HTML5 et CSS3 Chap 01 Avant-propos L’écriture de ce livre sur le Html5 et le CS
HTML5 et CSS3 Chap 01 Avant-propos L’écriture de ce livre sur le Html5 et le CSS3 a été une entreprise très motivante. Le Html n’avait pas connu d’évolution majeure depuis 1998 avec le Html 4.0. Une éternité à l’échelle du développement du Web et d’Internet ! Il est important d’évaluer les évolutions et apports de cette nouvelle version du langage qui est à la base de cet outil devenu quotidien qu’est le Web. De leur côté, les feuilles de style CSS3 constituent une réelle avancée au niveau du graphisme des pages avec, par exemple, les bords arrondis, la transparence des images, les ombres ou la typographie. Cet ouvrage sur le Html5 et les CSS3 se veut avant tout un ouvrage structuré et formatif plutôt qu’une exploration exhaustive des nouveautés apportées par ces deux technologies. Il vise deux publics bien distincts : Les débutants pourront appréhender les bases du langage source des pages de la toile au fil des chapitres grâce à de nombreux exemples complets, illustrés à chaque fois par des captures d’écran et la possibilité de les visionner sur leur écran, via l’espace de téléchargement consacré à cet ouvrage. Ils pourront ainsi entamer leur apprentissage de la conception de pages Web par la dernière évolution du Html qui est d’ores et déjà opérationnelle dans de nombreux navigateurs de la dernière génération et qui sera le standard des années futures. Ce livre s’adresse aussi aux concepteurs familiarisés au Html et qui souhaitent découvrir les apports et nouveautés du Html5 et des CSS3. Les différences par rapport au Html 4.0, parfois subtiles mais déterminantes, sont mises en évidence tout au long de l’ouvrage. Ils pourront aussi découvrir les réelles nouveautés du Html5 avec les chapitres dédiés aux nouveaux champs de formulaires, au dessin 2D, aux nouvelles balises audio et vidéo et à l’entrée du JavaScript avec, par exemple, la géolocalisation de l’utilisateur. L’important chapitre sur les CSS3 les convaincra de la révolution qu’elles vont apporter dans le design de la page, les débarrassant du passage obligé par des programmes graphiques. Cet ouvrage marque également un tournant dans l’apprentissage du code source des pages de la toile. En effet, le Html5 fait table rase de tout aspect de présentation pour se consacrer exclusivement à la structure du document. Il n’est donc plus possible en Html5 d’aligner du texte ou autres éléments ou de dessiner des bordures de tableaux. Terminé aussi l’ajout de couleur au texte ou en arrière-plan. Le Html5 se décline désormais de façon austère, en noir et blanc ! Tous les éléments de présentation doivent obligatoirement être repris par les feuilles de style. Il n’est plus possible de concevoir un apprentissage de manière traditionnelle avec une partie exclusivement consacrée au Html et une seconde partie distincte pour les feuilles de style. Ces deux éléments sont maintenant intimement liés. Ainsi, il nous a semblé utile, voire indispensable, d’introduire dès l’apprentissage du Html des éléments basiques relatifs aux feuilles de style. Cela permettra à l’apprenant de concevoir ses premières applications d’une manière plus réaliste et plus attrayante. Entrons plus profondément dans le détail des chapitres. La partie Html débute par les éléments basiques et traditionnels de l’apprentissage du code source. Le Html5 est en premier lieu une évolution du Html 4.0. Il reste donc un langage de balises. Les premiers éléments de l’apprentissage progressif concernent le texte, la structuration du document avec les titres et les listes, les tableaux, les images et leur insertion, sans oublier ce qui fait l’essence du langage Html c’est-à-dire les liens. Une série de chapitres aborde ensuite les nouveautés introduites par le Html5. Les nouvelles balises sémantiques qui permettent d’organiser le code source des applications afin d’en assurer une meilleure lisibilité. Il faut bien avouer que les formulaires traditionnels comme la ligne ou la zone de texte, les boutons radio, à choix multiples ou autres boutons de commandes entraînent une lassitude certaine dans l’aspect visuel de la page. Les apports du Html5 vont révolutionner les formulaires avec des lignes de texte avec suggestions, des calendriers, des compteurs numériques, des curseurs, une validation sans passer par le JavaScript et bien d’autres surprises à découvrir dans le chapitre qui leur est consacré. Les nouvelles balises audio et vidéo permettent désormais de lire de façon native les fichiers multimédia sans devoir passer par des plugins divers, souvent sources de complications. Le dessin 2D ouvre de nouvelles perspectives car il est désormais possible, par exemple, d’ajouter des graphiques directement par le code, sans passer par des captures d’écran de programmes comme Excel. Pour terminer, il