NOTES SUR LA BHAGAVAD-GITA Par William Quan JUDGE (1851-1896) – 1887-1896 et Ro

NOTES SUR LA BHAGAVAD-GITA Par William Quan JUDGE (1851-1896) – 1887-1896 et Robert CROSBIE (1849-1919) – 1915-1917 Préface des Éditeurs Nouvelle traduction française d'articles originaux en anglais annotée et augmentée d'un article de W. Q. Judge Original : Textes Théosophiques – 1996 — Droits : avec l'autorisation des éditions des Textes Théosophiques — Édition numérique finalisée par GIROLLE (www.girolle.org) – 2015 NOTE DE L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE L'éditeur numérique a fait les choix suivants quant aux livres publiés : - Seul le contenu du livre à proprement parler a été conservé, supprimant toutes les informations en début ou en fin de livre spécifiques à l'édition de l'époque et aux ouvrages du même auteur. - Le sommaire de l'édition papier originale a été supprimé sauf dans certains ouvrages où le sommaire, sous forme de liens hypertextes renvoyant au chapitre concerné, est thématique − sommaire rappelé en tête de chapitre. - Certaines notes de bas de page ont été supprimées ou adaptées, car renvoyant à des informations désuètes ou inutiles. - L'orthographe traditionnelle ou de l'époque a été remplacée par l'orthographe rectifiée de 1990 validée par l'académie française. LIVRE Ce livre présente une réunion d'articles de revue qui, par leur esprit et leur contenu, se rattachent à l'œuvre de Mme Blavatsky, fondatrice, avec le colonel H. S. Olcott, William Quan Judge et quelques autres, de la Theosophical Society (Société Théosophique, ou ST) à New York, en 1875. Depuis des siècles, la Bhagavad-Gîtâ a fait l'objet d'innombrables interprétations, par des Écoles parfois fort différentes, voire opposées. Les présentes Notes ne constituent pas une tentative nouvelle pour réduire le poème sacré aux perspectives de la Théosophie présentée par Mme Blavatsky, il y a un siècle. Au contraire, pourrait-on dire, ceux qui étudient les œuvres de l'illustre pionnière, dans le domaine de la pensée, sont conviés à retrouver ses enseignements pratiquement évoqués à chaque page de ce poème, dans tous ses thèmes majeurs – métaphysique de base, psychologie profonde, dynamique de l'évolution des âmes, rapports permanents entre l'homme, le cosmos et le Divin, etc... Et pour le théosophe, comme pour l'homme moderne, qui s'interroge sur son existence, sur les rapports possibles avec les Maitres spirituels qui guident l'humanité, sur les raisons qu'il doit avoir lui-même de persévérer, etc. c'est encore la Gita qui offre souvent les meilleurs éléments de réponse, en conformité avec l'esprit de la Théosophie. Mais, par ailleurs – comme pour l'ésotérisme des Évangiles – bien des aspects cachés ou obscurs dans ce texte, reconnu comme initiatique par Mme Blavatsky, deviennent déchiffrables à l'aide des clefs de l'enseignement profond de la Théosophie qui apporte les lumières indispensables. La lecture "théosophique" de la Gita ne fait pas violence au Livre vénérable. Elle aide à découvrir à la fois la richesse unique d'une pensée venue du fond des âges et à donner tout leur relief aux grands thèmes de la Théosophie. Par les rapprochements qu'elle découvre, entre l'Antiquité et l'actualité théosophique, elle fait toucher du doigt la permanence de ce que Krishna a appelé la "doctrine inépuisable du Yoga", à travers toutes les époques. Paris, le 17 novembre 1996. Notice historique Comme la Theosophical Society s'était fixé pour second But de "promouvoir l'étude des littératures orientales (aryenne et autres), des religions et des sciences", elle a fait effectivement œuvre de pionnière, à la fin du 19e siècle, dans le rapprochement entre l'Orient et l'Occident dont on constate les effets de nos jours. Avec le transfert de son Quartier Général en Inde, le lancement de la revue The Theosophist, à Bombay (1879), et la création d'une bibliothèque orientale, des moyens importants pour l'époque avaient été mis en place en vue de la rencontre des cultures Est-Ouest ; cependant, aux États-Unis où W. Q. Judge, le troisième grand fondateur de la Société, était resté seul, tout restait à faire pour découvrir aux Américains la richesse de la philosophie de l'Orient : ce fut donc pour celui qui allait devenir le Secrétaire Général de la Section américaine de la ST l'un des projets auxquels il voua beaucoup de son énergie. Après son voyage en Inde (1884), Judge avait fondé la revue The Path (avril 1886), consacrée (entre plusieurs sujets) à "la littérature aryenne", comme l'indiquait sa page de couverture. Plus tard, il avait cherché à s'assurer la collaboration de spécialistes de l'Inde pour créer un Oriental Department, dont les publications nombreuses permettraient d'accéder à des textes