STREET ART & GRAFFITI EZK - NASTY - KOUKA - PRO176 Exposition de groupe du 10 m
STREET ART & GRAFFITI EZK - NASTY - KOUKA - PRO176 Exposition de groupe du 10 mars au 08 avril ESPACE CONTEMPORAIN 8, rue Ferdinand Marie Valence Du mardi au samedi 10-12h 14-19h Depuis la fin du XIXe siècle, la ville est le champ d’expérience de la modernité, elle est un organisme vivant en perpétuelle mutation. La ville s’est métamorphosée avec la société : nouveaux rythmes de vie, nouvelles conceptions, nouvelles circulations. La ville a acquis au fil du temps un statut poétique et philosophique, elle exerce une fascination sur les artistes qui vivent, regardent, sentent, respirent la ville. Dans son magnifique roman poétique, Les Villes invisibles, Italo Calvino pose le décor : « Les villes sont un ensemble de beaucoup de choses : de mémoire, de désirs, de signes d’un langage ; les villes sont des lieux d’échange, comme l’expliquent tous les livres d’histoire économique, mais ce ne sont pas seulement des échanges de marchandises, ce sont des échanges de mots, de désirs, de souvenirs. » Les artistes urbains se sont saisis depuis bientôt 50 ans de cette perméabilité de la ville. Le graffiti y a d’abord élu domicile. Il a trouvé sa source dans le besoin d’expression personnelle tandis que les villes évoluaient vers une forme de déshumanisation. Il a marqué la ville d’un « Je ». Vivre dans la ville, penser dans la ville, être dans la ville, écrire dans la ville pour écrire la ville. La lettre, l’écriture, le message constituent le fondement du mouvement. Chacun des artistes présentés délivre sa vision de la ville et sa lecture des mutations sociétales. Acteurs importants et reconnus du mouvement, EZK, KOUKA, NASTY et PRO176 évoluent au sein des différents courants proposés depuis l’origine par le Graffiti puis le Street art. Leur réunion à l’occasion cette importante exposition de groupe nous permet d’embrasser toute la diversité technique et la richesse thématique de l’art urbain contemporain, devenu mouvement pictural majeur. Par ailleurs, l’exposition présente des œuvres dans différents espaces, à l’aune de l’art urbain qui prend désormais place dans l’ensemble espaces urbains, publics d’usage public, privés d’usage public et privés d’usage privés. La ville s’invite à l’intérieur. Home Street Home, pour mieux regarder dehors et inciter à découvrir l’ailleurs si proche. Street artiste français né en 1977, a une double vie… professionnelle et artistique. Paris, Nantes, Bordeaux, Chartres, Deauville, Grenoble, il dissémine ses graffitis un peu partout, sans autre prétention que de participer à son échelle au questionnement collectif. Après une adolescence passée à la campagne, EZK poursuit des études d’histoire de l’art puis obtient un BTS en communication. C’est en 2011 q’un séjour à New York sera le détonateur de sa pratique et de son engagement. EZKSTREETART est né. Car EZK a des choses à exprimer, à dire, à pocher! Son projet «Art Against Poverty » met en lumière son sujet de prédilection et d’inquiétude: la répartition des richesses. Loin d’être donneur de leçons, son unique but est de déclencher une émotion. Il ne s’agit pas non plus de stigmatiser les marques « associées » aux projet mais de les utiliser pour les valeurs qu’elles véhiculent, opposées au sujet peint au pochoir. L’artiste commence par réaliser son sujet, presque sensitif, totalement dénués de questionnement. EZK laisse ensuite exploser son indignation sous forme de message «Dans quel monde Vuitton ?» «Dior’s et déjà condamné» «Pas de Cartier». Son travail d’atelier est plus rare. Approché par de nombreuses galeries il n’expose que très peu, privilégiant largement sa pratique urbaine. Plusieurs médias relatent son travail et discutent de la thématique de l’oeuvre. Art Against Poverty atteint alors son objectif. Véritable artiste urbain, un produit de sa ville. Il a recouvert tous les supports possibles de Paris, des sous-sols du métro aux toits des immeubles. Quand les galeries l’ont « sorti » de la rue, il a voulu en garder un morceau. Trop attaché aux origines du graffiti et désireux de se distinguer dans un milieu encore méfiant du mouvement qu’on appelle aujourd’hui Street Art, il s‘empare des plaques émaillées du métro et les utilise comme des toiles. Pari réussi, les plaques RATP deviendront sa marque de fabrique. Puis il peint sur les plans du métro, eux aussi symboles du graffiti. En 2009 il réussit encore à créer l’enthousiasme en utilisant comme support la céramique originale des couloirs du métro. Aujourd’hui, il continue de contribuer à ce mouvement si controversé en exploitant le symbole des graffeur par excellence : la bombe aérosol. Des centaines de reliques «vintage» qu’il a gardées, accumulées, préservées