1 Classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques (MP, PSI, PC – MPSI ,

1 Classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques (MP, PSI, PC – MPSI , PCSI). Français – philosophie : programme 2012 – 2013 Un thème : « La parole » Trois œuvres : • Platon, Phèdre. ( traduction de L. Mouze . Le Livre de poche - Classiques de la Philosophie 2007) • Marivaux Les fausses Confidences. (Edition avec dossier GF n°1497 - 2012) • Verlaine Romances sans paroles (Edition avec dossier GF n°1499 - 2012) ATTENTION : La réflexion sur le thème doit être menée à partir de ces trois œuvres. Il est essentiel qu’elles soient lues attentivement au cours de l’été, avant la rentrée de septembre : un contrôle de lecture sera effectué. Consignes pour une préparation intelligente….. Un site internet de Français-Philosophie réservé aux élèves des CPGE scientifiques du lycée Berthollet est à votre disposition : www.berthologica.info/. Vous y trouverez, dès le début de l’été, de quoi nourrir votre réflexion sur le thème « La parole » ainsi que des compléments bibliographiques, des documents et des pistes pour la lecture des œuvres. Certains fichiers pourront être téléchargés (Nom d’utilisateur « athena », mot de passe « chouette »). N’hésitez pas à visiter le site fréquemment : il y aura des nouveautés tout au long de l’année ! Vous devez d’abord vous attacher à vous familiariser avec les œuvres, à en connaître parfaitement les personnages, la composition, les thèmes …. Ensuite, il faut, en lisant, entamer votre 2 réflexion sur «la parole », repérer les passages importants, déterminer les différentes façons qu’ont les œuvres d’aborder la question, rechercher les problématiques communes…. Votre réflexion sur le thème pourra s’appuyer sur La parole , bref essai de Georges Gusdorf (PUF). Mais avant tout consultez, dans une bibliothèque ou un C.D.I. , le Dictionnaire culturel en langue française de A. Rey ( Robert), l’article encadré « Parole – ce que parler veut dire ». Vous pourrez lire aussi, au cours de l’été ou de l’année, « Âme » - « Art » - « Chant, chanter » - « Dialectique » - « Expression » - « Langage et langues » - « Lecture » - « Littérature » - « Mensonge » - « Musique » - « Mythe et mythologie » - « Mot » - « Personne, personnalité » - «Poésie » - « Rhétorique » - «Rythme - le rythme, « ordre du mouvement » - « Rythme - rythme et langage » - « Silence » - « Style » - « Symbole » - « Symbolismes et symbolique » - « Théâtre » - « Tradition » - « Traduction » - « Verbe ». Vous trouverez dans ces articles de précieuses informations, des éléments de réflexion, de nombreuses citations méritant l’attention ( sujets de dissertation possibles…..) Pour bien lire le Phèdre de Platon. 1 Notes. L’édition qui vous est proposée présente des notes en bas de page ; elles sont parfois fort longues, et il n’est pas bon de les lire intégralement, au moins à la première lecture ; cependant n’hésitez pas à vous y reporter dès que vous butez sur un nom propre, une référence à la mythologie, à un terme appartenant à la culture grecque, et que le sens du texte vous échappe. Certaines notes fournissent aussi des commentaires qui peuvent vous être utiles pour comprendre la portée de tel ou tel passage. 2 Dialogue, forme théâtrale. Vous devez, tout au long de votre lecture, être bien conscients de ce que vous n’avez pas affaire à un traité ou un essai philosophique, mais à un dialogue, à une forme théâtrale, qui met en scène deux personnages dans des lieux et des circonstances bien déterminés, et les fait agir sous nos yeux : l’action se fait essentiellement (mais pas seulement) par le biais de la parole, qui y prend toutes sortes de formes (conversation familière, discours lu ou improvisé, fable, entretien sur un sujet, prière….) ; il n’est donc pas possible de tirer tout le sens du Phèdre de l’un ou l’autre de ces « actes de parole » : c’est leur agencement dramatique1 qui vous parlera, et tel ou tel passage qui vous apparaîtra comme accessoire et sans intérêt, ( pur ornement, ou « remplissage »), peut s’avérer essentiel pour l’interprétation de ce qui se joue ici à l’ombre des arbres, près de l’eau qui coule, tandis que les cigales font leur petit vacarme. Le meneur de jeu, c’est, bien sûr, Socrate ! Mais ne comptons pas sur lui pour nous renseigner dès le premier acte sur ses intentions, comme le fait Dubois dans Les Fausses Confidences. Nous pouvons tout au plus nous méfier de ce manipulateur de consciences, percevoir