Herauts malgre eux 34 - - Acte 1 Tomas Fijalek est un artiste photographe spéci
Herauts malgre eux 34 - - Acte 1 Tomas Fijalek est un artiste photographe spécialisé dans les mises en scènes étranges, glauques et angoissantes. Ses différentes recherches l’ont conduit à visiter des endroits impies et à rencontrer des individus profondément dérangés. Tomas lui-même finit par passer de l’autre côté de la barrière de la raison, fasciné par d’anciens dieux et leur retour prochain, synonyme d’extinction de l’humanité, la mise en scène artistique ultime. Au cours de ses pérégrinations, Tomas approcha un enfant béni, l’élu qui accueillera l’essence du Porteur de la fin des temps – le Dieu noir – dont le retour est proche. Le photographe le rencontra dans la forêt lituanienne au sein de laquelle l’enfant vit à l’état sauvage, élevé par les animaux. Tomas réussit à en prendre un cliché. Mal cadrée, floue, trop sombre, c’est sa photo la plus ratée à ce jour. Mais l’essentiel est là. En plus de cette photo, Tomas repartit avec un cadeau. L’enfant s’arracha un auriculaire avec les dents et le lui offrit. Le photographe sait qu’il doit faire ingérer cette chair par des victimes, cette ingestion agissant comme un rituel qui déclenchera le retour du Dieu noir. Mais la terreur qui le submerge l’empêche de passer à l’action. Après six mois de tergiversations et de crises d’angoisse, il finit par s’y résoudre sur un coup de tête, profitant d’une exposition collective parisienne dans laquelle il présente une œuvre. Tomas prépare des petits fours avec la chair, les offrant aux organisateurs pour étoffer le buffet du vernissage de l’exposition. Il rajoute aussi la photo de l’élu à sa collection. N’ayant pas le courage de choisir lui-même ses victimes, il laisse le hasard – et la main du Dieu noir – agir à sa place. ScEne 1 : soirée Scène précédente : - L’aventure commence à Paris, lors du vernissage d’une exposition d’art contemporain très tendance, dans une petite salle d’exposition du quartier latin : l’Altern’art. Les PJ sont tous conviés à cette soirée, invités par un ami commun de votre choix. La salle de soixante mètres carrés est enfumée, saturée de conversations enthousiastes et d’une ambiance musicale électronique d’avant-garde. Ludivine – 22 ans –, une jeune étudiante en cinéma, filme la soirée pour réaliser un documentaire. Les œuvres elles-mêmes – peintures, photos, sculptures – sont de qualités diverses. La photo de Tomas, complètement ratée, n’intéresse personne. En revanche, une toile fait l’unanimité : La marque des Sept, de Leonida Felwick. Elle représente une sorte de tourbillon de couleurs sombres duquel émergent sept yeux étranges qui semblent fixer le spectateur. o o _ 6 cauchemars contemporains 35 Le buffet est copieusement garni, les convives n’hésitent pas à en abuser. Expliquez aux joueurs que leurs personnages sont en train de grignoter quelques petits fours pendant qu’ils observent La marque des sept. Leonida Felwick se glisse auprès d’eux pour recueillir leurs impressions. L’artiste est une femme assez ronde d’une trentaine d’années, aux cheveux roux très courts. Hyperangoissée, elle craint qu’on n’aime pas son œuvre. Elle peut cependant se révéler très amicale lorsqu’elle est flattée. Contrairement à ce que pourraient penser les PJ, ce tableau n’a rien d’ésotérique, Leonida est juste très inspirée et un peu folle sur les bords. Elle explique qu’elle fait des rêves étranges, souvent terrifiants, et que dans ses rêves, il y a toujours sept yeux qui la fixent. L’artiste n’a aucune idée de la signification de tout ceci… Note : Tomas est présent mais reste dans un coin et ne parle à personne, d’un charisme médiocre, il n’attire pas l’attention. Les PJ n’ont aucune raison de s’intéresser à lui. Petits fours et plan B Il est important que les PJ mangent des petits fours. Le destin les ayant choisis, ils tombent sur ceux de Tomas et ingèrent ainsi sans le savoir une partie de l’essence de l’élu. Si vous voulez leur laisser le choix de manger ou pas, faites bien attention de détourner leur attention d’abord avec La marque des sept pour qu’ils ne se doutent de rien. Il suffit qu’un seul PJ mange un petit-four pour que le groupe soit motivé à poursuivre l’histoire, mais il serait idéal que tous en soient victimes. Dans le pire des cas, c’est un PNJ – ami commun des PJ – qui est victime du rituel. Il demande alors aux PJ de l’aider et les accompagnera tout au long de l’aventure. Scène