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BTS CGO 2A P10 - Organisation du Système d’Informations Fiche MCD 1/7 Rédigé par : Jimmy Paquereau Fiche de révisions - MCD et schéma relationnel 1. MCD - généralités MCD (Modèle Conceptuel des Données) : un MCD est un diagramme permettant de donner une représentation schématique de tout ou partie d’une base de données relationnelle. Lorsqu’une base de données devient consistante, on a tendance à diviser le modèle en sous-modèles. Les MCD font partie plus généralement d’une méthode de conception d’origine française appelée la méthode MERISE, laquelle définit un certain nombre de schémas et diagrammes. MCD, MOT et schéma relationnel sont certainement les plus importants. Le MCD, en particulier, vise en outre à modéliser des tables et les relations existants entre elles. De manière quelque peu grossière, on peut voir une table comme un « gros tableau ». Avec l’apparition puis le développement de ce qu’on qualifie de programmation orientée objets (abrégée POO ou OOP en anglais), cette méthode de conception franco-française tend depuis bien des années à être remplacée en pratique par la notation UML (Unified Modeling Language). On y retrouve des concepts similaires. Cependant, celle-ci fournit, disons, une vision plus orientée programmeur. MCD et syntaxe : le MCD possède une syntaxe et un vocabulaire qui lui est propre. On parle d’entités et d’associations. C’est pourquoi le MCD est parfois appelé modèle entités-associations. Entité : une entité une unité élémentaire qui se suffit à elle-même (exemples : client, fournisseur, produit, article…). A toute entité correspond une table (grossièrement, un tableau). Elle possède un nom et des propriétés, encore appelés des attributs (grossièrement, les colonnes du tableau). Optionnellement, comme en algorithmique, on précise le type, à savoir le type de chaque propriété (qu’importe !) La ou les propriétés soulignées est ou sont appelées clef primaire. Une entité est représentée par un rectangle. Association : une association décrit une relation existant entre plusieurs entités. Elle n’a de sens que sous réserve de l’existence des entités dont elle fait la relation. On entend par « relation » comme une forme de relation d’appartenance (exemple : un client a 0 ou plusieurs produits, sous-entendu il commercialise 0 à plusieurs produits). Elle possède un nom et éventuellement des propriétés, appelées propriétés portées (sous- entendu portées par l’association). Important ! A une association correspond ou non une table. Si l’association correspond à un CIF, l’association ne correspond pas à une table mais à une clef étrangère. Si l’association correspond à un CIM, elle correspond à une table. Une association est représentée par un ovale. Dans l’exemple ci-dessus, il y a 2 propriétés portées. Le nom d’une association est souvent un verbe, cependant que cela ne soit pas une obligation. Essentiellement, l’utilisation d’un verbe facilite la lecture du diagramme. Client N° Client Integer Raison sociale Varchar(30) Date immatriculation Date …. … Réaliser CA Année Montant BTS CGO 2A P10 - Organisation du Système d’Informations Fiche MCD 2/7 Clef primaire : si une table est une sorte de tableau et les propriétés des sortes de colonnes, alors une clef primaire correspond grossièrement à l’identifiant de la ligne, i.e. la ou les colonnes identifiants la ligne. Toute table possède une clef primaire, un identifiant. Cet identifiant est unique, il est propre à chaque ligne. Lorsque la clef primaire est constituée de plusieurs propriétés, on parle de clef primaire composée (sous-entendue composée de plusieurs propriétés). Important ! La clef primaire propre à une entité doit figurer dans les propriétés de l’entité. Elle est soulignée. La clef primaire correspondant à une association est sous-entendue. Elle est constituée de la clef primaire de chacune des entités qu’elle met en relation. Cardinalités : une association relie au moins deux entités entre elles. Si elle relie trois entités, on dira que c’est une association ternaire, ou plus simplement une ternaire. Les cardinalités précisent le lien entre les entités reliées. Elles permettent de préciser la quantité minimale et maximale qu’une entité a d’une autre entité. Dans le cas d’une ternaire, les cardinalités seront forcément des 0,n (voire 1,n). Important ! Lorsque les cardinalités sont de la forme : - X,n - Y,n (exemple : 0,n - 1,n) avec X et Y des nombres, on parle de CIM (contrainte d’intégrité multiple) ; - X,1 - Y,n (exemple : 1,1 - 0,n) avec X et Y des nombres, on parle de CIF (contrainte d’intégrité fonctionnelle). Si une association représente une CIM, alors l’association correspond à une table. Si une association représente une CIF, alors elle ne correspond pas à une table mais à une clef étrangère. Le clef étrangère apparaît alors dans la table correspondant à l’entité ayant la cardinalité