\/\/\/\ P A R O L E S \/\/\/\ 1. ÉPICURE (-342 / -270) Moi c’est Épicure et je

\/\/\/\ P A R O L E S \/\/\/\ 1. ÉPICURE (-342 / -270) Moi c’est Épicure et je n’suis pas celui qu’tu crois Je n’suis pas un profiteur pas un homme d’excès T’as pas compris mon hédonisme, je vais pas me vexer Viens dans mon Jardin grec je vais te l’expliquer Moi le truc qui m’rend accro, c’est pas la frappe, c’est pas les piqûres Pas la poudre ni la Kro, je n’en ai pas cure Je vise l’exquise ataraxie pour m’apaiser Place au calme. À la quiétude de ma pensée Pas d’orgie à tout va, je classifie mes désirs Élimine ce qui est vain, je simplifie mes plaisirs Je garde juste le naturel et le nécessaire Seulement des plaisirs sains, que je peux satisfaire. Je suis matérialiste, mais j’suis pas dans le paraître J’l’ai écrit à Ménécée, tu n’as pas lu ma Lettre ? Pas de lubies complexes, mon but n’est pas de jouir Simplement d’être en vie, voilà de quoi s’réjouir CITATION A RETENIR : "L'homme qui ne se contente pas de peu, ne sera jamais content de rien" - Epic'Ure PRECISIONS : Les Epicuriens ont créé un véritable système, on voit 2 points des 3 points du système. Le système : - Canonique - Physique - Morale La Physique c'est le coup des atomes avec le Clinamen qui rend notre monde hasardeux et indéterminé. La Morale c'est la recherche de l'Ataraxie avec le calcul des plaisirs, la classification etc. En revanche la canonique qu'on n'a pas vu c'est étudier ce par quoi on a la connaissance, les idées etc., et pour les Epicuriens ça nous vient des sensations. En gros les corps/objets émettent des petites particules appelées simulacres qui arrivent jusqu’aux organes de nos sens. Et ces sensations répétées peuvent même laisser des “empreintes” ce qui va faire qu’on va anticiper les choses, reconnaître les objets par exemple. 2. BARUCH SPINOZA (1632-1677) Famille portugaise, juif, issu de Dam Depuis le 17ème, j’roule sur les dos d’âne Père, mère, frère, petit j’ai tout perdu Chassé, lynché, renié de ma commu J’ai passé ma vie à écrire l’Éthique Pourtant pas de fric, mon lit plein de tiques Mais j’suis pas pathétique non, c’est pas une fiction Je rappe malgré mes malédictions Je ne crois pas au libre-arbitre, on est déterminé sur un terrain miné, cause-conséquences et terminé L’intelligence, la volonté, qu’on a tous Attends… j’tai déjà parlé du conatus ? C’est l’effort de persévérer dans son être Tout est contingent, aurait pu ne pas être Sauf Dieu, la Nature, qui est nécessité C’est déjà la fin de mon seize, et c’est si tôt CITATION A RETENIR : "Les hommes se croient libres car ils sont conscient de leurs désirs et ignorant des causes qui les déterminent" - Spinoza Détail : “Une pierre reçoit d’une cause extérieure qui la pousse une certaine quantité de mouvement, par laquelle elle continuera nécessairement de se mouvoir après l’arrêt de l’impulsion externe. Cette permanence de la pierre dans son mouvement est une contrainte, non pas parce qu’elle est nécessaire, mais parce qu’elle doit être définie par l’impulsion des causes externes ; et ce qui est vrai de la pierre, l’est aussi de tout objet singulier, quelle qu’en soit la complexité, et quel que soit le nombre de ses possibilités : tout objet singulier, en effet, est nécessairement déterminé par quelque cause extérieure à exister et à agir selon une loi précise et déterminée. Concevez maintenant, si vous le voulez bien, que la pierre, tandis qu’elle continue de se mouvoir, sache et pense qu’elle fait tout l’effort possible pour continuer de se mouvoir. Cette pierre, assurément, puisqu’elle n’est consciente que de son effort, croira être libre et ne persévérer dans son mouvement que par la seule raison qu’elle le désire. Telle est cette liberté humaine que tous les hommes se vantent d’avoir et qui consiste en cela seul que les hommes sont conscients de leurs désirs et ignorants des causes qui les déterminent” (Spinoza dans la Lettre à Schuler) DEFINITION: Substance : Au sens strict, chez Descartes, la substance est ce qui n'a besoin de rien d'autre pour exister : seul Dieu est tel. Mais en un autre sens, la substance est le support permanent des attributs ou qualités : ainsi la « substance pensante » a pour attribut principal la pensée. Passion : "La passion est pour Aristote une altération, un changement qui affecte l’âme ou le corps. Du point de vue moral, la passion est pour lui neutre car elle est purement passive ; tout comme on