Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France Le système du monde :
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France Le système du monde : histoire des doctrines cosmologiques de Platon à Copernic,.... Tome 9 / Pierre Duhem,... Duhem, Pierre (1861-1916). Auteur du texte. Le système du monde : histoire des doctrines cosmologiques de Platon à Copernic,.... Tome 9 / Pierre Duhem,.... 1913-1959. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF. 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Il a vraiment découvert et exposé la continuité de la filiation entre la science et la philosophie d'Aristote et celle du Moyen-Age. Son ouvrage est le seul qui englobe une telle étendue. Gaston Bachelard C'est dans la richesse inouïe de la documenta- tion, fruit d'un labeur qui confond l'esprit, que consiste la valeur permanente de l'oeuvre de Duhem malgré quarante ans d'études et de recherches, elle demeure une source de renseignements et un instrument de travail irremplacé et donc indispensable. Alexandre Koyré L'ouvrage de Duhem, intégralement publié, apparaîtra comme un monument de science et de patience, restituant à chaque époque de l'évolution du savoir humain son originalité et sa fécondité. Jean Abelé (Les Études) Illustration de la couverture ASTROLABE DE REGIOMONTANUS, notrument servant à mesurer les hauteurs et les distances angulaires des astres, d'après l'original de 1468 conservé au mttsée de Nuremberg PIERRE DUHEM MEMBRE DE L'INSTITUT PROFESSEURA L'UNIVERSITÉDE BORDEAUX LE SYSTEME DU MONDE HISTOIRE DES DOCTRINES COSMOLOGIQUES DE PLATON A COPERNIC TOME IX 1 HERMANN^- 6, RUE DE LA SOKBONNE, PARIS V LE SYSTÈME DU MONDE PIERRE DUHEM MEMBRE DE L'INSTITUT PROFESSEURA L'UNIVERSITÉDE BORDEAUX LE SYSTÈME DU MONDE HISTOIRE DES DOCTRINES COSMOLOGIQUES DE PLATON A COPERNIC TOME IX HERMANN 6, RUE DE LA SORBONNE,- PARIS V <j$ 1968 HERMANN PARIS CINQUIÈME PARTIE LA PHYSIQUE PARISIENNE AU XIVe SIÈCLE (suite) CHAPITRE XV LA THÉORIE DES MARÉES 1 GUILLAUME D'AUVERGNE Les premiers docteurs du Moyen Age s'étaient enquis des lois de la marée auprès de Saint Ambroise, écho de Saint Basile, puis auprès du naturaliste Pline; ces auteurs leur avaient donné, touchant le flux et le reflux de la mer, des notions sommaires mais, en général, fort exactes. La science acquise de la sorte avait atteint son plus haut degré dans le traité De temporum ratione, composé par Bède le Vénérable. Bède, d'ail- leurs, enrichissant cette science du fruit de ses propres obser- vations, avait formulé, le premier, la loi de l'établissement du port. Puis, aux âges suivants, la théorie qui met la marée sous la dépendance de la Lune avait subi, chez beaucoup de Scolas- tiques, une sorte de recul d'autres explications avaient été proposées qui n'invoquaient aucune cause astrale telle était l'explication de Paul Diacre, qui attribuait la marée, à des gouffres chargés d'absorber, puis de vomir périodiquement les flots de la mer telle était l'explication de Macrobe qui, dans la marée, voyait un effet du conflit entre les courants qui sillonnent les divers bras de l'Océan. Ces explications erronées partaient d'observations exactes qui les rendaient séduisantes pour les riverains de l'Océan, de la Manche, de la Mer d'Irlande. Les marins venus des pays du Nord leur avaient confirmé l'existence du Maelstrôm, dont le tourbillon change de sens quand la marée se renverse ils avaient fréquemment entendu parler des courants de flot ou de jusant qui parcourent avec tant de violence certaines parties de la Manche ou de la Mer d'Irlande ces observations les portaient à voir, dans la marée, deux courants, deux écoule- ments de sens contraire, un flux et un reflux, bien plutôt qu'une intumescencesoulevée par l'action lunaire. On conçoit donc que des hommes habitués à observer la mer, un Adélard de Bath, par exemple, aient préféré la théorie de Macrobè à celle de Pline. Mais, d'autre part, un observateur ne pouvait guère mécon- naître la liaison constante qui unit les périodes de la marée au cours de la Lune il devaitdonc être porté à joindrel'explication lunaire aux explications de Paul Diacre et de Macrobe simple juxtaposition dans les écrits de Guillaume de Conches et du Solitaire auquel nous devons le De imagine mundi, cette jonction devenait une sorte de synthèse dans les écrits de Giraud de Barri. Le discrédit total ou partiel qui avait, pour un temps, frappé la théorie lunaire de la marée prit fin lorsque les Chrétiens d'Occident se mirent à étudier l'Introductorium magnum in Astronomiam Albumasaris Abalachi qu'Hermann le Second avait traduit en 1140. Dans ce traité, Abou Masar s'efforçait de rattacher à l'action de la Lune la plupart des variations que présentent le flux et le reflux de la mer. Une doctrine si ample et si minutieusement détaillée ne pouvait manquer de solliciter vivement l'attention des docteurs du Moyen Age. Un siècle s'écoule, toutefois, à partir du moment où Hermann mit en latin l'Introductoriumin Astronomiam avant que nous trouvions un auteur qui tire de cet ouvrage sa science au. sujet de la marée, et qui l'avoue cet auteur, chez qui nous reconnaissons, pour la première fois, l'enseignement d'Albumasar, c'est Guillaume d'Auvergne. Dans son grand traité Sur l'Univers, Guillaume consacre un chapitre entier à l'étude de la maréel. Citons-en les principaux passages, pour les commenter ensuite. « On me demandera peut-être, écrit Guillaume, de quelle manière la Lune augmente ou diminue la mer. Je dis que la mer semble augmentée ou diminuée bien qu'en vérité, elle ne soit ni accrue ni diminuée ainsi en est-il de l'eau bouillante elle n'est pas augmentée par l'ébullition elle est, au contraire, diminuée cependant, elle paraît augmentée à cause de l'ébulli- tion et de la boursouflure (exundatio); le vase qu'elle ne rem- 1. Gciiaelmi Parisiensis De Univers!} primm partis principale pars I (Guiixexmi PARISIENSIS Opera, éd. 1516, tract, III, cap. XXXIX, fol. cxxviii, col. d, et fol. cxxix, col. a). plissait pas tout-à-fait en est, maintenant, plus que comblé il déborde cette apparence provient de ce qu'à l'eau, s'ajoutent les vapeurs que la force de la chaleur a dégagées de cette même eau par leur propre ascension, elles soulèvent l'eau, et leur multitude l'oblige à se répandre de tous côtés. Il en est de même des mers. Aussi le flux est-il appelé effervescence ou ébullition de la mer il provient de la multiplication et de l'ascension des vapeurs qui montent du fond de la mer, des profondeurs des terres qui s'ouvrent à l'accès de la mer et des uploads/Geographie/ 9-duhem.pdf
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- Publié le Dec 09, 2022
- Catégorie Geography / Geogra...
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