SOMMAIRE Préambule. Chapitre 1 : Il faut bien un début ! Chapitre 2 : Fiat Lux,
SOMMAIRE Préambule. Chapitre 1 : Il faut bien un début ! Chapitre 2 : Fiat Lux, etc. Chapitre 3 : Élémentaire, mon cher Big-Bang ! Chapitre 4 : Et la chimie dans tout ça ? Chapitre 5 : Marie Curie était une femme rayonnante ! Chapitre 6 : La gravitation, un sujet pesant ! Épilogue. Préambule Putaclic ! Dois-je craindre que la lecture du titre provoque cette réaction ? Cette interjection dont usent certains habitués du web est aussi grossière qu’expressive. Certes, elle n’est pas encore validée par l’honorable Académie. Or, je pronostique une entrée prochaine dans le dictionnaire, avec une étymologie amusante. On peut lui préférer le terme suivant : racoleur ! Mais la conséquence demeure la même puisque je feins de ne pas m’en offusquer ! Finalement, vous êtes en route, et ainsi passé outre, car vous avez pressenti un état d’esprit qui tourne le dos au discours rébarbatif. Votre discernement vous susurre même que les pages à venir tâcheront d’allier la distraction à l’information. Si vous voulez entrer au plus vite dans le vif du sujet, dirigez-vous donc, dès à présent, vers le premier chapitre. Mais si vous souhaitez savoir dans quoi vous vous embarquez, alors voici la présentation du projet. L’objectif est d’offrir modestement l’opportunité d’apprendre ou de se réapproprier, avec plaisir et sans trop d’efforts, quelques connaissances du monde des sciences. Le but étant aussi de réconcilier avec la physique tous ceux qui pensent ne pas aimer ça, ceux qui croient avoir tout oublié car leur esprit a mieux à faire (ce qui n’est pas faux, a priori !), ceux qui sont trop modestes pour accepter que la physique possède des notions à leur portée, ceux qui manquent d’éclectisme dans leur choix sur la palette des savoirs, etc. Belle promesse ? Ou bien, quel défi ? Il ne faut pas exagérer, ce n’est pas insurmontable ! Aucune lectrice, aucun lecteur, ni même votre aimable rédacteur, ne devra faire face à une forteresse inexpugnable. En effet, cette modeste entreprise n’a rien d’une inconcevable idiotie telle « la viande pour les végans qui n’aiment pas ça ». La physique est un monde riche et passionnant qui ne doit pas paraître ésotérique, abscons et abstrus, tels ces deux derniers adjectifs. Trop tard ! Zut, flûte (restons polis) ! Cela a été fait maintes fois ! Notamment, depuis longtemps dans la littérature anglo-saxonne ! Rien de nouveau, vraiment ? Pourtant, après m’être frotté bien souvent à ce type de lecture, en particulier tout ce que l’on qualifie de vulgarisations, j’ai toujours eu l’impression que ces ouvrages finissent trop vite par s’adresser à ceux qui sont pourvus de bagages solides. Peut-être ont-ils su préserver des bases pérennes, suite à des apprentissages passés de qualité, plus ou moins entretenus depuis par différents biais ? Dans ce contexte, il reste alors peu d’espoir, pour les autres, de suivre le discours jusqu’au bout, sans se décourager. Je n’évoque pas ici les publications pour la jeunesse, mais bien celles qui visent le grand public. En outre, curieux de tout, je me suis parfois plongé dans la littérature au célèbre titre sarcastique. Je parle de ces nombreux livres destinés aux membres d’une immense foule ironiquement qualifiée de « nuls ». C’est bien trouvé tout de même, déjà pour attirer l’attention. S’adresser aux pseudo-nuls suppose tout de même qu’ils possèdent un minimum d’autodérision. Peu importe le sujet abordé pour satisfaire les nuls, comme la philosophie, la sociologie, l’architecture, les poètes norvégiens du XIIIe siècle, la couleur des lacets des Londoniens en 1987, tricoter avec des spaghettis al dente, etc., je me rends chaque fois à une triste évidence : je suis rapidement dépassé, démotivé car submergé. Le constat est donc implacable : je fais face à trop d’informations presque aussitôt oubliées, parfois à des notions intellectuellement trop complexes pour mes modestes capacités, ou bien encore à un jargon trop spécifique qui m’échappe. Cependant, il est possible que je sois mal tombé, après tout ! Il serait alors stupide de généraliser et je retenterai ma chance avec un des multiples autres thèmes. La conséquence immédiate est qu’il n’est guère flatteur d’admettre que l’on n’est pas la bonne cible. En effet, je me découvre souvent être plus que nul. Et puis, nul c’est que dalle, oualou, zéro, bref, c’est « rien » ! Pourtant, je me rassure vite, en pensant à Raymond Devos, par l’entremise de son texte « Parler pour ne rien dire », dont voici un extrait : « Rien moins rien = moins que rien ! Alors