Dossier pédagogique 2015-2016 Contacts Action Culturelle Marjorie Piquette / 01

Dossier pédagogique 2015-2016 Contacts Action Culturelle Marjorie Piquette / 01 69 53 62 16 / marjorie.piquette@opera-massy.com Eugénie Boivin / 01 69 53 62 26 / eugenie.boivin@opera-massy.com Retrouvez notre actualité sur notre blog : blog.opera-massy.com otello Giuseppe verdi © christian dresse 2015-2016 Opéra de massy otello 2 Vendredi 6 novembre (20h) Dimanche 8 novembre (16h) Répétition générale : Mercredi 4 novembre (20h30) Durée 2h40 (avec entracte) Opéra en 4 actes - 1887 Musique de Guiseppe Verdi Livret d’Arrigo Boïto d’après le drame de Shakespeare Direction Luciano Acocella Mise en scène Nadine Duffaut Décors Emmanuelle Favre Costumes Katia Duflot Lumières Philippe Grosperrin Chef de chant Hélène Blanic Chef de chœur Geoffroy Jourdain Avec Ludivine Gombert Desdemona Marion Lebègue Emilia Jean-Pierre Furlan Otello Seng-Hyoun Ko Iago Christophe Berry Cassio Jérôme Varnier Lodovico Xin Wang Roderigo Jean-Marie Delpas Montano Vincent Eveno Un Araldo Orchestre national d’Île-de-France Chœurs Les Cris de Paris et Maîtrise des Hauts-de-Seine Direction Gaël Darchen L’Opéra de massy est subventionné par: et remercie ses partenaires : Le service d’Action Culturelle de l’Opéra de Massy est membre du Réseau Européen pour la Sensibilisation à l’Opéra 2015-2016 Opéra de massy otello 3 sommaire 04 _ le Compositeur 06 _ l’argument 08 _ en savoir plus... sur l’opéra 17 _ EN SAVOIR PLUS... SUR LE CONTEXTE 19 _ en savoir plus... sur la voix 20 _ LES INSTRUMENTS DE L’ORCHESTRE 23 _ LES INGRÉDIENTS DE L’OPÉRA 24 _ ACTION CULTURELLE Costume de Maure, Othello / Source Gallica.bnf.fr / Bibliothèque national de France 2015-2016 Opéra de massy otello 4 Sa vie de compositeur : d’origine modeste, d’abord formé par l’organiste du village, Baistrocchi, Giuseppe Verdi suit des études à Busseto avec le chef de fanfare Provesi. Refusé au conservatoire de Milan comme pianiste mais encouragé par le jury à la composition, il travaille en privé avec Vincenzo Lavigna (auteur d’opéras, répétiteur à La Scala, ami et parfois collaborateur de Rossini), grâce au mécénat d’Antonio Barezzi, dont il épousera la fille Margherita. Tandis qu’il assume les fonctions de chef de musique municipale de Busseto, il est formé par Lavigna à l’étude de Haydn et de Mozart, et semble avoir achevé à la mort de son maître, un opéra, Rocester, dont les fragments furent probablement réutilisés ultérieurement. Sur la recommandation de la cantatrice G. Strepponi, il obtient de l’impresario Merelli un contrat pour La Scala, et y débute avec Oberto, Conte di San Bonifacio, qui est donné 14 fois et repris l’année suivante pour 17 représentations, chiffres très inférieurs à ceux des opéras de Donizetti ou de Nicolai (dont on joue 46 fois Il Templario) mais supérieurs à ceux de tous les autres auteurs. Ce succès lui vaut la commande d’Un Giorno di Regno, qui connaît un fiasco dès le premier soir (1840) ; on a souvent imputé cet échec à l’impossibilité dans laquelle aurait été Verdi de composer un opera buffa, étant alors affligé par le récent décès de sa jeune femme et de ses deux enfants ; or, il ne s’agit en rien d’un opera buffa, mais d’un livret semiseria. Merelli suggère à Verdi de mettre en musique le livret de Nabucodonosor refusé par Nicolai et l’opéra remporte un vif succès le 9 mars 1842, il y aura au total 65 représentations, un record absolu dans l’histoire de La Scala. Sans nier l’impact politique du sujet, cette œuvre insuffle un sang neuf à l’opéra italien, tant par certaines tournures adroitement plébéiennes que par l’ampleur de la participation chorale et une véhémence vocale sans précédent, tempérée par quelques échos belcantistes. Avec Ernani, en 1844, Verdi inaugure un style nouveau d’opéras très marqués sur le plan dramatique et sur celui du chant, valant essentiellement par la force des situations et par une vocalité très exigeante. Verdi campe pour longtemps l’image de l’héroïne pure, courageuse, et victime innocente (réclamant par là un grave ardent, un aigu éthéré mais ferme, et une virtuosité sans faille), face aux trois types vocaux désormais bien définis du ténor, du baryton et de la basse. Pendant ce qu’il nommera plus tard ses « années de galère » Verdi établit sa réputation avec des fortunes diverses, grâce à une impressionnante série d’opéras, écrits parfois à la hâte et sans qu’il puisse en choisir toujours les interprètes, mais dans lesquels il affine son écriture, développe sa palette orchestrale, s’appuyant généralement sur des trames historiques propres à trouver un écho dans une Italie en lutte contre l’occupant. Se succèdent : Due Foscari (ou se profile la technique du leitmotiv), Giovanna d’Arco, Attila, Macbeth… Toujours en butte à la censure qui impose des