AVANT PROPOS Cet ouvrage est destiné aux personnes qui souhaitent amorcer un ch

AVANT PROPOS Cet ouvrage est destiné aux personnes qui souhaitent amorcer un changement professionnel. Parce qu’aujourd’hui le monde du travail n’est plus ce qu’il était pour nos parents et ne tient plus forcément ses promesses. Mais tout plaquer comporte des risques si on n’y est pas préparé. Ceux qui auront sû prendre leurs précautions avant, auront plus de chances de vivre un changement sans douleur. Alors si vous voulez entamer une reconversion professionnelle ou créer votre propre entreprise, voici une liste de compétences à développer pour se préparer au monde du travail de demain. Il reflète une réflexion personnelle sur les compétences qui permettent à la fois de tirer son épingle du jeu dans le contexte professionnel tout en trouvant un équilibre au milieu de ces nouvelles méthodes de travail qui n’ont qu’un seul mot d’ordre: producivité... En oubliant parfois l’humain. Ce guide est un kit de survie au monde que l’on nous prépare, par un infiltré du système. Ce n’est pas la réflexion d’un manager, sur les compétences que devraient avoir leurs collaborateurs pour combler sa propre incompétence comme beaucoup de conseils que vous pourrez rencontrer. Chez Startup-Now.co, notre seule mission est de permettre aux personnes qui le souhaitent de se réaliser, de gagner en indépendance et en liberté de choix. Parce que je pense que chacun devrait avoir le droit de s’épanouir dans ce qu’il fait, d’y trouver sa place dans la société et de vivre en phase avec le monde qui l’entoure. Mais cette liberté ne se donne pas, alors il nous faut nous préparer à la prendre. Si cela résonne quelque peu en vous, je vous souhaite bonne lecture. Sommaire : Du travailleur à la chaîne au travailleur en chaîne • Le taylorisme (âge d’or 1880-1980) • Le lean management et le commencement de la perversion (âge d’or 1980-2010s) • 1993 apparition du SCRUM et des méthodes agiles d’organisation du travail (âge d’or 2005 à aujourd’hui) • Demain tous freelances ? • Comment se préparer pour tirer son épingle du jeu ? Créativité Communication Digitaliser ses pratiques Gestion de projet Apprendre à apprendre Savoir (se) vendre La liberté est une compétence Startup-Now.co Du travailleur à la chaîne au travailleur en chaîne Depuis la révolution industrielle, les méthodes de travail et d’organisation du travail se sont succédées. Le progrès, comme ils disent, promettait l’émancipation, la fin de la pénibilité au travail, les loisirs plus que le dur labeur et le plaisir de jouir de la vie avant la mort. Pour certains, et pendant un certain temps, les promesses ont été tenues. Ils ont gagné en niveau et qualité de vie, payé des études pour leurs enfants et finit leur vie avec la fierté d’avoir élevé leur famille à un rang supérieur. Pour les autres, ceux qui n’ont pas sû prendre le virage, ceux qui n’avaient comme compétence reconnue que la force de leurs bras, le coeur qu’ils mettaient à l’ouvrage et la loyauté qu’ils vouaient à leur entreprise, le constat est plus amer. On les a remplacé par des machines et jetté comme des mal propres. Vous pensez peut-être que c’est un temps révolu, et qu’aujourd’hui de tels chocs sociétaux ne pourraient plus se reproduire... Faisons un petit historique de l’organisation du travail pour y voir un peu plus clair: Le taylorisme (âge d’or 1880-1980) C’est un style de management que la génération des baby boomers a bien connu. A l’époque, on aimait les entreprises pour la sécurité qu’elles apportaient. Il n’était pas rare de voir un jeune démarrer sa carrière et la finir dans la même société. Le manager était un ouvrier qualifié qui prenait ses ordres directement des instances dirigeantes et transmettait les ordres à ses collègues en partageant les tâches. Le lean management et le commencement de la perversion (âge d’or 1980-2010s) Le consommateur recherche l’accessibilité aux nouveaux produits. Alors, la richesse créée dépendait directement de la capacité de production. La rémunération suivait, et le partage de la valeur créée était considéré comme acceptable. Grâce à la générosité des chefs d’entreprise ? Pas toujours... Mais à l’époque la communication se faisait en face à face, la distance entre équipes de production et équipe de direction était faible et la solidarité entre les travailleurs pour la négociation collective de leurs conditions de travail était forte. Autant de raisons qui limitaient les abus. Le lean management est apparu dans les années 80 et est inspiré des méthodes d’organisation du travail développées par le groupe Toyota au Japon. A cette époque tous les produits deviennent facilement accessibles, le consommateur fait maintenant son choix en fonction de la qualité. Les entreprises travaillent alors à l’amélioration continue de leurs produits et le manager se transforme alors en inspecteur des travaux finis. Il n’est plus nécessairement un ouvrier qualifié, il