sanscrits (et autres) traduits par Charles Johnston et le prof. Manilal Dvivedi. En 1890, il devait écrire pour un hebdomadaire de Washington une série d'articles au titre évocateur : Échos de l'Orient. La Bhagavad-Gita, cet Évangile de l'Inde, a exercé très tôt un attrait considérable sur Judge. Ses articles et sa correspondance y font de très fréquentes allusions. Il n'allait pas manquer de lui consacrer des pages entières de la revue The Path, afin d'attirer l'attention de ses compagnons- théosophes sur le caractère universel de son message, et l'urgence de son application dans la vie quotidienne. La première contribution de Judge date d'avril 1887. Comme tous les articles qui devaient lui faire suite, elle a paru sous le simple titre : "La Bhagavad-Gita" ; le nom du signataire était l'un des pseudonymes utilisés par Judge : William Brehon (noté dans d'autres cas Brehon, WB ou même B). Malgré l'intérêt des thèmes abordés – quatre articles furent consacrés au 1er chapitre de la Gita, quatre autres au second – l'ampleur des tâches que Judge devait assumer à la tête du Mouvement en Amérique l'a manifestement freiné dans son intention première : entre décembre 1888 et novembre 1895, sept ans se sont écoulés sans nouvelle parution sur le sujet. Il est vrai qu'entretemps (fin 1890) Judge avait fait paraitre sa propre édition de la Bhagavad-Gita, mettant ainsi à la portée d'un très large public occidental le texte lui-même de ce fleuron des Écritures de l'Inde. Finalement, en 1896, la mort l'empêcha de mener à bien son projet : il n'avait couvert que sept chapitres. Fidèle disciple de Mme Blavatsky et de W. Q. Judge, Robert Crosbie (1849-1919), connut en Amérique les vicissitudes du Mouvement après la mort de son devancier. Finalement, avec quelques compagnons, il décida de reprendre le travail théosophique selon les lignes tracées dès le début : la fondation en 1909 de la Loge Unie des Théosophes, à Los Angeles, marquait le départ d'un large retour à l'inspiration initiale donnée par H. P. Blavatsky et son disciple et collaborateur Judge. Pour soutenir cette entreprise, une revue fut lancée, également à Los Angeles, avec pour titre : Theosophy – celui que Judge avait choisi pour succéder au Path, après ses dix premières années de parution. L'un des buts de cette revue était de republier les grands articles théosophiques devenus inaccessibles aux étudiants du 20e siècle. C'était l'occasion de faire revivre la pensée de Judge à propos de la Gita : tous ses articles furent ainsi réimprimés, mois après mois, de novembre 1913 à février 1915, tels qu'ils avaient paru dans la revue The Path. Quelques mois plus tard, en juillet 1915, Theosophy reprenait le thème de la Bhagavad-Gita, avec comme sous-titre : "Chapitre 8". Une courte note d'introduction indiquait : "Cet article est une contribution d'un Étudiant de W. Q. Judge, pour donner suite à la série publiée sur la Bhagavad-Gita par M. Judge, etc.". L'Étudiant en question était Robert Crosbie, et ses "contributions" sur le sujet se sont succédé régulièrement dans la même revue, jusqu'en février 1917, avec la publication du chapitre 18, toujours avec la même mention – "par un Étudiant de WQJ" – qui sauvegardait l'anonymat, conformément à la ligne adoptée dans la revue Theosophy. L'année suivante – 1918 – grâce à la générosité d'un membre de la LUT, l'ensemble complet parut sous la forme d'un livre, avec le titre : Notes on the Bhagavad-Gita, qui n'avait jamais été employé par Judge, ni par Crosbie 1, pour les articles de cette série. Il fallut attendre 1944 pour que la première 1 À noter que quatre conférences (avec une Introduction) données par T. Subba Row à Adyar (1885- 86), sur le même sujet, avaient été publiées dans la revue The Theosophist (vol. 7 – 8), puis sous forme de livre, par Tookaram Tatya à Bombay (1888), avec précisément ce titre : Notes on the Bhagavad-Gita. Plus tard, Judge lui-même avait choisi cette même formule, pour l'un de ses articles publié dans The Path (sept. 1895). Voir en Appendice, dans le présent ouvrage, la traduction de ce texte, particulièrement tourné vers la pratique journalière. traduction française en soit faite à Papeete (Tahiti), où fonctionnait un centre actif de la Loge Unie des Théosophes, et finalement 1947 pour que paraisse le livre à Paris, sous le titre : Notes sur la Bhagavad-Gita 2. Cette traduction a eu le mérite de servir pendant un demi-siècle : c'est elle qui a servi de base au texte, revu, corrigé et abondamment annoté, qui est présenté dans cet ouvrage. Quant au contenu même des chapitres du livre, et à l'esprit qui a présidé à leur rédaction, on peut formuler uploads/Litterature/ judge-wq-notes-sur-gita.pdf

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