de copies que des copies particulières. C'est à cette époque, où triomphait le
de copies que des copies particulières. C'est à cette époque, où triomphait le positi- visme, que se développa une nouvelle disci- pline, la docimologie : science des examens. Actuellement les conceptions sont plus "relativistes" et l'on reconnaît plus facile- ment une diversité des pratiques évaluatives. C'est le cas, par exemple, du rôle différent que peuvent jouer la note et les annotations portées dans la marge des copies. Ce Cahier approchera ce sujet aussi vaste que polémique en proposant une brève ap- proche de la docimologie et en résumant les principaux reproches formulés à l’encontre des actes d’évaluation. Il brossera par la suite quelques-unes des solutions ou des améliorations envisageables pour se pencher enfin sur l’état de la question dans notre enseignement. Dans ce Cahier, plus encore que dans tout autre, l’exhaustivité était inen- visageable. Toutefois, un bibliographie et le relevé de plusieurs sites Internet permettront d’éclairer ceux qui désirent approfondir la question. E lle fait couler quantité d’encre, on la sait imparfaite mais on voit mal comment s’en passer. On l’étudie, la perfectionne, la réforme, la fustige. Capitale dans l’ensei- gnement, elle est un point de mire, source de bonheur ou de désillusion… Tentons de mieux connaître cette grande inconnue qu’est « l’évaluation ». La question de la notation des copies n'est pas nouvelle. Elle se posait déjà dans les années 30 et concernait les examens. Elle portait principalement sur la divergence de notes attribuées par les correcteurs. Un tel constat était dramatique puisqu'il révélait l'absence d'équité sociale de l'examen. Les procédures de sélection qui manquaient d'objectivité et la subjectivité des notateurs étaient responsables de ce grave dysfonc- tionnement. C'est ainsi que l'on constatait qu'une même copie pouvait obtenir des no- tes différentes attribuées par un même correcteur à quelques mois d'intervalle, ou encore que cette même copie pouvait être notée différemment par plusieurs correc- teurs. Cette divergence -intra et inter- notateurs- était préjudiciable pour l'examen dès lors qu'elle concernait aussi bien des lots U ne discipline se penche sur l’évaluation : on l’appelle la docimologie. Elle peut se définir comme l'art de bien noter. Il s'agit d'une sorte de science qui étudie les facteurs de variation dans la notation des copies ou des prestations orales d'élèves. Son objet est l’étude systématique des exa- mens, en particulier des systèmes de notation et du compor- tement des examinateurs et des évalués. Elle se complète par la docimastique (qui est la technique des examens) et par la doxologie (l’étude systématique du rôle que l’évalua- tion joue dans l’éducation). En pratique, la docimologie englobe toutes ces notions (C’est donc bien elle qui nous occupera tout au long de ce Cahier .) et l’on pressent bien son utilité dans une société comme la nôtre où la culture d’évaluation prend une place croissante. Nous devons son développement à deux chercheurs fran- çais, Henri PIERON, professeur de psychologie au Collège de France, et Henri LAUGIER, professeur de physiologie, qui ont accompli, entre 1930 et 1960, une grande partie des travaux qui fondent la science docimologique. Ils avaient créé en 1928 l’Institut National d’Étude du Travail et d’O- rientation Professionnelle (l’INOTEP) qui existe toujours à Paris. Les travaux de PIERON et de ses collègues ont permis d’é- tablir plusieurs notions très utiles quand il s’agit d’évaluer des étudiants voire un processus pédagogique. Examen ou concours; évaluations formative ou sommative; les qualités d’une bonne évaluation… Aujourd’hui, cette discipline intéresse évidemment nombre de chercheurs. L’un d’entre eux semble particulièrement prolifique en la matière. Il s’agit de G. DE LANDSHEERE. Introduction MAI 2003 L’évaluation LES CAHIERS DE L’UNÉCOF N° 18 Notions de base 2 QCM, Q-SORT et autres 2 Tellement de failles 3 Discordances... 3 ...et autres travers 3 Des solutions ? 4 Des suggestions ! 4 Qu’en est-il dans nos établissements sco- laires ? 4 Dans les universités 4 Dans les Hautes Écoles 7 Le secondaire et la jonction avec le su- périeur 7 Conclusion 7 Bibliographie 8 Adresses utiles 8 DANS CE CAHIER La docimologie 1 € Rédaction et mise en page Emmeline SOUPART Éditeur responsable Benoît Du Champs PDF created with FinePrint pdfFactory trial version http://www.fineprint.com LES CAHIERS DE L’UNÉCOF P AGE 2 formative. Celle-ci apporte en effet des informations essen- tielles tant aux étudiants qu’aux enseignants et ce, à tous les stades d’un programme pédagogique. Mais il faut toutefois noter qu’une évaluation formative n’est pas nécessairement formatrice. En troisième lieu, il est important d’insister sur les caractéris- tiques à privilégier lorsque l’on s’efforce de développer des techniques ou des questions d’examens. Il faut savoir quelles sont les qualités d’une bonne évaluation. Celles-ci sont prin- cipalement au nombre de deux : la