LA B A R - L B - D T J G Typ. des Célestins — B E R T R A N D 36, rue de la Ban

LA B A R - L B - D T J G Typ. des Célestins — B E R T R A N D 36, rue de la Banque, 36 P A R I S B L O U D et B A R R A L , Libraires 30, rno Cassette, 3 0 FRANC-MACONNERIE R É V É L A T I O N S D'UN R O S E - C R O I X A PROPOS DES ÉVÉNEMENTS ACTUELS CINQUIÈME ÉDITION, R E V U E ET AUGMENTÉE Biblio!èque Saint Libère http://www.liberius.net © Bibliothèque Saint Libère 2010. Toute reproduction à but non lucratif est autorisée. LA FRANC-MAÇONNERIE F R . - M . i A NOS LECTEURS L'étude que nous publions aujourd'hui a doutant plus đimportance qu'elle se rattache directement à notre situation politique, religieuse et sociale. La France est aux prises avec la Révolution. Or la Révolution est Vœuvre de la Franc-Maçonnerie. Si donc nous voulons savoir ce que le Radicalisme nous réserve, notre premier soin doit être de chercher quelles ont été et quelles sont les doctrines de la secte maçonnique. Cest ce que nous avom fait. Voulant couper court à toute polémique, nous nous sommes bornés, dans les deux premières parties de ce travail, à recueillir et à grouper les aveux des sectaires eux-mêmes. La troisième partie est Vœuvre d'un homme qui a été mêlé pendant assez longtemps aux menées dissolvantes des Loges. Son témoignage emprunte à cette circo?is- tance une autorité toute particulière. « Mes révélations », nous écrivait-il ces jours derniers, « irriteront la secte, car elles sont l'expression fidèle « de la vérité; mais, quoi qu'il arrive, je n'hésiterai pas à ni maintenir fexaclUude, et à porter aux Àrrièrc- " Loges la défi de se laver des accusations que je dirige » contre elles. Puh il ajoutait : « Je ne parle pas de la tourbe maçonnique. Elle ne > saurait avoir aucune autorité dans la question qui nous occupe : croire sans preuves, obéir aveuglément, se cohtpromeltre au besoin, en se faisant Vinstrument passif de la puissance mystérieuse qui la dirige : • tel est le rôle humiliant qu'elle est condamnée à « jouer ». La Franc-Maçonnerie est une société secrète; Elle s'attaque à tout principe religieux; Elle travaille sans cesse à miner sourdement les bases sur lesquelles repose la société ; Elle fait fi du patriotisme et n'hésite jamais à sacri­ fier son pays à ses passions. De nos jours, en particulier, ne prenant conseil que de son fanatisme, elle ne néglige rien pour abaisser la France et la livrer, s'il le faut, pieds et poings liés, aux chefs de la Maçonnerie prussienne. — C'est de Berlin, depuis quelques années, que lai vient la lumière. Voilà, en peu de mots, les quelques vérités que les auteurs de cet opuscule se sont attachés à établir. Comment se fait-il qu'en présence dm pareil état de choses, le gouvernement se refuse à toute répression ? Y aurait-il dans les régions du Pouvoir une mysté­ rieuse influence capable d'arrêter le bras de la justice ? Peut-être l Eh bien, que les hommes đordre, que les honnêtes gens qui croient à quelque chose et ne tiennent pas à voir la société s'effondrer sous les efforts continus de la secte, se réunissent enfin et réclament énergiquement la suppression de la Maçonnerie. LA FRANC-MAÇONNERIE ÉTAT DE LA QUESTION La plupart des événements qui se sont accomplis, dans le monde, depuis les dernières années du règne de Louis XV, et la majeure partie de ceux dont nous sommes en ce moment les témoins attristés, ne peuvent s'expliquer d'une manière satisfaisante que par l'action continue des sociétés secrètes. C'est ce que nous allons essayer d'établir. Voulant faire preuve d'une scrupuleuse impartialité, nous nous bornerons à invoquer le témoignage des écrivains autorisés de la secte, et alors seulement que leurs affirmations n'ont été l'objet d'aucun démenti. 1° La Franc-Maçonnerie s'occupe-t-elle de religion ? 2° La Franc-Maçonnerie a-t-elle un but tout à la fois politique et social? 