République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l’enseignement sup

République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Université Mouloud Mammeri – Tizi-Ouzou Faculté des Lettres et Sciences Humaines Département de Langue et Culture amazighes Mémoire de Magister Spécialité : Langue et Culture Amazighes Option : Linguistique Présenté par : M. ALIANE Khaled Sujet Le Dictionnaire kabyle-français de Jean-Marie Dallet (1982) : Examen critique et propositions Membres du jury : - M. HADDADOU Mohand Akli ; Prof. ; UMMTO ; Président. - M. YAHIATENE Mohammed ; Prof. ; UMMTO ; Rapporteur. - M. CHEMAKH Said ; M.C. (B) ; UMMTO; Examinateur. - M. IMARAZENE Moussa ; M.C. (B) ; UMMTO ; Examinateur. Date de soutenance : le 28 septembre 2010 REMERCIEMENTS Je tiens, au terme de ce travail, à remercier tout particulièrement, Mohamed YAHIATENE pour avoir dirigé cette étude. Il a consacré de longs moments, pendant plusieurs années, à me conseiller, m’orienter et me corriger. Je tiens également à souligner sa grande disponibilité et sa gentillesse. Mes remerciements vont également à : - M. Kamal NAIT-ZERRAD, professeur de berbère à L’INALCO de m’avoir consacré un peu de son précieux temps à me lire. Ses remarques pertinentes et ses suggestions m’ont été d’un grand apport. - M. Ahmed HADDACHI, auteur d’un dictionnaire monolingue en tamazight (rifain), pour ses encouragements et les figures de son dictionnaire qu’il m’a fait parvenir. - Mes enseignants et amis au Département de langue et culture amazighes de Tizi- Ouzou, pour leur soutien. - Mes nombreux lecteurs : Abdellah, Chabane, Mnd Amara, Rabah, Salem… Que messieurs les membres du jury, qui me font l’honneur d’évaluer et de juger la présente étude, trouvent aussi l’expression de mes sincères remerciements. DEDICACES                                                               INTRODUCTION GENERALE La lexicographie berbère a connu plusieurs produits : des lexiques, des glossaires, qu’on trouve généralement annexés à des textes ou à des grammaires, ainsi que des dictionnaires. Ces produits sont inégalement répartis selon les dialectes : certains ne sont pas bien décrits, d’autres ne le sont pas du tout. Les dialectes les mieux représentés dans ce domaine sont le kabyle et le touareg, vu le nombre important d’ouvrages qui leur sont consacrés. Malgré l’abondance et l’importance de la production dans le domaine de la lexicographie, la discipline reste la moins étudiée comparativement aux autres champs d’intervention de la linguistique berbère. Et pourtant, comme le souligne Taifi (1988 : 15), «il y a nécessité pour les études berbères de faire l’inventaire et l’histoire des produits d’une telle pratique lexicographique et, évidemment d’en soumettre les fondements théoriques et les méthodes à une réflexion critique» dont les résultats pourraient aboutir à combler des lacunes criantes telles que l’absence de dictionnaires destinés à un large public ou l’amorce d’un métalangage berbère... Notre étude s’inscrit globalement dans cette perspective, mais sans toutefois prétendre à l’ambition d’étudier toute la production lexicographique jusque-là réalisée ; en l’occurrence, elle ne considère qu’un seul produit se rapportant au dialecte kabyle : le Dictionnaire kabyle-français de Jean-Marie Dallet publié en 1982 par la SELAF à Paris. Pourquoi le Dallet1 et pas un autre dictionnaire ? La publication du dictionnaire kabyle-français de Jean-Marie Dallet en 1982 constitue un événement majeur pour la lexicographie berbère en général et celle portant sur le dialecte kabyle en particulier, et ce, de par plusieurs paramètres. 1 Nous le considérons tout au long de ce travail au lieu de Dictionnaire-kabyle-français (plus long). En voici quelques uns : - Avant cette date (1982), le kabyle ne disposait pas encore de dictionnaire digne de ce nom. Celui de Huyghe, datant de 1901, conçu pour satisfaire des exigences pratiques (à l’intention de l’administration coloniale) ne répondait pas aux exigences de l’heure et ses informations sont peu fiables. (Voir pour ce qui est de ce dictionnaire les avis de Chaker 1982, Haddadou 1985 et notre analyse, chap.1), - La présentation typographique est digne des dictionnaires à vieille tradition lexicographique tels que le Larousse ou le Robert, - Les articles sont mieux structurés et plus riches en matière d’informations que ceux des dictionnaires antérieurs. En somme, de l’avis même des spécialistes du berbère, il est - avec l’ouvrage de Foucauld consacré pour le dialecte touareg - le dictionnaire le plus important de toute la réalisation lexicographique berbère. « Publication majeure en lexicographie berbère. Peut être considéré comme le premier dictionnaire kabyle digne de ce nom. En recensant plus de 11000 mots correspondant à