est là pour enquêter, détecter les erreurs et éviter les gaspillages. On a rajouté une couche entre la direction et la production, on organise le travail par départements et le manager établit ses rapports à un manager de managers. Le travailleur producteur devient, lui, une ressource et une variable d’ajustement. On travaille en flux tendu et lorsque les stocks s’accumulent, on arrête la production jusqu’à écoulement du surplus. C’est l’invention du chômage technique comme arme de lutte contre le gaspillage. De l’amélioration continue de la qualité du produit pour satisfaire la clientèle, on glisse progressivement vers l’amélioration continue des marges de l’entreprise. Ce sont les premières délocalisations industrielles et la généralisation de l’obsolescence programmée pour stimuler le renouvellement du matériel. Notons ici, pour l’anecdote, que l’obsolescence programmée n’est pas une invention du lean management. Les vendeurs de parapluies qui véhiculaient l’idée qu’ouvrir un parapluie en intérieur attirait le mauvais oeil, utilisaient déjà ce levier. Ainsi, les baleines en fer des parapluies, qui séchaient plus lentement lorsqu’ils étaient repliés, rouillaient plus vite et cassaient plus souvent... Quant à la rémunération, elle est progressivement décorrélée de la valeur produite. Les managers sont choisis pour leur niveau d’étude et leur capacité à produire des rapports. Ils passent alors du statut de chef d’équipe à cadre de l’entreprise. 1993 apparition du SCRUM et des méthodes agiles d’organisation du travail (âge d’or 2005 à aujourd’hui) A partir des années 90, le nombre de consommateurs pour les produits industriels a explosé. La subvention et l’industrialisation de l’agriculture a permis de réduire drastiquement le budget accordé aux produits de première nécessité. Le consommateur gagne en pouvoir d’achat. Il veut maintenant être équipé, montrer sa réussite et être fier de ses possessions. L’heure est alors à la personnalisation, il en faut pour toutes les bourses, pour tous les goûts et la qualité n’est plus l’objectif numéro 1. C’est le boom des options, des gammes de produits et des offres commerciales sur-mesure. Le produit est adapté aux envies du consommateur, c’est l’avènement du marketing à tout-va dans les entreprises. Côté production, le travailleur est sélectionné pour la valeur ajoutée qu’il apporte à l’entreprise. On fonctionne en mode projet, ou chaque intervenant se voit assigner des tâches en fonction de ses savoir-faire. Côté management, le manager se voit comme un jardinier qui fait grandir et progresser son équipe au fil des saisons. Il veille au maintien à jour du niveau de formation de ses collaborateurs et contrôle le déroulement des projets. La réalité, c’est que le travailleur producteur devient un prestataire de service interne. On lui fixe des objectifs individuels, il négocie individuellement sa rémunération et son maintien dans la société est dépendant des besoins des nouveaux projets. Pour perdurer, on exige de vous de la flexibilité, de l’investissement et surtout des compétences certifiées, si possible, acquises en dehors du temps de travail. C’est ce type d’organisation du travail qui nous laisse envisager ce que sera le travail dans les prochaines années. La mutation est déjà à l’oeuvre. Bien sûr, le tableau que je viens de dresser est noir et occulte les bonnes intentions derrière ces méthodes. C’est volontaire, parce que ce qui pose problème aujourd’hui ce ne sont pas ces méthodes, mais ce qu’on en a fait. Ces méthodes créées pour mieux servir le consommateur ont toujours été détournées pour mieux servir des intérêts moins reluisants. Et la suite qu’on nous promet n’est pas plus reluisante... Je ne veux pas faire les oiseaux de mauvaise augure, mais je pense que la généralisation du fonctionnement des entreprises en mode projet n’est pas seulement liée à l’efficacité de la méthode. Si on y prête attention 5 minutes, on s’apperçoit que certains corps de métier ont toujours fonctionné en mode projet. C’est le cas des métiers du bâtiment pour les projets de constructions, mais aussi des services comme le développement informatique pour la création de solutions logicielles. Dans ces métiers, le travail intérimaire est roi. Les ouvriers du bâtiment, lorsqu’ils ne sont pas intérimaires, sont mis au chômage technique à chaque météo défavorable. Les développeurs informatiques, eux, sont soit en freelance soit regroupés dans des société de prestataires de services SSII, sortes de Manpower de l’informatique. Le travailleur producteur ne fait plus vraiment partie de l’entreprise, il est seulement sollicité lorsque l’on uploads/Management/ 7competences-clef-du-travail-de-demain.pdf

  • 35
  • 0
  • 0
Afficher les détails des licences
Licence et utilisation
Gratuit pour un usage personnel Attribution requise
Partager
  • Détails
  • Publié le Jui 23, 2021
  • Catégorie Management
  • Langue French
  • Taille du fichier 2.4231MB