3° Quels sont les faits que Von peut mettre à la charge de la Franc-Maçonnerie avant et pendant la première Révo­ lution française9 sous le premier Empire, sous la Restauration, en 1830, en 1848, en 1852, et depuis cette époque jusqu'à nos jours? Telles sont les questions que nous avons à résoudre* — 40 — Ceux de nos lecteurs qui voudront bien nous suivre avec quelque attention ne tarderont pas à voir que la Franc-Maçonnerie n'est point aussi inoffensive qu'on se plaît h le supposer. Une fois de plus, ils pourront se con­ vaincre de la sagesse de l'Eglise qui a su, dès le principe, se rendre exactement compte des tendances inavouées et inavouables de cette vaste association et les signaler à la vigilance dos pouvoirs établis* Mais, avant d'aborder les divers points que nous venons d'indiquer, nous rappellerons aussi brièvement que pos­ sible les origines de la Franc-Maçonnerie. Ces origines sont obscures, si bien que les initiés eux-mêmes sont divisés sur ce point. Gela étant, notre rôle se bornera à «elui de simple rapporteur. NOTIONS PRÉLIMINAIRES La Franc-Maçonnerie avant la Révolution de 89 La première société maçonnique établie en France ne remonte pas au delà de 1723. Ge fut vers cette époque seulement que Dorwent-Vaters fonda une loge à Paris. En peu de temps cette loge réunit plus de six cents membres. Le nombre des Francs-Maçons grandissant toujours, des Loges nouvelles ne tardèrent pas à se former. Après Derwent-Vaters lord d'Harnouester en fut le grand- maître. Le duc d'An tin lui succéda en 1738. La Maçonnerie peut se diviser en trois classes : la Maçonnerie hermétique, la Maçonnerie cabalistique, et la Maçonnerie éclectique. Chacune de ces branches se distingue de l'autre par un enseignement particulier, quoique leur but soit absolument le même. La doctrine des Maçons hermétiques est renfermée tout entière dans ce passage d'Hermès Trismégiste : « Tout est partie de Dieu ; si tout en est partie, tout est Dieu. Ainsi, tout ce qui est s'est fait soi-même et ne cessera jamais d'agir ; car cet agent ne peut se reposer. Et comme Dieu n'a point de fin, de même son ouvrage n'a ni commencement ni fin ». — 42 — Čest le panthéisme avec tontes ses conséquences reli­ gieuses et sociales. Les Maçons cabalistiques ont emprunté à Manès son bon et son mauvais principe, escortés chacun de bons et de mauvais génies qui habitent les planètes et exercent de là sur les humains une influence conforme h leur nature« Les Maçons Rose-Croix et les Martinistes appartiennent en général aux Maçons de la Cabale. Les Francs-Maçons éclectiques sont ceux qui, après avoir passé par tous les grades, ne s'attachent à aucun système religieux, mais se forment uno croyance parti culiôre composée do diverses erreurs empruntées un peu partout et réunies en un corps de doctrino. Le prince de Gonti ayant été initié, on lui donna le titre de grand-maître, afin d'échapper a la colère de Louis XV, qui ne voyait pas de bon œil ces dangereuses nouveautés. Son rôle, d'ailleurs, se borna toujours à celui de para­ tonnerre, le seul que les Maçons pussent lui confier sans imprudence. Parmi les sophistes qui, les premiers, entrèrent dans les loges, nous devons citer Condorcet, Lalande, Menou, Lafayette, Ghapellier, Mirabeau, Dupui, Banneville, Vol- ney, Fouchet, Bailiy, Guillotin, Sieyès, etc. L'aristocratie, par je ne sais quel aveuglement fatal, se laissa aller à ce nouveau courant. Ces malheureux rejetons de la vieille et chevaleresque noblesse de France ne voyaient dans la Maçonnerie qu'un premier essai de mutualité, ou, tout au plus, une société de libres-penseurs issue de la Régence. Le Grand-Orient, espèce de bureau central d'où éma­ naient tous les ordres que les chefs avaient h transmettre — 43 — aux Loges de province, était l'âme de la société. Le Grand- Orient formait, en outre, une espèce de cour suprême où se jugeaient les différends de la secte. Chaque semestre, on y envoyait les diverses cotisations des Frères, cotisa­ tions au moyen desquelles les affiliés parvinrent à réunir des sommes considérables. La loge de la rue Coq-Héron était celle qui, après le Grand-Orient, avait le plus d'importance. Sieyès et Condorcet en faisaient partie. Le duc de Larochefoucauld en était président.Vint un jour où, les yeux du malheureux s'étant dessillés, il cessa de se rendre aux réunions. Sieyès et Condorcet devinrent alors les chefs de cette loge, où se réunissaient tons les Arrière-Maçons de la capitale. « Le club de la Propagande », dit Girtaner (1), c e est très-différent du club appelé des Jacobins, quoique tous les deux se mêlent souvent ensemble. Celui des Jacobins est le grand moteur de l'Assemblée nationale. Celui de la Propagande veut être le moteur du genre humain. Ce dernier existait déjà en 1786 a Le grand objet du club propagandiste est d'établir un ordre philosophique, dominant sur l'opinion du genre humain. Pour être admis à cette société, il faut être partisan de la philosophie à la mode, c'est-à-dire de l'athéisme dogmatique, ou bien ambitieux, ou mécontent du gouvernement. 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  • Publié le Oct 15, 2021
  • Catégorie Religion
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