Source gallica.bnf.fr / Ville de Paris / Fonds Heure joyeuse Contes de bonne Pe
Source gallica.bnf.fr / Ville de Paris / Fonds Heure joyeuse Contes de bonne Perrette / René Bazin Bazin, René (1853-1932). Auteur du texte. Contes de bonne Perrette / René Bazin. 1898. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF. Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : - La réutilisation non commerciale de ces contenus ou dans le cadre d’une publication académique ou scientifique est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source des contenus telle que précisée ci-après : « Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France » ou « Source gallica.bnf.fr / BnF ». - La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. 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TERRE D'ESPAGNE 4 DE TOUTE SONAME LA TERRE QUIMEURT 1 CROQUIS DE FRANCE ET D'ORIENT 1 - LESÛBERLÉ. CHEZ A. MAME ET FILS, ÉDITEURS STÉPHANETTE, grand in-18. LONTES DE BONNE PERRETTE. - VO,L GRAND IN-18. CONTESDEBONNEPERRETTE 1~,.I.m-4o. LEGUIDEDEL'EMPEREUR4 L'ENSEIGNE DE VAISSEAU PAUL HENRY.. 4 - , , 1 - UNE TACHED'ENCRE - 1 - Droits de reproductionet de traduction réservéspour tous les pays, y compris la Suède, la Norvège et la Hollande. Nous nous mimes à frapper sur le tronc vert et lisse d'un jeune peuplier. (P. 14.) RENÉ BAZIN CONTES DE BONNE PERRETTE TOURS MAISON ALFRED MAME ET FILS AVERTISSEMENT Enfants, auxquels ce livre est dédié, vous avez un âge déli- cieux. Je l'ai eu avant vous. Et j'en ai joui plus librement et plus pleinement que d'autres, ayant eu cette chance de passer une partie de ma première jeunesse à la campagne. Je travaillais assez peu le De viris illustribus, mais j'apprenais ce qui ne s'en- seigne pas: à voir le monde indéfini des choses et à l'écouter vivre. Au lieu d'avoir pour horizon les murs d'une classe ou d'une cour, j'avais les bois, les prés, le ciel qui change avec les heures, et l'eau d'une mince rivière qui changeait avec lui. Mes amis s'appelaient le brouillard, le soleil, le crépuscule, où la peur vous suit dans votre ombre; les fleurs, dont je savais les dynasties mieux que celles des rois d'Égypte; les oiseaux, qui ont leur nom écrit dans le mouvement de leur vol; les gens de la terre, qui sont des silencieux pleins de secrets. Je me rappelle qu'à certains jours mon âme débordait de joie, et qu'elle était alors si légère, qu'elle me paraissait prête à s'échapper et à se fondre dans l'espace.Je faisais ma moisson sans le savoir. Depuis, j'ai reconnu que la richesse d'impressions amasséeen ce temps-là est une provision qui dure. Avant de dire les contes de bonne Perrette qui ont bercé cette enfance heureuse, j'ai donc pensé que je devais expliquer en quel milieu ces histoires m'ont été apprises; avec quel esprit disposé à l'aventure je les écoutais et les retenais; quelle fut l'humble femme qui me les récita. Elle ne les inventait sûrement pas. De qui les tenait-elle? Du peuple où la source de la légende, plus ou moins pure, plus ou moins abondante selon les temps, n'a jamais cessé de couler? De quelque poète ou savant chez lequel elle aurait servi avant d'entrer dans notre maison? N'y ai-je rien ajouté moi-même, au moins dans le détail? A quoi bon approfondir ces choses? J'en serais au surplus incapable, n'ayant jamais bien su où finit le souvenir et où commence le rêve. J'aime mieux vous dire, enfants, qu'il m'a été doux d'écrire ce livre à cause de vous, de votre sympathie si vite donnée, de votre attention rapide, de votre âme tout ouverte, et aussi pour l'émotion de ce retour que nous qui vieillissons, poursuivis par la meute grossissante des jours, nous faisons vers notre enfance, lièvres chassés, qui revenons au gîte. R. B. SOUVENIRS D'ENFANT LE PEUPLIER Il me semble que j'avais une douzaine d'années, mon frère en avait dix. Nous vivions un peu plus que les vacances régle- mentaires à la campagne, les médecins ayant déclaré que je vivrais seulement à cette condition; et nous étions grands dénicheurs de nids, grands chasseurs à la sarbacane, assoiffés d'aventures et lecteurs convaincus de Mayne Reid et de Gustave Aymard. Dès le matin, de bonne heure, quand l'herbe est lourde de rosée et que les oiseaux sont en éveil, cherchant les graines, piquant les mouches, grimpant aux troncs des arbres, nous cou- rions lever nos pièges ou bien les cordées tendues aux endroits creux de la rivière. Nous savions reconnaître, à la façon dont le bouchon d'une ligne se trémoussait, filait en avant ou plongeait, la morsure du goujon, de l'ablette ou de la carpe; un lièvre ne gîtait pas dans les environs, un loriot ne faisait pas son nid, un oison ne se prenait pas par le cou entre les barres d'une claire- voie, sans que nous en eussions connaissance. Nous avions, comme les trappeurs, l'habitude de la file indienne, des cabanes dans les chênes, des signes muets ou des cris de bêtes sauvages pour nous reconnaître à distance, des provisions d'outils dans le ventre des vieilles souches. Je dois avouer cependant que nos outils n'étaient pas d'une grande variété, et qu'à l'exception de deux hachereaux de fer pour les expéditions lointaines, c'étaient surtout des bouts de fer rouillés, de la ficelle et des balles de plomb données par les seineurs. Le soir, quand il n'y avait plus de jour du tout, faute de mieux, nous lisions. L'excellente com- tesse de Ségur, à laquelle je suis revenu depuis, nous semblait un peu rose, comme sa collection. Il nous fallait du drame. Jules Verne commençait à peine à tailler sa plume; mais nous avions les Chasseurs d'ours, les Vacances des jeunes Boërs, la Guerre aux bisons, les Enfants de la prairie, et je savais par cœur, dans Gérard le Tueur de lions, l'apostrophe qui remuait mon cœur: « Disciples de Saint-Hubert, mes frères, c'est à vous que je m'adresse. Vous voyez-vous en pleine forêt, la nuit, debout contre un gaulis d'où s'échappent des rugissements capables de couvrir le bruit du tonnerre? » Oui, oui, je me voyais debout le long du gaulis, et je frémis- sais de la tête aux pieds. Le lendemain je trouvais que le théâtre habituel de nos courses n'offrait pas assez de dangers, puisqu'on n'y rencontrait ni lions, ni bisons, ni troupeaux de pécaris fouillant de leurs dents blanches les racines d'un petit chêne-liège où le chasseur s'est réfugié, et nous regardions avec envie, mon frère et moi, les lointains bleus. Qu'y avait-il dans les lointains bleus ? Un jour, un des plus longs de l'année, nous nous étions fait réveiller à cinq heures du matin par uploads/Geographie/ contes-de-bonne-perrette-bazin-rene-bpt6k6578165h-pdf.pdf
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- Publié le Dec 09, 2022
- Catégorie Geography / Geogra...
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