Littérature du XVIIe siècle Littérature du XVIIe siècle 1. Les genres mondains:
Littérature du XVIIe siècle Littérature du XVIIe siècle 1. Les genres mondains: lettres (l’art épistolaire), maximes, mémoires (Mme de Sévigné, La Rochefoucauld 2.L’art de la fable: La Fontaine; le renouveau du conte de fées: Charles Perrault 3.Le roman et la nouvelle classiques: Mme de la Fayette 4.Doctrines et morales du Grand Siècle: Bossuet, Boileau, La Bruyère 1. Les genres mondains: l’art épistolaire, l’art de la 1. Les genres mondains: l’art épistolaire, l’art de la maxime. maxime. Mme de Sévigné, La Rochefoucauld Mme de Sévigné, La Rochefoucauld Mme de Sévigné Mme de Sévigné (1626-1696) – Marie de Rabutin-Chantal, baronne (1626-1696) – Marie de Rabutin-Chantal, baronne de Sévigné, dite la marquise de Sévigné; de Sévigné, dite la marquise de Sévigné; - épistolière française; épistolière française; - orpheline en 1633; orpheline en 1633; - son œuvre est une correspondance abondante; son œuvre est une correspondance abondante; - après la mort de son mari, elle se consacre de plus en plus à ses après la mort de son mari, elle se consacre de plus en plus à ses enfants et particulièrement à sa fille. En 1669, « la plus jolie fille de enfants et particulièrement à sa fille. En 1669, « la plus jolie fille de France » se marie. Les époux, la mère et son fils vivent dans un hôtel France » se marie. Les époux, la mère et son fils vivent dans un hôtel particulier loué en plein Paris. Mais, un an plus tard, Grignan, le beau particulier loué en plein Paris. Mais, un an plus tard, Grignan, le beau fils de Mme de Sévigné, est nommé lieutenant général du roi en fils de Mme de Sévigné, est nommé lieutenant général du roi en Provence. C’est une douloureuse séparation pour l’écrivaine qui voit Provence. C’est une douloureuse séparation pour l’écrivaine qui voit partir sa fille. Elle lui écrit donc régulièrement, plusieurs fois par partir sa fille. Elle lui écrit donc régulièrement, plusieurs fois par semaines, tout en poursuivant parallèlement sa correspondance avec semaines, tout en poursuivant parallèlement sa correspondance avec son cousin, le conte de Bussy, notamment. Elle visite couramment sa son cousin, le conte de Bussy, notamment. Elle visite couramment sa fille; fille; - elle meurt en 1696, en Provence. elle meurt en 1696, en Provence. Œuvres majeures Œuvres majeures Les lettres Les lettres (correspondance de Madame de Sévigné avec sa (correspondance de Madame de Sévigné avec sa fille, Madame de Grignan) > pendant trente ans (chaque fille, Madame de Grignan) > pendant trente ans (chaque semaine trois ou quatre lettres); (1 120 lettres connues) semaine trois ou quatre lettres); (1 120 lettres connues) - parues clandestinement en 1725 (28 lettres ), puis en 1726. parues clandestinement en 1725 (28 lettres ), puis en 1726. Pauline de Simiane, petite-fille de l’écrivaine, décide de Pauline de Simiane, petite-fille de l’écrivaine, décide de faire publier officiellement la correspondance de sa grand- faire publier officiellement la correspondance de sa grand- mère; mère; - publication de 614 lettres en 1734-1737, puis 772 en 1754. publication de 614 lettres en 1734-1737, puis 772 en 1754. Les lettres ont été remaniées et sélectionnées suivant les Les lettres ont été remaniées et sélectionnées suivant les instructions de Madame de Simiane: toutes celles touchant instructions de Madame de Simiane: toutes celles touchant de trop près à la famille, ou celles dont le niveau littéraire de trop près à la famille, ou celles dont le niveau littéraire paraissait médiocre => supprimées. paraissait médiocre => supprimées. Constantes de l’écriture : Constantes de l’écriture : - les thèmes abordés touchent essentiellement le les thèmes abordés touchent essentiellement le quotidien et la cour. Ils sont très variés; quotidien et la cour. Ils sont très variés; - certaines lettres étaient destinées à être lues pour des certaines lettres étaient destinées à être lues pour des personnes averties, dans les « salons » et abordent personnes averties, dans les « salons » et abordent alors des thèmes plus en rapport avec les pensées, alors des thèmes plus en rapport avec les pensées, les idées; les idées; - la religion la religion - la mort la mort - la noblesse et la mondanité la noblesse et la mondanité - les relations humaines les relations humaines L’originalité de l’œuvre L’originalité de l’œuvre a/ considérée comme la maîtresse de l’art épistolaire au XVIIe siècle, a/ considérée comme la maîtresse de l’art épistolaire au XVIIe siècle, Mme de Sévigné n’a jamais