1 République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l’Enseignement S

1 République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Faculté des lettres, des langues et des arts Ecole Doctorale de Français Pôle Ouest Antenne d’Oran Mémoire de magister Spécialité : Didactique Intitulé La compréhension de l’oral au collège Présenté par : Sous la Direction de : Présidente : Mme MEHADJI Rahmouna, Maître de Conférences, Université d’Oran. Examinatrice : Mme HAMIDOU Nabila, Maître de Conférences A, Université d’Oran. Rapporteur : M. FARI BOUANANI Gamal El Hak, Maître de conférences A, ENSET d’Oran. Année universitaire : 2011-2012 BENSEMICHA Chahira M. FARI BOUANANI Gamal El Hak Membres du jury : Soutenue le 19/05/2013 2 W°w|vtvx T ÅÉÇ Ñ¢Üx? Öâ| tâÜt|à °à° {xâÜxâå wx äÉ|Ü vx àÜtät|Ä T Åt Å¢Üx? ÑÉâÜ áÉÇ tÅÉâÜ xà áÉÇ áÉâà|xÇ |Çw°yxvà|uÄx ]x w°w|x vx àÜtät|Ä 3 exÅxÜv|xÅxÇàá Je remercie tout particulièrement Monsieur Fari Bouanani Gamal El Hak, mon directeur de recherche, pour sa patience, sa disponibilité permanente et les judicieux conseils qu’il m’a prodigués tout au long de la réalisation de ce travail. Je lui dois beaucoup. Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Madame Mehadji Rahmouna, présidente du jury, qui m’a toujours encouragée à aller de l’avant. Mes remerciements vont aussi à Madame Hamidou Nabila, membre du jury, qui, malgré ses nombreuses préoccupations, a accepté de lire et d’évaluer mon travail. Un grand merci enfin à tous ceux, famille et amis, qui m’ont soutenue tout au long de ce parcours. 4 Introduction générale 06 PREMIERE PARTIE : La compréhension de l’oral au cœur de l’enseignement-apprentissage des langues étrangères ? 13 I- La compréhension de l’oral : concepts et définitions 14 II- La compréhension de l’oral, d’hier à aujourd’hui 22 III- La compréhension de l’oral en classe de langue 37 DEUXIEME PARTIE : L’enseignement de la compréhension de l’oral dans les textes officiels 44 I- Le français dans le système scolaire algérien 45 II-La place de la compréhension de l’oral dans les documents officiels 54 III-La compréhension de l’oral et les manuels scolaires 69 TROISIEME PARTIE : La compréhension de l’oral, de la théorie aux pratiques de classe 75 1. Le questionnaire 75 2. Présentation et analyse des résultats 77 Conclusion générale 112 Bibliographie 117 Table des matières 122 Annexes 124 5 Ceux qui se taisent ne sont pas toujours des gens qui n'ont rien à dire, c'est même souvent le contraire Evelyne Charmeux 6 Introduction générale La compréhension de l’oral est l’une des cinq activités langagières1 telles que définies par le C.E.C.R.L2. Elle figure également parmi les compétences qui conduisent à l’acquisition d’une langue étrangère comme nous pouvons le lire dans le programme de 1ère AM (2005) : « Apprendre une langue, c’est apprendre à communiquer dans cette langue. C’est donc développer des compétences pour une interaction aisée à l’oral (écouter/parler) et à l’écrit (lire/ écrire) permettant à l’apprenant d’établir et de maintenir le contact dans différentes situations discursives » Comme le souligne cet extrait des textes officiels, comprendre est une habilité fondamentale à faire acquérir à l’apprenant. Or, dans une perspective communicative d’apprentissage d’une langue étrangère, on commence à comprendre avant de produire, tel que précisé par Desmond et al (2008 : 26) : «La compréhension de l’oral est un objectif d’apprentissage qui précède, souvent, la prise de parole ». Sa maîtrise est capitale. « A quoi sert en effet de pouvoir parler et se faire comprendre si l’on ne comprend pas l’autre ?» (Asselineau, 1999) 3. Et parce que comprendre relève des quatre compétences de la communication, parce que pour produire, il faut comprendre et parce qu’un enfant apprend à parler avant d’apprendre à écrire, « la compréhension orale est probablement la première compétence traitée dès la leçon zéro » (Ducrot, 2005). Mais si dans le champ didactique, cette compétence, longtemps délaissée, a acquis en quelques années le statut de préoccupation première dans l’apprentissage des langues étrangères grâce notamment à l’apport de la psychologie cognitive et les hypothèses de Krashen (1981) ainsi qu’aux nombreux travaux qui ont été conduits 1 Les cinq activités langagières définies par le CECRL (2000 : pp.26-27) sont : écouter-lire-écrire-prendre part à une conversation- s’exprimer oralement en continu. 2 C'est l'abréviation du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues, créé par le Conseil de l'Europe pour permettre un apprentissage efficace de la langue basé sur une démarche actionnelle en précisant et déterminant les compétences à acquérir selon des niveaux précis. 