Texte provisoire – Diffusion interdite 1 INTRODUCTION A LA PSYCHOLOGIE CLINIQUE

Texte provisoire – Diffusion interdite 1 INTRODUCTION A LA PSYCHOLOGIE CLINIQUE Texte provisoire – Diffusion interdite 2 Objectifs et consignes Objectifs généraux : 1. Citez, définir et différencier les principaux déterminants du psychisme et du comportement humain. 2. Citer, différencier, expliquer les principaux concepts de la psychologie clinique. 3. Comparer et expliquer les différences entre différentes approches du psychisme et du comportement humain. Consignes : 1. Lire les notes de cours avant la séance de cours. 2. Assister au cours permet de prendre connaissance de documents vidéo (qui sont mis en ligne). Il est dès lors hautement recommandé d’assister au cours. 3. Participer aux évaluations intermédiaires (cf planning au cours et sur moodle). Évaluation : - Interrogation au premier quadrimestre - Examen écrit en janvier. - Basé sur la connaissance des concepts et des courants cliniques. Remarque : - Ce cours est complémentaire au cours de « Théories de la personnalité » donné par le Professeur J. Gaugue. Les étudiants ont intérêt à aborder ces deux cours en parallèle. Texte provisoire – Diffusion interdite 3 INTRODUCTION A LA PSYCHOLOGIE CLINIQUE I. L’homme biologique Partim : S. Hendrick Texte provisoire – Diffusion interdite 4 Chapitre 1 Avant- propos (à lire impérativement) La psychologie se définit comme l’étude du comportement et du vécu psychique de l’être humain. La psychologie clinique est une branche de la psychologie qui s’intéresse plus spécifiquement aux comportements et aux vécus psychiques de la personne en souffrance. Ceci inclut, mais pas uniquement, la personne souffrant d’un handicap mental ou physique, d’une maladie somatique ou psychiatrique. En effet, l’état de souffrance n’implique pas nécessairement la notion de maladie. Par exemple, la crise d’adolescence ou un divorce entraînent des bouleversements tant au niveau de l’individu concerné que de son entourage, bouleversements souvent pénibles qui peuvent conduire l’un ou l’autre à consulter. Notre ambition est d’aborder l’homme dans sa globalité : psychique et physique, individuelle et sociale. Le comportement et le psychisme sont en effet déterminés par l’ensemble de ces facteurs. Nous souhaitons également promouvoir l’esprit d’observation chez le futur psychologue. Car, il s’agit d’une des rares professions dont on peut dire que le « laboratoire » se situe partout : au bureau ou en salle d’observation certes, mais aussi en rue, dans les lieux publics ou privés, dans l’intimité ou dans les lieux très fréquentés. La vision que nous souhaitons apporter de la psychologie clinique se veut éclectique, transdisciplinaire, ouverte … Car l’humain est un phénomène si complexe qu’aucune discipline, aucune théorie, aucun modèle ne peut prétendre, à lui seul, de l’embrasser et le circonscrire. On ne peut, certes, les maîtriser toutes, mais on ne peut guère davantage faire comme si on en ignorait l’existence et les éléments que chacun ou chacune peut apporter à la compréhension du phénomène humain. De façon schématique, pour appréhender l’état de souffrance d’une personne, le psychologue clinicien dispose de trois grandes méthodes : écouter, observer et tester. Les deux premières se font essentiellement à « mains nues » (sans matériel1) alors que la troisième requiert des outils spécifiques (tests, échelles2). Cependant, il est humainement possible de tout écouter et de tout observer. Ceci dépasserait les facultés de traitement de l’information du cerveau. Il importe dès lors d’avoir une écoute sélective et une méthode d’observation focalisée sur certains aspects du comportement. Autrement dit, le clinicien doit disposer de grilles de lectures du comportement, c’est-à-dire de « théories ». Ces théoriques font l’objet de ce cours. Un mot sur le mot « théorie». Ce terme est souvent mal compris. Il est souvent teinté de connotations négatives renvoyant à des notions telles que « abstrait », « impraticable », « irréaliste », « cérébral », voire « méprisant ». Il faut bannir ces représentations car, comme Grégory Bateson l’affirmait, il n’y a rien de plus pratique qu’une bonne théorie ! 1 On peut évidemment utiliser aussi des outils pour l‘écoute et l’observation, mais ceux-ci sont souvent peu adaptés aux conditions réelles de la pratique clinique où il faut agir, prendre des décisions en même temps que l’on écoute et que l’on observe. 