ses accents ironiques, deviner ce qu’il pense vraiment de Lysias, logographe2 et maître de rhétorique, selon Phèdre « le plus habile des écrivains d’aujourd’hui » (228 a), et du goût prononcé du jeune Phèdre pour les « beautés » de ce qu’on appellerait peut-être aujourd’hui « littérature », de son appétit affirmé pour le pur plaisir de parler, les jeux et artifices du beau style ( peu importent pensée, sens et vérité !). Comment donc faire comprendre à Phèdre, qu’à la nourrir de ces nourritures frelatées, il perd son âme ? Comment le guérir, le dégoûter d’une parole vaine, jeu stérile et mortifère, pour lui donner l’amour de la parole vivante du philosophe, éprise de vérité, féconde et fécondante ? La tâche est difficile, peut-être impossible (Phèdre n’est pas si « brillant »3 que son nom pourrait le faire 1 Dramatique qui vient du grec drama, « action », signifie ici « qui concerne le théâtre » 2 Qui compose des discours (logo-) à l’écrit (-graphos), pour d’autres, et contre de l’argent, ou à titre d’exercice, de prouesse rhétorique. 3 Phaïdros, en grec signifie « brillant », « lumineux ». 3 croire !) Et Socrate doit s’y prendre à plusieurs reprises, varier ses procédés, sans se laisser décourager par la lenteur d’esprit de Phèdre, qui ne « voit » pas où Socrate veut le mener. Il serait bon que vous repériez et notiez sur une fiche les différents « actes » et « scènes » de ce dialogue, et les diverses stratégies de parole que Socrate y met en œuvre pour convertir Phèdre à la parole philosophique (accompagnez vos notes des numéros des pages, ou mieux, des divisions traditionnelles du texte – chiffres et lettre entre parenthèses). 3 Mythos et logos. Vous avez affaire à un dialogue de Platon où le mythos ( la parole mythique, inspirée par les dieux, celle de l’oracle et du poète, qui s’impose d’elle-même comme vérité) et le logos (parole humaine, discours mesuré où se développe une pensée qui raisonne et argumente) sont également convoqués par Socrate : résumez les mythes, ainsi que les développements logiques, dans les discours ou les dialogues ( il faudra vous souvenir de leur contenu). 4 Particularités culturelles Il est probable que votre bonne compréhension du Phèdre sera gênée par votre manque de familiarité avec • la parole dans la culture grecque ( poésie, sophistique, rhétorique, philosophie.) • « l’amour homosexuel grec», qui demande à être débarrassé de toutes les idées reçues que notre temps peut avoir sur lui, et expliqué. Rendez-vous sur www.berthologica.info/.pour ces deux questions ! 5 Introductions L’essai de D. Babut « Sur quelques énigmes du Phèdre », et l’introduction de L. Mouze sont très intéressantes, mais ne peuvent être comprises qu’après votre lecture du Phèdre. Pour bien lire Les Fausses Confidences de Marivaux. Fiche n°1 : Synopsis Il importe que vous vous fassiez une fiche dans laquelle chaque scène sera (très brièvement) résumée. Vous pouvez trouver des analyses toutes faites de la pièce, mais aucune ne remplacera celle que vous aurez élaborée vous-mêmes (compréhension et mémorisation). Fiche n°2 Parler, c’est agir. Vous remarquerez que l’action dramatique, dans cette pièce, est sans cesse liée à la parole qui en est l’instrument : parler, c’est agir sur autrui, de toutes les façons possibles, et faire agir autrui. Il faudra remarquer, scène par scène, les formes diverses de cette action, et les effets qu’elle produit (et qui ne sont pas toujours les effets escomptés). Songez que Dubois est bien loin d’être le seul « manipulateur » de la pièce ! Songez aussi que ce ne sont pas seulement les mots qui peuvent être « parlants » et faire effet sur les autres : repérez ces modes silencieux du parler, qui appartiennent au langage théâtral (gestes, regards, objets, silence….) Fiche n°3 Parler, c’est exprimer. Le personnage de théâtre ne prend de consistance et de présence qu’en « s’exprimant ». Il faut examiner le « style » de chacun, et ce qu’il nous apprend. Voyez en quoi chaque personnage est caractérisé, socialement et/ou psychologiquement par sa façon de prendre la parole et d’en user…. Faire parler un personnage, c’est faire son portrait. Cette expression de soi, de son caractère, de ses pensées, de ses émotions et de ses sentiments peut fort bien être masquée, être mal interprétée par les autres, ou rester inaperçue ; uploads/Litterature/ mpsi-pcsi-mp-pc-psi-lettres-mme-burtin-2012-2013-scientifiques.pdf

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