fallait souligner que le Html5 marque aussi l’introduction du JavaScript comme un acteur privilégié dans la conception des applications Web. Ce dernier point est illustré par la géolocalisation de l’internaute. Poursuivons avec la partie dédiée aux feuilles de style CSS. Dans un apprentissage progressif et structuré, il n’est pas possible d’ignorer les désormais élémentaires CSS1 et CSS2. Plusieurs chapitres sont ainsi consacrés aux feuilles de style relatives à la police de caractères, au texte, aux listes et tableaux, à la couleur, aux marges intérieures et extérieures, aux pseudo- classes et aux feuilles de style relatives à l’affichage ou à l’impression. Cette partie se termine par les spécifications CSS3 qui vont profondément modifier l’aspect visuel de la navigation sur la toile. Ce chapitre ne manquera pas d’intéresser ceux qui, de près ou de loin, prennent en charge l’aspect graphique des sites. Parmi les apports de ces feuilles de style CSS3, citons : Les bords arrondis qui permettent de sortir de la présentation rectangulaire et angulaire des divisions. Les ombres que l’on peut apporter au texte ou aux images sans passer par une application graphique. Les polices que le concepteur pourra enfin choisir librement, marquant ainsi l’introduction tant attendue de la typographie dans la conception des pages web. La présentation d’un contenu textuel en colonnes. Les bordures imagées. Les arrière-plans multiples. Les dégradés de couleurs. La possibilité de jouer sur l’opacité ou la transparence d’éléments comme les images. À n’en pas douter, cet ouvrage est dense mais présenté dans un langage que nous avons voulu clair, formatif et pédagogique. En tant qu’auteur, je dois avouer que j’ai pris un énorme plaisir à écrire ce livre sur le Html5 et les CSS3. Je fais le souhait que ce plaisir soit partagé avec les lecteurs. Bref historique du Html5 Nous débutons cet historique en 1998 avec la finalisation de la spécification Html 4.0. Mis à part une légère révision en 1999 avec le Html 4.01, plus rien de neuf à l’horizon de ce langage premier du Web. Le W3C (World Wide Web Consortium), l’organisme qui gère les standards d’écriture sur la toile, n’a-t-il pas annoncé à l’époque que le Html dans sa version 4.0 ne connaîtrait à l’avenir plus de développement, en bref que le Html était mort ? Le W3C avait aussi édité en 1998 le XML (eXtensible Markup Language ou, en français, le langage extensible de balises) pour gérer de façon structurée des données de type texte, l’aspect extensible permettant à l’utilisateur de définir son propre langage avec ses éléments distincts. Le W3C recommandait à l’époque fortement le XML pour exprimer des langages de balisages spécifiques. Une des premières applications concrètes du XML fut la reformulation du Html 4.0 selon la syntaxe stricte et formaliste du XML. Le Xhtml 1.0 apparût ainsi en 2000. Si les développeurs ont unanimement salué la rigueur que le Xhtml apportait à l’écriture du code, il faut bien constater que la migration vers le Xhtml n’a pas remporté le succès souhaité et que bon nombre de concepteurs sont restés fidèles au Html 4.0 transitional, plus souple. Très rapidement, le W3C mit en chantier l’ambitieux projet du Xhtml 2.0 qui devait faire table rase du passé en matière de publication sur la toile. Cette position induisait que le Xhtml 2.0 ne serait pas rétrocompatible avec ce qui existait à l’époque et donc avec le Html. Cette absence de rétrocompatibilité a engendré un mécontentement certain auprès des firmes qui développaient les navigateurs. Ce qui eut pour conséquence la création d’un groupe dissident, le WHATWG (Web Hypertext Application Technology Working Group). Ce groupe de travail se présente notamment comme une réponse à la lenteur du développement des standards par le W3C et au caractère trop fermé de son processus interne d’élaboration de spécifications. Il se compose à l’origine de représentants de firmes comme Mozilla, Opera et Apple dont les navigateurs Firefox, Opera et Safari sont bien connus. Ils furent rejoints ensuite par Google. Leur position était diamétralement opposée à celle du Xhtml 2.0 en travaillant de façon pragmatique sur base des implémentations actuelles et donc du Html 4.0. Leurs premières réalisations portaient sur les Web Forms 2.0 pour renouveler les formulaires et le nouveau concept de publication sur le web, Web Apps 1.0 soit des applications Web. Parallèlement le Hhtml 2.0, même si un brouillon (working draft) paraît en juillet 2006, connaît un développement particulièrement laborieux et la rumeur rapporte de nombreuses dissensions au sein de ce groupe de travail. En outre, les différents navigateurs précités uploads/s3/ coursinformatiqur-id3513.pdf
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- Publié le Jul 13, 2022
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