REVUE DE LITTERATURE Clarification conceptuelle Chômage : Selon le Bureau Int
REVUE DE LITTERATURE Clarification conceptuelle Chômage : Selon le Bureau International du Travail (BIT), le chômage est la situation dans laquelle se retrouvent les personnes, en âge de travailler (plus de 15 ans), privées d'un emploi, en recherchant un et immédiatement disponible afin de l'occuper. Chômeur : Un chômeur est une personne qui n'a pas d'emploi et qui en recherche un. La définition des chômeurs est extrêmement sensible aux critères retenus. La définition la plus couramment utilisée est celle « au sens du BIT ». Elle permet d'effectuer des comparaisons internationales. En application de la définition internationale adoptée en 1982 par le Bureau International du Travail (BIT), un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions : - être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé au moins une heure durant une semaine de référence. - être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours. - avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois. Les chômeurs au sens du recensement de la population sont les personnes (de 15 ans ou plus) qui se sont déclarées chômeurs (inscrits ou non à Pôle Emploi) sauf si elles ont, en outre, déclaré explicitement ne pas rechercher de travail ; et d’autre part les personnes (âgées de 15ans ou plus) qui ne se sont déclarées spontanément ni en emploi, ni en chômage, mais qui ont néanmoins déclaré rechercher un emploi. Emploi : Un emploi est un contrat passé entre deux parties, l’employeur et l’employé, pour la réalisation d’un travail contre une rémunération, par l’exercice d'une profession, ou bien pour un travailleur indépendant, la réalisation de multiples contrats implicites ou explicites dans le cadre de l’exercice d’une profession. Les personnes employées au sens du Bureau International du Travail (BIT) sont celles ayant travaillé pendant une durée quelconque, ne serait-ce qu'une heure, au cours d'une semaine dite de référence. Cette notion est différente de celle de l'emploi au sens du recensement de la population qui elle, concerne les personnes ayant déclaré avoir un emploi dans le formulaire du recensement. Expérience professionnelle : la définition de l’expérience professionnelle dans la plupart des travaux tant empiriques que théoriques (ROSEN 1972,KILLINGSWORTH 1982; CHISWICK 2003; LEMELIN 1998) serait la suivante : l’expérience professionnelle peut être assimilée à du temps passé dans l’entreprise, à de l’ancienneté, qui naturellement produit du capital humain. Il y aurait ainsi identité entre les notions d’expérience, de temps et de connaissances, ce qui pourrait être une justification à la mise en place de cursus de formation qui proposent des périodes en entreprise de quelques jours dans le cadre de stages, à plusieurs mois dans le cadre de l’Apprentissage (COMBES, 1996). Insertion professionnelle : D’après l’encyclopédie Larousse, l’insertion professionnelle est définie comme ‘’ le processus qui permet à un individu, ou à un groupe d’individu, d’entrer sur le marché de travail dans des conditions favorables à l’obtention d’un emploi’’. Elle peut être aussi définie comme un processus permettant l'intégration d'une personne au sein du système socio-économique par l'appropriation des normes et règles de ce système. L’insertion professionnelle découle d’une stratégie à la fois volontaire et individuelle. Les postulants à la recherche d’un emploi doivent réunir les ressources nécessaires à leur insertion professionnelle sous la forme de savoir, de savoir-faire, voire de capitaux financiers dans le cas d’une création d’entreprise. Jeune Diplômé : désigne la personne ayant au maximum 30ans, titulaire d’un diplôme récemment (diplôme du second cycle, universitaire ou d’école), et sans expérience professionnelle. Dans la présente étude il s’agit de diplômés de l’enseignement supérieur qui sont concernés par le dispositif de recrutement et d’insertion. Marché du travail En économie, par analogie avec le marché des biens et services, le marché du travail désigne le marché théorique où se rencontrent l'offre et la demande de travail. L’offre de travail est constituée par les salariés et les personnes en recherche d'emploi, la demande de travail par les besoins des entreprises (les facteurs de production). Les fondements théoriques en matière d’analyse de la relation insertion professionnelle et marche de travail. Le marché de travail La théorie libérale du marché du travail Bien que le travail soit au centre de leur analyse (la valeur des marchandises résulte de la quantité de travail nécessaire pour les produire), les classiques ne décrivent pas de réel marché de travail. Selon eux, comme pour Marx, le salaire est nécessairement un salaire de subsistance qui permet au travailleur et à sa famille de survivre. Ricardo reprend l’idée de Malthus selon laquelle la population a tendance à s’accroitre lorsque les ressources dont