A destination des 5°B ou 5°E (progression identique à celle de Pronote) _______

A destination des 5°B ou 5°E (progression identique à celle de Pronote) _________________________________________________ Travail déposé le 01/06 à faire en respectant le rythme habituel de l’emploi du temps. _________________________________________________ Programme de langue – Semaine du 02 au 05 juin 2020 Séquence sur la poésie Regarder le monde, inventer des mondes Problématique : Comment la poésie nous dépayse-t-elle et renouvelle-t-elle notre regard sur le monde ? Objectifs de la séquence - découvrir des notions de versification - découvrir comment le langage poétique peut transfigurer notre univers proche, comment des objets prennent vie, - dire, lire et écrire des poèmes autour des objets du quotidien - étudier des poèmes en formes fixes et des poèmes en vers libres Séances Contenu 1 Lecture : (document intitulé "séance 5.1 En sortant de l'école" à imprimer ou à recopier et à ranger partie "lecture" du classeur) 1- Corriger les questions sur le poème de Jules Laforgue" Méditation grisâtre" (documents joints intitulés "Séance 4.1.1 Correction méditation grisätre" et "Séance 4.2.1 Correction Méditation grisâtre un sonnet" Inutile d'imprimer les documents : corrigez et/ou complétez vos réponses à partir des corrections envoyées. 2- Etude de document : "En sortant de l'école " Jacques Prévert Parcours 1 - lire le poème en veillant à s'assurer de la compréhension - souligner les compléments circonstanciels de lieu (aucun rendu attendu) 2 Lecture : document intitulé "séance 5.1 En sortant de l'école" : vous avez dû déjà l'imprimer ou le recopier et le ranger partie "lecture" du classeur Etude de document : "En sortant de l'école " Jacques Prévert Parcours 1 - relire le poème - répondre aux questions (aucun rendu attendu) Langue : - vous aurez la correction de l'exercice de révision de l'accord de l'adjectif lors du rendu de votre travail par mail (cyber collège) une fois qu'il aura été évalué. Il est encore temps pour ceux qui ne m'ont pas encore rendu cet exercice ! Bonjour à tous, une nouvelle semaine de travail commence. Je tiens à féliciter ceux qui rendent le travail très régulièrement depuis le début du travail à distance et à les encourager à poursuivre ainsi. Un petit mot également aux élèves qui lâchent prise : faîtes un effort jusqu'au 4 juillet ! Il est important de continuer à travailler car ce sont les prémices de ce qui vous attend l'an prochain. Dans tous les cas, si vous avez des difficultés, quelles qu'elles soient, n'hésitez pas à me contacter. ATTENTION : pour les élèves présents au collège le 04/06, nous travaillerons sur le poème de Jacques Prévert "En sortant de l'école" : - lecture - repérage des compléments circonstanciels - questions (parcours 1) : travail prévu le 05/06 - visionnage de la vidéo Je fournirai les photocopies des travaux pour la semaine. Séance 1 : Lecture : (document intitulé "séance 5.1 En sortant de l'école" à imprimer ou à recopier et à ranger partie "lecture" du classeur) a. Corriger les questions sur le poème de Jules Laforgue" Méditation grisâtre" (documents joints intitulés "Séance 4.1.1 Correction méditation grisätre" et "Séance 4.2.1 Correction Méditation grisâtre un sonnet" Inutile d'imprimer les documents : corrigez et/ou complétez vos réponses à partir des corrections envoyées. b. Etude de document : "En sortant de l'école " Jacques Prévert Parcours 1 - lire le poème en veillant à s'assurer de la compréhension - souligner les compléments circonstanciels de lieu (aucun rendu attendu) Correction Séance 4.1.1 : un poème à forme fixe : le sonnet Méditation grisâtre 1 Sous le ciel pluvieux noyé de brumes sales Devant l’Océan blême, assis sur un ilôt, Seul, loin de tout, je songe au clapotis du flot, Dans le concert hurlant des mourantes rafales. 5 Crinière échevelée ainsi que des cavales, Les vagues se tordant arrivent au galop Et croulent à mes pieds avec de longs sanglots Qu’emporte la tourmente aux haleines brutales. Partout le grand ciel gris, le brouillard et la mer, 10 Rien que l’affolement des vents balayant l’air. Plus d’heures, plus d’humains, et solitaire, morne, Je reste là, perdu dans l’horizon lointain, Et songe que l’Espace est sans borne, sans borne, Et que le Temps n’aura jamais… jamais de fin. Jules Laforgue, Le Sanglot de la terre, 1880 Parcours de lecture 1 1) Qui parle dans ce poème ? Justifiez votre réponse par une citation du texte. C’est le poète qui parle : « je songe » (v. 3). 