1 DEUXIEMEME PARTIE 9 L’expérience de la mort Séance 535. Mercredi 17 juin 1970

1 DEUXIEMEME PARTIE 9 L’expérience de la mort Séance 535. Mercredi 17 juin 1970. 21 h. (Les séances prévues du 10 et du 15 n’ont pas eu lieu afin de permettre à Jane de se reposer. De notre côté, nous avons mené une expérience couronnée de succès concernant l'emploi de l’hypnose à l’occasion d’un traitement chez le dentiste, traitement qui me concernait. La nuit dernière, Jane a tenu sa classe d'E.S.P. mais il n'y a pas eu de séance.) Bonsoir. (« Bonsoir, Seth ») Nous allons commencer la deuxième partie, le chapitre neuf, et nous l’intitulerons « L’expérience de la mort ». Que se passe-t-il au moment de la mort ? Il est plus facile de poser cette question que d’y répondre. Il n’y a pas de moment précis où la mort survient, même lorsqu’il y a accident soudain. J’essaierai néanmoins de vous apporter une réponse aussi pratique que l’est votre question. Pour la plupart des gens, elle signifie en réalité ceci : Qu’arrivera-t-il quand je ne serai plus physiquement vivant ? Que ressentirai-je ? Serai-je encore moi-même ? Les émotions qui me conduisent dans la vie persisteront-elles ? Y a-t-il un ciel et un enfer ? Serai-je accueilli par des dieux ou des démons, des ennemis ou des êtres aimée ? La plupart de ces interrogations traduisent l'incertitude : Quand je serai mort, serai-je encore tel que je suis maintenant, et me souviendrai-je de ceux qui me sont chers aujourd’hui ? Je répondrai à ces questions de manière appropriée. Avant de le faire, plusieurs considérations apparemment sans intérêt pratique concernant la nature de la vie et de la mort doivent être abordées. Avant tout, revenons au fait qui vient d’être mentionné. La mort ne frappe pas à un moment précis, indivisible, séparé. La vie est un état en devenir et la mort fait partie de ce processus Actuellement, vous êtes vivants, conscients de l’être, étincelants de connaissance au milieu de parcelles de cellules mortes ou mourantes ; vivants alors que les atomes et les molécules de votre corps meurent et renaissent. Vous êtes vivants, donc, au milieu de petites morts ; des pans de votre propre image s’émiettent d’instant en instant et sont remplacés, ce qui donne à peine matière à réflexion. Ainsi, vous êtes, dans une certaine mesure, vivants au sein d’une mort perpétuelle de vous-mêmes – vivants en dépit et à cause de la multitude de morts et de renaissances qui se manifestent dans votre corps physique. Si les cellules ne mouraient pas et n’étaient pas remplacées, l’image physique ne pourrait pas – comme elle le fait actuellement – continuer d’exister telle que vous la connaissez : une conscience rythmée autour d’une image corporelle en changement constant. Bien que vous considériez votre conscience comme continue, par bien des aspects elle peut être comparée à une luciole. Elle aussi connaît un mouvement rapide de luminescence et d’extinction, bien que, comme nous l’avons dit précédemment, elle ne s’éteigne jamais. Son intensité n'est jamais aussi constante que vous le supposez. Ainsi, vous êtes vivants au sein de toutes ces petites morts. En réalité, bien que vous ne vous en rendiez pas compte, vous êtes souvent « morts », en dépit de la vie éclatante de votre conscience. J’utilise en ce moment vos propres expressions. Par « mort », donc, j’entends ne plus exister dans la réalité. Actuellement, votre conscience n’est pas physiquement vivante et orientée pendant la même durée où elle est physiquement vivante et orientée. (En dactylographiant cette phrase le 22 juin, je me suis demandé si j'avais correctement transcrit ce que Seth avait dit. Jane et moi avons tranché par l’affirmative, et donc décidé que cela avais un sens.) Vous pouvez trouver cela confus, mais nous ferons en sorte d’être plus clair. La conscience a des pulsations que vous ne percevez pas. Arrêtons-nous à cette comparaison. A un instant donné, votre conscience est « vivante », concentrée dans la réalité physique. A l’instant suivant, elle est concentrée ailleurs, dans un autre système de réalité. Elle est, de votre point de vue, sans vie ou « morte ». L’instant suivant, elle est de nouveau « vivante », axée sur votre réalité. Vous n’êtes pas conscients de cet instant intermittent de non-vie. Votre sens de la continuité repose donc sur la reconnaissance d’une pulsation sur deux. Est-ce clair pour vous ? (« Oui. » Pause à 21 h 25.) Rappelez-vous qu’il s’agit d’une comparaison, ainsi le mot « instant » ne doit pas être pris d’une manière trop littérale. Il y a alors ce que nous