elle peut disposer sont importante ; le salaire ne peut donc pas rester durablement supérieur au salaire de subsistance car cette situation provoquerait une croissance démographique qui entraînerait une augmentation de l’offre de travail et donc une baisse du salaire ; le mécanisme se poursuivant jusqu’à ce que le prix du travail égalise le salaire de subsistance. D’autre part, un salaire plus faible que le salaire de subsistance parait à moyen et à long terme impossible puisqu’il ne permettrait pas de produire la force de travail nécessaire à la production. La théorie néoclassique du marché du travail Pour les néoclassique, le marché de travail est un instrument optimal de régulation de l’économie. Lorsque les mécanismes du marché sont respectés, l’économie est obligatoirement en plein-emploi. Le chômage est soit volontaire, soit l’indicateur d’un mauvais fonctionnement du marché. Les néoclassiques considèrent le travail comme une marchandise homogène et refusent toute spécificité au marché de travail. Les agents économiques sont rationnels. Sur ce marché se confronte une offre et une demande de travail qui sont une fonction respectivement croissante et décroissante du salaire réel (salaire nominal duquel l’effet de l’inflation a été supprimé) L’offre de travail provient des ménages, qui comparent l’utilité apportée par le loisir (c’est- à-dire le non travail) et l’utilité apportée par le salaire (qui permet de consommer). Plus le salaire est élevé, plus il compense la perte de loisir, et donc plus l’offre de travail est forte. La demande de travail provient des entreprises, qui comparent le salaire (c’est-à-dire le coût du travail) et la productivité des salaires. Les néoclassiques postulent que la productivité marginale est décroissante, c’est-à-dire que chaque nouveau salarié embauché a une productivité inferieur au précédent. L’intérêt de l’entreprise est alors d’embaucher tant que le salaire est inférieur à la productivité marginale du travail ; une hausse du salaire permet donc à l’entreprise de réduire son niveau d’emploi. Puisque le comportement rationnel de l’entrepreneur tend à égaliser la productivité marginale et le salaire. La demande de travail est une fonction décroissante du salaire. La théorie Keynésienne du marché de travail On l’a dit, c’est en assistant à un défilé de chômeurs en 1930 que Keynes se rendit compte que le chômage peut être involontaire. Cette constatation fut le point de départ de sa réfutation de la théorie néoclassique du marché de travail. Keynes soutient que le chômage n’est pas un phénomène microéconomique et volontaire, mais un phénomène macroéconomique et involontaire. La conception néoclassique du marché de travail doit être réfutée car les salariés sont victimes de l’illusion monétaire ; ils n’ajustent pas leur comportement aux variations du salaire réel comme l’affirment les néoclassiques, mais aux variations du salaire nominal. L’équilibre potentiel existe, mais il n’y a aucune raison pour que les seules forces du marché y parviennent puisque offre et demande de travail résultent de variables différentes (salaire nominal pour l’offre de travail, et salaire réel pour la demande de travail) Keynes présente le principe du ‘’no bridge’’ ; selon lui, il n’existe pas de << pont >> entre micro et macroéconomie, et le niveau de l’emploi résulte de mécanismes macroéconomique et non de mécanisme microéconomique. Le niveau de l’emploi n’est pas fixe sur le marché de travail, il résulte directement du niveau global de la production, qui lui-même résulte du niveau de la demande effective, c’est-à-dire la demande anticipée par les entreprises. Ces dernières mues par des << esprits animaux>>, n’embauchent que si elles peuvent produire et ne produisent que si elles peuvent vendre. La théorie du capital humain De la recherche des déterminants de la croissance nait la théorie du capital humain. La théorie économique a tenté de trouver une explication à la croissance du PIB en l’attribuant, en premier lieu, aux facteurs travail et capital. Or, l’accumulation de capital et l’accroissement des quantités de travail ne suffisaient pas à expliquer, à eux seuls, la croissance du PIB. Dès lors, Schultz (1961) et Denison (1962) tentèrent d’évaluer la contribution de l’éducation à la croissance de l’économie L’amélioration de la qualité du facteur travail et donc sa productivité seraient susceptibles de rendre compte d’une partie du « résidu » de croissance inexpliqué. Une distinction est ainsi faite en considérant la dimension qualitative de l’offre de travail, l’hétérogénéité de celui-ci étant jusqu’alors ignorée par le modèle traditionnel. L’éducation a depuis longtemps fait l’objet de questionnements multiples ; uploads/Finance/ revue.pdf
Documents similaires
-
86
-
0
-
0
Licence et utilisation
Gratuit pour un usage personnel Attribution requise- Détails
- Publié le Nov 26, 2021
- Catégorie Business / Finance
- Langue French
- Taille du fichier 0.2121MB