Pezet, Charles (Dr). Contribution à l'étude de la démonomanie, par Charles Peze

Pezet, Charles (Dr). Contribution à l'étude de la démonomanie, par Charles Pezet,.... 1909. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. *La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. 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CONTRIBUTION A L'ETUDE DE LA DÉMONOMANIE PAR Le Dr Charles PEZET INTERNEDE LA CLINIQUEDES MALADIES MENTALES ET NERVEUSES DE MONTPELLIER MONTPELLIER COULET ET FILS, EDITEURS LIBRAIRES DEL'UNIVERSITÉ Grand'Rue, 5 1909 CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DE LA DEMONOMANIE MONTPELLIER. — IMPRIMERIE GENERALE DU MIDI. CONTRIBUTION A L'ETUDE DE LA DEMONOMANIE PAR Charles PEZET DOCTEUREN MÉDECINE ANCIEN EXTERNE DESHOPITAUX (Concours 1903) INTERNE DE LACLINIQUE DESMALADIES MENTALES ET NERVEUSES (Concours 1907.N° 1) (HOPITAL GÉNÉRAL, ASILEDESALIÉNÉS) MONTPELLIER COULET ET FILS, EDITEURS LIBRAIRES DEL'UNIVERSITÉ Grand'Rue, 5 1909 MA FAMILLE A MES AMIS C. PEZET. A MON PRÉSIDENT DE THÈSE MONSIEUR LE PROFESSEUR MAIRET DOYEN DE LA FACULTÉDE MÉDECINE A MONSIEUR LE PROFESSEUR CARRIEU A MESSIEURS LES PROFESSEURS AGRÉGÉS VIRES ET CABANNES A MES MAITRES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE C. PEZET. AVANT-PROPOS Monsieur le Doyen Mairet nous fait le très grand honneur de présider notre thèse, et nous ne saurions trop le remercier de cette nouvelle marque d'intérêt qu'il nous témoigne à la fin de nos études médicales. Les trois années d'internat pas- sées dans son service de la Clinique des maladies mentales et nerveuses, nous ont permis d'apprécier son haut enseigne- ment, et nous ont aiguillé dans la voie que nous comptons suivre désormais. Les conseils de ce Maître nous ont été particulièrement utiles clans l'élaboration d'un travail dont il nous avait fourni le sujet, et si nous manifestons aujour- d'hui quelques regrets, c'est de ne l'avoir peut-être pas traité avec l'ampleur et la largeur d'idées que notre Maître pou- vait attendre de son élève. Monsieur le professeur Carrieu, déjà bien avant le début de nos études médicales, nous témoigna la plus grande sym- pathie, et depuis notre entrée à la Faculté, elle ne fut jamais amoindrie et nous a toujours été particulièrement précieuse. Médecin, il nous prodiguait ses soins éclairés et sa grande bienveillance: de ce chef, il a tous les droits à notre vive affection. Maître, il a été pour nous un éducateur plein de savoir, de conscience et de bonté; nous lui présentons ici un faible témoignage de.notre respectueuse reconnaissance. Nous n'oublierons pas M. le Professeur agrégé Vires,dont le dévouement à notre égard s'est 1manifesté à maintes reprises durant le cours de notre scolarité. Devenu pour nous un ami, il sait quelle profonde estime nous avons pour lui. VIII Quant à M. le Professeur agrégé Cabannes, qui fut notre camarade au début de nos études, et qui, par un remarqua- ble effort de volonté et de travail, se trouve aujourd'hui être un de nos juges, qu'il nous permette de lui dire combien le souvenir de nos heures de labeur en commun nous est agréable et combien nous sommes heureux de l'assurer de notre affectueuse amitié. S'il nous fallait citer ici les Maîtres qui, dans notre Faculté de médecine, se sont intéressés à nous, à nos éludes, à notre avenir, la liste en serait certes trop longue; ils ne nous en voudront pas de les réunir dans une même pensée pleine de reconnaissance à leur égard. CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DE LA DÉMONOMANIE INTRODUCTION Les philosophes ont discuté et discutent encore pour savoir quelles sont les raisons qui poussent l'homme à admettre l'existence d'Etres surnaturels, qu'il divinise et auxquels il apporte un culte ou une adoration. Est-ce le besoin impérieux de causalité ? Est-ce le besoin d'extérioriser des sensations ou des sentiments ? Est-ce