Le Rêve de Dickens (Dickens' Dream) tableau inachevé de Robert William Buss (18

Le Rêve de Dickens (Dickens' Dream) tableau inachevé de Robert William Buss (1804-1875) - Musée Charles Dickens de Londres Le rêve de l'eunuque par Jean Lecomte du Nouy Rêve Le rêve est un ensemble de phénomènes se produisant au cours du sommeil chez certains animaux, lesquels en dormant sont absorbés par un flot de sensations, images et émotions au point de donner un sentiment d'être éveillé et de participer à différents événements. Chez l'être humain, il se distingue de l’hallucination et de la rêverie qui, eux, sont vécus à l’état éveillé. Le nom scientifique de l’étude des rêves est l’onirologie. Sommaire 1 Étymologie 2 Histoire de l'étude des rêves humains 2.1 Origines 2.2 Grèce antique 2.3 Dans les religions monothéistes 2.4 Interprétations au Moyen Âge 2.5 Interprétations modernes 3 Psychologie 3.1 Psychanalyse 3.2 Psychologie analytique 3.3 Neuropsychologie 3.3.1 Introduction 3.3.2 Généralités 3.3.3 Recherche depuis 1953 4 Typologie des rêves humains 4.1 Cauchemar 4.2 Rêve créatif 4.3 Rêve lucide 4.4 Rêve prémonitoire 4.5 Rêve sexuel 5 Éthologie 6 Le rêve dans les arts 6.1 Littérature 6.1.1 Écrits 6.1.2 Romantisme 6.1.3 Surréalisme 6.2 En peinture 6.3 Musicographie 6.3.1 Musique rock 6.4 Filmographie 7 Notes et références 8 Annexes 8.1 Bibliographie 8.1.1 Sciences humaines 8.1.2 Neurosciences 8.1.3 Psychanalyse 8.1.4 Divers 8.2 Articles connexes 8.3 Liens externes Étymologie Le mot « rêve » apparaît vers la fin du XVIIe siècle, lorsque le verbe « rêver » commence à supplanter le verbe « songer » au sens de « faire des rêves dans son sommeil». Le verbe, anciennement orthographié « resver », a endossé plusieurs significations qui semblent avoir en commun le thème de l'évasion: Au début du XIIe siècle, il pouvait signifier « délirer sous l'emprise d'une maladie ». Puis il fut employé au sens de « radoter » (qui lui-même revêtait initialement la notion de maladie, au moins mentale), « tromper », pour progressivement arriver à une phase où il fut assez différemment utilisé au sens de « réfléchir », « imaginer » [réf. souhaitée]. « Raver » a pu exister en même temps, avec le substantif « ravaison » ou « raveison » au sens d'extase : « Se reposant d'une attaque de soldatesque, Rave Nicolas Poussin d'enlever Écho Au courroux d'Hera et au mépris de Narcisse » — XVIIe siècle, auteur inconnu, leur(s) origine(s) pourrai(en)t être le latin « evadere », s'évader, ou l'islandais « rafa », voyager. Histoire de l'étude des rêves humains Origines La croyance à l'origine divine des songes est universelle. Des découvertes archéologiques témoignent que les Égyptiens de la Xe dynastie croyaient qu'un rêve pouvait révéler l'avenir et avaient recours à des clés des songes . Le songe comme message divin existe également dans la mythologie grecque, à travers les rêves que Zeus envoie à Agamemnon ou les visions qu'accorde Apollon à Delphes, notamment à Oreste . Dans l'orphisme et l'école de Pythagore on enseigne que la communication avec le Ciel s'effectue uniquement pendant le sommeil, moment où l'âme s'éveille, doctrine identique qu'on retrouve chez les écrivains juifs et arabes du Moyen Âge. Ibn Khaldoun évoque la pratique ritualisée des rêves mantiques chez les musulmans. L'oniromancie babylonienne n'avait rien à apprendre de la Grèce. Le songe prophétique est bien connu chez les Sémites, ce dont témoigne l'Ancien Testament . On s'intéressait déjà aux rêves à Sumer vers -3000, et dans l'Égypte ancienne (-2500). Le rêve est également important au sein des chamanismes. La croyance la plus répandue chez tous les peuples sibériens est que la vie du corps dépend de l'âme [réf. souhaitée]. Gardant une certaine autonomie, elle peut s'évader pendant la phase du sommeil, et le rêve témoigne de cette évasion. Cette absence temporaire est sans danger, à condition qu'on ne réveille pas brutalement quelqu'un qui dort. Chez les Xant-Mansi, on dessine un tétras sur les berceaux des nourrissons afin que l'âme de celui-ci ne s'en aille pas trop loin. Si elle se fait prendre par les esprits, la mort est inéluctable, à moins que le chaman n'intervienne. Cette absence d'âme peut aussi être attribuée à d'autres états proches du rêve comme l'ivresse et la maladie, la folie aussi. Dans les sociétés chamaniques, certains types de rêves vont apporter de la chance au chasseur. S'il rêve de la fille de l'esprit de la Forêt (et des Eaux aussi pour les Selkup), c'est-à-dire du donneur de gibier (donneur de chance), sa chasse sera couronnée de succès par exemple. La fille de l'esprit de la Forêt peut apparaître différente à chaque rêve, en vertu de la « pluralité d'entités