près de 6000 racines, il renouvelle complètement la documentation existante […] » (Chaker, 1992 : 109) Etudier le Dallet, oui, mais quel est l’objectif visé à travers cette étude? L’objectif principal que nous visons à travers notre étude, est de formuler, à travers un examen du Dictionnaire kabyle-français de Jean-Marie Dallet, un certain nombre de propositions à même de contribuer à la réflexion portant sur la confection de dictionnaires pour un large public. Ainsi, dans un premier temps, pour répondre à la question : « pourquoi le dictionnaire kabyle-français de Jean-Marie Dallet ne constitue t-il pas un objet de référence pour un large public ? », nous procéderons à un relevé des principales difficultés que tout usager non averti peut rencontrer dans son travail de consultation. Ensuite, et sur la base de ce relevé, nous livrerons nos différentes propositions. Notre travail sera divisé en trois parties contenant chacune deux chapitres. Les voici : 1) La lexicographie berbère : Etat des lieux, 2) Examen du dictionnaire kabyle français de Jean-Marie Dallet, 3) Propositions. La première contient une présentation, selon l’ordre chronologique des dates de parution et par thèmes, d’un certain nombre de produits lexicographiques berbères (kabyles et autres que kabyles) depuis la parution du dictionnaire de Jean-Michel de Venture de Paradis en 1844 jusqu’aux dernières publications des années 2000 (Chap.1), et un inventaire des différentes caractéristiques de cette production (Chap.2). Notre objectif dans cette partie est de dresser un état des lieux de la production lexicographique berbère permettant, d’une part, de prendre connaissance des grandes orientations de la pratique, des types d’ouvrages publiés ainsi que de leurs méthodes, et d’autre part, de situer l’ouvrage objet de notre étude, le dictionnaire kabyle français de Jean-Marie Dallet en l’occurrence, par rapport à l’ensemble de cette production. La deuxième partie sera consacrée à l’examen du dictionnaire kabyle français de Jean-Marie Dallet. Nous l’aborderons sur deux volets : celui de sa macrostructure - les entrées - (Chap.3) et celui de sa microstructure - les articles - (Chap.4). Notre démarche toutefois ne prétend pas à une analyse critique et systématique de l’ouvrage, mais simplement, comme nous l’avons signalé, à un relevé d’un échantillon de difficultés constituant des obstacles aux consultants non initiés. Pour cette partie, même s’ (il n’est pas utile de se servir d’une loupe pour voir s’il y a de la poussière sur la table), nous avions procédé à deux types d’enquêtes auprès d’un large public en dehors de celui des spécialistes. Par la première enquête, nous voulions savoir quels types de difficultés rencontre le public non spécialiste dans sa consultation du Dallet. Aussi avons-nous choisi l’option pratique en demandant aux personnes questionnées de repérer des unités que nous avons préalablement sélectionnées. Parmi le public visé on peut compter : - des sujets formés par les associations culturelles et qui peuvent lire et/ ou écrire en berbère (kabyle), - les élèves des établissements secondaires (Tizi-Ouzou et Fréha)1, - les étudiants de première et deuxième années des deux départements de langue et culture amazighes de Tizi-Ouzou et de Bejaia. Par la seconde enquête, nous voulions rendre compte du degré d’assimilation des définitions du Dallet par le public non averti. Là, la maîtrise de l’écrit et/ ou de la lecture n’est pas nécessaire, nous avons nous-mêmes accompli cette tâche (lecture des définitions) à la place des sujets ne possédant pas cette compétence. L’enquête pouvait être élargie à d’autres groupes, mais dès lors où l’alphabétisation en berbère est restreinte, nous ne pouvions pas, dans tous les cas, discuter de l’utilisation d’un dictionnaire du kabyle avec un public ne maîtrisant pas la lecture dans cette langue. Ce choix est certes loin d’être exhaustif quant à la représentativité d’un large public, mais il peut, tout de même, nous renseigner sur un constat bien établi chez cette frange des non spécialistes du berbère. La troisième et dernière partie sera réservée aux différentes propositions que ce soit sur le plan de la macrostructure (Chap.5) que celui de la microstructure (Chap.6) d’un éventuel outil lexicographique destiné à un large public kabyle. Les propositions concernant la macro porteront essentiellement sur l’unité de traitement lexicographique : sa sélection, sa définition en tant qu’entrée ainsi que son classement. Pour ce qui est de la micro, la proposition principale consistera en un essai de métalangue kabyle qui sera justifié puis présenté à uploads/Litterature/ le-dictionnaire-kabyle-francais-de-j-m-dallet-examen-critique-et-propositions.pdf

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