Conférence enseigner en maternelle Pédagogie de l’écoute Conduire une séance de
Conférence enseigner en maternelle Pédagogie de l’écoute Conduire une séance de langage à l’école maternelle Pierre PÉROZ Comment faire pour faire progresser les élèves dont le niveau dans le domaine de langage est très hétérogène ? Comment faire pour que les élèves soient attentifs ? Comment faire pour qu’ils s’écoutent entre eux ? Que faire avec les petits parleurs ? La maitrise du langage est la clé de la réussite à l’école élémentaire. Rater les apprentissages du langage de l’école c’est faire échouer nos élèves à l’école élémentaire. Les questions portent sur les obstacles à la réussite de la séance. Mais est-ce que c’est vraiment bien construit pour le but ? Situation actuelle dans les classes Séance de langage : séances regroupant un groupe de 7 à 13 élèves qui ont comme objectif prioritaire l’apprentissage du langage à l’école et qui vont intéresser tous les élèves. 2 à 3 séances dans la classe pour l’enseignant mais pour les enfants que 1. 15 à 35 minutes. Exemple : La brouille, Claude boujon Elle a regroupé 8 élèves Ils appartiennent à public hétérogène mais favorisé Dans classe à part. Toutes les conditions sont réunies elle ne peut pas réussir. Vidéo Séance : enfants actifs, perte d’attention, tout le monde est dynamique. Résultats statistiques de la séance linguistique (grammaire, syntaxe, complément nom, …) : que des réponses assez courtes max 2 propositions enchainées. « Le renard il est là ». 5 mots et demi : longueur moyenne des interventions des élèves pour ceux qui ont parlé. Car 3 n’ont pas dit un mot. Mais elle a réuni que 8 élèves pour répondre au mieux à cet objectif. Théoriquement 1/3 sont silencieux Loin de la construction de la phrase de façon cohérente, bien construite attentue pas les programmes sur le plan langagier (compétences conversationnelle, parler dans le thème, suivre le déroulement des échanges, intervenir de façon adapter, adapter, questionner, reprendre les propos des autres) : 3 élèves ne disent rien (=0), Jérémy occupe 30% temps de parole des élèves. Il en reste donc 4 qui se partage le reste soit 1 min à 1min 30. Pourtant l’enseignante est très active, guide très fortement, l’avancée de la restitution, vitesse des échanges questions réponses… Caractéristique fondamentale : l’enseignant a besoin d’une réponse précise pour enchainer sur une autre. L’enseignant doit assurer les questionnements rapides, les rappels à l’ordre. Au bout d’un 1/3 de la séance, les enfants se désintéressent, soit ça va trop vite … => Çà accélère donc encore les échanges car moins d’élèves interviennent Accroissement de la difficulté des élèves : d’une question à l’autre on passe de raconte-moi, explique moi, décrit, réfléchi, … C’est pour ça que les réponses sont de grande pauvreté, et certains sont rejeté hors de l’activité Ces constats sont faits dans des textes académiques L’élève apprend à parler avec l’adulte il faut donc privilégier en séance individuelle. Ici on a succession de micro-dialogue avec laquelle la part de l’enseignant qui occupe 60% du temps de parole Ce qu’un enseignant veut donc : moins d’élèves et encore moins d’élèves mais ce n’est pas la situation réelle de la classe. Ce type de séance est récurrent et contre-productif, leurs interventions sont sans intérêt car ils ne travaillent pas leurs niveaux Agnès lorrain : enseignant 6 questions à la minutes : 1 questions toutes les 10 secondes Vitesse de deux adultes au téléphone. Ils n’ont pas les compétences langagières de deux adultes -> on massacre nos enfants. Ce type de séance ne fait qu’accentuer l’échec de certains élèves et creuser le fossé de l’hétérogénéité. Postulat : l’enfant apprend à parler avec l’adulte L’enfant va parler le plus souvent avec l’enseignant Il doit parler avec l’adulte. Mais ne marche pas car la réalité sociale est là. La pédagogie d’écoute La difficulté principales des élèves de classes pop ou culturellement defav, n’ont pas de clarté cognitive, ne comprennent pas ce qui se passent dans ces activités de langage. « il faut bien écouter car après il faudra raconter l’histoire … » ce n’est pas une pratique naturelle, c’est scolaire Ils doivent toujours savoir où on va, savoir quand on va les questionner et comment. Ce n’est pas une pédagogie de la surprise Les objectifs Parler Parler effectivement. Parole individuelle mais publique dans un lieu où l’enseignant est là et a convoqué un thème dont