particulières, localisées » . Les chamans sibériens voient aussi en rêve l'élan ou le renne dont la peau va lui servir à confectionner son 1 2 3 4 Le Rêve par Pierre Puvis de Chavannes. tambour. Le rêve lui permet de savoir où le trouver et comment le reconnaître. Il ne lui restera plus qu'à faire part de ces renseignements au chasseur pour que celui-ci aille le tuer. Cette recherche peut durer une année entière. Certains types de rêves s'inscrivent dans le cadre de l'initiation également. Ils se produisent d'ailleurs souvent pendant une maladie. Dans ces rêves, il existe des thèmes récurrents : rencontres avec des figures divines (Dame des Eaux, Seigneur des Enfers, Dame des animaux), esprits-guides, révélations sur les maladies et leur traitement, dépeçage et découpage du corps du chaman . On connaît de nombreuses sociétés « à rêves », c'est-à-dire des peuples pour lesquels le rêve revêt une importance particulière. C'est le cas des Mohave d'Arizona (largement décrits par Georges Devereux) ou encore des Zápara (voir les articles ou ouvrage d'Anne-Gaël Bilhaut) d'Amazonie équatorienne, moins connus du grand public. Grèce antique Dans la mythologie grecque, les songes ont leurs propres divinités, les Oneiroi, la plus connue est Morphée, dieu des rêves prophétiques. Aussi bien les philosophes que les médecins grecs se sont intéressés aux rêves et leurs sens. Ils y ont répondu de manières différentes allant d'un évènement sans conséquences (Aristote) à l'aide au diagnostic d'une maladie (Hippocrate) ou encore d'un outil de divination. ◾Selon Platon (428 - 427 av. J.-C.), Socrate (Ve siècle av. J.-C.) définit le rêve comme un lieu où les désirs honteux, réprimés le jour, se réalisent . ◾Le médecin grec Hippocrate (460 av. J.-C.-370 av. J.-C.) est l'auteur du Traité d'hygiène d'Hippocrate ou l'Art de prévoir les maladies du corps humain par l'état du sommeil. Suivant l'état du soleil, de la lune ou des astres vus en rêve, Hippocrate disait savoir si le sujet était en bonne santé, ou au contraire malade. Les rêves avaient qualité de prodromes concernant l'état de santé d'une personne. Le traité étudie aussi les rapports entre les contenus oniriques et les diverses maladies. Ainsi, voir en rêve une mer agitée pronostique l'affection du ventre ; voir du rouge témoigne d'une surabondance de sang, etc. ◾Aristote (-384 à -322) traite les rêves dans son Petits Traités d’histoire naturelle (titre latin : Parva naturalia). Il les considère comme un phénomène somatique lié au vécu de la journée. ◾Artémidore de Daldis développe un système d'interprétation des rêves très élaboré au IIe siècle av. J.-C. dans l’Onirocriticon (Ỏνειροκριτικόν). ◾L'incubation, du latin incubatio (sommeil du temple en latin) signifie « dormir dans le sanctuaire » se pratiquait dans des grottes. Dans l'incubation thérapeutique, les malades se rendaient dans un temple dédié au dieu de la médecine et s'étendaient sur une peau d'animal, dans l'adyton, pour y dormir, après avoir reçu les instructions des prêtres leur recommandant d'être particulièrement attentifs à l'aspect qu'aurait le visage du dieu si celui-ci leur apparaissait en rêve. 5 6 7 Dans les religions monothéistes Les références aux songes (somnium) et aux visions (visio) prophétiques occupent une place importante dans l'Ancien et le Nouveau Testament . Le rêve est en effet un instrument privilégié du divin pour communiquer avec les hommes : « S'il y a parmi vous un prophète, c'est en vision que je me révèle à lui, c'est dans un songe que je lui parle » . Bien que les visions ne soient pas subordonnées au sommeil, comme c'est le cas dans les songes, il n'est pas toujours aisé de différencier les deux dans les textes bibliques. La prophétie est cependant contraignante et expose le prophète . Inversement, lorsque la prophétie fait défaut, les songes ne sont plus habités par Dieu : ainsi Saül se plaint « Et Dieu m'a abandonné et ne me répond plus, ni par les prophètes ni par les songes » . Selon Maïmonide, toutes les prophéties et manifestations révélées aux prophètes se font en songe ou en vision, apportées ou non par un ange, que les voies et moyens utilisés soient mentionnés ou non. Selon lui, les révélations s'obtiennent dans une vision, et le prophète en saisit la signification dès son réveil. Les prophètes sont les interlocuteurs privilégiés de Dieu, ils sont choisis par Lui. L'état de sommeil permet la suppression des sens corporels, et c'est une des théories fournie par Maïmonide pour expliquer la réception de l'émanation envoyée par Dieu. Sur la base d'une faculté imaginative très développée, la uploads/Litterature/ rever-wiki.pdf

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