Abbt J. BERTHIER, M. S LA MÈRE ELON LE ŒUR DE DIEU ou Devoirs de la Hère Chré

Abbt J. BERTHIER, M. S LA MÈRE ELON LE ŒUR DE DIEU ou Devoirs de la Hère Chrélienne ENVERS SES ENFANTS NEUVIÈ.ME ÉDITION REVUE ET CORRIGÉE (Édition lllu1t1Ee) Numqufd oblivi•ci pote•I mu/ier ln/antem &uum ;i Lne mère peut-elle oublier 100 enfant ? (!,aie, XLIX, 15) 5, rue Bayard, P ARIS-8· {/ J'Nj,; -/?.t,,1- l fi' /A )q_1 - .'; [/ LA MÈRE SELON LE CŒUR DE DIEU SAINTIL J\101\IQUE E'l SAII\T AUGUST!:-; Abbé ]. BERTHIER, M. S LA MERE SELN LE CŒUR DE DIEU Ol Devoirs de la Hère Cbréfienne ENVERS SES ENFANTS NEUVIÈME ÉDITION REVUE ET CORRIGÉE (Édition lllu,trée) Numquid oblivi&ci pole:Jt mulier in/ant m &uum) Une mère peut-elle oublier :!!:on enfand? (lsate. XLIX.t15) 5, rue Bayard. P ARIS-8• L\JPRnIATUR l'n1•isiis, 1lie 1G l\1m'tii 1898. f FRJ\rCfSCCS r.Ann. RlCllAllll a1·,·h. PÙ,·isiflnsi.-;. IMPRTMATUH, QUTNTA l<'llTTTO Cralionopoli, die !" Janunrii 1R98. J\. PAILLET, vie. gén A MARIE La Mère sans tache du Fils de Dieu NOTRE MÈRE APPROBATION J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le livre intitulé : La Mère selon le cœw· dr• Dim. Après un court préambule, il expose successivemenL les obligations qu'impose :i la · mère chrétienne la double éducation de ses enfants, l'éducation physique et l'éducation spirituelle. Ce plan simple, naturel et complet, est heureusement conçu et solidement exécuté. Le style de l'ouvrage est clair, facile, correct, simple, onctueux, parfaitement appro­ prié au sujet. Quant au fond, tout y respire la sagesse, la prudence, en même temps que la foi et la piété. Je forme donc le vœu que cet excellent livre devienne le manuel des mères chrétiennes, qui, pour remplir leurs devoirs, n'ont souvent besoin que d'instruction et t.Ie direction; car le dévouement et la bonne volonté leur font bien rarement défaut. F. MussEL, vicaire général. Grenoble, US septembre t894.. DÉCLARATION DE L'AUTEUR Conformément au décret du Pape Urbain VJll, nous déclarons que si, dans le cours de cet ouvrage, nous avons donné quelquefois le titre de Saint ou de Bien­ heureux à quelques personnages recommandables par leurs vertus, c'est umquement en témoignage de notre vénération pour eux, et.nullement dans la pensée de prévenir le jugement du Saint-Siège. Nous déclarons pareillement que les grâces, révélations et faits extra­ ,;irdinaires que nous avons rapportés, n'ont qu'une autorité purement humaine, excepté en ce qui a été :ipprouvé et confirmé par ce même Siège Apostolique au jugement infaillible duquel nous soumettons sans réserve aucune, et pour toujours, notre personne, nos oaroles et nos écrits. INTRODUCTION Il est entre l'Eglise du ciel et cette de ta tern une rnerreitteuse harmonie: de m,1me ,,u'au r·iet il y a di/f'érents degrés dans la béatitude et tlans la gloire, de même ici-bas, l'Eglise, variant pour les hommes tes moyens de sanctification, leur offre des etats divers, où ils peuvent mériter chacun des ré­ ':ompenses particulières. 1Jiy11es 1lu Vieu qui les a établis, tous ces état\ :;ont saiuts; mais tous n'ont pas la mêrne ver(eclton, ni ta même utilité pour le salut. Le plus élere, sans contredit, est l'épiscopat, chargé de petïiétuer à trarers les siècles la mission de Jésus-Christ sur ta tare; att second rang se place la vie religieuse, où l'homme, dans un sacrifice absolu, se consacre à Dieu tout entier. Vient ensuite lu virginité, qui, selon le langaqe des Pères, a attiré te Fils tll' Dieu sur la terre, qui peuple le ciel d'élus et qui fait la gloire du sacerdoce catholique. Enfin se présente le manage chrétien, l'un des sept s11cremmts de la t01 1io1t11elte, appele par l'Apàtre une ftonomble alliance. Sotre-Seigueur l'a institué pour perfectionner dans tes épou;i· tenr amour mutuel, et on rencontre dans tous les siècles des chrétiens engagés dans le mariage, qui y pratiquent d'héroïques vertus. Citons pour e.remple saint He,iri, empereur d'Al­ lemag',ie. A .sM lit de mort, il fi.t appeler les pareM1 vm INTRODUCTIOJI' de sainte Cunégonde, son épo11,9e, et quelques-uns des princes de la cour; et, prenant la main de la sainte impér,ttrice: « Je vous recommande, leur dit-il, celle que vous m'avez donnée pour épouse; la voici; je l'ai reçue vierge, et vierge je vous la rends. » Parfaits imitateurs de Marie, Mère de Dieu, et de Joseph, son chaste époux, ils a,,;aient, pendant plus de vingt années, vécu dans l'union la plus virginale et la plus sainte. Assurément, selon le mot de saint Jérôme,« Dieu n'impose point la vie des anges, il se contente de l'enseigner; » il invite au plus