et sauvées de l’oubli depuis plus de 25 ans. Autant de carcasses vides qu’il détourne à nouveau pour en faire un matériau original et surprenant. C’est cet acharnement à toujours refuser les supports traditionnels qui font de Nasty un artiste original et inattendu, mais quoi de surprenant venant d’un activiste qui ne sort pas des beaux-arts. NASTY a offert son art à la ville et au petit nombre d‘amateurs qui prenaient la peine d’escalader un mur ou de glisser un œil entre deux palissades de chantier il y a plus de 25 ans. Avec ses dernières expositions en 2016, il montre à nouveau son attachement au graffiti plus qu’au street art. Figure incontournable du mouvement depuis 1988, il s‘est distingué en recouvrant les rames de métro de fresques colorées jusqu’au milieu des années 90. De nombreuses institutions ont mis son travail en avant comme le Grand Palais ou le Musée en Herbe. Son parcours a été retracé dans un livre édité aux éditions Alternatives : «Nasty & Slice, artistes en cavale», et en 2009 la chaîne Arte lui a consacré un reportage de 26 minutes dans « l’Art et la Manière ». Artiste peintre né a Paris en 1981. Métis franco africain, petit-fils du peintre expressionniste Francis Gruber, acteur du mouvement Hiphop depuis 1996, puis diplômé de l'école des Beaux Arts en 2000, il ne cesse d'interroger ses origines, sur ses toiles comme dans la rue. Déclinant différentes formes du portrait, KOUKA développe ses thèmes de recherche autour de l'essence de l'Homme, et de l'identité. Son travail se caractérise par l’expressivité et la spontanéité du geste, laissant volontairement apparaître les imperfections, les imprécisions et les coulures. Sa peinture se joue des codes du graffiti pour mieux toucher au coeur d une recherche sur le statut de l'image. Depuis ses fameux "Guerriers Bantus" qui ont marqué sa première empreinte urbaine singulière, il ne cesse de rappeler que l’espace public, comme le monde, n’appartient à personne et que, s’il est possible de s’accaparer un territoire, on ne peut s’approprier une culture. Cette symbolique présente dans la série des "Chimpanzés" qui nous ramènent à ce que nous sommes, à ce que nous avons été mais aussi ce que nous serions sans nos acquis culturels, l'est également dans les silhouettes sans visage libérées d’appartenance à toute origine dans la série "HLM". S’affirmant avec un travail quasi obsessionnel sur l’autoportrait, il superpose les écritures a l'élément figuratif, créant un voile entre le visage de l’artiste et le spectateur qui devient protection et vecteur de pensée. Parfois la figure disparait pour laisser place à l’écriture et son pouvoir. Le travail devient une surface blanche où seule la force des mots s’exprime. Indistinct, indéchiffrable, énigmatique, le langage n’est plus identifié, les mots se changent en symboles comme un retour à l’universalité. Né le 29 juillet 1976 à Paris, et grandit à Choisy-le-Roi, en banlieue Sud parisienne. Rien dans l’environnement familial ne le prédestine vraiment à une carrière artistique. Pourtant, dès l’âge de 5 ans, il commence le dessin en autodidacte, recopiant les personnages de Jack Kirby, illustre dessinateur américain. Les bandes dessinées d’Outre-Atlantique que sa maman lui achetait à l’époque seront ses premières lectures et l’influenceront pour toujours. En 1986, la perte tragique de son père, dont il était très proche, marque son enfance et son oeuvre à venir. C’est en 1989, alors qu’il observe la technique des graffiti-artistes Mode2 et Colt que le jeune Pro a La révélation et décide de dédier sa vie à la peinture. En 1991, il dérobe le fameux SprayCan Art, ouvrage fondateur. Il est dès lors définitivement contaminé, la Krylon lui coule dans les veines. Travailler les lettres et le style pour le montrer au maximum devient sa priorité. En 1997, baptisé PRO176, il participe à la fondation du groupe UltraBoys International Il intègre en 2010 le groupe d’autres révolutionnaires de la lettre futuriste en Europe, les RTZ (Return To Zero), basés à Berlin. Une Avant-Garde Pur Graffiti se constitue qui ignore toute autre vision du graffiti, supposée inutile. La musique, essentiellement le Rap, est une autre influence majeure de sa vie. De 1992 à 2010 il produit 3 albums et donne plus de 500 concerts dont 2 dates à l’Olympia. Quand il rencontre SEEN en 2009, il est à la recherche d’un atelier. Le contact se fait naturellement avec le « Godfather of Graffiti » qui 20 ans plus tôt avait tant impressionné le jeune Pro à la lecture du fameux SprayCan Art. À ses côtés il apprendra le maniement du uploads/s3/ dossier-de-presse 4 .pdf
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- Publié le Aoû 17, 2022
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