altérations concernant les sujets, les personnages, l’époque ou le lieu, et fait changer maintes fois les titres des opéras lors de leurs créations dans les diverses villes de la péninsule, Verdi se tourne vers le drame bourgeois avec Luisa Miller et Stiffelio. Sans rival en Italie après 1850, las de se plier aux exigences des imprésarios et des publics, Verdi, auquel ses séjours parisiens apportent beaucoup et qui peut compter désormais sur l’affection, la culture et la diplomatie de sa compagne Giuseppina Strepponi (qu’il épousera en 1859), prend davantage de recul vis-à-vis de sa production. Choisissant librement ses sujets, imposant plus que jamais sa volonté tyrannique aux librettistes, sachant mieux contourner la censure, il va confirmer sa préférence donnée, depuis Luisa Miller, à l’humain et au social sur le politique. Rigoletto (1851), premier volet de ce qu’on appellera plus tard avec Le Trouvère et La Traviata sa « trilogie populaire », marque un tournant dans son évolution : le drame se resserre à ses trois acteurs essentiels, chargés d’un immense potentiel dramatique avec des suites d’airs, de duos et brèves scènes bien délimitées. Ces trois opéras tracent de bouleversants portraits de créatures féminines vouées au malheur ou à l’echec de leurs amours par la société et le pouvoir. Avec Les Vêpres Siciliennes, Verdi confirme surtout sa réputation de premier compositeur d’Europe invité pour inaugurer l’Exposition Universelle. ll remanie par la suite Stiffelio sous le titre Aroldo, cette évolution laisse le public traditionnel de Venise déconcerté, auquel échappent la grandeur et la nouveauté de Simon Boccanegra, et qui sanctionne l’absence d’airs à succès, en même temps qu’une interprétation vocale insuffisante. Avec Un Bal Masqué Verdi donne une synthèse stupéfiante de son évolution, ayant assimilé toutes les influences parisiennes jusqu’à celles d’Offenbach, associant l’amour à l’amitié et à la politique, mêlant intimement le léger et le tragique, et sachant s’ouvrir à un langage orchestral et harmonique très subtil tout en déployant une vocalité à la respiration plus ample, et où de grands arias s’intègrent parfaitement au discours continu. Après cet opéra Verdi annonce son intention de poser la plume et s’investit dans le combat final du Risorgimento (V.E.R.D.I. devenant un slogan pour Victor Emmanuel Roi d’Italie), se laissant élire député de Busseto, et intronisant personnellement Cavour. Se voyant contesté par l’aile gauche de la jeunesse intellectuelle soudain désengagée, dès lors que les frères Boïto tiennent son Bal Masqué pour une « œuvrette pitoyable », Verdi demeurera près de 30 ans sans offrir la primeur de ses nouveaux opéras : c’est à Saint-Petersbourg qu’il Giuseppe verdi (1813-1901 ) le COMPOSITEUR 2015-2016 Opéra de massy otello 5 donne sa Force du Destin, à Paris Macbeth remanié, et Don Carlos écrit pour la nouvelle Exposition Universelle. Avec Aïda (Le Caire, 1871), un opéra pour lequel Verdi reçoit une rémunération jamais perçue par aucun compositeur, il se montre désireux, et capable, d’affirmer sa suprématie face à cette commande pour laquelle Gounod et Wagner avaient failli être sollicités. L’œuvre, faisant appel au mythe de l’héroïne sacrificielle, repose sur des voix de dimension nouvelle. Verdi observe ensuite une légère pause en écrivant un quatuor à cordes, puis sa Messa di Requiem à la mémoire de Manzoni (1874) qu’il dirige triomphalement dans toute l’Europe. Réconcilié avec Boïto qui s’incline devant son génie, il bénéficie du concours de son cadet pour présenter triomphalement à Milan une version refaite de Simon Boccanegra, nouvelle démonstration de son pouvoir d’intégrer la trame amoureuse à la grande fresque humaine et politique. Il compose Otello puis Falstaff lesquels témoignent d’un stupéfiant renouvellement : l’octogénaire, au fait de 55 années de création, ouvre pour le siècle à venir le retour à la comédie. Verdi disparaît sans héritier et lègue sa fortune (et les droits d’auteurs à venir) à la Maison de retraite des vieux musiciens qu’il avait fondée à Milan. Enterré simplement, selon son vœu, il reçut ensuite de la ville de Milan un hommage solennel, tel qu’aucun compositeur n’en connut jamais. Une partie de son œuvre fut écartée au nom de la souveraineté du drame wagnérien. Mais c’est d’Allemagne que partit, dès 1930, le grand mouvement de la « Renaissance-Verdi », aujourd’hui fait universel. ses opéras 1838 : Oberto, Conte di San Bonifacio 1840 : Un giorno di regno 1842 : Nabucco 1843 : I Lombardi alla prima Crociata (devenu Jérusalem, 1847) 1844 : Ernani 1845 : Giovanna d’Arco 1846 : Attila 1847 : Macbeth (révisé en 1865) 1847 : I Masnadieri 1848 : Il Corsaro 1849 : La uploads/Litterature/dossier-pedagogique-otello.pdf

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