1 Dr. Koré 1 Support de Cours d’économie d’entreprise Objectif du cours : Appor
1 Dr. Koré 1 Support de Cours d’économie d’entreprise Objectif du cours : Apporter des connaissances essentielles sur la vie et la dynamique des entreprises à travers des notions clés comme la structure, l’organisation, le pouvoir, la décision, et les fonctions dans l’entreprise. Plan de cours INTRODUCTION GENERALE PARTIE 1 : STRUCTURES ET ORGANISATION DE L’ENTREPRISE CHAPITRE 1 : LA NOTION D’ENTREPRISE CHAPITRE 2 : LA STRUCTURE DE L’ENTREPRISE CHAPITRE 3 : LES THEORIES DES ORGANISATIONS CHAPITRE 4 : LA DECISION DANS L’ENTREPRISE PARTIE 2 : LES GRANDES FONCTIONS DE L’ENTREPRISE CHAPITRE 5 : LA FONCTION COMMERCIALE CHAPITRE 6 : LA FONCTION PRODUCTION CHAPITRE 7 : LA FONCTION APPROVISIONNEMENT CHAPITRE 8 : LA FONCTION RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT CHAPITRE 9 : LA FONCTION RESSOURCES HUMAINES CHAPITRE 10 : LA FONCTION FINANCIERE NB : La partie 2 sera traitée et présentée sous forme d’exposés (travail de groupe) par les étudiants. BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE Audroing Jean-François, 2002, Economie d’entreprise. Concurrence, rentabilité, management, Presses Universitaires de Rennes. Augustin Anassé, comprendre l’organisation et la gestion des entreprises (OGE), Universités et Grandes écoles, collection CAB. Auriac J-M., Bougault H., 1994, Economie d’entreprise, Editions Casteilla. Boulet Monique, Patrick Enreille, Yolande Morlans, Thierry Pijourlet, 2005, (Collectif), Economie d'entreprise, Delagrave Editeur. Bressy Gilles, Konkuyt Christian, 2000, Economie d’entreprise, Sirey. Dhénin Jean-François, Fournier Brigitte, 1998, 50 thèmes d’initiation à l’économie d’entreprise, Rosny, Bréal. Hababou Fabien, Morard Marie-Christine, 1991, Cours d’économie d’entreprise, Editions Scientifiques et juridiques. Kalika M., 2002, Les défis du management : 15 réflexions pour l'action managériale dans un environnement turbulent, Liaisons. Le Court Bernard, 1997, L'entreprise: Environnement juridico-économique, Delmas. Leroy Frédéric, 2004, Les stratégies de l'entreprise, Dunod. Longatte Jean, Muller Jacques, 1999, Economie d’entreprise, Paris, Dunod. Martin Jean-Pierre, 2001, L'entreprise et son environnement économique, Ellipses Marketing. Senaux Philippe, Dorothée Soret-Catteau, 2004, Economie générale, économie d'entreprise, Hachette. 2 Dr. Koré 2 INTRODUCTION GENERALE L’entreprise joue un rôle socioéconomique prépondérant dans la société. Elle est un agent économique qui réalise des opérations afin de survivre dans le milieu où s’exerce ses activités ; aussi a-t-elle besoin constamment d’améliorer ses activités. Pendant plusieurs années, l’entreprise est restée liée à la propriété. L’organisation classique était propriétaire de son activité ou du moins la contrôlait. Les fournisseurs indépendants et les distributeurs existaient déjà mais ils demeuraient à l’ « extérieur ». L’entreprise elle-même reposait sur l’autorité, le contrôle et la propriété. Ce modèle perdure encore de nos jours mais l’autorité et le contrôle se sont de plus en plus atténués. Dans certaines organisations, d’autres types de relations sous forme d’alliances d’entreprises conjointes, de participations monétaires, de transfert de savoir- faire, d’accord de marketing sont privilégiées. Pour fonctionner avec toute leur efficacité, ces relations doivent s’appuyer sur une appréhension commune des objectifs, des politiques et des stratégies et faire davantage appel à la persuasion qu’au strict commandement. A l’inverse des organisations traditionnelles supposées immuables et éternelles, les nouveaux modèles vivent dans le temporaire et l’instant. Dans ce cours, nous verrons ce qu’est l’entreprise, ses buts, la diversité des entreprises et comment fonctionnent les entreprises à partir de notions fondamentales telles que la structure, l’organisation, la décision et les fonctions. Ce cours est composé de deux grandes parties : Partie 1 : structures et organisation de l’entreprise Partie 2 : les grandes fonctions de l’entreprise CHAPITRE 1 : LA NOTION D’ENTREPRISE I- Définitions et rôles Peut-on donner une définition de l’entreprise ? Il est difficile d’enfermer dans une définition unique le sens d’un mot comme entreprise qui s’applique aussi bien à un complexe industriel, qu’à un cabinet de conseil ou bien encore à un petit commerçant. En économie, l’entreprise est traditionnellement définie comme étant « une organisation économique, de forme juridique déterminée, réunissant des moyens humains, matériels, immatériels et financiers, pour produire des biens ou des services destinés a être vendus sur un marché pour réaliser un profit ». En droit, l’entreprise est définie comme « la réunion des moyens matériels et humains coordonnés et organisés en vue de la réalisation d’un objectif économique déterminé ». L’INSEE1, quant à elle, définit l’entreprise comme « Toute unité légale, personne physique ou morale qui, jouissant d’une autonomie de décision, produit des biens et des services marchands ». Mais, on ne peut pas se satisfaire de la définition de l’entreprise donnée par l’INSEE. En fait, l’entreprise est une entité de nature très complexe qui doit être appréhendée à la fois comme une réalité économique, humaine, juridique, sociétale et comme un système finalisé. 