si l’on peut trouver moins que rien, C’est que rien vaut déjà quelque chose ! … Une fois rien… C’est rien ! Deux fois rien… Ce n’est pas beaucoup ! Mais trois fois rien, … Pour trois fois rien, on peut déjà acheter quelque chose ! ». De quoi exaspérer les mathématiciens pour qui « rien » peut évoquer zéro, pas le chiffre, mais le nombre : ils nous rappelleront que l’on obtient toujours zéro en multipliant quoi que ce soit par zéro. Par contre, si les « plus que nuls » de mon genre sont des « moins que rien », alors cela suffit à me remobiliser : au diable la multiplication par zéro, je tourne le dos aux maths et remercie Monsieur Devos pour sa brillante démonstration. En effet, grâce à lui, je me sens moins nul car je vaux tout de même quelque chose ! En outre, pour peu qu’existe un clivage ridicule entre les langages verbaux et mathématiques, deux univers connectés aussi exaltants l’un que l’autre, j’avoue qu’en la circonstance, j’ai choisi les mots. La raison est intangible : cela m’arrange, et puis c’est tout ! D’ailleurs, je profite de l’occasion pour évoquer le plus sympathique des points communs entre les mots et les maths, ce qui me titille depuis toujours : on peut jouer avec les deux ! Entreprendre un récit intitulé « la physique pour ceux qui n’aiment pas ça » nécessite un cahier des charges et je m’oriente définitivement pour l’adoption de deux axes directeurs afin de ne pas me disperser. Rassurez-vous, côté orgueil, ça va ! Je n’ai pas l’outrecuidance de m’autoproclamer investi d’une mission d’utilité publique. Alors je vous présente mes bonnes résolutions. D’abord, le produit final doit être court pour ne pas faire peur, quitte à susciter d’autres opuscules qui mettraient en avant « la physique pour ceux qui commencent à aimer ça » ou bien « la physique pour ceux qui croyaient à tort ne pas aimer ça et qui finalement, après réflexion… ». Ensuite, je souhaite m’adresser au plus grand nombre, sans les prendre pour de jeunes enfants, ni tomber dans les travers dénoncés peu avant. C’est pourquoi, les lecteurs qui ont quelques notions de physique risquent de tourner en rond et passeront leur chemin, sans me vexer, car ils n’y trouveront rien de pointu. Il est aussi possible que ces derniers apprécient la promenade et restent, simplement par connivence avec le ton employé, car il ne s’agit ni d’un cours, ni d’un discours péremptoire et dogmatique. Mais il faudra accepter les simplifications, les approximations et les raccourcis, parce qu’il faut un peu de rythme et que ça avance ! Et, à ce propos, vous l’avez remarqué, cela n’a toujours pas commencé… Ouf ! Le préambule touche à sa fin, ce blablabla oiseux s’achève enfin ! La physique trépigne : elle nous attend et nous entoure ! Focalisons-nous sur le fait que notre environnement, proche ou lointain, est, tout comme vous et moi, fait de matière. Cette matière, responsable de divers phénomènes mesurables est souvent palpable et se transforme. Il résulte de tout cela que je tiens mon entrée en matière (je n’ai pas pu résister) : comment est-elle apparue cette matière et de quoi est-elle constituée ? Bonne réconciliation si besoin est ? 1 Il faut bien un début ! Nous voici désormais plongés dans un récit qui commence sans qu’il soit possible de préciser le lieu, pour la simple et bonne raison que cela n’a pas de sens. Il n’y a pas de personnages non plus, ni le moindre décor. De plus, le temps est comme figé. En fait, si ce dernier est incapable de s’écouler, c’est parce que ce paramètre est pour l’instant absent ! Comment ça ce début d’histoire n’est pas bien amené ! Guère accrocheur ? Pas grave : aucun prix littéraire en vue ! Pourtant, paradoxalement, les faits qui seront bientôt décrits sont extraordinaires, déconcertants et vont malmener vos neurones. C’est mieux là ? Tout commence il y a 13,8 milliards d’années. Autant dire que l’adverbe « jadis » apparaît d’emblée trop modeste si on veut souligner à quel point cette époque est reculée. Pas question non plus d’user d’un « il était une fois », car il ne s’agit pas d’un conte de fées, ni d’une légende et pas davantage d’une croyance. Bref, vous l’avez deviné, mon propos traite de la naissance de l’Univers, cet événement nommé « Big-Bang ». L’Église, sans parcourir des siècles d’histoire des sciences à uploads/Religion/ la-physique-pour-ceux-qui-n-x27-aiment-pas-ca.pdf
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Licence et utilisation
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- Publié le Oct 17, 2022
- Catégorie Religion
- Langue French
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