parfait, mais sans y obliger. En dehqrs de la chasteté par{ aite gardée dans le mariage d'un libre et mutuel consentement des époux, il reste une autre tâche glorieuse révélée par saint Paul, dans les termes les plus exprès, à l'épouse chrétienne:« La femme, dit-il, se sanctifie en mettant des en{ ants au monde; » grande mission qui associe, en quelque sorte, l'épouse à la puis­ sance féconde et aux admirables desseins du Créa­ teur. Malheur donc aux femmes qui, d'un côté renon­ çant à l'héroïsme d'une chasteté absolue, de l'autre cédant, par une lâche défiance de la Providence et de l'avenir, à la crainte égo'iste des saintes fatigues de la maternité, transgressent d'une manière grave les saintes lois du mariage chrétien. Elles errent dans les voies ténébreuses de l'égoïsme et de la sen­ sualité, qui aboutissent à la perdition. Mais « heu­ reuses, au contraire, celles dont les entrailles sain­ tement fécondes ont donné à la terre et au ciel des ,nfants nombreux. Et heureuse, le, mamt1Ues qui INTRODUCTION IX les ont allaités. Jamais une mère ne mit de plus nobles joyaux sur son cœur (1). >> Dans les Unèbres de l'idolâtrie, la femme païenne, sans comprendre toute la dignité de sa mission, était noblement fière cependant de sa fécondité : c'était avec un légitime orgueil qu'elle se réjouissait d'avoir de nombreux enfants en qui elle pût revivre elle-rnême. qui fussent les héritiers des vertus de leurs ancêtres, l'espérance et le soutien de leur patrie. On connaît l'histoire de Cornélie. Un jour qu'une dame romaine la priait de lui montrer ses orne­ ments : « Attendez quelques instants, » répondit la noble mère; et quand ses fils rentrèrent des écoles de Rome: « Voici, dit-elle en les montrant, les ornements de Cornélie. » A combien plus juste titre la mère chrétienne doit-elle tstre fière de ses glorieuses fonctions. En effet, dans l'enfant qu'elle porte. sa foi lui découvre un être immortel, fait à l'image de Dieu. A peine aura-t-il vu le jour qu'il deviendra enfant de l'Eglise. Sa première parole nommera son Père du ciel en même temps que celui de la terre; au pre­ mier rayon de son intelligence naissante, au pre­ mier battement affectueux de son cœur, il com­ mencera à s'élever jusqu'à son Créateur par la con­ naissance et par l'amour. Formé par une mère pieuse, cet enfant, tout permet de l'espérer, viendra augmenter le nombre de ceu.'r qui mettent leur bon­ heur à louer Dieu et à le servir; oor les leçons de lll 11, .. DUPilLOJJJ>. De l'Édueatùm. X INTRODUCTION la mère ont sur son enfant un empire de douceur et de persuasion aitquel rien ne saurait résister. « L'homme, au moral comme au physique, n'est que ce que la femme le fait, a dit te P. Ventura. La même mèt·e qui lui a donné la vie dit corps par son sang luî donne la vie de l'intelligence par sa parole. » C'est ordinairement la femme qui fait le bon­ heur ou le malheur de lei famille, et qui est le grand instrument, le grand levier de sa moralité ou de sa cori"uption. S0u1Jent la famille· tout entière n'est qV,c ce que la femme la fait. E tle n'est que le miroir de ses bonnes qualités ou de ses défauts, dP ses vertus ou, de ses vices. » Quelle salutaire influence n'exerceraient donc pas les mères si .. avec un généreu.r dévouement, avec une sainte persévérance, elles se mettaient résolument à l'œuvre I Par elles, i:e n'est pas seule­ ment la famille, c'est la société tout entière qui semit régénérée. C'est pour aider la femme chrétienne à cette œuvre réparatrice, dont les circonstances ac­ tuelles font sentir davantage encore le besoin, que nous publions ce livre. Dans ces quelques pages, nous lui exposerons successivement toutes ses obli­ gations, désireu.v de les lui faire comprendre et aimer, pour mieux l'engager à les remplir. Fidèle l ses dei:oirs, la mère de famille réussira à faire de ses en( ants des hommes et des chrét'iens, tandis que sa négligence les e:r:poserait auT plus redou­ tables périls, et les conduirait aux chutes les pl11s déplorables. Par l'oubli coupable d'une sente des graves obligations que la maternité lui impose, la JNTI\Ol>UCTION XI femme chrétienne peut compromettri tout à la fois t,mmir et le salut éternel de ses enf ai,ts, et se jeter elle-même hors de la voie qui mène au ciel. Donc quelle importance p(YUr elle de remplir, ,ans excep­ t io,i aucune, tous ses devoirs et par cela même de tes connaître, puisqu'elle ne saurait, en lu ignorant, tes mettl'e en pratique 9 Sans doute, bien des fois ce uploads/Litterature/ la-mere-selon-le-coer-de-dieu-1898.pdf

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