1- L’entreprise comme réalité économique L’entreprise peut être définie à un niveau macroéconomique comme un système/agent économique de production avec pour finalité la création de richesse. Elle doit ainsi produire 1 Institut National de Statistique des Etudes Economiques 3 Dr. Koré 3 des biens et des services destinés à être vendus sur un marché. La richesse créée se mesure par la valeur ajoutée. C’est cette valeur ajoutée qui rémunère l’ensemble des ressources mises en œuvre pour la générer (capital, travail, savoir-faire…) ce schéma ci-dessous montre que l’entreprise peut être considérée comme une boîte noire dans laquelle seul ce qui entre (inputs = combinaison de ressources : matières, énergies, capital, travail, information) et ce qui sort (outputs) est pris en compte. Figure I-1. L’entreprise, agent de production En plus de la fonction de production, l’entreprise est également une unité de répartition. Le partage de la valeur ajoutée s’opère en son sein entre personnel, Etat, organismes sociaux, prêteurs, associés. Il en est de même pour le partage du surplus de productivité entre les différentes parties prenantes. L’entreprise est aussi un organisme de dépense qui consomme pour poursuivre son processus de production. Les fonctions répartition et dépense de l’entreprise sont représentées par le schéma suivant : Figure I-2. L’entreprise comme unité de répartition et de dépense Revenus (Recettes) Revenus (dépenses) Biens et services facteurs de production biens et services facteurs de production Revenus (dépenses) Revenus (salaire…) Flux réels Flux monétaires MENAGES ENTREPRISES MARCHES DES FACTEURS DE PRODUCTION MARCHES DE BIENS ET SERVICES 4 Dr. Koré 4 2- L’entreprise comme réalité humaine : L’entreprise est une réunion hiérarchisée d’individus disposant d’une autonomie de décision. Elle peut être ainsi considérée comme un cas particulier d’un ensemble plus vaste : les organisations. Le terme organisation désigne un ensemble de personnes regroupées en vue d’atteindre certains buts. Toute organisation a des règles, des normes, des valeurs et met en place un système de sanctions et de récompenses pour amener ses membres à se conformer à ce que l’organisation attend de ses participants. Ainsi, l’entreprise est une association d’hommes et de femmes à statuts variables (propriétaires, salariés, partenaires) dont les rapports sont complexes. Officiellement, ces hommes et ces femmes chacun coopèrent en partageant les mêmes enjeux organisationnels. La convergence des enjeux peut être obtenue soit par des représentations communes, soit par une structure institutionnelle qui répartit les rôles et définit les collaborations. Elle peut également être favorisée par les connivences idéologiques, les identités culturelles, etc. Dans cette perspective, l’entreprise apparaît comme un système ayant des buts, des valeurs (philosophie d’entreprise) et une certaine mémoire (culture), avec des mécanismes d’autoadaptation et d’apprentissage organisationnel. Mais les membres d’une entreprise ont des attitudes et des comportements qui ne sont pas seulement, forcément coopératifs (stratégies individuelles, opportunisme…). Là où leurs intérêts divergent, ils expriment leurs conflits dans des luttes ouvertes, latentes ou indirectes, en obligeant les pouvoirs en place à des compromis et à des négociations. C’est pourquoi l’entreprise est aussi une arène politique. Les acteurs en présence essayent de modifier la situation à leur profit en fonction des opportunités qu’ils rencontrent et des marges de manœuvre dont ils disposent (comportement d’inertie, de rétention ou de dissimulation d’informations…). 3- L’entreprise comme réalité juridique : L’entreprise est aussi une réalité juridique. Tantôt elle appartient à un individu (entreprise en nom personnel) : c’est l’entreprise individuelle, tantôt elle est la propriété d’un groupement contractuel (société qui existe sous différentes formes juridiques sur lesquelles nous reviendrons : société en nom collectif, SA, SARL) : c’est l’entreprise sociétaire. Les sociétés sont caractérisées par une volonté d’association en vue d’un but commun, avec apports de biens, de capitaux et de qualifications. Toute création de société engendre la constitution d’une personne morale distincte des membres appelés actionnaires qui, le plus souvent, limitent leur responsabilité à leur participation. 4- L’entreprise comme réalité sociétale : L’entreprise influence la société. Sa contribution économique, en tant qu’agent de production, se manifeste sous la forme de création d’emplois, de produits, de valeurs, de revenus, de ressources pour les collectivités publiques (taxe professionnelle…), d’innovation et de diffusion du progrès technique. Mais l’entreprise a également une contribution non économique dans différents domaines comme le social (dons lors de manifestation par exemple), le culturel, le politique (dons financement partis politiques), etc. A ce titre, on parle aujourd’hui de plus en plus d’entreprise citoyenne, c’est-à-dire d’un agent économique socialement responsable, qui 5 Dr. Koré 5 s’engage par exemple à respecter, à protéger l’environnement par le biais de diverses mesures (réduire émanations polluantes…), avoir un comportement éthique (veiller à ne pas faire travailler des enfants lorsque l’entreprise fait produire à l’étranger), etc. Mais cette notion uploads/Management/ eco-dentrep-cours-magistral-018-etudiants-autosaved-1.pdf
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- Publié le Apv 12, 2021
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