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LA VOCATION DE L’ARBRE D’OR est de partager ses intérêts avec les lecteurs, son admiration pour les grands textes nourrissants du passé et celle aussi pour l’œuvre de contemporains majeurs qui seront probablement davantage appréciés demain qu’aujourd’hui. La belle littérature, les outils de développement personnel, d’identité et de progrès, on les trouvera donc au catalogue de l’Arbre d’Or à des prix résolument bas pour la qualité offerte. LES DROITS DES AUTEURS Cet e-book est sous la protection de la loi fédérale suisse sur le droit d’auteur et les droits voisins (art. 2, al. 2 tit. a, lda). Il est également protégé par les traités internationaux sur la propriété industrielle. Comme un livre papier, le présent fichier et son image de couverture sont sous copyright, vous ne devez en aucune façon les modifier, les utiliser ou les diffuser sans l’accord des ayant-droits. Obtenir ce fichier autrement que suite à un téléchargement après paiement sur le site est un délit. 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Ne diffusez pas votre copie mais, au contraire, quand un titre vous a plu, encouragez-en l’achat : vous contribuerez à ce que les auteurs vous réservent à l’avenir le meilleur de leur production, parce qu’ils auront confiance en vous. © Arbre d’Or, Cortaillod, (ne), Suisse, juillet 2009 http://www.arbredor.com Tous droits réservés pour tous pays Joseph von Hammer-Purgstall Histoire de l’Ordre des Assassins ouvrage traduit de l’allemand et augmenté de pièces justificatives j. j. hellert et p. a. de la nourais 1833 HISTOIRE DE L’ORDRE DES ASSASSINS L’ORDRE DES ASSASSINS LIVRE PREMIER Introduction Dans tous les pays et chez tous les peuples, les événements tournent et se reproduisent en général dans un cercle infini et perpétuel, comme les nuits et les jours suivent la loi éternelle de la rotation. Toutefois, en parcourant l’histoire de la destinée du genre humain, nous rencontrons par intervalle des faits qui nous surprennent par leur grandeur et la richesse de leurs résultats, et interrompent l’uniformité de l’histoire du monde, tantôt en nous faisant éprouver de douces et fécondes émotions ; tantôt en nous offrant le triste spec- tacle d’un monde bouleversé par le fanatisme. Plus est agréable ou pénible l’impression que laisse dans notre esprit le récit de ces événements, plus ils mé- ritent d’exciter l’attention de l’observateur et de trouver un impartial historien. Des faits inouïs et dont la vérité, bien que révoquée en doute, n’en est pas moins incontestable, sont une mine bien précieuse pour l’écrivain à qui il est donné de l’exploiter. Des événements dont la connaissance est parvenue jus- qu’à nous depuis qu’on écrit l’histoire, des plus singuliers et des plus surpre- nants est sans contredit l’existence et la puissance de l’Ordre des Assassins, de cet ordre qui formait un état au sein des états et demandait à ses membres une soumission que n’avaient pas encore exigée de leurs sujets les despotes de l’Orient ; de cette association de fourbes et de dupes, qui, sous le prétexte d’améliorer les mœurs et d’épurer les croyances, ne faisait que saper les bases de toute morale et de toute religion ; enfin de cet ordre d’Assassins qui tenait tou- jours le poignard suspendu sur la tête des Princes. Pendant deux siècles en- tiers ; ils furent tout-puissants, parce qu’ils étaient partout redoutés. Enfin cette 4 HISTOIRE DE L’ORDRE DES ASSASSINS tourbe d’Assassins fut exterminée, et disparut sous les débris du khalifat, dont elle avait juré la ruine ; parce qu’il était le centre de toute autorité spirituelle et séculière. L’Organisation politique de cette société ne peut se comparer à celle d’aucune autre des sociétés secrètes ou des associations de brigands et de pirates qui ont précédé ou suivi. L’histoire de ces dernières ne nous présente que de malheureux essais ou d’infructueuses imitations. Quelque renommée que se soit acquise, des extrémités de l’Orient aux confins de l’Occident, le nom d’assassin qui, dans toutes les langues, a conservé la signification de meurtrier, il n’en est pas moins vrai qu’on n’a su jusqu’à ce jour que bien peu de choses sur l’histoire et les destinées de l’Ordre, sur ses doctrines, sur les principes de son gouvernement. Encore, ces détails, si incomplets par eux-mêmes, nous ont-ils été transmis sans suite ; sans ordre, sans aucune vue claire et précise. Longtemps on a regardé comme un conte oriental et comme une tradition populaire tout ce que racontaient de cette colonie d’Assassins les historiens byzantins, les Croisés et surtout Marco Polo ; on n’ajoutait pas plus de foi aux récits de ce dernier qu’à ceux qu’Hérodote nous avait donnés sur les Pays et les peuples de l’antiquité la