on doit traiter. Tous nos élèves qui ne participent pas se construisent un profil d’échec. En respectant les règles conversationnelles. Parler dans le thème Pour les TP, réaliser qu’il y a un thème « je vais vous lire une histoire » ils vont écouter la maitresse. Réaliser qu’il y a quelque chose qui nous unit qui est intellectuel qui n’est pas mangeable, malléable. Intervenir en parlant de ce dont a parlé la maitresse. Il faut lui apprendre à revenir dans le thème. C’est bien il NOUS parle, mais il faut se demander si on a vraiment prévu dans la classe un temps où il peut dire « mon papa a réparé la voiture ». Il faut des emplois du temps simple pour que l’élève puisse s’y retrouver dans la temporalité (projection du soi dans le temps et pas le calendrier traditionnel). « Mais le loup ils ont des dents » : sortie thématique car il nous parle du loup en général, « ma grand-mère elle fait des tartes » : chaque erreur est un apprentissage, une intervention sans erreur ne sert à rien, ne nous dit rien. C’est un bon début car reste toujours dans le « thème ». « le loup a pris un autre chemin » oui mais nous ce qui nous intéresse c’est le petit chaperon rouge : on est bien proche du thème. En GS plus difficile, « on recadre » Parler longtemps -> parler en continu plutôt Pédagogiquement c’est coûteux car parler longtemps ça prend du temps Pour les enfants qui sont en GS : enchaine 4 à 6 propositions cohérentes ayant du sens. Sans intervention de l’adulte au milieu. Car c’est la longueur nécessaire pour que l’enfant affronte les problème syntaxique ou morpho syntaxique pour aborder la lecture de l’apprentissage de l’écrit. On en peut pas construire d’enseignement pour régler des problèmes. Ex « le renard est sorti du bois » n’importe quel déterminant c’est bon. « un renard sortait du bois et il avait faim » : Reprise pronominale se pose si vous allonger. Concordance des temps… Personne ne peut enseigner le choix des temps, pourquoi on va utiliser tel ou tel temps, on peut faire une description savante mais pas pour un enfant de 4 ans. Pour ceux en cycle 2 : on attend d’eux le double 6 à 12 propositions. Pourquoi : car enfants plus à l’aise ils vont allonger leurs propos -> génère un problème qualitatif lors augmentation quantitatif. À quel moment je dois dire ceci et cela ? Capacité à raconter et gérer l’information. La question de la vitesse des échanges/ Le choix du type de dialogue pédagogique La vitesse du dialogue pédagogique ordinaire explique l’échec de nos élèves à suivre les échanges lors d’une séance de langage. Évaluation rapide ça va servir pour la suite Évaluation forte : c’est très bien Si l’on veut qu’ils s’approprient une parole autonome et réfléchi c’est la définition même de l’école Si l’on veut qu’ils construisent leurs réponses, longue à trouver leurs aboutissements Respecter 2 principes - Leurs en laissant le temps : on n’a pas le temps, mais y a du temps dans la séance de langage, il faut se taire -> les élèves vont se retrouver avec deux fois plus de temps par la parole - L’enseignant dira rien : interdiction ou stigmatisation de la reprise formulation d’un élève à un autre est un scandale, on ne demande ça qu’à des enfants mais nous on le fait ! On écoute ce que disent les enfants : on enchaine pas directement sur une autre question Enseignant pose une questionne et interroge tous les élèves qui lève le doigt : QRRRRR Une fois çà finit : on repose la même question : ceux qui n’avaient pas d’idées les ont écoutés. - Une enfant lève un tout petit doigt et a peur de prendre la parole mais elle a attendu 15 fois la même réponse, elle va donc répéter 3 mots pour voir si ça se passe bien. - Mais il y a aussi l’élève qui est agacé car tout le monde a répété ce qu’il vient de dire donc il veut en dire plus donc il se met au travail. 1 questions toutes les 2 min 40, longueur moyenne des interventions élèves : 20 mots L’allongement du propos va permettre à l’élève de faire un apprentissage construit, il faut le faire au bon moment. L’enseignant pose 11 questions de 9 mots environ : elles sont donc préparées, elle les lit. La question des choix didactiques / le choix du type des supports de séance / le choix de la structure de séance et du questionnement que l’on va mobiliser en séance de uploads/Litterature/ confe-rence-enseigner-en-maternelle.pdf
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- Publié le Nov 20, 2021
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