2 Qui font l’objet d’autres cours. Texte provisoire – Diffusion interdite 5 En effet, un théorie est avant tout un construction intellectuelle certes, mais qui est méthodique et qui sert permet d'expliquer un grand nombre de faits ! Elle s’oppose donc à la spéculation qui est aussi une construction intellectuelle, mais totalement subjective et arbitraire et qui ne sert généralement qu’à confirmé des préjugés. En outre, une « bonne » théorie permet de prendre décisions appropriées et d’entreprendre des actions adaptées. Ce qui se traduit pour le psychologue clinicien par des évaluations cliniques utiles et des interventions thérapeutiques efficaces ! Le cours d’Introduction à la psychologie clinique, parce qu’il expose les principales théories du comportements et du psychismes humain, a pour objectif de vous expliquer les théories qui vous aiderons à écouter, à observer et à tester et surtout à interpréter les résultats de ces trois activités de base ! En particulier, ce cours vous donne les bases indispensables pour suivre le cours d’Entretien clinique ! Texte provisoire – Diffusion interdite 6 1. Une jungle terminologique Dans la section précendente, nous avons déjà utilisé des termes techniques. Tachons de les définit. Psychopathologie - "Étude des souffrances de l'âme" (Etymologie) - Théorie de la connaissance du fait psychiatrique (POROT) - càd décrire, classer (nosographie), expliquer (étiologie) - S'inspire des sciences médicales mais aussi psychologiques, sociales, culturelles et anthropologiques. Psychiatrie - Étymologie : "psy" mental et "iatreia" (traitement). - Discipline médicale dont l'objet est l'étude et le traitement des maladies mentales. La psychopathologie est donc une notion à la fois plus restreinte que la notion de "psychiatrie" puisqu'elle ne s'intéresse pas, comme elle, au traitement, et à la fois plus large, puisqu'elle ne se limite pas à une lecture purement descriptive des maladies mentales (sémiologie), mais tente d’expliquer leurs mécanismes (psychopathologie). Sémiologie - Théorie générale des signes (LAROUSSE) - En psychiatrie et en psychopathologie : la notation précise des signes qui composent les tableaux cliniques des maladies mentales et qui permet leur diagnostic et leur pronostic. (d'après EY) - En psychiatrie et en psychopathologie, "symptôme" est synonyme de "signe" Symptôme - (Gr. sumptôma : coïncidence) Indice, présage. Méd. phénomène qui révèle un trouble fonctionnel ou une lésion (LAROUSSE). - On distingue parfois les symptômes positifs (manifestation de signes, exemple : discours délirant) des symptômes négatifs (déficit, exemple : repli sur soi) Syndrome - (Gr. sundromê : concours )(LAROUSSE) Méd. Ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie. - "(...) un groupement nosographique fondé sur la coexistence habituelle et la subordination logique des symptômes; c'est un tout, une unité clinique dont les éléments sont rapprochés entre eux par des liens d'affinité naturelle" DUPRE cité par POROT. Le syndrome est un terme plus superficiel et plus prudent que le terme "maladie". Une maladie est une entité relativement bien définie non seulement en ce qui concerne ses symptômes mais aussi quant aux causes (étiologie), ses modes d'action, son traitement et/ou son pronostic (exemple : tumeur du foie). Texte provisoire – Diffusion interdite 7 Le syndrome est un constat descriptif qui définit un ensemble de symptômes plus ou moins liés entre eux. Ainsi, si tout le monde s'accorde sur le fait qu'il existe bien un syndrome schizophrénique, il n'est pas certain à 100% qu'il ne s'agisse que d'une maladie. C'est peut- être une maladie ou peut-être plusieurs maladies liées entre elles (par exemple un trouble fonctionnel du système nerveux qui rend vulnérable à des processus "psychotisants" de la pensée ?) ou une maladie qui peut s’associer à un trouble psychique d’origine relationnelle. Néanmoins, les symptômes sont des signes de quelque chose de caché. Qu'est-ce qui est caché ? S'agit-il d'une "maladie" (approche médicale) et/ou de quelque chose qui est de l'ordre du sujet et de son fonctionnement mental, voire social (approche psychologique) ? Les symptômes nous renseignent-ils sur la personne ou plus précisément sur le caractère et la personnalité de cette personne ? La sémiologie soulève aussi la question du diagnostic : Diagnostic - Jugement porté sur une situation, sur un état (LAROUSSE). - Identification d'une maladie par ses symptômes (LAROUSSE) Le psychodiagnostic - Évaluation des problématiques, mais aussi des ressources du sujet perçu dans sa totalité psychique, familiale, relationnelle, sociale et culturelle. - Le psychodiagnostic, au contraire du diagnostic psychopathologique, n'implique pas nécessairement la notion de maladie (une problématique de couple n'est pas, a priori, une "maladie"). Psychologie - Étymologie : "psy" mental et "logos" discours, science. - La psychologie étudie la vie mentale, ses conditions et ses manifestations. - Au sens large, la psychologie s'intéresse donc aux processus "normaux" de la vie mentale (Psychologie génétique : développement de l'enfant, psychologie sociale : comportement des humains en groupe). - La psychologie clinique est cette branche de la psychologie qui s’intéresse plus particulièrement à la personne en souffrance psychique et/ou à la maladie mentale (infra). Caractère : - (Gr.kharaktêr, signe gravé ) Manière habituelle de réagir, propre à un individu donné (LAROUSSE) - "Ensemble des dispositions congénitales qui forment le squelette mental uploads/Philosophie/ psy-clinique-1-fichier.pdf

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