la nécessité de chercher en dehors et au-dessus de l'homme et de la terre le pourquoi et le comment des êtres et de la vie ? Est-ce un souvenir des plus lointaines notions religieuses qui expliquerait le bonheur et le malheur, la souffrance et la joie, par deux principes antagonistes et toujours en combat, celui du Bien, celui du Mal, l'un et l'autre divinisés et adorés ? Est-ce toute autre cause ? Il nous importe peu: notre intention n'est point de faire ici oeuvre philosophique, nous voulons seulement retenir le fait que le principe de puissance surnaturelle a été admis par tous les peuples. De quelque côté qu'aient porté nos recherches, nous avons toujours trouvé des dieux, des esprits, des démons que les divers peuples se sont transmis plus ou moins modi- — 2 - fiés. S'il a existé dans tous les temps, s'il existe à notre épo- que des hommes qui acceptent les doctrines de l'athéisme, cette négation d'un être supérieur, surnaturel et tout puissant, c'est sans doute à la suite d'un examen approfondi d'une conscience, qui n'a point senti le besoin d'un appui surnaturel, d'une religion, mais ce n'est plus par un « athéisme passif » (Spencer), tel qu'il a dû exister dans les âges préhistoriques. L'idée d'êtres surnaturels a traversé l'esprit des athées, mais elle a été rejetée. Mais lorsque l'esprit humain ne peut se Livrer à la recherche positive, lorsque, atteint dans son fonctionnement, il ne discute plus, les notions métaphysiques et religieuses prennent alors une ampleur et une profondeur qui les rendent anormales et pathologiques; c'est de l'aliénation mentale. Nous allons essayer d'étudier un fragment de cette aliéna- tion mentale: la démonomanie. Selon son étymologie, la démonomanie peut être définie la folie du démon. Aussi faudrait-il faire entrer dans ce groupe la démonolâtrie, ou adoration de l'esprit du mal. Nous l'avons omise parce qu'elle est uniquement historique et ne nous paraît pas avoir d'intérêt clinique, le seul que nous ayons en vue dans notre 'thèse. Dans le cours de notre travail, nous envisagerons successi- vement : 1° La damnophobie; 2° La démonopathie; 3° La démonanthropie. DAMNOPHOBIE.— C'est la terreur de l'être mauvais, tout puissant et qui, soit dans la vie présente, soit dans la vie future, accable l'homme de tourments et de punitions. DÉMONOPATHIE. — Ici le sentiment de crainte de la damno- phobie est dépassé et, par suite de son délire, de ses halluci- nations, l'homme voit et entend le diable, qui le persécute; - 3 - dans certains cas, l'esprit mauvais pénètre dans le corps du sujet. D'où deux catégories de démonopathes, les obsédés démoniaques, et les possédés démoniaques. DÉMONANTHROPIE. — Le malade est devenu l'esprit mauvais même; sa personnalité a entièrement disparu. Notre étude sur la démonomanie comprend d'abord une partie historique, qui est elle-même subdivisée en deux cha- pitres. Dans un premier chapitre, nous avons essayé de jeter un coup d'oeil d'ensemble sur la démonomanie à travers les reli- gions et les peuples. Il nous a semblé nécessaire de réunir tous les documents que nous avons pu nous procurer sur la question; de les classer aussi méthodiquement que possible; de les exposer, tels qu'ils nous ont été transmis, et de mettre en relief, lorsque l'occasion s'en est offerte, les idées générales qui ont paru s'en dégager. C'est la démonomanie dans les religions chrétiennes, qui a surtout retenu notre attention; et si nous avons spécialement insisté sur elle, c'est parce que les observations que nous rap- portons plus loin proviennent de malades élevés dans les idées du christianisme. Le deuxième chapitre uploads/S4/ contribution-a-l-x27-etude-de-la-demonomanie-par-charles-pezet.pdf

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  • Publié le Jan 05, 2023
  • Catégorie Law / Droit
  • Langue French
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