souhaité que ses lettres soit divulguées en Mme de Sévigné n’a jamais souhaité que ses lettres soit divulguées en dehors du cadre privé ou des salons (où elle était lue et très appréciée); dehors du cadre privé ou des salons (où elle était lue et très appréciée); elle est devenue, en quelque sorte, « une écrivaine malgré elle »; elle est devenue, en quelque sorte, « une écrivaine malgré elle »; b/la question de l’authenticité se pose de manière cruciale pour ces lettres. b/la question de l’authenticité se pose de manière cruciale pour ces lettres. Sur les 1 120 connues, seuls 15% proviennent des autographes; dont Sur les 1 120 connues, seuls 15% proviennent des autographes; dont 764 à sa fille Mme de Grignan, 126 à son cousin Bussy, et 220 lettres 764 à sa fille Mme de Grignan, 126 à son cousin Bussy, et 220 lettres adressées à 29 autres destinataires. adressées à 29 autres destinataires. c/ il est à noter un manque fondamental dans cette correspondance: c/ il est à noter un manque fondamental dans cette correspondance: seules les lettres de la marquise ont été conservées, les réponses de sa seules les lettres de la marquise ont été conservées, les réponses de sa famille ont été détruites par sa petite-fille. Ce qui crée l’impression famille ont été détruites par sa petite-fille. Ce qui crée l’impression d’un monologue (privation de la dimension du dialogue); d’un monologue (privation de la dimension du dialogue); d/ aucune des lettres de la marquise de Sévigné n’est publiée de son d/ aucune des lettres de la marquise de Sévigné n’est publiée de son vivant; la première édition – en 1725 (recueil très lacunaire de 28 vivant; la première édition – en 1725 (recueil très lacunaire de 28 lettres ou extraits de lettres – lettres ou extraits de lettres – Lettres choisies de Mme la marquise de Lettres choisies de Mme la marquise de Sévigné à Mme la comtesse de Grignan, sa fille. Sévigné à Mme la comtesse de Grignan, sa fille. « Ma douleur serait bien médiocre (1) si je pouvais vous la dépeindre; je ne « Ma douleur serait bien médiocre (1) si je pouvais vous la dépeindre; je ne l’entreprendrai pas aussi. J’ai beau chercher ma chère fille, je ne la trouve plus; et tous les pas l’entreprendrai pas aussi. J’ai beau chercher ma chère fille, je ne la trouve plus; et tous les pas qu’elle fait l’éloignent de moi. Je m’en allai donc à Sainte-Marie (2) toujours pleurant et qu’elle fait l’éloignent de moi. Je m’en allai donc à Sainte-Marie (2) toujours pleurant et toujours mourant: il me semblait qu’on m’arrachait le cœur et l’âme; et en effet, quelle rude toujours mourant: il me semblait qu’on m’arrachait le cœur et l’âme; et en effet, quelle rude séparation! Je demandai la liberté d’être seule; on me mena dans la chambre de madame du séparation! Je demandai la liberté d’être seule; on me mena dans la chambre de madame du Housset, on me fit du feu; Agnès (3) me regardait sans me parler; c’était notre marché; j’y Housset, on me fit du feu; Agnès (3) me regardait sans me parler; c’était notre marché; j’y passai jusqu’à cinq heures sans cesser de sangloter; toutes mes pensées me faisaient mourir. passai jusqu’à cinq heures sans cesser de sangloter; toutes mes pensées me faisaient mourir. J’écrivis à M. de Grignan, vous pouvez penser sur quel ton; j’allai ensuite chez madame de la J’écrivis à M. de Grignan, vous pouvez penser sur quel ton; j’allai ensuite chez madame de la Fayette, qui redoubla mes douleurs par l’intérêt qu’elle y prit: elle était seule, et malade et Fayette, qui redoubla mes douleurs par l’intérêt qu’elle y prit: elle était seule, et malade et triste de la mort d’une sœur religieuse, elle était comme je la pouvais désirer. M. de la triste de la mort d’une sœur religieuse, elle était comme je la pouvais désirer. M. de la Rochefoucauld y vint; on ne parla que de vous, de la raison que j’avais d’être touchée, et du Rochefoucauld y vint; on ne parla que de vous, de la raison que j’avais d’être touchée, et du dessein de parler comme il faut à Merlusine (4). Je vous réponds qu’elle sera bien relancée. dessein de parler comme il faut à Merlusine (4). Je vous réponds qu’elle sera bien relancée. D’Hacqueville vous rendra un bon compte de cette affaire. Je revins enfin à huit heures de D’Hacqueville vous rendra un bon compte de cette affaire. Je revins enfin à huit heures de chez madame de la Fayette; mais en entrant ici, uploads/Litterature/ cours7-17e.pdf
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- Publié le Mai 31, 2021
- Catégorie Literature / Litté...
- Langue French
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