2) Où cette personne se trouve-t-elle ? Que fait-elle ? Appuyez-vous sur la première strophe pour répondre. Le poète se trouve « Devant l’Océan blême, assis sur un îlot » (v. 8). Il est isolé comme l’indique l’expression « seul, loin de tout » (v. 3) et il contemple la mer. 3) Relevez les expressions du poème qui vous montrent que c’est la tempête. « Rafales » (v. 4), « les vagues se tordant arrivent au galop » (v. 6), « la tourmente aux haleines brutales » (v. 8), « l’affolement des vents » (v. 10), toutes ces expressions décrivent une mer en furie. 4) a) Relisez les vers 5 et 6 : quel rapport y a –t-il entre les vagues et les chevaux ? a. Les vagues ressemblent à des chevaux sauvages qu’on ne peut dompter. b) Quelle image cette comparaison donne-t-elle de la mer ? b. La mer apparaît donc comme un élément sauvage, imprévisible. 5) Relevez les adjectifs dans la première strophe. Quelle atmosphère contribuent-ils à créer ? Les adjectifs « pluvieux » (v. 1), « sales » (v. 1), « blême » (v. 2), « mourantes » (v. 4), évoquent la désolation voire la mort. 6) Dans les dernières strophes, relevez toutes les négations. Quelle impression créent-elles ? « Plus d’heures, plus d’humains » (v. 11), « sans borne » (v. 13), « n’aura jamais de fin » (v. 14) : ces négations décrivent un monde sans limite, ni spatiale, ni temporelle, un désert inhospitalier où l’homme n’a pas sa place., car il n’a pas de repères. 7) Comment pourriez-vous qualifier les pensées du poète ? Justifiez votre réponse ? Le poète semble broyer du noir c’est-à-dire qu’il est mélancolique. « Partout le grand ciel gris » le vers 9, avec l’adverbe « partout » nous découvrons un homme désemparé, perdu face aux éléments naturels. Il se sent tout petit, c’est comme s’il était cerné de toutes parts. Il a une vision pessimiste du monde. 8) Appuyez-vous sur l’ensemble de vos réponses pour expliquer le titre de ce poème. « Méditation grisâtre » évoque les pensées de l’auteur. Ainsi le paysage est-il le reflet d’un état d’âme, d’une part parce qu’il dépeint une tempête, c’est-à-dire un état d’âme bouleversé, d’autre part parce qu’il décrit un paysage désolé, triste, où l’homme ne semble pas avoir sa place. Correction Séance 4.2.1 : un poème à forme fixe : le sonnet Lisez le poème puis répondez aux questions. Méditation grisâtre 1 Sous le ciel pluvieux noyé de brumes sales Devant l’Océan blême, assis sur un ilôt, Seul, loin de tout, je songe au clapotis du flot, Dans / le / con / cert / hur / lant / des / mou / ran / tes / ra / fales /. : 12 syllabes 5 Crinière échevelée ainsi que des cavales, Les vagues se tordant arrivent au galop Et croulent à mes pieds avec de longs sanglots Qu’em / por / te / la / tour / men / te aux / ha / lei / nes / bru /tales /. : 12 syllabes Partout le grand ciel gris, le brouillard et la mer, 10 Rien que l’affolement des vents balayant l’air. Plus d’heures, plus d’humains, et solitaire, morne, Je reste là, perdu dans l’horizon lointain, Et songe que l’Espace est sans borne, sans borne, Et / que / le / Temps / n’au / ra / ja / mais /… ja / mais / de / fin./ : 12 syllabes Jules Laforgue, Le Sanglot de la terre, 1880 Parcours de lecture 2 1)Combien de strophes le poème comporte-t-il ? Le poème comporte quatre strophes. 2)Combien de vers chaque strophe comporte-t-elle ? Les deux premières strophes comportent chacune quatre vers (= quatrains), les deux dernières strophes comportent chacune trois vers (= tercets). 3) a- Combien les vers 4, 8 et 14 comportent-ils de syllabes ? Séparez chacune d’elles d’un trait comme dans l’exemple ci- dessous. Chacun de ces vers comporte 12 syllabes. b- Comment appelle-t-on ce type de vers ? Pensez à un grand roi de l’Antiquité ! On appelle « alexandrin » un vers de douze syllabes (Alexandre le Grand) 4) a- Que pouvez-vous dire des sons surlignés en fin de vers ? Les sons surlignés de la même couleur sont identiques. On appelle cela des « rimes ». b- Quelle(s) remarque(s) pouvez-vous faire sur leur disposition ? On remarque que dans les deux premières strophes, les rimes en jaune encadrent les rimes en vert. Les rimes en rose sont dans deux vers consécutifs. Les rimes en bleu alternent avec les rimes en gris. Lecture : Comment réinventer le quotidien ? Lisez le texte puis uploads/Litterature/ progression-5b-5e-semaine-du-02-juin-au-05-juin.pdf

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