, œuvres de culture populaire et même littérature pour enfants: « A Thousand and One Nights » (interdit aux États-Unis en 1927), « Uncle Tom’s Cabin » G. Beecher -Stow (interdit en Russie en 1852), « Alice au pays des merveilles » par L. Carroll (interdit en Chine en 1931) et bien d'autres. Les raisons officielles de ces interdictions étaient très diverses et dépendaient dans une large mesure des caractéristiques culturelles et politiques du contexte national respectif. Mais nous pouvons dire que, pour la plupart, ils étaient associés à l'acceptabilité morale du texte. Par exemple, en 1857, la loi sur les publications sales a été publiée en Grande-Bretagne, ce qui a marqué le début de la censure officielle des textes jugés offensants pour le lecteur anglais. Seuls certains textes ne sont pas nécessairement censurés: la censure institutionnelle peut interdire officiellement un texte non seulement en raison de son contenu, mais également en relation avec les données personnelles de l'auteur ou du traducteur. Par exemple, dans l'Italie fasciste, les traductions de Thomas Mann et André Gide étaient interdites, car ils étaient considérés comme juifs. De même, des genres entiers peuvent être censurés. Dans l'Italie fasciste comme dans l'Allemagne nazie, les romans policiers ont été interdits ces dernières années en raison de leur popularité auprès des lecteurs: les autorités pensaient que les romans policiers contenaient de nombreux exemples de comportements immoraux et antisociaux. La censure pose un problème de définition, et en particulier lorsqu’on l’examine en liaison avec la traduction, cette question est abondamment traitée dans ce volume, depuis les formes institutionnelles qu’elle peut prendre jusqu’à l’insidieuse et aléatoire autocensure que le traducteur se sent parfois « obligé » de pratiquer. En complément et en illustration de ce paramétrage, on trouvera de nombreux cas d’espèce traités à partir de corpus selon les domaines : religieux, politique, littéraire, cinéma, médias, dans un ordre diachronique, du XVIe siècle à l’époque contemporaine, ou par localisation, France, Pays de l’Est, Péninsule ibérique. Le caractère international des Actes de ce colloque (Espagne, Portugal, Canada, Russie, Roumanie, Grande-Bretagne, Allemagne) lui assure un traitement très diversifié des problèmes de censure selon les genres, les époques et les lieux. Le dernier ensemble de communications esquisse les éléments d’une nouvelle donne et d’un changement de perspective. La censure correspond à un interdit et elle se décline sous plusieurs formes, qu’il s’agisse de la censure militaire, religieuse ou politique. Comme l’a écrit la traductologue canadienne Denise Merkle en 4 2010, étudier la traduction et la censure revient à « explorer les manifestations extrêmes de l’idéologie sur les traductions ». Il faut bien reconnaître que le traducteur a, de tout temps, été ciblé par la censure. Dès ses premiers balbutiements, la traduction, de même que ses nombreux acteurs, ont été observés, analysés, jugés, condamnés. On ne compte plus le nombre de traducteurs qui ont vu leurs travaux tronqués de parties significatives, voire tout bonnement interdits à la publication, et ce à cause de la censure. Censure dans la Bible La plus ancienne des traductions d’œuvre ayant jamais fait l’objet de censure est la Bible, et notamment au berceau de la religion catholique, l’Italie. En effet, la traduction de cette dernière, lorsque celle-ci n’était plus comprise que par les rares individus ayant un niveau d’éducation suffisant pour connaître le latin. En effet, le clergé italien souhaitant avoir un contrôle des plus total sur les lectures de ses fidèles, a fait acte de la prohibition. C’est ainsi qu’en 1559, le premier Index, une liste d’ouvrages que les catholiques avaient la formelle interdiction de lire, de vendre, de traduire et même de posséder, a été publié par le pape Paul IV. Les livres que l’on y trouvait consignés étaient jugés nocifs et contraires à la foi et à la morale chrétienne par les membres du clergé. L’Index prohibait notamment la lecture de traductions de la Bible en langue vulgaire, c’est-à-dire toute autre langue que le latin, ce qui incluait la traduction dont Brucioli était l’auteur, soit la première faisant directement état des textes saints originaux. Quiconque transgressait à cet Index se voyait alors immanquablement accablé de la peine suprême, l’excommunication. En 1596, l’Index se durcit encore, ses règles devenant encore plus restrictives. Il n’était alors plus possible, dès lors, d’autoriser la traduction ou l’impression de bibles en langue vulgaire. Ces bibles, si tant est qu’elles existent, devaient d’ailleurs toutes être détruites sans ménagement. En effet, on dénombre toujours à l’heure actuelle un certain nombre de cas de censures frappant le milieu de la traduction, réduisant à si peu, quand ils ne le ruinent pas totalement, le travail du traducteur. En voici là quelques exemples pour prouver la véracité. Censure et le nazisme Les traducteurs étaient perçus dans l'Allemagne nazie comme des ennemis. La traduction était considérée comme une véritable menace pour l'unité de la société allemande. Le régime de cette Allemagne a essayé de réduire l'introduction de textes étrangers par la propagande de l'idéologie nazie. 5 Les nazis voulaient protéger les gens de l'influence "cachée" et inculquer des éléments tels que la race, le leadership, la masculinité / féminité, la propreté et la santé. Dans les années 1930, les éditeurs étaient déjà simplement intimidés, ne se sentaient pas en sécurité. Les auteurs ont désormais besoin d'une censure interne, sinon leur travail pourrait tout simplement être interdit. Après 1933, le contrôle des publications est devenu plus réglementé et une censure préliminaire a été introduite. La propagande Goebbels de la Gestapo et du ministère devait limiter le nombre de livres. Lorsque la guerre a commencé, toutes les traductions de livres des pays des adversaires ont été soumises à une censure sévère et sans censure la traduction n'a plus eu lieu. Ils ont donc essayé de montrer au peuple l'infériorité de la culture étrangère. Par exemple, les traductions du français et de l'anglais ont été remplacées par des traductions de nations qui «correspondent» à la société allemande. Des traductions en allemand, mais pas en langues étrangères, ont été encouragées. La censure politique au Québec et au Canada S’il n’existe pas, à notre connaissance, il faut quand même dire que ce phénomène n’a épargné ni le Québec ni le Canada. Cependant, même lorsque le gouvernement fédéral canadien a imposé la censure en 1939, cette censure n’était pas très rigide. Comme le rappelle Claude Beauregard : « Dans les faits, au Canada, durant la guerre, le contrôle de l’information n’est jamais absolu. D’une part, les traditions démocratiques assurent à uploads/Litterature/ censure 1 .pdf

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