Alessandro Nannini 548785 Une analyse des discours de Éric Zemmour et Giorgia M

Alessandro Nannini 548785 Une analyse des discours de Éric Zemmour et Giorgia Meloni Le sujet primaire de cet exposé sera l’analyse de deux discours tirés de deux émissions dont les sujets sont Éric Zemmour et Giorgia Meloni. Le choix du corpus sélectionné a été dicté par différents facteurs, notamment le thème abordé par les acteurs politiques, la proximité politique et surtout les différences rencontrées au milieu de l’analyse en ce qui concerne l’argumentation, le genre de discours concrétisé, les destinataires auxquels les deux orateurs s’adressent et tous les éléments concernant l’analyse du discours qu’on peut retrouver dans chaque discours. Les deux transcriptions suivantes seront utiles pour offrir un point de vue meilleure en ce qui concerne l’analyse des deux discours politiques et j’ai choisi un medium avec la même scène d’énonciation, c’est-à-dire les émissions télévisées « Punchline » et « Ballarò », afin d’offrir un cadre discursif très similaire et rendre la comparaison entre les deux discours plus efficaces. Discours de Éric Zemmour dans l’émission « Punchline » Laurence Ferrari : Emmanuel Macron est désormais votre adversaire numéro un. Vous vous posez comme son challenger aujourd’hui, vous installez le débat avec lui sur le registre civilisationnel, vous dites que ces sont deux visions de la civilisation qui vont s’affronter : la sienne, c’est quoi ? celle d’une civilisation néolibérale ouverte au monde entier ? Et la vôtre, c’est laquelle ? D’une France qui se rétrécit ? Qui si recroqueville sur elle-même ? Éric Zemmour : Alors, écoutez, oui il y a un affrontement de civilisation, on n’a pas la même vision de la France, de la modernité, de l’histoire de France même. Vous avez tout à fait raison, je n’ai pas attendu ce sondage pour le penser. Quand il m’a téléphoné, quand je me suis fait agresser, il a dit ce que je raconte, que la discussion est de toute suite partie sur un débat de fond, sur quelle France etc. Donc je pense oui, je pense…je ne dirais pas même libéral, je pense qu’en fait lui c’est l’homme de la mondialisation heureuse, c’est l’homme qui pense qu’il ne faut jamais fermer les frontières, c’est l’homme qui pense qu’il n’y a pas de problème d’immigration ou plutôt que ça va passer, qu’il y a petits problèmes d’ajustement, c’est l’homme qui pense qu’il n’y a pas de culture française, souvenez-vous ? Il avait quand même dit ça pendant sa campagne. C’est l’homme qui pense aussi que la colonisation est en crime contre l’humanité, voyez. C’est lui qui a dit que la France devait déconstruire son histoire. Ça, c’est Emmanuel Macron. Moi, je n’ai pas du tout des visions rétrécis, fermés, comme on voudrait le faire à croire, c’est complètement faux. Laurence Ferrari : Vous ne voulez pas fermer les frontières ? Éric Zemmour : Je veux fermer les frontières si nécessaire. En tout cas je veux effectivement arrêter les flux migratoires, ça c’est sûr. Laurence Ferrari : Donc c’est fermer les frontières. Éric Zemmour : Absolument, je ne veux plus de flux migratoires à 275 mille entrées légales par an et 400 mille en tout avec le droit d’asile. Oui, je veux arrêter, surtout venant d’une civilisation très éloignée de la nôtre, donc là oui, je veux arrêter. En tout cas, je veux une France française. Emmanuel Macron veut, en fait, dissoudre la France dans l’Europe et dans l’Afrique. Moi, je ne veux dissoudre la France ni dans l’Europe, ni dans l’Afrique. Discours de Giorgia Meloni dans l’émission « Ballarò » Giorgia Meloni: Quello che io vorrei tentare di rappresentare è che a mio personale avviso l’immigrazione incontrollata non incide sulla vita dei benestanti e degli agiati della società italiana, incide drammaticamente sulla vita degli ultimi, è questo il problema che noi facciamo finta di non capire. Perché? Perché gli immigrati vengono messi nelle periferie dove non danno fastidio all’intellighenzia che dice che dobbiamo essere solidali e che l’unica immigrazione che ha conosciuto è quella della sua colf o del suo giardiniere, perché gli immigrati chiaramente fanno dei lavori umili, fanno dei lavori molto umili, in forza dei quali vengono utilizzati dal grande capitale per rivendere a ribasso i diritti e i salari dei lavoratori italiani perché noi troviamo delle risorse per l’accoglienza degli immigrati e contestualmente prendere le risorse e spogliare di risorse altre realtà di persone che avrebbero bisogno della stessa solidarietà, cioè l’esempio banale, ma che va fatto, di un governo che mette 64 milioni di euro sull’accoglienza e gli immigrati e dopo una settimana toglie 100 milioni di euro dal fondo con