3 Il s’agit d’un article en ligne qui ne comporte pas de numéro de page. Ainsi en est-il pour les autres références qui seront présentées, tout au long de ce travail, sans numéro de page. 7 dans le domaine (Morley, 1984 ; Brown et Yule ; 1983 ; Le Blanc 1986 ; O’Malley et al. (1989) ; Champagne-Muzar (1992) ; Rubin (1994), cités par Cornaire, 1998), dans le champ scolaire, elle fait encore figure de parent pauvre. C’est « une aptitude oubliée » affirment Gremmo et Holec (1990 :30), « le parent pauvre de l’enseignement en langue étrangère » assure Oxford (1993, citée par Poussard, 2000 : 77), « la cendrillon de l’enseignement des langues étrangères », dit enfin Cornaire (1998 : 199). Le fait est qu’on avait l’impression que l’élève en position d’écoute était passif et qu’il suffisait de lui faire entendre un texte pour qu’il comprenne peu à peu ce texte, la compétence de la compréhension de l’oral ayant longtemps été considérée comme un savoir-faire qui s’acquiert au creux d’autres activités. Aujourd’hui, beaucoup croient encore que la compréhension de l’oral est une compétence transversale qui s’acquiert automatiquement lors des premières années d’apprentissage, même si les recherches menées au cours de ces trente dernières années ont souligné le caractère complexe du processus d’acquisition d’une langue étrangère. Certes, les didacticiens reconnaissent que la compréhension n’a pas éveillé jusqu’ici suffisamment d’attention comme l’explique Cornaire. Il reste qu’elle est au cœur de l’enseignement-apprentissage des langues étrangères et qu’elle est reconnue comme une compétence à part entière, indépendamment de l’acte de s’exprimer comme le note Gremmo et Holec (1990 : 40) : « Comprendre n’est pas dire, encore moins prononcer. Comprendre, c’est construire du sens et non des formes linguistiques. (…) Comprendre n’est ni antérieur ni postérieur à dire. Comprendre est différent ». Par conséquent, il est essentiel que l’apprenant soit exposé à diverses situations d’écoutes dès qu’il entre en contact avec la langue cible car « Comment acquérir cette compétence, sinon en écoutant, en mémorisant et observant des dialogues ? » (Desmond et al, 2008 : 27). D’après Day (2001 : 20) : « pour apprendre à parler, tout enfant doit d’abord écouter parler ». Autrement dit, le développement de l’écoute est le premier pas vers l’apprentissage d’une langue étrangère. De même que tout apprentissage d’une langue doit commencer par une phase de réception. Mais pourquoi un sujet sur l’enseignement-apprentissage de la compréhension de l’oral au collège ? Lors d’un séminaire de coordination des inspecteurs de l’enseignement fondamental des langues étrangères (2008) sur la pratique de l’oral 8 dans la classe de langue4, les travaux des ateliers, qui ont par ailleurs mis l’accent sur l’importance de l’apprentissage de la compréhension de l’oral, notamment pour le développement de la production écrite, ont tous abouti à des constats selon lesquels la compréhension de l’oral était difficile à installer dans les classes des différents cycles car les enseignants, installés dans les pratiques anciennes de l’enseignement- apprentissage de l’oral, ne possédaient pas de véritables modèles qui leur permettraient d’introduire cette compétence en classe. Pourtant comme nous pouvons le lire dans la communication donnée par Azeradj Lahlou (2008) : « L’entraînement systématique à la compréhension de l’oral est nécessaire pour l’acquisition progressive de stratégies d’écoute. Il doit faire l’objet d’un travail régulier, ordonné et actif à partir de documents sonores variés (productions orales de natifs), de complexité et de durée progressives. Cet entraînement vise à assurer la compréhension de ces documents au travers d’un certain nombre d’activités ». Tel a été notre point de départ. Voulant en savoir plus sur une compétence, somme toute, pivot dans l’apprentissage d’une langue étrangère mais difficile à introduire en classe, nous avons décidé de travailler sur la compréhension de l’oral comme phénomène méritant l'attention en premier lieu et par rapport auquel la production orale serait seconde. Mais dans notre ambition de vouloir privilégier cette compétence, nous n’avons nullement voulu en faire une situation isolée, mais plutôt étudier les éléments susceptibles de rendre son enseignement-apprentissage efficace. Et si dans une situation de communication naturelle, il est difficile, voire impossible, de dissocier les phases de compréhension et d’expression, dans une situation de classe, le processus de compréhension de l’oral, à la fois complexe et spécifique, mérite d’être traité en tant que tel, comme une forme isolée devant faire l’objet d’un enseignement-apprentissage spécifique et nécessitant tout un travail sur l’écoute, la mémorisation et les structures ainsi que souligné par Oxford (1993 : 205, citée par Cornaire, 1998 : 154) : « La 4 Le séminaire a eu lieu au lycée Hassiba Ben Bouali, à Alger le 11 et 12 novembre 2008. Les conclusions que nous avons uploads/s1/ comprehension-de-l-x27-oral.pdf

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  • Publié le Jul 28, 2022
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  • Langue French
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