2nde D4 – séquence IV Méthodologie Séance 5 : argumenter pour construire une di
2nde D4 – séquence IV Méthodologie Séance 5 : argumenter pour construire une dissertation Objectifs : - connaître l’organisation d’une dissertation (parties, paragraphes) - repérer la hiérarchie entre les idées (=compétence d’abstraction) 1 – Rappel : qu’est-ce qu’argumenter ? 2 – Observation : des sujets de dissertation Croyez-vous qu’une bonne histoire est celle qui propose une fin inattendue ? Pensez-vous qu’écrire son autobiographie consiste seulement à aller à la recherche de soi-même ? Qu’apporte l’acteur au texte théâtral ? Vous répondrez à cette question en un développement organisé prenant appui sur les textes que vous avez étudiés en classe, les représentations auxquelles vous avez assisté et vos lectures personnelles. 3 – Observation : une dissertation rédigée indiquer les différentes étapes du devoir comment s’organise un paragraphe de dissertation ? - - - - - 4 – Entraînement à l’abstraction Sujet : Croyez-vous qu’une bonne histoire est celle qui propose une fin inattendue ? Problème : toutes les étapes du raisonnement sont inscrites ci-dessous (idées principales des parties, arguments, exemples), mais elles sont mélangées… Retrouvez l’organisation de la dissertation et rédigez un paragraphe au choix. I - 1 - Ex : 2 - Ex : 3 - Ex : II - 1 - Ex : 2 - Ex : 3 - Ex : III - 1 - Ex : 2 - Ex : 3 - Ex : Idée principale ? Argument ? Exemple ? 1 De nombreux auteurs cherchent à tenir le lecteur en haleine et à susciter en lui des attentes. 2. Certains genres romanesques imposent déjà un type de fin préétabli. 3. Musset, tout au long des Caprices de Marianne, sème des indices qui rendent la fin prévisible. Quant à Naïs Micoulin, personnage d’une nouvelle de Zola, son destin semble écrit dès sa rencontre avec Frédéric. 4. Les films adaptés de pièces ou de romans célèbres n’entretiennent aucun suspense quant à leur fin, ils n’en ont pas moins de succès. 5. Certains romans ont avant tout une visée argumentative : il s’agit de défendre des idées, les thèses de l’auteur. 6. Certes, on peut penser parfois que le suspense est la seule motivation de la lecture d’une histoire. 7. La fin du roman, de la nouvelle ou de la pièce devient alors le point culminant, l’instant où toute la tension dramatique se dénoue. 8. C’est le cas dans les comédies de Molière : alors que toutes les intrigues semblent bloquées, un dernier événement leur apporte soudain une fin heureuse . 9. Cependant, certains récits plaisent sans que leur fin soit inattendue. 10. Le Da Vinci Code de Dan Brown se lit d’un seul trait, tant le suspense est bien entretenu et la fin inattendue. 11. Ainsi, les romans policiers, ou les romans sentimentaux s’achèvent tous de la même façon : respectivement, on assiste à la résolution de l’énigme, ou au mariage des héros ! 12. Il s’agit souvent de rendre compte d’une époque ou d’un lieu : faire voyager le lecteur dans le temps ou dans l’espace. 13. Dans les intrigues tragiques, marquées par la présence de la fatalité, la fin est connue : ce qui importe, c’est la façon d’y parvenir. 14. Certains écrivains s’amusent même à induire le lecteur en erreur : celui-ci est tellement surpris par la fin de l’histoire qu’il doit en relire des passages pour vérifier ses hypothèses. 15. Finalement, il faut admettre que les récits (romans, pièces, films…) présentent d’autres intérêts que le seul suspense. 16. Il en est ainsi de Germinal ou de L’Assommoir de Zola, qui prennent la défense du peuple, mineurs ou ouvriers. 17. La nouvelle d’Annie Saumont, « Fille lisant à l’arrêt de bus », imbrique différents niveaux de fiction : désorienté, le lecteur est dérouté par la fin de l’histoire et retourne en arrière dans sa lecture… 18. Enfin, lire un roman ou voir une pièce nous amène souvent – quelque soit sa fin ! – à l’émotion, notamment parce que nous nous identifions aux personnages de l’intrigue. 19. Les romans et nouvelles de Maupassant nous plongent dans la Normandie du XIXème siècle : Une Vie ou Pierre et Jean reconstituent les mœurs de la bourgeoisie des années 1880, pour nous, lecteurs du XXIème siècle. 20. Ceux qui ont aimé Un long dimanche de fiançailles au cinéma avaient parfois déjà lu le roman de S. Japrisot, sans que cela nuise à leur intérêt. 21. Le roman Cris, de Laurent Gaudé, nous présente des personnages intéressants, dans la conscience desquels nous sommes projetés, et dont les destins (évidemment funestes) nous émeuvent. uploads/Litterature/ module-introduction-a-la-dissertation-2nde.pdf
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- Publié le Dec 09, 2022
- Catégorie Literature / Litté...
- Langue French
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