pourrions appeler un aspect sous-jacent de la conscience. De même, les atomes et molécules sont morts et inactifs pour votre système puis redeviennent vivants et actifs, mais vous ne pouvez percevoir l’instant pendant lequel ils n’existent pas. Compte tenu du fait que votre vie et votre univers physiques sont composés d’atomes et de 2 molécules, considérez comme acquis le point suivant : la structure entière existe de cette façon. En d’autre termes, elle est intermittente et existe selon un certain rythme ; elle a, disons, le rythme de la respiration. Il existe des rythmes d’ensemble qui portent en eux une infinité de variations individuelles – presque comme un métabolisme cosmique. Vue de cette manière, ce que vous appelez la mort est simplement l’insertion d’une plus longue durée de pulsation dont vous n’êtes pas conscients, une longue pause dans cette autre dimension, si l’on peut dire. La mort du tissu physique n’est qu’une partie du processus de vie tel que vous le connaissez dans votre système, une parcelle du processus du devenir. Et de ces tissus, une nouvelle vie surgira. La conscience – la conscience humaine – ne dépend pas des tissus, et pourtant il n’y a pas de vie physique qui ne soit le produit de quelque partie de la conscience. Par exemple, quand votre conscience individuelle a quitté le corps d’une manière que j’expliquerai brièvement, les consciences propres aux atomes et aux molécules demeurent et ne sont pas annihilées. Vous pouvez faire une pause avant de continuer. (« Avez-vous un titre pour la première partie de votre livre ? ») Pas encore. Le seul que je puisse vous donner est celui du chapitre neuf. Je trouverai un titre à chaque chapitre quand nous aurons défini leur spécificité. (21 h 40. Jane était bien dissociée. Reprise à 21 h 57.) Actuellement, vous vous considérez arbitrairement comme dépendants d’une image physique déterminée : vous vous identifiez à votre corps. Comme je l'ai déjà dit, tout au long de votre vie, différents éléments de votre corps meurent, et ce dernier ne contient plus une particule de matière physique dont on puisse prétendre qu’elle a dix ans ou plus. Il est totalement différent de ce qu’il était à cette période. Le corps qui était le vôtre il y a dix ans, mes chers lecteurs, n’est plus. Naturellement, vous ne le sentez pas et vous êtes tout à fait capables de lire ce livre avec des yeux qui sont riches d’une matière totalement nouvelle. Les élèves de Ruburt ne sont plus les mêmes qu’il y a dix ans, leur structure physique s’est modifiée et pourtant il ne semble pas y avoir de hiatus dans votre perception. Le processus se poursuit si doucement que vous n’en avez pas conscience. Les pulsations mentionnées plus haut sont d’une durée si brève que votre conscience les franchit joyeusement. Néanmoins, votre perception physique ne semble plus pouvoir combler l’écart quand le rythme de pulsation se fait plus long. Et c’est alors que vous percevez le temps comme celui de la mort. Ce que vous voulez savoir, donc, c’est ce qui arrive quand votre conscience est exclue de la réalité physique et quand, momentanément, elle semble ne plus avoir d’image physique. D’un point de vue pratique, il n’y a pas une réponse unique parce que chacun de vous est une individualité. Il n’y a de réponse générale que pour les principales manifestations de cette expérience, mais les types de morts relèvent avant tout de ce que la conscience subit. Cette dernière est en cause ainsi que sa manière globale de réagir. La façon dont vous comprenez la nature de la réalité colorera fortement vos expériences car vous interpréterez ces dernières à la lumière de vos croyances, tout comme aujourd’hui vous considérez votre vie quotidienne en fonction de ce que vous croyez possible ou non. Votre conscience peut se séparer lentement ou rapidement de votre corps avec de nombreuses variantes. (Pause à 22 h 11.) Dans certains cas de sénilité, par exemple, des éléments fortement organisés de la personnalité ont déjà quitté le corps et sont confrontés à des situations nouvelles. La peur de la mort peut engendrer une telle panique psychologique que, pour vous en préserver, vous pouvez être amenés à ralentir votre conscience pour entrer dans un état de coma – état dont il est difficile de se sortir. La croyance aux feux de l’enfer peut provoquer des visions infernales. Celle qui se fait l’écho d’un ciel stéréotypé peut engendrer des visions paradisiaques. uploads/Philosophie/ jane-roberts-enseignement-de-seth-part-02.pdf

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