il quale noi finanziamo le iniziative per i disabili gravi e gravissimi, è qualcosa che non funzione, perché viva la solidarietà, ma che sia solidarietà per tutti i disperati, anche per quelli che parlano italiano. Giovanni Floris: Mi faccia fare un passaggio ulteriore rispetto alla sua lettura, lei parla di immigrazione incontrollata: come la controlla? Giorgia Meloni: Adesso glielo dico subito, però faccio un ultimissimo passaggio, che questa cosa dei 35 euro che noi spendiamo per ogni immigrato richiedente asilo, al netto del fatto che questi immigrati nonostante noi spendiamo per loro 900 euro al mese circa vivono spesso in condizione drammatiche, per cui varrebbe la pena sapere dove finiscono effettivamente questi soldi, ma lei capisce che agli occhi di un cittadino italiano, 35 euro al giorno…Marino che dice “Vi do 30 euro al giorno se prendete a casa vostra un rifugiato” come se nel caso in cui tu avessi una pensione sociale e un figlio a carico il comune di Roma ti passasse 30 euro al giorno; perciò che cosa accade? Accade che a un certo punto gli immigrati diventano un business, per cui i centri per gli immigrati aprono sulle spalle di altri centri di accoglienza. Caso velocissimo e poi torno alla domanda: Sicilia, chiude una casa per gli anziani e si trasforma in un centro dell’accoglienza per gli immigrati perché, dice il direttore del centro “Occuparsi degli immigrati è più remunerativo, giacché le risorse che il Viminale trasferisce per gli immigrati sono molte di più di quelle che la regione Sicilia trasferisce per gli anziani” Capiamo perciò che c’è qualcosa che non sta funzionando” Giovanni Floris: Mi dice come li ferma? Giorgia Meloni: Il problema si ferma in modo abbastanza semplice, intanto con delle regole che noi curiosamente in Italia abbiamo eliminato e che esistevano per tutti quanti: in Italia puoi stare se hai un permesso di soggiorno, hai un permesso di soggiorno se sei nella condizione di mantenerti e di vivere in condizioni dignitose, se entri in Italia legalmente vieni espulso, cioè le norme che esistono in tutto il resto del mondo. En premier lieu, je pense qu’il faut déterminer la scène d’énonciation en détail, en utilisant le modèle analytique proposé par Dominique Maingueneau1. En ce qui concerne la scène englobante, on se trouve dans le cadre du discours politique et c’est la présentatrice de l’émission, Laurence Ferrari, que nous offre une vision plus large du contexte spécifique, c’est-à-dire une situation dans laquelle Zemmour et Macron sont considérés comme adversaires primaires et on demande au premier d’exposer son point de vue sur la situation politique et les différences entre lui et son opposant politique. Cependant, au niveau de contexte préalable, c’est Zemmour même celui qui nous offre l’élément qui nous permet de le contextualiser, à travers l’énoncé « Quand il m’a téléphoné, quand je me suis fait agresser, il a dit ce que je raconte ». Dans ce passage du discours Zemmour se réfère à un épisode d’agression que le politicien a subi à Paris en 20202. La scène générique qu’on peut retrouver dans ce cas-là est celle de l’interview télévisé où, contrairement au discours de Giorgia Meloni où il y a une multitude de participants au débat politique, les seuls sujets de la scène générique ici sont deux, le candidat politique et la présentatrice. 1 D. Maingueneau, Analyser les textes de communication, Broché, 2016, p.83-90 2 L. Bitton, Éric Zemmour agressé en pleine rue, Emmanuel Macron lui téléphone, Paris Match, 2 mai 2020 En seconde lieu, il faut repérer les informations primaires relatives aux conditions de production et de réception qu’on peut relever dans le discours du candidat politique. À travers l’analyse du discours on peut en effet repérer le but du discours de Zemmour, qui est fondé sur trois objectives fondamentaux, c’est-à-dire la mise en relief des différentes visions du monde entre Macron et lui, la présentation d’une image négative de son adversaire et de ses visions du monde et, finalement, l’exaltation de sa vision et de ses idées. Pour aller encore plus loin, on peut constater que la stratégie discursive que Zemmour utilise respecte pleinement les éléments fondamentaux de la polémique qui caractérise la construction de l’ethos dans le discours conflictuel selon Ruth Amossy3, c’est-à-dire la dichotomisation, la polarisation des points de vue et la disqualification de l’autre. En outre, au milieu de la partie liée à la disqualification de l’autre, Zemmour met en place une stratégie syntaxique fondé sur le pathos afin d’offrir l’image à travers laquelle uploads/Litterature/ relazione-attruia.pdf

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