suivante : scène 2 ScEne 2 : rituel Scène précédente : scène 1 Quelques minutes après que les PJ ont mangé les petits fours, ils sont pris d’un soudain malaise. La tête leur tourne, ils s’effondrent au sol. Une violente douleur les transperce, comme si on leur arrachait le cœur. La plupart des convives se contente de les regarder d’un air hautain. Seules deux ou trois personnes les aident à reprendre leurs esprits. Peu après, les PJ sont de nouveau sur pied, avec la sensation étrange d’avoir perdu quelque chose d’important. Tomas n’est plus là, il est parti pendant leur malaise. Il sait que le rituel a été effectué et rentre chez lui pour noyer sa culpabilité dans l’alcool. Les PJ ayant très bien observé les différentes œuvres auparavant, peuvent se rendre compte qu’une photo exposée a changé : c’est celle de Tomas, nommée Dans les bois. Avant le malaise des PJ, on y voyait la silhouette floue et décadrée d’un enfant, à moitié cachée par un arbre d’une forêt très dense. Maintenant, l’enfant n’est plus là. Si les PJ ne s’en rendent pas compte tout seuls, leur attention peut être attirée par d’autres personnes ayant remarqué ce fait très étrange. Le nom de l’auteur figure sous la photo : Tomas Fijalek. Malheureusement, il a dû partir. Si les PJ pensent à regarder la bande filmée par Ludivine, ils peuvent confirmer qu’il y avait bien une silhouette d’enfant sur la photo au début de la soirée. Au moment de leur malaise, lors d’un court instant, l’œuvre de Tomas est dans le champ de la caméra. Les PJ les plus attentifs ont l’impression que la silhouette s’anime pour disparaître dans la forêt. Scène suivante : acte 2 dès que les PJ commencent à enquêter sur ces faits étranges. o o o o o _ Herauts malgre eux 36 - - Acte 2 Si les PJ ne pensent pas à enquêter, leur réveil au milieu de la nuit dans le sang – cf. encart – devrait les motiver… Hérauts du Dieu noir L’essence vitale des PJ les quitte peu à peu, de manière surnaturelle. Cette dégénérescence progressive a des conséquences terribles. o Lors de la nuit qui suit le rituel, ils sont réveillé par une douleur horrible et crachent du sang. Le mal de ventre extrême qui les prend leur indique qu’ils ont mangé quelque chose de très mauvais la veille au soir. Cela peut orienter leur enquête vers les petits fours – cf. acte 4 – et les conduire chez un médecin – cf. acte 4. o Lorsqu’ils ont vécu un deuxième acte entier, la situation des PJ se dégrade : ils commencent à perdre leurs cheveux par poignées. o Au début de l’acte suivant, leurs ongles et certaines de leurs dents se détachent. o Quant au dernier acte, il commence par leur mort… En plus de la dégradation de leur état de santé, les PJ sont maintenant intimement liés au Dieu noir. Les êtres les plus sensibles et les plus accoutumés à la violence ressentent l’aura du Dieu noir dégagée par les PJ. Ceci exacerbe leur sauvagerie et leurs pulsions de mort tout en induisant chez eux une vénération des PJ. ScEne 1 : EnquEte Scène précédente : scène 2 de l’acte 1 La photo étrange qui s’est retrouvée modifiée lors du malaise des PJ devrait orienter leur curiosité vers Tomas. o Ludivine, si on le lui demande, peut retrouver une image de Tomas sur son caméscope. Les PJ découvrent alors un homme très sec d’une quarantaine d’années, aux cheveux noirs longs, habillé en jean avec une grande veste en cuir marron. Il semble avoir passé la soirée le nez dans son verre de whisky. o Armand Letord, l’organisateur de l’exposition, est un homme jovial et bien en chair d’une soixantaine d’années. Il donne facilement aux PJ les renseignements qu’il possède sur Tomas. Il l’a rencontré il y a deux ans lors d’une autre exposition. Lorsqu’il l’a contacté il y a deux semaines, Tomas était très nerveux. Il n’a voulu exposer qu’une seule œuvre, cette photo qu’Armand trouve très médiocre. Chose étrange, l’artiste n’est pas venu qu’avec sa photo, mais aussi avec des petits fours qu’ils ont rajoutés au buffet. Armand sait que lorsqu’il vient à Paris, Thomas loue un studio. La seule personne qui doit savoir où il se trouve est Charles Tedors, celui qui l’a introduit auprès de Tomas il y a deux ans et qui semblait être son ami. Il donne son numéro de portable aux PJ. o Les petits fours de Tomas n’ont pas tous été mangés. Les PJ peuvent mettre uploads/s3/ scenar-6-cauchemars-jv 1 .pdf
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- Publié le Jui 18, 2022
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