plus reculée. Cependant plus les voyages ou l’étude des langues nous dévoilent l’Orient, plus nous ajoutons de confiance à ces véné- rables matériaux d’histoire et de géographie, plus nous voyons dans tout son jour le respect que professaient pour la vérité le père de l’histoire ancienne et celui des voyageurs modernes. L’historien de l’Ordre. des Assassins s’estime heureux de trouver sur sa route les recherches philosophiques, historiques, chronologiques et topographiques d’un Falconet, d’un Sylvestre de Sacy, d’un Quatremère et d’un Rousseau : ces ouvrages, qui ne laissent rien ignorer des rapports de l’Europe avec l’Orient, ne lui ont pas été moins utiles que ceux des Deguignes et des d’Herbelot, et que l’histoire récente des croisades par Wilken, pour laquelle cet écrivain a exploré les plus anciens documents que nous ont laissés les historiens des croisades et les Arabes contemporains ; mais ni Withof, avec sa loquace prolixité, ni Mariti, dont l’esprit étroit se complaît dans l’obscurité, ne sauraient mériter la même reconnaissance de la part de l’historien. Outre l’ouvrage arabe d’Aboulféda, celui de Mirkhond en langue 5 HISTOIRE DE L’ORDRE DES ASSASSINS persane et les morceaux pleins d’intérêt que nous a donnés Jourdain sur la dy- nastie des Ismaélites, il est encore une foule de sources inconnues où peut pui- ser l’historien. Tels sont, chez les Arabes, la grande topographie d’Égypte par Macrisi et les prolégomènes politiques d’Ibn-Khaledoun ; chez les Turcs, la Géographie précieuse et les Tables chronologiques d’Hadschi-Khalfa, le Lit de roses des khalifes par Nasmisade, les deux Collections des histoires et des contes de Mohammed le secrétaire et de Mohammed Klaufi, l’Explication et le choix des histoires par Hessarfenn et Moliammed-Effendi ; et chez les Persans, l’Histoire universelle de Lari, le Musée de Ghaffari, etc., ouvrages qui, tous, peuvent servir de modèles dans l’art de classer les faits et d’écrire l’histoire. Tels sont encore l’Histoire de Wassaf, le Conquérant du monde par Dschovaïni, la Biographie des poètes par Devletschâh, l’Histoire du Thabéristân et du Ma- sendérân de Sahireddin, et enfin, les Conseils aux rois par Dschelali de Kaïn. Tous ceux qui jouissent de l’inappréciable avantage de pouvoir puiser à ces sources encore inexplorées de l’histoire orientale, ne peuvent s’étonner assez de la richesse de ces trésors. Là, l’historien apprend quel fut le gouvernement de ces grandes monarchies, comment une multitude d’autres dynasties héritèrent de cette puissance d’abord unique ; il les voit se produire sous mille et mille formes, il pénètre au sein des chronologies les plus fabuleuses des peuples an- ciens, en même temps qu’il trouve sous sa main les annales les plus exactes des empires modernes. C’est alors qu’il découvre quelles ténèbres régnaient avant l’apparition du prophète et quelles lumières se répandirent après lui ; il aime à lire les miracles des Persans, les hauts faits des Arabes, à voir : comment le gé- nie destructeur des Mogols menaçait les empires d’une destruction totale, et admire la judicieuse politique des Ottomans. À la vue de tant de richesses en- core ignorées, désespère de ses forces ; la plus longue vie lui semble trop courte pour épuiser cette mine féconde, et l’abondance des Matériaux ne contribue qu’à augmenter son incertitude sur le choix. Malgré cette foule d’écrits divers, il ne trouve nulle part un ouvrage complet ; peu importe que son choix soit guidé par le hasard ou par ses affections particulières ; la nouveauté ou l’intérêt des faits excitera toujours l’attention. D’ailleurs, dans un siècle éminemment 6 HISTOIRE DE L’ORDRE DES ASSASSINS historique. Il se présentera des hommes qui sauront mettre en œuvre ces do- cuments inconnus. Un proverbe arabe dit : « On ne laisse point sur la route la pierre de cons- truction : » celui qui veut étendre ses connaissances, qui s’est voué aux re- cherches historiques et qui peut puiser aux sources, s’inquiète peu de savoir avec quoi et dans quel but il commencera ses travaux. Il n’en est pas ainsi de l’écrivain consciencieux qui ne travaille avec amour qu’après s’être entouré de tous les documents connus, désireux de s’éviter par une scrupuleuse exactitude le reproche de légèreté. Envisagés sous ce rapport, les matériaux d’abord si nombreux pour l’histoire de l’Orient, se réduisent dans une étonnante progres- sion. Où est en Orient ou en Occident la riche bibliothèque qui possède les ouvrages nécessaires pour traiter à fond les uploads/Litterature/ histoire-de-l-x27-ordre-des-assassins-pdfdrive.pdf
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- Publié le Nov 27, 2021
- Catégorie Literature / Litté...
- Langue French
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