de la forme X,1. Association et entités mises en relation sont reliées par un trait, appelée patte. Sur ces pattes, on précise la cardinalité, et optionnellement le rôle de la patte, i.e. sa signification. A droite, les cardinalités signifient : - Une écriture comptable est constituée de 2 à plusieurs lignes ; - Un compte peut être apparu dans aucune à plusieurs écritures comptables. - L’association « Ligne » représente une CIM. Ligne correspond donc à une table. Clef étrangère : dans un MCD, une clef étrangère est représentée par une CIF. Dans un schéma relationnel, la clef étrangère est représentée par un ou plusieurs champs. Lorsque la clef étrangère est constituée de plusieurs propriétés, on parle de clef étrangère composée. Grossièrement, une clef étrangère correspond, dans une table, pour chaque ligne, à une valeur pointant vers l’identifiant d’une ligne d’une autre table. 2. Schéma relationnel - généralités Le schéma relationnel, volontiers appelé Modèle Physique des Données (MPD), est une autre représentation d’une base de données relationnelle, plus concrète (moins « conceptuelle »). Il représente concrètement ses tables, leur clef primaire, leurs clefs étrangères et leurs autres champs. On le rédige sous la forme d’une sorte de liste dans laquelle figurent les informations citées ci-avant. Ecriture Id écriture Libellé Pièce de référence …. Ligne Débit Crédit Compte Id compte N° Compte N° Compte auxiliaire …. 2,n 0,n BTS CGO 2A P10 - Organisation du Système d’Informations Fiche MCD 3/7 La syntaxe : MaTable(MaClefPrimaire, #UneClefEtrangere, UnChamp, …) Détail : - le ou les champs constituant la clef primaire sont soulignés ; - les clefs étrangères éventuelles sont préfixées par un « # » ; - les autres champs sont simplement mentionnés ; - la clef primaire peut être constituée de plusieurs champs, tous soulignés ; - il peut y avoir aussi bien aucune qu’une ou plusieurs clefs étrangères ; - il peut très bien y avoir aucune, une ou plusieurs clefs étrangères dans la clef primaire ; - une clef étrangère peut très bien être constituée de plusieurs champs, la syntaxe diffère alors légèrement : MaTable(MaClefPrimaire, #(Champ1, Champ2), UnChamp, …) Le couple (Champ1,Champ2) fait ci-dessus office de clef étrangère composée. Exemple : on notera que la CIM (« Ligne ») correspond bien à une table. Ecriture(EcritureNum, EcritureLib, PieceRef, …) Ligne(#EcritureNum, #CompteId, Debit, Credit, Lettrage, …) Compte(CompteId, CompteNum, CompteAuxNum, CompteLib, …) 3. Entité dépendante Quoiqu’une entité soit une unité a priori indépendante, il arrive qu’on veuille la faire dépendre d’une ou plusieurs aux entités. En ce sens, une telle entité s’apparente à une association. Il y a principalement deux cas pratique où l’on est (doit) être tenté de faire dépendre une entité d’une (ou plusieurs) autre : o lorsque l’on souhaite que l’on souhaite que l’identifiant d’une entité dépende d’une autre entité ; Exemple : facture n°F401CAROUF123456 On a choisi de faire dépendre notre n° de facture du compte auxiliaire propre à carrefour (401CAROUF) et de préciser le ensuite la « combientième » facture est adressée à carrefour. Le 123456 correspond à la valeur de l’identifiant relatif, à savoir que c’est la 123456ème facture adressée spécifiquement à Carrefour. Une telle situation peut être modélisée par une entité dépendante. On a alors besoin de connaître le compte auxiliaire (pour retrouver la valeur 401CAROUF) et le « n° de facture » partiel relativement à Carrefour. Schéma relationnel : Facture(#IdCompte, NumFacture, DateEmission, …) Compte(IdCompte, NumCompte, NumCompteAux, …) Ligne (1,1) Facture N° Facture Date d’émission …. 0,n Compte Id compte N° Compte N° Compte auxiliaire …. Appelé identifiant relatif, en l’occurrence relatif au compte Exemple : 123456 Le n° de Facture « global » étant F401CAROUF123456 Ne pas oublier les parenthèses, indiquant la présence d’une entité dépendante. S’écrit aussi : 1,1 (R) Entité faible Entité forte BTS CGO 2A P10 - Organisation du Système d’Informations Fiche MCD 4/7 o lorsqu’une l’existence d’une entité n’a de fait de sens que sous réserve de l’existence d’une ou plusieurs autres. Exemple : un appartement n’existe que sous réserve de l’existence de l’immeuble. Détruisez l’immeuble, l’appartement n’existe plus. On peut alors modéliser cette dépendance par une entité dépendante. Important ! Comprenez bien que, lorsque l’on modélise une base de données, on pense la modélisation en fonction du résultat qu’on veut obtenir. Il y a souvent plusieurs possibilités. On choisit (doit choisir) la modélisation qui répond au besoin. 4. Pseudo-entité Le concept de pseudo-entité est assez proche de celui d’entité dépendante. Cette fois-ci, on souhaite non plus uploads/Philosophie/ fiche-mcd.pdf
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- Publié le Nov 17, 2022
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