validité et l’objectivité/ fiabilité. Cette dernière concerne avant tout les opérations de correction et de notation d’un examen. C’est d’ailleurs la recherche d’une amélioration de cette ob- jectivité/fiabilité qui avait conduit depuis les années 70 à favoriser les procédures de corrections automatisées (desquelles l’intervention humaine est quasiment exclue). Cette tendance avait entraîné le choix préférentiel des ques- tions de type QCM, qui ont de surcroît l’avantage de pouvoir être corrigées très rapidement mais qui ont, par ailleurs mon- tré leurs faiblesses et leurs travers. PIERON a mis au jour une première distinction capitale : la différence entre un « examen » et un « concours ». Dans un examen, la finalité est de comparer la valeur d’un étudiant par rapport à un certain nombre de critères déterminés pré- alablement à la tenue de l’épreuve. Soit l’étudiant remplit suffisamment de critères et il est validé (certifié), soit non. Dans un concours, le niveau des étudiants par rapport à des critères prédéterminés importe peu; la seule finalité est de classer les étudiants les uns par rapport aux autres. On parle- ra dans ces cas, d’évaluation normative (examen) ou relative (concours). Autre notion fondamentale mise au jour par la docimologie : la différence entre l’évaluation « formative », dont le but est d’apprécier où se situent des étudiants à un moment donné d’un programme, et des évaluations sommatives (ou finales, ou, sanctionnantes, ou certifiantes, etc.) dont le but est de fournir des éléments de décision au terme d’un programme. On peut dire, en d’autres termes, que l’évaluation est somma- tive quand elle prédit ou atteste la réussite future et qu’elle est formative quand elle renseigne. A l’heure actuelle, la percée de l’évaluation continue rend d’autant plus intéressant le développement de l’évaluation ou explicites, permettant de se situer par rapport à d’autres personnes; faire apparaître les tendances d’un groupe, les consensus, les contradictions, par rapport à une conception ou une représentation, permettre de mesurer l’évolution d’un groupe, etc.). (Pour en savoir plus sur les Q-SORTS, vous pouvez, par exemple, vous rendre sur le site http://parcours-diversifies.scola. ac-paris.fr/PERETTI/mode.htm.) Dans les nombreux types d’évaluations envisageables citons encore le Quizz ou, plus original, « la cible ». Cette dernière permet de se pencher simultanément sur 9 critères d’évalua- tion avec, pour chacun d’eux, trois niveaux de réussite (TB, Moyen, Pas réussi). Il s’agit donc de marquer un point pour chaque critère sur le cercle qui représente la cible puis de relier les points entre eux de sorte à faire ressortir une aire de réussite très visuelle. (Plus l’aire est petite, plus la réussite est forte). L’évaluation serait de cette manière plus claire, plus méthodique et plus précise, elle permettrait une auto- correction plus facile au moment de l’apprentissage et facili- terait la comparaison entre les résultats obtenus dans les dif- férents cours. Si l’on ajoute à ces exemples, les variantes (QCRM : QC à Réponses Multiples, QCM-SGI : à Solutions Générales Im- plicites; avec ou sans notification du degré de certitude et tant d’autres)*et les multiples types d’évaluations développés à l’heure actuelle grâce aux outils informatiques, on voit que le sujet est déjà vaste et bien loin d’être clos ! * http://www.smart.ulg.ac.be/formations/gqtp/documents/Kaleidos. pdf http://139.165.55.45/smart/ee/webquizz/medecine/quizzmed.htm Aux modes d’examination traditionnels (oraux ou écrits) sont venus se joindre d’autres systèmes. Ils sont nés suite à une réflexion sur les modes d’évaluation et leurs faiblesses mais aussi dans un souci de correction plus juste ou simplement plus rapide. Face à ces insatisfactions, des techniques évalua- tives de type automatique se sont développées. Ainsi sont apparus les Questions à Choix Multiples (QCM). Si l'on suppose réglée la "standardisation" des questions, c'est la cotation des réponses qui permet de réduire les divergen- ces liées à leur interprétation : la fidélité de la correction est ainsi optimisée. Le recours à ces techniques permet d'accroî- tre "l'objectivité" des questions, la fidélité de l'évaluation par la cotation des réponses, d'automatiser le traitement et d'en simplifier l'usage. Ces types d’évaluation représentent en effet des avantages indéniables. Toutefois, si les QCM sont un garant de l’objectivité dans la correction, ils ont égale- ment montré leurs limites. La place prépondérante accordée aux QCM a, en effet, eu des conséquences fâcheuses sur le travail préparatoire fourni par les étudiants. Celui-ci devient parfois un apprentissage mécanique des réponses à des ques- tions déjà connues plutôt qu’une étude raisonnée et basée sur la compréhension. Le Q-SORT est un type d’évaluation différent du QCM. Il se présente sous forme uploads/Management/ l-x27-evaluation.pdf
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- Publié le Jan 19, 2021
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