ne blâme pas quelqu’un dont le corps est malade, on ne blâmera pas celui qui est sous l’emprise d’une passion. Enfin, les passions peuvent être classées selon le plaisir ou la peine qu’elle procure. C’est ainsi que s’opposeront amour et haine, espoir et désespoir, etc." 3. JEAN-PAUL SARTRE (1905-1980) Moi c’est Jean-Paul, le communiste parisien J’rappe pas comme Sean Paul, représente le Quartier Latin Faut valoriser l’humain pour qu’il s’épanouisse Eh ouais j’suis ton copain, je suis un humaniste Allons à l’essentiel, je suis existentialiste “L’existence précède l’essence”, c’est noté en haut d’ma liste “L’homme est condamné à être libre” d’écrire son destin Mais il faut toujours trancher, aucun choix n’est anodin CITATION A RETENIR : "L'homme n'est rien d'autre que ce qu'il se fait. Tel est le premier principe de l'existentialisme." Jean-Paul Sartre RECAP' RAPIDE : Déjà contrairement aux choses : Chez l'homme l'existence précède l'essence. En gros ça veut dire que j'existe, je naît, et qu'ensuite par mes actes et mes choix je vais me donner une essence. Cette essence n'est pas comme une essence d'objet car mon essence à moi bouge sans cesse en fonction de mes choix et actions. Comme c'est l'existence qui précède l'essence et pas l'inverse, je suis libre : "L'homme, sans aucun appui et sans aucun secours, est condamné à chaque instant à inventer l'homme." – Sartre Ma liberté peut être source d'angoisse car je suis libre de prendre les mauvaises décisions par exemple. Du coup je vais vouloir nier ma liberté en me donnant une "définition" et c'est ce qu'on appelle la Mauvaise foi Sartrienne. 4. EMMANUEL KANT (1724-1804) Je débarque de l’Allemagne du 18ème C’est moi l’papa d’la pensée kantienne Séquentielle est ma doctrine, droite et franche, elle vous fascine Emmanuel est mon prénom, écorche le je t’assassine J’ai vécu à Königsberg. Là-bas été comme hiver Kant sort pas car Kant il se perd. Toujours solo, jamais je sers Je critique la raison pure : que puis-je savoir ? Je critique la raison pratique : que puis-je faire ? Dieu a fixé les règles de la mortalité Vieux, j’ai fixé celles de la moralité Universalité, nécessité, y’a que ça de vrai “7 + 5 = 12” la vérité, pas d’fake news J’enchaîne : La raison pratique, a priori, changement de tactique Je veux pas d’hypothétique, impératif catégorique En fait, Kant se rend compte qu’on peut expliquer nos valeurs ou les valeurs d’une société par des causes et des effets, mais tu peux pas expliquer pourquoi quelqu’un adhère à ces valeurs. Parce que c’est vraiment quelque chose de fort de s’imposer à soi même une conduite à suivre, alors qu’on le fait hyper naturellement. Cette décision pour Kant elle nous vient de notre Bonne Volonté. En gros si je prends ma volonté et bien j’ai d’un côté cette Bonne Volonté et de l’autre il y a nos inclinations, nos désirs, nos humeurs, qui subissent le monde extérieur. Et la bonne volonté pour Kant elle est autonome : ça veut dire qu’elle se donne sa propre en loi. (schéma) Donc en fait on a l’habitude de dire qu’obéir au devoir c’est perdre sa liberté, mais pour Kant c’est justement l’inverse puisque vu que la bonne volonté se donne sa propre loi, c’est la liberté elle même ! Alors que justement dans nos humeurs et sentiments, il n’y a pas de liberté. Pour Kant, nos actions répondent à 2 types d’impératifs. On a dans un premier temps l’impératif catégorique. L’impératif catégorique c’est celui qui va poser une action comme nécessaire et inconditionnelle. Et ça se pose a priori, c’est à dire avant toute expérience de quoi que ce soit. C’est avant tout ce qui va dépendre du monde sensible. En gros ça équivaut à “Je dois, car je dois”, quoi qu’il arrive, quelles que soient les conséquences, et c’est pour ça que c’est a priori. Et donc la seule chose qui va déterminer mon action c’est la morale, or vu que c’est apriori, ça peut mener à des conséquences bien pourrie, mais Kant dira que ce qui importe c’est que la conséquence de tes actions a un caractère morale. Par exemple pour Kant, c’est pour ça qu’il faut toujours dire la vérité, peu importe la situation.  L’impératif catégorique il répond aussi à 3 principes : Un principe d’Universalité : C’est la phrase que j’ai dit au tout début. “Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse être érigée en loi universelle.” En fait c’est un uploads/Philosophie/ rap-philo-2.pdf

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